« Réveillons-nous « ! La Fête des trompettes (2)

Source image : AJCF

Suite et fin de l’étude sur La Fête des trompettes – 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth, Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée du jour que je remercie. Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat.

 

Quelle est la signification de la Fête des Trompettes chez les Juifs ?

Elle est multiple.

Le son de la trompette, ou plutôt du shofar (corne de bélier), est tout d’abord destiné à rappeler aux Juifs que le Dieu d’Israël est un Dieu de miséricorde, mais aussi un Dieu de jugement.

Le son de la trompette est un appel à la repentance, tout en rappelant à Dieu Sa miséricorde pour ceux qui se repentent.

C’est aussi l’annonce du jugement pour ceux qui refusent de se repentir.

Dans le Judaïsme, la Fête des Trompettes évoque encore plusieurs choses :

– Traditionnellement, le jour de la Fête des Trompettes commémore la création d’Adam, au sixième jour de la création, immédiatement avant le repos divin du shabbat.

Pour nous chrétiens, il représente le jour béni où notre corps sera ressuscité ou changé en un clin d’oeil, avant l’enlèvement de l’Eglise, qui précède les sept années des noces de l’Agneau dans le Ciel, avant le grand Shabbat de la terre que représente le Millénium.

– Ce jour marque aussi le premier jour de l’année civile Juive, ou Rosh Hashanah.

– Le jour de la Fête des Trompettes est aussi le jour anniversaire de la naissance de Noé.

Noé est une figure de l’enlèvement de l’Eglise (Genèse 7:6 et 8:13).

C’est aussi le jour où il ôta la couverture de l’arche, quand la terre eut séché.

Quel est notre rôle en tant qu’Eglise ?

Jé 4. 5-6 : « Annoncez en Juda, publiez à Jérusalem, et dites : Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix, et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! Élevez une bannière vers Sion, fuyez, ne vous arrêtez pas ! Car je fais venir du septentrion le malheur et un grand désastre. »

LES RESULTATS DE LA TROMPETTE

Ps 47. 6. « Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L’Éternel s’avance au son de la trompette. »

Un avertissement

– Ce jour annonce aussi le jour du jugement divin et celui de la résurrection des morts (Jérémie 30:6-7. Sophonie 1:14-16).

Il s’agit du grand Jour de l’Eternel.

Ce jour annonce la « tribulation de Jacob, » qui se produira lors de la Grande Tribulation, quand l’Antichrist persécutera à mort les Juifs qui auront refusé de l’adorer comme Dieu.

Mais Jacob sera finalement délivré de cette tribulation par le Messie, au moment de Son retour glorieux sur la terre.

Un rassemblement

– Ce jour de la Fête des Trompettes est celui du rassemblement des élus de Dieu (Nombres 29:1-6).

Le shofar était toujours utilisé pour rassembler le peuple, et tout particulièrement pour rassembler les troupes, ou pour « lever le camp. »

(Voir 1 Thessaloniciens 4:16 : « Car le Seigneur lui même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement »).

Le jugement

En ce jour du Yom Teruah, des « livres sont ouverts dans les cieux. »

Pendant dix jours, jusqu’à la Fête du Yom Kippur, chacun est appelé à s’examiner devant le Seigneur, à se repentir, et à mettre sa vie en ordre, avant le grand jour du Yom Kippur, jour de la rédemption d’Israël.

Car c’est en ce jour du Yom Kippur que les livres sont fermés, et qu’est prononcée la sentence divine.

Le Seigneur veut toujours avertir les pécheurs avant de prononcer Ses jugements.

Ceux qui se repentent échappent à Son jugement.

Rappelons que le jour du Yom Kippur est celui qui devrait voir le retour du Seigneur sur la terre avec l’Eglise.

Tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation reconnaîtront alors « Celui qu’ils ont percé », et ils se convertiront à Jésus leur Messie (Romains 11:12).

Il est intéressant de savoir que, dans la tradition juive, quand Moïse descendit pour la deuxième fois du Mont Sinaï, avec les Tables de la Loi, ce fut le jour du Yom Kippur.

C’est en cette même Fête du Yom Kippur que Jésus doit revenir pour la deuxième fois sur la terre.

Plus tard, quand il assembla et consacra le Tabernacle, ce fut le premier jour du premier mois (Exode 40:1).

C’est ce premier jour du premier mois (mois de Nisan) qui marque le début de l’année religieuse.

Ezéchiel reçoit la vision du Temple du Millénium le jour du Yom Kippur, le dixième jour du premier mois (Ezéchiel 40:1).

En revanche, quand Salomon a consacré le Temple de Jérusalem, ce fut le jour de la Fête des Tabernacles, figure du Millénium (2 Chroniques 5:3).

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le jour du mariage du Messie (Joël 2:15-16).

C’est aussi en ce jour que l’Eglise ressuscitée sera unie pour toujours avec son Seigneur, quand Il viendra l’enlever de cette terre à Sa rencontre dans les airs, pour la conduire aux noces de l’Agneau.

