« En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien »

Non pas "la satiété en questions", mais "la satiété de questions", promise par le Seigneur Jésus. (Dessin de Xavier Gorce)

Non pas « la satiété en questions », mais « la satiété de questions », promise par le Seigneur Jésus.
(Dessin de Xavier Gorce)

« En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien », dit Jésus à ses disciples (Jean 16v23), en leur parlant de ce qu’ils le contempleront comme ressuscité et glorifié.

Parce qu’Il leur a dit : « Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père »(Jean 16v16, cf v19)….ils se questionnent les uns les autres. « En vérité, en vérité », leur dit Jésus, ils pleureront et se lamenteront, « et le monde se réjouira » : ils seront dans la tristesse, mais leur tristesse se changera en joie… Jésus les reverra et leur coeur se réjouira, et nul ne leur ravira leur joie.(vv20, 22)

Précédemment encore, le Seigneur avait dit à Pierre, au moment du lavage des pieds : « Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt »(Jean 13v7)

Cette affirmation (« en ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien ») peut paraître étonnante, puisque comprendre enfin ce que Jésus leur a si souvent enseigné à son sujet, et en être témoin, ne devrait pas marquer la fin des questions….mais plutôt le commencement de nouvelles questions ! Or, chaque fois que nous comprenons quelque chose « de plus », nous ressentons le besoin de « plus de » (ou de nouvelles) questions. En réalité, face au besoin du « toujours plus, plus de toi, Seigneur ! », Jésus fait l’annonce (et la promesse) que nous n’aurons « plus besoin (de plus) de » questions*.

Est-ce là l’accomplissement de ses déclarations précédentes ? Nous nous souvenons qu’Il a dit à la samaritaine, près du puits que « Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».(Jean 4v13-14). Après la multiplication des pains, Il a encore dit à la foule : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6v35). Et « le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout », s’était écrié : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié ».(Jean 7v37-39)

Le croyant en Christ n’est donc pas un « tonneau sans fond » réclamant toujours « plus, plus », à l’instar du consommateur rendu perpétuellement insatisfait par la publicité. Il est censé vivre par l’Esprit (Gal.5v25 ; Rom.8v9, 14) et connaître ainsi perpétuellement la plénitude, au point de déborder positivement sur les autres (cf Eph.5v18 et ss).

 Celui qui est en Jésus, et le connaît comme Son Sauveur et Seigneur, n’a plus besoin de questionner. Il ne connaît pas « plus », mais mieux. Le Saint-Esprit qui est en lui, est « l’Esprit de vérité », « qui (le) conduit dans toute la vérité », et rend gloire à Jésus, rappelant tout ce que Celui-ci a dit. Et Il répond à toutes ses questions (cf. Jean 14v16-31; 15v26-27; 16v1-15).

Sa connaissance de la vérité est donc complète, et il est en mesure de le transmettre à d’autres (cf Jér.31v31-34)

 Mais pour être ainsi conduit, il lui faut être disponible pour Celui qui l’enseigne(cf Jean 15).

 

 

Voir aussi :

1 Jean 2v27-28 : « Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés. Et maintenant, petits-enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui ».

1 Jean 3v2 : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est ».

 

Note :

*Pour Erri de Luca, il s’agit d’une « perfection » difficile à imaginer : « une perfection de satiété, même de questions ». Voir son article « satiété » IN Alzaia. Payot et Rivages, 1998(Bibliothèque Rivages), pp 175-176, qui m’a conduit à cette méditation.

 

Des tétrades : « drame », « roman »…ou faut-il s’attendre à ce que Jésus-Christ revienne en septembre 2015 ?

"Au-dessus de Paris la lune est violette. Elle devient jaune dans les villes mortes. Il y a une lune verte dans toutes les légendes..." chantait Federico Garcia Lorca. Mais celle-ci est rouge.

« Au-dessus de Paris
la lune est violette. Elle devient jaune dans les villes mortes. Il y a une lune verte dans toutes les légendes… » chantait Federico Garcia Lorca. Mais celle-ci est rouge.

Le Seigneur Jésus-Christ reviendra-t-il en septembre 2015 ?

Sans doute pas, et rien ne nous permet de l’affirmer, si l’on en croit le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, dans la Bible(Matt.24v36 ; Marc 13v32). D’ailleurs, Il peut revenir à l’instant, tout à l’heure, demain, dans quelques jours, dans quelques mois ou quelques années…au temps que connaît le Père seul. Et nous serons tous surpris.

