Jésus est ressuscité : et après ?

Un chant narratif du collectif d’artistes « Ecriture » (ex-Colossiens 3v16)

 

Jésus est réellement ressuscité ! On l’a vu et touché, il a mangé, il a parlé…..qu’est-ce que cela change pour moi ?

1) Jésus est ressuscité après avoir été mis à mort sur la croix. Cela signifie que Dieu n’a pas demandé « vengeance ».

L’Ecriture nous dit même que Dieu ne se souvient plus de nos péchés (Hébr.10v17). Il les a « jeté derrière son dos » (Esaïe 38v17), « au fond de la mer » (Michée 7v19). Alors que nous étions « autrefois, des étrangers » et « des ennemis » pour Lui, Il nous a « réconciliés avec lui par la mort de son Fils, qui a souffert dans son corps humain. Alors (nous pouvons nous) présenter devant Dieu en étant saints, purs et sans faute ». (Col.1v21-22)

2) Jésus est ressuscité ! Sa mort à la croix n’était donc pas l’échec de sa mission

Il l’avait même annoncé à l’avance.

Trois jours après sa mort à la croix, Jésus ressuscite. L’Evangile selon Luc, au chap.24v13-35, raconte que le même jour, deux disciples se rendent à un village appelé  Emmaüs. Pendant qu’ils parlent ensemble de tout ce qui vient de se passer, Jésus s’approche et marche avec eux. Mais quelque chose les empêche de le reconnaître.

Jésus leur demande : « Vous discutiez de quoi en marchant ? » Alors les disciples s’arrêtent, ils ont l’air triste. Ils lui répondent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth. C’était un grand prophète. Sa parole était puissante et il faisait des choses extraordinaires devant Dieu et devant tout le peuple. Nos chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré pour le faire condamner à mort. On l’a cloué sur une croix. Et nous, nous espérions que c’était lui qui allait libérer Israël. Mais, voici déjà le troisième jour depuis que c’est arrivé. 

Pourtant, des femmes de notre groupe nous ont beaucoup étonnés. Ce matin, très tôt, elles sont allées à la tombe. Elles n’ont pas trouvé le corps de Jésus et elles sont revenues nous dire : Jésus est vivant ! ” Quelques-uns de notre groupe sont allés à la tombe, eux aussi et ils l’ont trouvé vide aussi, mais Jésus, ils ne l’ont pas vu ! » 

Alors Jésus leur dit : « Vous ne comprenez rien ! Votre cœur met beaucoup de temps à croire ce que les prophètes ont annoncé ! Il fallait que le Messie souffre de cette façon et que Dieu lui donne sa gloire ! »  Et Jésus leur explique ce que les Livres Saints disent à son sujet. Il commence par les livres de Moïse, ensuite, il continue par tous les livres des prophètes ».

Pourtant, Jésus avait dit très clairement  à ses disciples, bien avant sa mort à la croix : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup. Les anciens, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi ne voudront pas de lui. Ils le feront mourir. Et, trois jours après, il se relèvera de la mort. »  (Marc 8v31-32)

3) Jésus est ressuscité : il a vaincu la mort, qui n’a plus le dernier mot

La mort n’a plus d’emprise sur Jésus : « Nous le savons bien : depuis que le Christ s’est réveillé de la mort, il ne doit plus mourir, la mort n’a plus de pouvoir sur lui » (Romains 6v9).

La mort n’a plus le dernier mot : « Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. » (1 Corinthiens 15v26)

En ressuscitant, Jésus-Christ a triomphé de la puissance de la mort : cela veut dire que, en Jésus et avec Jésus, une réalité nouvelle est là, où la mort ne limite plus la vie. Jésus nous libère de la peur de la mort, pour que nous vivions vraiment aujourd’hui, dans ce monde, une vie abondante, victorieuse et triomphante. Bien sûr, la mort existe encore – des gens meurent encore, nous mourrons tous un jour – mais la mort n’a plus le dernier mot. Jésus a mis fin à la mort « pour toujours », la remplaçant par « la vie pour toujours ».