Les fiançailles et le mariage

A ce propos, il est bon de rappeler comment se déroulait le mariage de l’époque :

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents, en particulier par le père.

– Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : une forte somme d’argent, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

– Un prix était fixé pour « l’acquisition » de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

– La fiancée devait donner son consentement.

Le prix de l’Eglise et de son mariage fut le sacrifice de Jésus à la croix !

– Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés étaient légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter.

– Un document écrit était alors établi, le ketubah, qui fixait le « prix » de la fiancée, les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

– Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à sa fiancée.

– La fiancée devait passer par un bain rituel, ou « mikveh, » symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

– Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la « chambre. »

– La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

– Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

– Le retour du fiancé se faisait en général la nuit, au son du shofar.

Il emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Puis une grande fête de sept jours réjouissait tous les invités.

L’Église universelle (fiancée) réunie pour l’Eternité avec son Roi (Le fiancé)

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le couronnement du Messie, du Roi d’Israël (Psaumes 47 et 98:6-9).

L’AVENEMENT DU ROYAUME SUR TERRE

Le Seigneur est couronné comme Roi d’Israël et du monde.

Sa souveraineté est alors affirmée.

Il est intéressant de savoir que les rois d’Israël et de Juda étaient en général couronnés en ce jour de la Fête des Trompettes.

C’est alors qu’ils étaient proclamés rois, qu’ils montaient publiquement sur le trône, qu’ils recevaient l’onction d’huile royale, et qu’ils étaient acclamés par tous leurs sujets, venus leur rendre hommage et allégeance.

Dans quel état spirituel se trouvera l’Eglise au moment de l’Enlèvement ?

Au moment de l’Enlèvement, l’Eglise fidèle sera prête !

Elle sera trouvée veillant et priant.

Elle ne sera pas surprise comme par un voleur dans la nuit.

C’est l’Eglise morte qui sera surprise.

Voici ce que dit Paul aux Thessaloniciens : « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:1-9).

Le texte grec pour : « Pour ce qui est des temps et des moments » parle des « temps et des saisons. »

Paul faisait référence aux temps et aux saisons des convocations solennelles de l’Eternel, lors des Fêtes sacrées de l’Eternel.

Paul dit clairement que les Chrétiens qui vivent comme des enfants du jour et de la lumière ne seront pas surpris par ce jour !

Ce sont les Chrétiens de l’Eglise morte qui seront surpris, comme Jésus le dit, dans l’Apocalypse, à l’Eglise de Sardes : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » (Apocalypse 3:1-3).

L’Eglise de Sardes est morte, et, si elle ne se repent pas, elle ne saura pas à quelle heure le Seigneur viendra.

Dans la tradition, le souverain sacrificateur et le capitaine des gardes du Temple étaient aussi surnommés des « voleurs dans la nuit. »

En effet, les sacrificateurs qui veillaient constamment sur le feu sacré et sur l’entretien du chandelier ne devaient jamais s’endormir au cours de leur service.

Si le souverain sacrificateur ou le capitaine des gardes, au cours d’une visite inopinée, surprenaient un sacrificateur endormi, ils mettaient le feu à ses vêtements.

Le fautif devait se débarrasser de ses vêtements enflammés, et s’enfuir honteux, « pour que la honte de sa nudité ne paraisse pas » (Apocalypse 3:18).

Il en résulte que l’Eglise vivante, elle, saura à quel moment le Seigneur reviendra, même si elle n’en sait ni le jour ni l’heure !

Elle ne se laissera pas surprendre, parce qu’elle veille en permanence.

Le Seigneur Jésus a dit : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).

Abraham est un type de l’Eglise fidèle, et Lot un type de l’Eglise infidèle.

Dans Matthieu 24, Jésus a dit : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 24:45-51).

Ni le bon, ni le mauvais serviteur, ne connaissaient l’heure exacte du retour de leur maître. Mais le bon serviteur a continué fidèlement à accomplir sa tâche.

C’est ce que l’Eglise fidèle continuera à faire jusqu’au bout.

 

Soyons donc réveillé, éveillé, veillant et fidèle jusqu’à ce que le glas de la trompette retentisse et annonce le retour majestueux de Notre seigneur Jésus. Maranatha !

« Réveillons-nous » ! La Fête des trompettes (1)

Source image : AJCF

La Fête des trompettes 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth

Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée que je remercie.

Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat. Vu sa densité et sa richesse, cette étude est scindée en deux parties.

 

Définition de veiller: « agrupneô » en grec; être circonspect, attentif, prêt – Thayer.

Veiller est donc le contraire d’être insouciant, « d’être dans la lune », d’être endormi.