Oui, si l’on en croit Claude Ignerski, qui prétend nous livrer ses « révélations de la fin des temps », dont le tome 3 s’intitule : « Septembre 2015 : 7 preuves irréfutables de la date de l’enlèvement de l’Eglise »(Editions Oasis, 2014)

Et que penser des « tétrades »*, éléments-clé de trois des « sept preuves irréfutables » de Claude Ignerski ? La Bible en parle-t-elle ?

En guise de réponse, voici 7 réfutations collectives** des 7 affirmations de Claude Ignerski à découvrir dans http://notreeglise.com/jesus-reviendra-t-il-en-septembre-2015/

Personnellement, il m’a paru toujours risqué de donner une date au retour du Seigneur. D’autres s’y sont essayés, avec le succès que l’on sait. D’autant plus que Jésus-Christ déclare vaine toute tentative de ce genre. L’essentiel est donc ailleurs, comme nous le montre l’article cité plus haut dans sa conclusion, nous invitant à aller au-delà de l’argumentaire : soit  « Aimer et servir Jésus – pas l’eschatologie ». En effet, le Seigneur Jésus « a cherché à diriger l’attention des disciples ailleurs ». Il revient « bientôt » ou « promptement ». Et nous avons à l’attendre, à désirer ardemment son retour. L’important étant de savoir « comment ».

[Relire les enseignements du Seigneur à ce sujet dans les Evangiles, lequel a aussi prédit que d’autres pourraient venir en son nom : Matt.24v5 ; Marc 13v6 ; Luc 21v8] Veillons donc et prions, car nous ne connaissons, ni le jour, ni l’heure…***

 

Notes :

*Quatre éclipses lunaires totales qui se produisent sur deux ans, sans éclipse partielle entre les éclipses totales. Nous vivons actuellement une tétrade qui a commencé le 15 avril 2014

** Réponse collective : Florent Varak (s. dir.), Jérémie Deglon, Stéphane Kapitaniuk, Franck Segonne, Philippe Viguier.

*** Puisque l’on parle d' »Apocalypse », voir ces avertissements donnés par le Seigneur Lui-même en Apocalypse 3v3, 16v15. Voir aussi 2 Thes.2.

Pour ne pas être « à côté de la P(l)âque »…

Pâque (ou Pessah) commence ce soir…..

 

Chaque année, en cette circonstance, la communauté juive fait disparaître tout levain des maisons, et durant 8 jours, ne mange plus que du pain azyme. Les plus anciens racontent également une très belle histoire aux plus jeunes : d’où ils viennent et ce que Dieu a fait(cf Exode 1-15). « Pessah »(l’institution se trouve en Exode 12) est donc la célébration d’un « passage »(c’est le sens du mot « Pâque »), d’une libération et d’une renaissance, comme vous pourrez le découvrir à la lecture de ces chapitres du livre de l’Exode cités plus haut.
Ce premier soir a lieu le « séder », célébré en famille.

Sur la table, on réserve une coupe de vin à Élie(la coupe « messianique »), prophète dont l’histoire est racontée en 1 Rois 17-2 Rois 2v11. Ce dernier n’a pas connu la mort(à l’instar d’Hénoc cf Gen.5v21-24), puisqu’il a été enlevé au ciel par Dieu, dans un char de feu(2 Rois 2v11). Depuis cette ascension, le prophète Elie est considéré comme l’annonciateur de la venue du Messie(comparer avec Luc 1v13-17), promesse de libération définitive pour le peuple d’Israël(cf Malachie 4v4-6). Cette coupe pour Elie est une façon de souhaiter la bienvenue au prophète, ou bien à son prochain. Traditionnellement, la porte d’entrée est ouverte ce soir là pour l’accueillir*.

Les chrétiens, quant à eux, célèbrent, non seulement « la mort du Seigneur » Jésus-Christ, « notre Pâque »(1 Corinthiens 5v7 cf Matt.26-27 ; Marc 14-15 ; Luc 22-23 ; Jean 18-19), mais aussi, surtout, Sa résurrection**(Matt. 28 ; Marc 16 ; Luc 24 ; Jean 20). Ils attendent Son retour. Ils célèbrent eux aussi un « passage », celui de la mort à la vie(nouvelle) cf Romains 6v4. Ils se souviennent « d’où ils viennent »(ils étaient « esclaves…du péché »)et « de ce que Dieu a fait » en Jésus-Christ(1 Pie.1v18-21).
Ils sont également exhortés à faire disparaître de leur vie et de leur coeur « tout levain de malice et de méchanceté » (cf 1 Cor.5v8) ou tout ce qui viendrait s’ajouter à la vérité biblique ou qui n’aurait rien à voir avec Pâque(les oeufs, les lapins et les poules en chocolat, par exemple). Et « célébrer la fête » avec « des pains sans levains de la pureté et de la vérité »(1 Cor.5v8)

Vous-mêmes, vous êtes sans doute croyants(pratiquants, confessants ou de tradition) et Pâque a du sens(ou un certain sens)pour vous….Lorsque vous célèbrerez cette fête, la place d’honneur sera-t-elle réservée au Christ, au Messie ? « La porte d’entrée »(de votre coeur) sera-t-elle ouverte, ce soir-là, pour l’accueillir ? Attendez-vous Son(prochain, prompt) retour ? Le fait de savoir qu’Il est vivant a-t-il une conséquence réelle et pratique dans votre vie ?