Nos anciennes manières de vie, qui nous rendent malheureux, qui nous font souffrir et qui font souffrir les autres, n’ont plus, non plus, le dernier mot. Elles sont désormais dernière nous. Une vie nouvelle en Jésus est devant nous. Plutôt que d’être égoïstes, nous pouvons être généreux ; plutôt que d’être méchants, nous pouvons être bons ; plutôt que d’être violents, nous pouvons être doux ; plutôt que d’être dans la crainte et la peur, nous pouvons être confiants et dans l’espérance

4) Jésus est ressuscité ! Ce que je suis est changé, nouveau ; mes rapports avec les autres sont changés et donc nouveaux !

« Uni à Jésus-Christ » ressuscité, « je suis une nouvelle créature » (2 Cor.5v17)

« Si vous connaissez Jésus, « vous devez laisser votre vie d’autrefois. Avant, vous étiez pleins de désirs trompeurs qui vous détruisaient. Eh bien, ce que vous étiez avant, il faut vous en débarrasser comme d’un vieux vêtement. Comprenez les choses d’une façon nouvelle, selon l’Esprit de Dieu. Et, comme si vous mettiez un vêtement neuf, devenez une personne nouvelle. Cette personne nouvelle est créée comme Dieu veut : la vérité la rend juste et sainte » (Éphésiens 4v20‑24)

Ce nouveau vêtement, c’est notre nouvelle identité en Jésus. En conséquence, tout change dans nos relations avec les autres : nous ne mentons plus. Nous disons la vérité à notre prochain, parce que cela fait du bien à la communauté à laquelle nous appartenons tous ensemble. Cela nourrit la confiance entre nous ; si nous nous mettons en colère, notre colère ne doit pas nous envahir, elle doit cesser rapidement, sinon cela nous détruit et cela détruit les autres.  Nous n’avons plus peur de manquer. Nous ne volons plus et ne prenons plus par force ou par ruse ce qui est aux autres : nous travaillons honnêtement, sans tricher, pour pouvoir aider les autres qui ont besoin. Nous ne disons plus de mauvaises paroles, qui blessent ou rabaissent les autres, mais seulement les paroles qui font grandir et qui font du bien aux autres. Si on nous fait du tort, nous ne disons plus : « je vais lui rendre ce qu’il m’a fait ». Nous sommes bons les uns envers les autres et nous nous pardonnons les uns aux autres, comme Dieu nous a pardonné en Jésus, le Christ. (Éphésiens 4v25‑32)

5)Jésus est ressuscité ! Nous attendons « une nouvelle création »

2 Pierre 3v13 nous dit que ceux qui mettent leur confiance en Jésus-Christ savent que « Dieu a promis un ciel nouveau et une terre nouvelle où la justice habitera. Oui, c’est ce que nous attendons ».

« Un nouveau ciel et une terre nouvelle », c’est-à-dire une création renouvelée et restaurée. Dieu fera pour la création actuellement maltraitée/polluée/exploitée/dégradée ce qu’il a fait pour Jésus à la résurrection

Quant à nous, la Bible nous dit que nous vivrons avec Dieu pour toujours dans le nouveau ciel et dans la nouvelle Terre :  un monde nouveau où Dieu « essuiera toutes les larmes de (nos) yeux. La mort n’existera plus, il n’y aura plus ni deuil, ni cris, ni souffrance » (Apoc.21v4)

Dans ce cas, mes choix et mes actions –ce que je fais et dis de bon, beau, juste et vrai pour les autres, à la gloire de Dieu ; comment je prends soin et respecte mon corps, les autres et la nature, tout cela montre que j’attends cette nouvelle création. En Genèse 2v15, Dieu avait donné à l’homme et à la femme mission de garder et de prendre soin du jardin, de la création. Cette mission nous concerne tous aujourd’hui : la Terre est notre maison à tous ; nous sommes donc tous responsables d’en prendre soin, de la respecter et de ne pas gaspiller les ressources qu’elle nous offre.