Synonyme de veiller « agrupneô ». grègoreô (s’efforcer de rester éveiller) et de nèphô (s’abstenir de l’excès d’alcool pour garder un état d’alerte exempt de toute somnolence qui permet d’éviter les dangers spirituels qui nous guettent)

VERSETS

« Soyez sobres (nèphô), veillez (grègoreô). Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ». (1 Pierre 5:8)

Marc 14 : 38 : « Veillez… »

Ephésiens 5 : 14 : « Réveille-toi, toi qui dors , Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera. »

Es 58. 1. « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés ! »

Ap 8. 2. « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »

Ap 9. 21. « Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. »

Matt 22 : 1-14

 

INTRODUCTION

La Fête des Trompettes est appelée faussement  » Rosh Ashana » ou (qui veut dire) « Tête de l’année », ce qui n’est pas du tout le cas puisqu’elle est la 5e fête placée au 7e mois de l’année du calendrier biblique, selon Dieu (voir au début le Calendrier juif des fêtes bibliques).

En réalité, la  » tête de l’année  » c’est Pâques, car Dieu a dit: « Ce mois-ci (le mois de Nissan) sera pour vous le premier des mois de l’année «  (Exode 12: 1). La tradition « dite Juive moderne » s’est permise de transformer la Parole de Dieu…. AU LIEU DE NOUVELLE ANNEE DISONS alors NOUVELLE SAISON OU ENCORE SECONDE PARTIE D’ANNEE qui se veut à la fois dans le naturel… (Nouvelle en Israël, car cette période défini la saison sèche de la saison des pluies)

La fête :

Lev 23 : 23-25 : « L’Eternel parla à Moïse, et dit:  Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le septième mois (Le mois de Tichri), le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, (un mémorial de jubilation, une commémoration publiée au son des trompettes,  un mémorial de jubilation) et une sainte convocation., Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ».

LES CYCLES DE DIEU 

Les 7 fêtes de l’Eternel déterminant la destinée de l’humanité : 2 fêtes triptyques.
Le fait que les quatre premières étapes prophétiques du ministère de Jésus correspondent aux quatre premières Fêtes du printemps nous permet de penser que les trois dernières étapes prophétiques de Son ministère seront aussi inaugurées les jours mêmes des trois dernières Fêtes de l’automne.
L’Enlèvement de l’Eglise, qui est aussi le jour de la résurrection des morts en Christ, pourrait donc se produire lors d’une prochaine Fête des Trompettes [mais cela reste hypothétique]

Les quatre fêtes du printemps ont correspondu, au jour exact, à un événement précis de la vie du Seigneur et de l’Eglise :
– Jésus-Christ est mort le jour même de la Fête de la Pâque juive.
– Il a été enseveli le premier jour de la Fête des pains sans levain.
– Il est ressuscité le jour même de la Fête des Prémices.
– L’Esprit-Saint est descendu sur l’Eglise le jour même de la Fête de Pentecôte.

On peut donc raisonnablement penser que les trois fêtes de l’automne vont également correspondre à un événement capital de la vie du Seigneur et de Son Eglise.(1)

 

Les Sacrifices de la Fête des Trompettes

Nombres 29:1-6 : « Le premier jour du septième mois, vous aurez une sainte assemblée. Vous n’effectuerez aucun travail pénible. Ce jour sera proclamé parmi vous au son des trompettes.
Vous offrirez en holocauste dont l’odeur est agréable à l’Eternel un jeune taureau, un bélier et 7 agneaux d’un an sans défaut. 3 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile: 6 litres et demi pour le taureau, 4 litres et demi pour le bélier, 4 et 2 litres pour chacun des 7 agneaux.
Vous offrirez un bouc en sacrifice d’expiation, afin de faire l’expiation pour vous.
Vous offrirez ces sacrifices, en plus de l’holocauste mensuel et de l’offrande végétale qui l’accompagne ainsi que de l’holocauste perpétuel et de l’offrande végétale et des offrandes liquides qui l’accompagnent, d’après les règles établies. Ce sont des sacrifices passés par le feu dont l’odeur est agréable à l’Eternel ».

Voici les événements auxquels vont probablement correspondre ces fêtes de l’automne : (ATTENTION C’EST HYPOTHETIQUE)

– L’Enlèvement de l’Eglise devrait se produire lors de l’une des prochaines Fêtes des Trompettes, ce qui marquera le début de la Grande Tribulation.

– Le retour du Seigneur sur la terre devrait se produire le jour même de la Fête du Yom Kippour de la septième année qui suit l’enlèvement de l’Eglise.

Car c’est à ce moment que tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation se convertiront au vrai Messie.

– Le début du Millénium devrait être proclamé le jour de la Fête des Tabernacles qui suit la fête précédente, celle du Yom Kippur.

Puisque nous sommes au moment de cette Fête des Trompettes, qui [devrait] marquer l’Enlèvement de l’Eglise, il nous a semblé important d’approfondir l’étude de cette fête.

De même que les quatre fêtes du printemps ont correspondu à la première venue de Jésus, les trois fêtes de l’automne doivent correspondre à la seconde venue du Seigneur.

Ces deux séries de fêtes sont séparées par une longue période de quatre à cinq mois, période qui correspond au temps de l’Eglise.

C’est le temps du mûrissement de la récolte et de la moisson.

C’est aussi un temps de grande sécheresse en Israël.

La Fête des Trompettes est la seule à être célébrée un jour de nouvelle lune.

