Le jeûne est-il un « kung fu » spirituel ?

 

Le jeûne est l’un des thèmes de recherche qui conduit régulièrement les internautes sur Pep’s café! le blogue(1). Et ce, en tout temps, avec des « pointes » à certaines périodes du calendrier. Personnellement, je serai heureux que vous me racontiez et me partagiez ce que vous trouvez en cherchant ici. Ceci dit, ce type de recherche me paraît révélatrice d’une préoccupation constante, qui ne devrait pas étonner, puisque généralement comprise comme étant liée à une certaine « pratique » (religieuse ou non).

Dans la Bible, le jeûne fait partie de ce que l’on pourrait appeler « les postures de combat »(2), en lien avec le « combat spirituel » évoqué dans le Nouveau Testament. S’agit-il d’un « kung fu » spirituel pour autant ? Paul l’explique très bien dans sa lettre aux chrétiens d’Ephèse : Ce type de lutte n’est pas « contre des êtres humains » ; mais « contre les pouvoirs, les autorités, les maîtres de ce monde obscur, contre toutes les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les cieux » (Eph.6v12). On ne peut s’y exercer comme à un sport ou un art martial, mais la vie en Eglise [la communauté de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et le reconnaissent comme Seigneur, pas le bâtiment…] peut rapidement devenir une « salle d’entraînement », où nous luttons pour que les règles du jeu du Règne de Dieu soient mises en place.

L’enjeu est en effet celui-ci : à la suite du Christ, dont le message est « le moment favorable est venu, le règne de Dieu est tout proche ! Changez de vie et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1v15), la mission de ceux qui lui appartiennent, et reconnaissent qu’Il est Seigneur, consistent à proclamer et à affirmer, « réaliser » le règne de Dieu là où il n’est pas encore. « Réaliser » signifie d’abord en comprendre les tenants et aboutissants (cf Luc 17v20-21), mais aussi le faire advenir à la réalité. Comment alors installer le Règne de Dieu ?

Certains ont voulu le faire par la force (L’Inquisition) et ont échoué. D’autres ont voulu le faire par le retrait du monde : même échec, conduisant au sectarisme. D’autres ont pensé y parvenir par la politique (théocratie, césaropapisme, théologies de la libération), espérant en des « messies politiques », avec les résultats désastreux (encore récents)que l’on connaît.

Or, pour installer le Règne de Dieu, il faut planter la bannière du Christ. Mais ce n’est pas parce que vous portez un tee-shirt (ou déposez dans l’urne un bulletin) « Jésus », et une Bible dans votre sac, que le Règne de Dieu – ou le Christ – est là. C’est là où Christ est reconnu comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, que Christ règne.

Les « postures de combat » installant le Règne de Dieu sont, de fait, la louange, l’adoration, la discipline intérieure(proclamer que Christ règne dans « ce temple » de mon corps, dans mes pensées et dans ma volonté), l’obéissance, la prière, et le jeûne.

Le jeûne fait partie de la discipline offerte par le Seigneur pour nous disposer à la disponibilité spirituelle. Le principe du jeûne est de se priver de quelque chose pour laisser advenir autre chose. Il n’est pas forcément un jeûne de nourriture d’ailleurs ! Il peut être un jeûne d’écrans, de distractions, d’activités, d’achats et toute autre chose dont nous pouvons être convaincus de nous priver pendant ce temps. En Matthieu 6v16-18, Jésus insiste sur le fait qu’il s’agit d’une pratique personnelle [Pierre fera ainsi son jeûne, Jacques le sien et Daniel le sien…], et discrète, enseignant que le meilleur jeûne est celui que l’on ne connaît pas et ne soupçonne pas. Jésus prolonge ainsi les exhortations des prophètes avant lui, qui critiquaient justement les jeûnes proclamés, les dénonçant comme étant l’occasion d’un déballage d’une piété ostentatoire, plus préoccupée par les apparences.

Contrairement à ce que disent certains, le jeûne n’amène pas de puissance d’après la Bible. Il offre juste du temps et de l’espace intérieur. Ce sont les sorciers qui jeûnent pour la puissance. Le prophète Esaïe a bien repositionné de la part de Dieu ce qui doit être l’objectif du jeûne : un temps de consécration ou de reconsécration afin que la justice de Dieu (plutôt que l’injustice) puisse paraître . Car « le jeûne tel que je l’aime, le voici, vous le savez bien », dit Dieu : « c’est libérer ceux qui sont injustement enchaînés, c’est les délivrer des contraintes qui pèsent sur eux, c’est rendre la liberté à ceux qui sont opprimés, bref, c’est supprimer tout ce qui les tient esclaves. C’est partager ton pain avec celui qui a faim, c’est ouvrir ta maison aux pauvres et aux déracinés, c’est fournir un vêtement à celui qui n’en a pas, c’est ne pas te détourner de celui qui est ton frère ». (Esaïe 58v6-7)