Quand je fais aujourd’hui quelque chose de bon, beau, juste et vrai pour les autres et à la gloire de Dieu, je sais aussi que toutes ces actions auront leur place dans la nouvelle création que Dieu nous promet.

Jésus est réellement ressuscité : ce n’est donc pas terminé, tout commence !

 

L’Espérance ultime des chrétiens

Qu’est-ce que les chrétiens espèrent de l’avenir ? Vous serez surpris de l’apprendre !

Noël est derrière nous !

Mais savez-vous que les premiers chrétiens ne fêtaient pas Noël, mais uniquement la Résurrection corporelle du Christ, avec la grande fête de Pâques – sans oublier une célébration hebdomadaire ?

Ce qui en dit long sur le fondement de l’espérance future et ultime du christianisme des premiers temps, laquelle était fermement centrée sur cet événement historique. Et il y a de quoi être « surpris par (une telle) espérance », souligne le théologien N.T. Wright dans un passionnant ouvrage récemment publié(1), que je suis en train de lire.

« Les premiers chrétiens ne se satisfaisaient pas simplement de croire en la vie après la mort ; ils n’ont quasiment jamais parlé d’un transfert vers le ciel après la mort (….). Et lorsque ces chrétiens parlaient du ciel comme d’une destination post-mortem, ils semblaient envisager cette vie céleste comme une étape temporaire en route vers la résurrection finale du corps. Lorsque Jésus rassure le brigand sur la croix » qu’« aujourd’hui », il sera avec lui « au paradis » (Luc 23v43), ce « paradis » ne peut être leur destination finale, comme l’atteste Luc au chapitre suivant. « Le paradis » est plutôt le lieu où les morts en Christ (cf 1 Cor.15) se ressourcent en attendant la résurrection. Lorsque Jésus déclare à ses disciples « qu’il y a de nombreuses demeures dans la maison de (son) père » (Jean 14v2), le terme employé en grec, monè, désigne un séjour provisoire, une halte. Lorsque Paul désire « s’en aller pour être avec Christ, ce qui est bien préférable » (Philippiens 1,21-23), « il pense effectivement au bonheur de vivre auprès de son Seigneur immédiatement après sa mort, mais ce n’est qu’un prélude à la résurrection elle-même » (2).

En clair, explique encore N.T. Wright, l’espérance chrétienne d’un avenir en Dieu repose sur la conviction « d’un processus futur en deux étapes » (2) : 1) A la mort, « le corps de l’homme s’en retourne à la terre d’où il a été tiré [Gen.3v9] et le souffle de vie (l’esprit) retourne à Dieu qui l’a donné » (cf Ecclésiaste 12v7 et aussi Luc 23v46). L’espérance du chrétien est de demeurer auprès du Seigneur, dans l’attente de 2) son espérance ultime, laquelle est la Résurrection des morts, et une existence nouvelle dans une Création renouvelée [des « nouveaux cieux » et une « nouvelle terre »], selon Apocalypse 21v1, 4, où « la mort ne sera plus » et où « il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance. »

Au final, « Surpris par l’espérance » nous montre que ce que nous croyons à propos de la vie après la mort affecte directement ce que nous croyons de la vie avant la mort. En effet, si Dieu veut renouveler toute la création et non la détruire, cela signifie que la mission de l’Église ne peut se limiter au seul « salut des âmes » : elle doit travailler pour le royaume (ou le règne) de Dieu, dans le monde entier, en apportant guérison et espérance dès la vie présente.

Qu’en est-il pour vous ?

Une bonne idée de première lecture, pour bien débuter la nouvelle année !

Voir aussi, sur le même sujet, cette question « théo » très pratique :  https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2019/03/20/la-question-theo-du-mois-dieu-va-t-il-detruire-la-terre-lors-du-retour-de-jesus-christ/

 

Notes :

(1)Wright, N.T. Surpris par l’espérance. Excelsis, 2019 (Sel et lumière). Voir ici ou dans toutes les bonnes librairies.