La tradition juive dit qu’Elle doit se célébrer sur deux jours, qui forment une seule longue journée.  » (ceci en dehors de la terre d’Israel)

Elle était connue comme la fête « dont on ne connaissait jamais ni le jour ni l’heure. »

Dès que le premier croissant de lune était observé par les deux témoins chargés de cette mission, on sonnait 100 coups de trompette : 11 séries de neuf coups brefs, suivies d’un son puissant et prolongé, celui de la « dernière trompette. » (Voir Apocalypse)

C’est de cette « dernière trompette » dont parle l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15:51-53.

Il ne s’agit donc pas de la dernière des sept trompettes de l’Apocalypse, dont Paul ne connaissait pas l’existence au moment où il a écrit aux Corinthiens.

Cet ordre précis de différents sons, brefs et long, indiquait aussi au peuple Hébreu, dans le désert, qu’il devait se préparer à décamper, pour se diriger vers un nouveau lieu de repos.

SIGNIFICATION DU SON DES TROMPETTES

Dans le calendrier prophétique des temps, cette fête des trompettes est bien à sa place en 5e position, dernière phase avant le retour du Seigneur.

Le Son de la trompette ( » térouah »> signifie, d’après sa racine hébreu, « le réveil « ) : un signal qui doit provoquer l’attention et réveiller celui qui l’entend !… Le « Shoffar « , qui est employé comme trompette jusqu’à ce jour par le peuple d’Israël, est une corne de bélier dont le son puissant profondément POIGNANT garde une portée prophétique, tout en « marquant » des événements graves et importants. Le  » Shoffar » retentit pour certaines fêtes ou convocations exceptionnelles ou encore dans de graves dangers, etc….

Nombres 10.9-10 : « Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu ».

La prophétie parle beaucoup de la trompette, surtout en ce qui concerne  » les temps de la fin « . Le rétablissement d’Israël en 1948 est la conséquence de ce grand coup de trompette dont Isaïe le prophète a parlé:  » En ce temps-là, l’Eternel secouera des fruits depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Egypte et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël !… En ce jour, on sonnera de la grande trompette (« Shoffar Gadol « ) et reviendront ceux qui étaient exilés..  » (Esaïe 27: 12 à 13).

Ce « grand son de trompette » c’est aussi celui qui a produit un tel « mouvement sur les os « , selon la prophétie d’Ezéchiel (Ez 37: 1 à 14),

C’est actuellement un temps de préparation et d’attente. Bientôt résonnera le son de trompette dont parle l’Écriture : « Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange étau son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et les morts en Christ (le Messie) ressusciteront premièrement, ensuite nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensembles enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs » (I Thessal 4: 16 à17)… « Tous nous seront changés en un instant; en un clin d’oeil à la dernière trompette » (c’est-à-dire la 7e trompette dont parle Apocalypse 11 : 15)… « la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous,  nous serons changés » (I Corinth. 15 : 51 52 53).

Parlant de son propre retour, le Seigneur Jésus a dit: « Le Fils de l’homme paraîtra…, il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ses élus des quatre vents… «  (Matth.24: 30, 31).

Mais avant cette 7e trompette qui sonnera la délivrance de beaucoup…, il y en a 6 autres qui sonneront les heures graves d’un monde sous le jugement!… Les chapitres 8 et 9 de l’Apocalypse décrivent ces coups de trompettes, successifs, lesquels, traduits dans un langage moderne, prennent un relief étonnant et bouleversant:

Nous [serions], prophétiquement et historiquement à l’époque des trompettes, car le retour du Messie est proche et, c’est en prévision de ces temps-là que le prophète Amos disait très justement ; « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu O Israël ! » (Amos 4: 12).

Mt 24. 31 : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. »

Ez 33. 3 : « Si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette, et avertit le peuple ; 4 et si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. 5 Il a entendu le son de la trompette, et il ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. 6 Si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette ; si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle. »  Celle-là même qui était chargée de sonner et d’avertir avec le shofar.

Os 8. 1 : « Embouche la trompette ! L’ennemi fond comme un aigle sur la maison de l’Éternel, parce qu’ils ont violé mon alliance, et transgressé ma loi. »

L’homme au service de Dieu doit ici sonner du chofar.

Os 5. 8 : « Sonnez de la trompette à Guibea, sonnez de la trompette à Rama ! Poussez des cris à Beth-Aven ! Derrière toi, Benjamin ! 9 Ephraïm sera dévasté au jour du châtiment ; J’annonce aux tribus d’Israël une chose certaine. »

1 Th 4. 16 : « Car le Seigneur lui- même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. »

(A suivre)

 

 

Note :

(1)Concernant ces fêtes :

PESSAH :

– La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

– La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

– La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le shabbat de la Pâque du mois de Nisan.

Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un shabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier shabbat de la Pâque.

SHAVOUOT :

– La Fête de Pentecôte (Shavouot) : le 6 du mois de Sivan.

SOUCCOT :

– La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri (7iem mois).