 

Prochainement, seront publiés deux billets, l’un sur le sens de la mort de Jésus-Christ à la croix et l’autre sur une conséquence de Sa résurrection.

 

En attendant, je vous souhaite une « bonne Pâque » ou un « Christ est(réellement)ressuscité ! »(Luc 24v34)

 

Notes :

* http://www.rosee.org/rosee/page90.html ; http://www.chiourim.com/f%C3%AAtes/pessah/la_coupe_du_prophete_elie.html ; http://www.chiourim.org/paracha-pinhas/la-chaise-du-prophete-eli.php

** A noter que les chrétiens(orthodoxes) grecs se saluent de la sorte : (Le)Christ (est) ressuscité ! (Χριστός Ανέστη! Christos anesti).

« Jésus revient » : es-tu « Marathanien » ou « marathonien » ?

Voyage par George Hodan   Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

« Jésus revient ! » L’attends-tu ?

Comment l’attends-tu ? Comme un être cher ?

Pourquoi l’attendre ?

Parce que Jésus a dit qu’Il reviendrait. Notamment quatre fois dans le livre de l’Apocalypse.

Parce que le retour du Seigneur Jésus est l’un des plus importants des enseignements bibliques :

Le Nouveau Testament nous parle 9 fois de la nouvelle naissance, il nous parle 20 fois du baptême, 70 fois de la repentance et plus de 300 fois du retour de Jésus-Christ. Toutes les prophéties de l’Ancien Testament(près de 400) annonçant la première venue de Jésus-Christ se sont accomplies. Il est donc permis de croire que les prophéties concernant Sa deuxième venue s’accompliront elles aussi.

Je me souviens d’ailleurs d’une parole d’un moniteur, lorsque j’étais adolescent, en camp : Jésus-Christ revient. Il peut revenir ce soir, dans quelques minutes, dans quelques heures…ou dans quelques mois…Mais Il revient.

Tiens, d’ailleurs, depuis quand remonte le dernier enseignement que vous avez entendu sur le retour de Jésus ?

« Jésus revient ».

Quand revient-Il ?

« Bientôt », c’est à dire « promptement », « subitement ». A un moment où l’on ne s’y attendra pas.

Mais « quand » ?!

Jésus Lui-même l’a dit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a réservé de sa propre autorité! »(Actes 1v7)

Mais l’important est ailleurs : plus que de spéculer sur les dates et les moments exacts de son retour, il importe davantage de se préparer à Son retour, et de veiller en travaillent de tout notre cœur pour le jour où nous le verrons enfin face à face.

Comment l’attendre ?

Faut-il, selon l’expression de Richard Borgman, dans son « Le Royaume équilibré de Dieu »,

être « marathanien »(vivre sur le court terme, « puisque Jésus revient ») ou « marathonien »(travailler sur le long terme, et être prêt pour le retour de Christ, puisqu’Il revient justement « bientôt », soit « promptement », « subitement »)*

La réponse semble être dans l’équilibre : « marathanien » et « marathonien ».

« Nous avons tous besoin de prier afin de mener une vie sainte comme si Jésus revenait ce soir, tout en faisant des projets et en nous préparant pour un éventuel long parcours. Comme l’a dit l’apôtre Paul, « la couronne de justice » est pour ceux qui combattent le bon combat(sans nécessairement gagner toutes les batailles), finissent la course(pas nécessairement à la première place), et gardent la foi(pas nécessairement celle qui est la plus grande) »** cf 2 Timothée 4v7-8

Alors ?

Peux-tu témoigner ainsi : Je crois que Jésus-Christ est mon sauveur et mon seigneur, et j’attends(désire)son retour ?

Si la réponse est oui, tu feras la différence ! Et l’on verra la différence !

A lire : Philippiens 3v10-17 ; 2 Tim.4v7-8 ; Matt.24 ; Marc 13v35-37 ; 1 Thes.4v13 ; Jean 14 ; 1 Cor. 15 ; Luc 17v34-36 ; 2 Pie.3

Notes :

* Borgman, Richard. La vie équilibrée de Dieu. Ed. Le Lion et l’agneau, 1994, pp 297-303

** op. cit. p 303