Un rappel utile quand certains voient en effet dans le jeûne une façon de négocier avec Dieu, pour lui soutirer des grâces. C’est là une conception marchande de Dieu, un désir de l’instrumentaliser pour nos projets les plus autocentrés ou les plus religieux. A l’inverse, le jeûne, comme les autres « postures de combat spirituel », nous conduit à demeurer veilleurs et veillant, comme Jésus nous y exhorte en Luc 21v36 : « Ne vous endormez pas, priez en tout temps ; ainsi vous aurez la force de surmonter tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. »(2)

 

 

 

 

 

Notes :

(1) De même que les plans de lectures bibliques et les articles sur l’éducation aux médias comptent parmi les documents les plus téléchargés sur ce même blogue.

(2) D’après « Au Nom de Jésus (T2) : Mener le Bon Combat », de Gilles Boucomont. Editions Première Partie, 2011, pp 284-288

En attendant « Pessah », le passage (à l’heure d’été)

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure », dit Jésus dans une parabole, pour nous encourager à nous préparer à Son retour soudain.

« Une invitation à remettre les pendules à l’heure »

Ceci dit, si vous ne savez « ni le jour, ni l’heure » du retour de Jésus (« seul le Père le connaît »), et alors qu’ont lieu actuellement les préparatifs de la fête biblique de « Pessah » (Pâque ou « passage », qui commence samedi), vous pouvez déjà vous préparer….au passage à l’heure d’été, qui aura lieu ce weekend !

Comment nous y préparer ?

En avançant nos montres, pendules et réveils d’une heure dans la nuit de samedi à dimanche (à 2H du matin il sera donc 3H).

« Réveillons-nous « ! La Fête des trompettes (2)

Source image : AJCF

Suite et fin de l’étude sur La Fête des trompettes – 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth, Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée du jour que je remercie. Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat.

 

Quelle est la signification de la Fête des Trompettes chez les Juifs ?

Elle est multiple.

Le son de la trompette, ou plutôt du shofar (corne de bélier), est tout d’abord destiné à rappeler aux Juifs que le Dieu d’Israël est un Dieu de miséricorde, mais aussi un Dieu de jugement.

Le son de la trompette est un appel à la repentance, tout en rappelant à Dieu Sa miséricorde pour ceux qui se repentent.

C’est aussi l’annonce du jugement pour ceux qui refusent de se repentir.

Dans le Judaïsme, la Fête des Trompettes évoque encore plusieurs choses :

– Traditionnellement, le jour de la Fête des Trompettes commémore la création d’Adam, au sixième jour de la création, immédiatement avant le repos divin du shabbat.

Pour nous chrétiens, il représente le jour béni où notre corps sera ressuscité ou changé en un clin d’oeil, avant l’enlèvement de l’Eglise, qui précède les sept années des noces de l’Agneau dans le Ciel, avant le grand Shabbat de la terre que représente le Millénium.

– Ce jour marque aussi le premier jour de l’année civile Juive, ou Rosh Hashanah.

– Le jour de la Fête des Trompettes est aussi le jour anniversaire de la naissance de Noé.

Noé est une figure de l’enlèvement de l’Eglise (Genèse 7:6 et 8:13).

C’est aussi le jour où il ôta la couverture de l’arche, quand la terre eut séché.

Quel est notre rôle en tant qu’Eglise ?

Jé 4. 5-6 : « Annoncez en Juda, publiez à Jérusalem, et dites : Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix, et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! Élevez une bannière vers Sion, fuyez, ne vous arrêtez pas ! Car je fais venir du septentrion le malheur et un grand désastre. »

LES RESULTATS DE LA TROMPETTE

Ps 47. 6. « Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L’Éternel s’avance au son de la trompette. »

Un avertissement

– Ce jour annonce aussi le jour du jugement divin et celui de la résurrection des morts (Jérémie 30:6-7. Sophonie 1:14-16).

Il s’agit du grand Jour de l’Eternel.

Ce jour annonce la « tribulation de Jacob, » qui se produira lors de la Grande Tribulation, quand l’Antichrist persécutera à mort les Juifs qui auront refusé de l’adorer comme Dieu.

Mais Jacob sera finalement délivré de cette tribulation par le Messie, au moment de Son retour glorieux sur la terre.

Un rassemblement

– Ce jour de la Fête des Trompettes est celui du rassemblement des élus de Dieu (Nombres 29:1-6).