– La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

– La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri. (7ieme fête du 7ieme mois

 

Le Jeu de rôle (à « la sauce chrétienne » ou non) est-il une activité qui peut pleinement participer à une vie sain(t)e et équilibrée ?

Le jeu de rôle est-il une activité « neutre » ? Suffit-il de dire que le JDR est « un domaine à racheter » et à replacer sous la seigneurie de Jésus-Christ, pour avoir « un JDR selon Dieu » ? (Source image : Wikipédia)

Le Jeu de rôle (à « la sauce chrétienne » ou non) est-il une activité qui peut pleinement participer à une vie sain(t)e et équilibrée ?

Vincent M.T., théologien et co-animateur du site d’apologétique culturelle Visio Mundus(1), lui-même rôliste et « maître de jeu » depuis un an, en est convaincu. Dans une série d’articles récents qu’il consacre sur le sujet, il nous explique (et justifie) pourquoi et comment il joue à des jeux de rôles (2).

Ainsi, sans aller jusqu’à dire « qu’il n’y aurait aucun danger, et donc aucune vigilance à avoir », il affirme, « sur la base de la théologie biblique et de son expérience », qu’il n’y aurait « pas dans le jeu de rôle un danger plus grand ou plus sérieux que dans n’importe quelle autre activité culturelle. Au contraire, c’est une activité qui peut pleinement participer à une vie sain(t)e et équilibrée ». Il va même « jusqu’à dire que ça peut être une expression légitime de notre vocation humaine. Rien que ça »(3).

Rien que ça.

Pour ma part, cette série d’articles consacrée aux JDR m’a plutôt laissé perplexe. A noter que je connais un peu le sujet pour y avoir joué en tant que joueur/MDJ durant mes années lycées, il y a 30 ans. J’ai même lu, durant ces années jusqu’à mes premières années de fac, certains magazines spécialisés. J’en suis revenu depuis, frappé, par ailleurs, à l’époque, de l’évolution de ces univers rôlistes, d’un individualisme orienté vers une quête matérialiste à un individualisme de plus en plus marqué par le spirituel, l’ésotérisme et l’occulte (univers que j’ai tenu à éviter).

Certes, l’intention est belle, et le propos tenu dans la série d’articles est séduisant intellectuellement et ambitieux. Vincent anticipe même certaines objections, en se voulant le plus lucide possible. Mais il le fait d’une façon qui, au final, me semble peu convaincante, pour ne pas dire inquiétante et interpellante.

Le présent article ne concerne pas le jeu de rôle en lui-même (il n’y a pas « le » jeu de rôle, mais « des » jeux de rôle, certains se pratiquant dans des contextes et pour des raisons très diverses). Le problème en soi n’est pas non plus « l’imagination » ou « le jeu » en lui-même*, vu que Notre Dieu est lui-même créateur et….joueur. On comprend alors que l’homme, créé à l’image de Dieu, soit naturellement joueur.

*quoique…comme me le rappelle mon ami Etienne Omnès, « le principe d’un jeu, c’est de mettre en place un espace et un temps où l’on peut faire et être tout ce qu’on veut »…comme Dieu ? Voir aussi ce qu’a fait le peuple après le culte rendu au veau d’or en Exode 32v6….

Dans le présent article, je me contenterais seulement de relever ce que j’estime être des « points de vigilance », inspirés à la lecture des arguments de Vincent.  Ma posture n’est pas « morale » mais davantage préoccupée par des enjeux de vie, et par la sortie de toute idolâtrie qui nous menace tous, en tant qu’êtres humains et en tant que croyants.

Point de vigilance N°1 : 

Je trouve premièrement problématique cette affirmation présentant le JDR comme « une solution », ou comme quoi le JDR serait « une activité qui peut pleinement participer à une vie sain(t)e et équilibrée », et même « une expression légitime de notre vocation humaine » : car c’est en Jésus-Christ seul, et par le Saint-Esprit, que nous pouvons « pleinement vivre une vie sainte et équilibrée », en être humain véritable, « selon la ressemblance de Dieu ». Et non en nous confiant dans une pratique ou une technique – ce qui est déjà en soi un prémice à l’idôlatrie et à la sorcellerie. Rien que ça.

Point de vigilance N° 2 : 

La théologie (« la science de Dieu ») peut mener à tout, et même au JDR ! Mais le JDR peut-il nous conduire à Dieu ? Une question plus pertinente serait : vers quel Dieu ?

D’autre part, la théologie est-elle à notre service ? Peut-elle servir de faire-valoir d’une activité purement ludique, dans le cas qui nous occupe ?  Et ce, d’autant plus que Vincent insiste sur le fait que l’Evangélisation / apologétique – « classé en dernier » dans sa liste des « bonnes raisons pour jouer » – n’est pas avant tout le but recherché, et qu’un jeu de rôle a toute sa légitimité même sans cet aspect (4). En clair, qu’il peut être autonome en lui-même. Sauf que rien n’est neutre, et c’est là une erreur de le croire. Ensuite, si conduire à Christ n’est pas « le but recherché », et si Christ est « hors (du) jeu », qui est au centre ? Qui règne ?