(2) Ibid, p 85

A jamais (Brian Johnson)

Les étoiles ont pleuré,
Le soleil s’est voilé,
Car le Sauveur du monde était tombé.
Son corps sur une croix,
Son sang versé pour moi,
Sur ses épaules, le poids de nos péchés.

A son tout dernier souffle,
Le ciel s’est détourné.
Le Fils de Dieu gisait dans les ténèbres.
Une guerre dans le tombeau,
Livrée contre la mort,
Pour terrasser l’enfer à jamais.

Alors la terre trembla,
La pierre fut roulée.
L’amour parfait n’a pu être vaincu.
Mort, où est ton pouvoir ?
Le Roi ressuscité
A remporté la victoire.

À jamais Il est glorifié,
À jamais, il est élevé,
A jamais ressuscité,
Il est vivant, Il est vivant.

2013 Brian Johnson (adaptation de Séphora Bastrash)

Pourquoi Jésus est le Messie

Jésus est le Messie. Mais pas un messie politique. Pas un messie comme certains peuvent en attendre…..(Source : « Mockingbird »)

Jésus est le Messie.

Parce qu’il a vaincu l’ennemi ultime.

Jésus est le Messie pour Israël. Il n’est pas un « messie politique », comme les juifs en attendaient pour chasser l’occupant romain, ou comme d’autres en attendent aujourd’hui, qu’ils aient pour noms « François », « Marine », « Marion », « Laurent », « Emmanuel » ou « Donald »….

Jésus est venu pour libérer Israël de son ennemi ultime, qui est aussi celui de tout le genre humain.

Cet ennemi est bien plus puissant que l’occupant romain de l’époque, et plus puissant que toutes les oppressions possibles, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques, sociales ou physiques. Cet ennemi n’est pas « la Sécu », « les impôts » (servant normalement à financer les services publics, lesquels ne sont pas non plus l’ennemi), « le gauchisme », « les étrangers », « les pauvres », « les chômeurs », « les écologistes », « les grévistes »….

Pâque, c’est « sortir » et « faire sortir »…

Cet ennemi ultime est la mort. Et Jésus est venu libérer l’humanité de ce dernier ennemi(1 Cor.15v26), jusque-là considéré comme « faisant partie de la vie » et dont personne ne pouvait imaginer que l’on puisse en être délivré.

Jésus est le libérateur par excellence : crucifié et ressuscité durant la fête biblique de Pessah (Pâque ou « passage »), il est la Pâque ultime. En ressuscitant, il est celui qui nous fait passer de la mort à la vie.

La Pâque est le mémorial, le souvenir pour les juifs de la libération de l’esclavage en Égypte et la célébration du début d’une vie libre, libre de servir l’Éternel qui les a fait sortir du « pays des angoisses » à « main forte et à bras étendu ».

Aujourd’hui, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré : pour cela, il s’agit de pouvoir nommer ces oppressions.

Jésus a été – et est encore – le plus grand libérateur de l’histoire. Toujours vivant, il continue de libérer ceux qui sont prêts à accepter Son règne comme Seigneur dans ces parties de leur vie où Il ne règne pas encore….

Nous n’espérons pas « seulement » mais « aussi »….

Jésus est le même aujourd’hui : c’est pourquoi nous pouvons espérer.

« Si nous avons mis notre espérance en Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Cor.15v19).

Or, nous n’espérons « pas seulement » mais « aussi » dans cette vie, Jésus-Christ ressuscité étant « le même » aujourd’hui (Hébr.13v8).

He Is Alive

Tout compte fait, c’est la seule bonne nouvelle qu’il vaille la peine d’être publiée aujourd’hui. Car, sans cela, « notre foi est vaine » (1 Cor.15v14) :

« He is alive » (« Il – Jésus – est vivant ») de « Third day », un groupe de rock chrétien(1) au nom bien inspiré(2).

Jésus, « le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24v34). Il est Celui qui proclame : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apoc.1v18).

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé »(Rom.10v9).

 

Notes : 

(1)Un groupe formé à Atlanta (Georgie, États-Unis) en 1991 et fondé par le chanteur Mac Powel et le guitariste Mark Lee.