Point de vigilance N° 3 :

La démarche décrite dans le 3ème article de la série (5) est particulièrement ambitieuse, mais périlleuse. Car, fondamentalement, c’est une forme de pensée critique qui demande aux gens de douter de ce qu’ils voient, voire de penser contre eux-même.

Ainsi, « pour ne pas créer de déséquilibre, et pour aménager une surprise », explique Vincent, « aucun des joueurs ne rend directement un culte au Dieu créateur au départ du jeu – ils ne le connaissent pas, ou tout juste. Si un joueur veut être religieux, je lui indiquerait le « dieu » que son peuple honore, que je présenterai sous un jour attirant. Pas nécessairement « un méchant démon qui se fait passer pour le Dieu créateur » [sauf que « les dieux ne sont pas des dieux » cf 1 Cor.8v5-6 et 1 Cor.10v20]. Puis au fur et à mesure du jeu, j’essaierai de le faire traverser à tous les joueurs des situations qui devraient pousser leurs personnages à remettre en question la légitimité de leur vision des choses – religieuse ou non. L’idée étant qu’ils se rendent compte que leur dieu est imparfait, et en partie insatisfaisant »(5). Mais qui dit que le joueur « accepte » le Dieu vivant et vrai, au final ?

Il est aussi risqué d’ajouter un imaginaire (une nouvelle cosmogonie, même « chrétienne ») aux imaginaires déjà présents dans les pensées. C’est déjà tout un enjeu de l’accompagnement spirituel et des études bibliques en groupes que de faire un travail sur les représentations. Car tout ce que les gens pensent savoir de Dieu, de l’Evangile et de la Bible, est le plus souvent déterminé par des images connexes que par la vérité du texte biblique [Test : les mages venus adorer Jésus étaient-ils trois et rois ?]. Et s’il est vital de déboulonner les idoles qui ont pris la place de Dieu, il est aussi essentiel de brûler les images/l’imaginaire mensonger qui nous empêche de nous voir en vérité, comme jésus nous voit.

Comment alors faire le ménage de toutes ces « ménageries » et comment conduire à l’abandon des idoles pour se tourner vers Dieu, afin de le servir, Lui, le Dieu vivant et vrai(cf 1 Thes.1v9), sans confronter ces imaginaires/représentations à la vérité de la Parole, laquelle Parole « est un feu » et « un marteau » (Jer.23v29) ?

Point de vigilance N°4 :

Faire pratiquer le JDR, quand bien même il serait « maison », ouvre la porte à d’autres univers et à d’autres influences, franchement tournées vers l’occulte et/ou l’ésotérique, sans oublier la drogue ou la violence. Comment gérer « ce passage », pour ne pas être une occasion de chute ?

Point de vigilance N°5 :

Dans quelle mesure les valeurs de l’occulte et autres dénis du réel sont-elles acculturées, via certains univers de JDR ? Le regard de Vincent sur le magique, et sa place dans l’univers du jeu, est en soi révélateur

Selon lui, « la clef d’un jeu qui est acceptable devant Dieu n’est donc pas, à (son) avis, un jeu sans magie, surnaturel ni violence, mais un jeu qui définit et encadre (avec une certaine subtilité) ces éléments symboliques (sic) d’une façon qui révèle le regard que Dieu porte sur eux. Ainsi, il est bon d’appliquer le même degré de prudence et de réflexion que pour toute autre activité(…) »(4).

Face à l’objection comme quoi certains univers de JDR seraient une préparation aux pratiques de sorcellerie/occulte, il estime cela « assez improbable, en tous cas pour l’édition actuelle du jeu, car la description des sortilèges se concentre sur leur effet dans le jeu plutôt que sur les actions à accomplir pour les lancer. D’ailleurs, peu de joueurs y prêtent attention et il existe de nombreux palliatifs dans le jeu pour se dispenser d’avoir à s’en inquiéter. C’est un pur mécanisme de jeu, vaguement décoré d’une forme pour les joueurs que cela intéresse – et ils sont peu (…)Quand bien même Donjons et Dragons constituerait dans la forme une préparation à certains cultes païens, peu importe ! Tout jeu, tout art, toute activité humaine peut être tournée, dans la forme, vers autre chose que Dieu, ce n’est pas nouveau. C’est justement notre responsabilité de repenser et racheter ces activités d’une façon qui honore Dieu »(4).

Dans son analyse du jeu de cartes « Magyk », il affirme que « si le but virtuel est uniquement de détruire son adversaire, il faut se souvenir qu’il s’agit d’un jeu, et que l’objectif réel réside dans l’apprentissage des mécanismes (…….) On aurait donc tort de se focaliser sur les aspects de surface (sic) comme la magie ou les références à des « créatures démoniaques », qui ne sont pas faites pour être prises au sérieux. Ces ressorts ludiques peuvent bien sûr avoir un effet sur l’imaginaire du joueur. On peut alors en prendre conscience et rester prudent vis-à-vis de nos désirs. Ce jeu n’est pas mauvais en soi, mais y jouer peut être mauvais pour certaines personnes ». 

Mais est-il possible de recycler un tel matériau magique/de sorcellerie/de l’occulte pour un usage ludique purement « technique », « cool » et « sympa » ? Sauf que ce n’est pas du jeu. C’est tout sauf un jeu. Imagine-t-on un « voyage ludique » à Tchernobyl, en se voulant « rassurant » (l’important étant l’état d’esprit de l’organisateur) ?

L’occulte est l’affirmation comme quoi il y aurait encore des réalités cachées, sauf que c’est chercher la lumière hors de Christ. C’est aussi un goût pour la puissance. A l’inverse, le Dieu de la Bible se présente comme celui qui révèle et qui enlève le voile. Il n’a rien à cacher et il se donne dans la lumière, contre tous les ésotérismes et tous les occultismes. Toute tentative de dire qu’il y a du « caché » sont contradictoires avec l’esprit de l’Evangile.

La sorcellerie est une alliance avec le diable pour recevoir le pouvoir surnaturel de modifier le réel et le naturel, à son profit. Rien n’est plus éloigné des.miracles divins, qui ne sont en rien de la magie. Jésus n’a jamais voulu faire de sorcellerie : il a multiplié les pains mais a refusé de changer des pierres en pain ou de changer la nature des pains d’orge distribués à la foule.

Ceci considéré, il est bon de rappeler ce commandement de Dieu à son peuple dans Deut. 18v9-14, beaucoup plus radical que toutes les tentatives vaines de théoriser/rationnaliser le magique dans le JDR (pour mieux le faire entrer dans le champ du discutable et se donner bonne conscience ?) et comme étant l’une des clés d’entrée dans le pays promis : en effet, pour Dieu, la magie et de l’occulte ne sont même pas « des péchés »……mais des « abominations » !

Avec cet autre commandement radical :  » Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux. Tu ne convoiteras point et tu ne prendras point pour toi l’argent et l’or qui sont sur elles, de peur que ces choses ne te deviennent un piège; car elles sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu »(Deut.7v25).

Dans le même esprit, Paul, loin de se livrer à des argumentaires compliqués pour essayer de justifier l’usage de la magie dans un jeu, invite le croyant à se positionner tout aussi clairement face à ces pratiques étrangères qui sont devenues non plus des « cultures majoritaires » dans les peuples alentour, mais qui sont déclinées de façon transversale dans les comportements de ceux qui se livrent dans la chair cf Gal.5v19-21 : « On sait bien à quoi conduisent les penchants humains : la débauche, l’impureté et les actions honteuses, le culte des idoles et la magie, l’hostilité, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les discordes, les divisions, l’envie, les beuveries, les orgies et bien d’autres choses semblables. Je vous avertis maintenant comme je l’ai déjà fait : les personnes qui agissent ainsi n’auront pas de place dans le règne de Dieu »(7).

Point de vigilance N°6 :

L’inculturation [soit le fait d’adapter l’annonce de l’Évangile dans une culture donnée]est-elle une stratégie payante ?

Dans le monde imaginaire élaboré par Vincent pour son JDR « maison », « il y a un seul dieu créateur/sauveur, mais plusieurs choses que les personnages peuvent choisir comme objet de culte, comme source de sens et d’espoir(sic). Certains cultes concernent des êtres qui n’existent pas. D’autres concernent des créatures qui offrent des avantages en échange de l’allégeance des humains – donc dans un rapport marchand. D’autres encore déifient des créatures qui n’ont rien demandé. D’autres enfin sont plus proches d’une sorte de philosophie qui s’exprime sous des apparences religieuses. Bref, il y a de tout ». « De tout », dont Dieu, « une divinité parmi d’autres » ?

Nous pensons alors à ce que Paul a tenté de faire à Athènes (Actes 17v16-34), en cautionnant le polythéisme et en faisant entrer le Dieu unique par la petite porte. Une stratégie et une tentative de séduction oratoire qui semble avoir été peu heureuse, si l’on en croit les réactions en Actes 17. D’autre part, qui a déjà lu l’épître de Paul aux Athéniens ?

Point de vigilance N° 7 :

Si nous considérons que les Ecritures bibliques nous encourage à rechercher ces deux choses essentielles – la Gloire de Dieu et notre édification (1 Corinthiens 10v31 et Éphésiens 4v29) – nous avons la responsabilité de nous questionner sur l’effet étrange de l’ouverture à certaines pratiques, lequel questionnement passe bien avant notre propre plaisir (ludique ou non). En tant que chrétiens, nous devons réfléchir à qui et à quoi nous nous soumettons. Ainsi, il ne suffit pas de dire que « le JDR est un domaine à racheter » et à replacer sous la seigneurie de Jésus-Christ pour avoir « un JDR selon Dieu ». Il convient d’abord d’interroger notre propre dépendance ou notre besoin même de JDR pour « vivre une vie sain(t)e et équilibrée ».

 

 

Notes :

(1) Voir la démarche du site ici.

(2) Les jeux de rôles : faut-il s’abstenir ? Pourquoi jouer ? Comment jouer ? 