(2) »Third day » ou « troisième jour », en « bon français ». Une référence manifeste à la résurrection d’entre les morts de Jésus-Christ, le troisième jour après sa crucifixion. Référence qui n’aura échappé à personne, oserai-je espérer…

 

Ascension

Ascension de Jésus, par John Singleton Copley (1775)

Ascension de Jésus, par John Singleton Copley (1775)

Le livre des Actes des Apôtres, dans le Nouveau Testament, « commence avec le dernier éloignement de Jésus, son élévation au ciel(1). Jésus a continué à apparaître aux siens durant quarante jours et Luc, dans son évangile, tient à nous écrire qu’ils le virent vivant, donc non pas comme une vision, mais dans sa plénitude physique(2). C’est la belle promesse de la résurrection : qu’elle restitue les formes concrètes, que les sens en soient les témoins.

De ce jour d’adieu, après lequel Jésus ne devait plus apparaître à ses apôtres, il reste écrit un bref dialogue en ouverture du livre des Actes des Apôtres ; deux répliques seulement, mais essentielles. Certains demandent à Jésus si le moment du royaume d’Israël est proche, celui qui marque le temps final du monde. En réponse, ils obtiennent un refus, car il ne leur appartient pas de connaître ce temps-là. En revanche, ajoute Jésus, c’est à eux que revient la force de devenir ses témoins dans le monde. Jésus enseigne ainsi qu’il est vain de s’interroger sur les temps de l’échéance de la confection du monde, il est vain de chercher dans les Saintes Ecritures ou ailleurs, dans les livres d’astronomie, sa date d’extinction. De nombreuses prévisions d’apocalypse ont été tentées, mais il ne nous appartient pas de connaître le terme de l’histoire. Il appartient à l’homme, s’il a la foi, de devenir témoin auprès des autres de la nouvelle sacrée[« l’Evangile »]. Et de sentir dans cette foi la force d’accomplir ce devoir [ou cette mission]. Et pour écarter morgue et orgueil, qu’il sache[ce témoin]que cette force[ou cette puissance(3)] vient d’en haut et non pas d’eux-mêmes, qu’elle leur a été donnée par grâce et non par mérite.

Au terme du bref entretien, les apôtres le voient se hisser au-dessus d’eux et flotter en l’air pour disparaître dans un nuage. Ils ne voient pas plus loin, les sens ne vont pas plus loin, ni les leurs, ni les nôtres. Plus loin, il y a seulement la foi et cette force[cette puissance]qui descend d’en haut, saisit une personne et la lance dans le monde pour raconter.

Tel est le témoin direct, celui qui vient au nom de Dieu ». Mais les autres ? « Tous ceux qui n’ont ni force ni foi » ? Ils « peuvent du moins reconnaître dans ces personnes l’empreinte digitale, la trace du soulier de Dieu. Alors, même celui qui a du mal avec le ciel peut devenir un témoin indirect. Même s’il n’a pas vu Jésus se hisser dans les airs, il peut dire qu’il a vu la force de la foi descendre dans un de ses semblables. Il peut dire qu’il a vu la nouvelle dans un autre. »(Erri de Luca. Ascension IN Noyau d’olive. Folio, 2012, pp 36-38)

Nous-mêmes, ayant à la fois « la foi et la force », et qui n’étions pas présents, pouvons témoigner : « Jésus ? Nous « l’aimons sans l’avoir vu et nous croyons en Lui sans le voir encore, nous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse »(1 Pie.1v8). D’autant plus qu’il « viendra de la même manière » qu’il a été vu s’en être allé au ciel »(Actes 1v11)

 

Notes : 

(1) Lire le récit en Actes 1v1-11, livre dont Luc est également l’auteur.

(2) Résurrection sans laquelle « notre foi est vaine » cf 1 Cor.15v1-18. Voir aussi Luc 24.

(3) Cette « force » ou cette « puissance » est en réalité une personne divine : le Saint-Esprit(Actes 1v8, cf Jean 14v1616)