En comparaison, lire le témoignage de trois anciens rôlistes dont le contact avec le jeu de rôles a conduit à plusieurs dérives.

(3) Les jeux de rôles : faut-il s’abstenir ?

(4) Les jeux de rôles : Pourquoi jouer ?

(5) Les jeux de rôles : Comment jouer ?

(6) Voir Analyser un jeu : Magic, l’assemblée.

(7) Lequel Paul souligne implicitement le manque de pertinence des commentaires suivants, publiés le 08 janvier sur la page FB de Visio Mundus, en réaction à cette série d’articles sur le JDR : « En même temps le meurtre, la convoitise, le mensonge font partie de la nature humaine(sic) plus profondément que la magie et l’occultisme. Tous le monde a déjà menti/désiré/ manipulé, mais bien peu de gens ont vraiment mis en œuvre un rituel occulte… »

Face à la haine décomplexée, « prudence » ?….ou vigilance ?

 

Agen : un quartier ciblé couvert de tags racistes et antisémites, rapporte La Dépêche, datée du 25/03/14.

« Atmosphère nauséabonde et réveil violent hier matin dans le quartier Floréal qui borde la route de Toulouse à Agen.
Les habitants ont découvert avec stupeur une série de tags xénophobes et antisémites aux messages explicites d’incitation à la haine raciale : «Les Arabes et les Juifs dehors ! Tous au four !».

«C’est une honte !», commentait, révoltée, une dame qui promenait son chien.  Elle s’est insurgée contre ce sentiment haineux envers les immigrés véhiculé par ces graffitis laissés un peu partout.
À l’unanimité, les riverains se montraient atterrés par ce raid nocturne et les agressions visuelles ressenties devant un spectacle choquant de croix gammées, de références récurrentes à Hitler et aux «SS» inscrites en rouge sur des portes de garages derrière la cité Floréal(…) L’auteur semble avoir suivi un itinéraire bien précis(…) Le choix de ce quartier populaire, point de convergence de la jeunesse des cités Sud-Est d’Agen, ne paraît en rien innocent. Le reste de la ville n’a pas été touché(…)
Pour sa part, un résidant du quartier Floréal n’hésitait pas à relier ces dégradations aux élections de la veille et au terrain gagné par le FN. Le commissariat a procédé aux constatations ».

Il appartiendra bien entendu aux enquêteurs de déterminer, en plus de l’identité du ou des auteurs, si ces inscriptions ont un rapport direct avec la soirée électorale de dimanche.

Néanmoins, face à cette forme de haine raciste et xénophobe « décomplexée »(avec un sentiment d’impunité ? Comme quoi le geste pourrait être « légitimé » ?), quelle posture choisir ? « Prudence » ? Ou « vigilance » ?

Eph.5v6-17 semble clair :

« Que personne ne vous séduise par de vains discours ; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.
N’ayez donc aucune part avec eux.

"Dieu est lumière...vous êtes lumière...marchez comme des enfants de lumière !"

« Dieu est lumière…vous êtes lumière…marchez comme des enfants de lumière ! »

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière !
Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.
Examinez ce qui est agréable au Seigneur ;
et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les.
Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret ;
mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière.
C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera.
Prenez donc garde de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ;
rachetez le temps, car les jours sont mauvais.
C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur ».(cf 1 Thes.5v5-8 )

Pas de « prudence » de mauvaise aloi, donc, au risque de minimiser, d’excuser ou de banaliser cette forme de violence,

Clandestins pour un aller simple

Ne cherchons pas de « boucs émissaires » : un seul(Jésus) l’a été pour nous….(Dessin de L.L. de Mars)

nourrissant la recherche de boucs émissaires. Mais vigilance, bienveillance et compassion envers ceux qui sont victimes de cette haine décomplexée. Comme bienveillance et compassion envers ceux qui souffrent(de la crise, du chômage…)
« Quand tout est obscur, une lumière se lève pour l’homme droit. Le fidèle est bienveillant et compatissant. » cf Psaume 112.4.
Soyons porteurs de « la bonne nouvelle », cette « bonne nouvelle » qui dit que « Dieu est lumière et qu’il n’y en point en lui de ténèbres » (1 Jean 5v5-7), lequel Dieu « aime l’étranger », ne fait pas de favoritisme et n’est pas corruptible (cf Deut.10v17-20)

Soyons vigilants, en faisant preuve de discernement, sans donner plus d’importance à un mouvement qu’il n’en a réellement. Cherchons à comprendre les mécanismes et les raisons d’une crise et ne cherchons pas les habituels boucs émissaires.

Ayons cette autre prudence face aux « hoaxs » et rumeurs racistes, plutôt que de les relayer sans discernements.

Soyons comme cet « homme prudent », dont parle Jésus et qui est celui qui bâtit « sur le roc »(Matt.7v24). Comme le rappelle Jésus, lequel a dit avoir été sur cette terre comme « l’étranger »(Matt.25v35).

Soyons vigilants et « soyons des hommes », comme nous y invite 1 Cor.16v13-14