Le shofar était toujours utilisé pour rassembler le peuple, et tout particulièrement pour rassembler les troupes, ou pour « lever le camp. »

(Voir 1 Thessaloniciens 4:16 : « Car le Seigneur lui même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement »).

Le jugement

En ce jour du Yom Teruah, des « livres sont ouverts dans les cieux. »

Pendant dix jours, jusqu’à la Fête du Yom Kippur, chacun est appelé à s’examiner devant le Seigneur, à se repentir, et à mettre sa vie en ordre, avant le grand jour du Yom Kippur, jour de la rédemption d’Israël.

Car c’est en ce jour du Yom Kippur que les livres sont fermés, et qu’est prononcée la sentence divine.

Le Seigneur veut toujours avertir les pécheurs avant de prononcer Ses jugements.

Ceux qui se repentent échappent à Son jugement.

Rappelons que le jour du Yom Kippur est celui qui devrait voir le retour du Seigneur sur la terre avec l’Eglise.

Tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation reconnaîtront alors « Celui qu’ils ont percé », et ils se convertiront à Jésus leur Messie (Romains 11:12).

Il est intéressant de savoir que, dans la tradition juive, quand Moïse descendit pour la deuxième fois du Mont Sinaï, avec les Tables de la Loi, ce fut le jour du Yom Kippur.

C’est en cette même Fête du Yom Kippur que Jésus doit revenir pour la deuxième fois sur la terre.

Plus tard, quand il assembla et consacra le Tabernacle, ce fut le premier jour du premier mois (Exode 40:1).

C’est ce premier jour du premier mois (mois de Nisan) qui marque le début de l’année religieuse.

Ezéchiel reçoit la vision du Temple du Millénium le jour du Yom Kippur, le dixième jour du premier mois (Ezéchiel 40:1).

En revanche, quand Salomon a consacré le Temple de Jérusalem, ce fut le jour de la Fête des Tabernacles, figure du Millénium (2 Chroniques 5:3).

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le jour du mariage du Messie (Joël 2:15-16).

C’est aussi en ce jour que l’Eglise ressuscitée sera unie pour toujours avec son Seigneur, quand Il viendra l’enlever de cette terre à Sa rencontre dans les airs, pour la conduire aux noces de l’Agneau.

Les fiançailles et le mariage

A ce propos, il est bon de rappeler comment se déroulait le mariage de l’époque :

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents, en particulier par le père.

– Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : une forte somme d’argent, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

– Un prix était fixé pour « l’acquisition » de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

– La fiancée devait donner son consentement.

Le prix de l’Eglise et de son mariage fut le sacrifice de Jésus à la croix !

– Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés étaient légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter.

– Un document écrit était alors établi, le ketubah, qui fixait le « prix » de la fiancée, les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

– Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à sa fiancée.

– La fiancée devait passer par un bain rituel, ou « mikveh, » symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

– Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la « chambre. »

– La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

– Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

– Le retour du fiancé se faisait en général la nuit, au son du shofar.

Il emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Puis une grande fête de sept jours réjouissait tous les invités.

L’Église universelle (fiancée) réunie pour l’Eternité avec son Roi (Le fiancé)

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le couronnement du Messie, du Roi d’Israël (Psaumes 47 et 98:6-9).

L’AVENEMENT DU ROYAUME SUR TERRE

Le Seigneur est couronné comme Roi d’Israël et du monde.

Sa souveraineté est alors affirmée.

Il est intéressant de savoir que les rois d’Israël et de Juda étaient en général couronnés en ce jour de la Fête des Trompettes.

C’est alors qu’ils étaient proclamés rois, qu’ils montaient publiquement sur le trône, qu’ils recevaient l’onction d’huile royale, et qu’ils étaient acclamés par tous leurs sujets, venus leur rendre hommage et allégeance.

Dans quel état spirituel se trouvera l’Eglise au moment de l’Enlèvement ?

Au moment de l’Enlèvement, l’Eglise fidèle sera prête !

Elle sera trouvée veillant et priant.

Elle ne sera pas surprise comme par un voleur dans la nuit.

C’est l’Eglise morte qui sera surprise.

Voici ce que dit Paul aux Thessaloniciens : « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:1-9).

Le texte grec pour : « Pour ce qui est des temps et des moments » parle des « temps et des saisons. »

Paul faisait référence aux temps et aux saisons des convocations solennelles de l’Eternel, lors des Fêtes sacrées de l’Eternel.

Paul dit clairement que les Chrétiens qui vivent comme des enfants du jour et de la lumière ne seront pas surpris par ce jour !

Ce sont les Chrétiens de l’Eglise morte qui seront surpris, comme Jésus le dit, dans l’Apocalypse, à l’Eglise de Sardes : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » (Apocalypse 3:1-3).

L’Eglise de Sardes est morte, et, si elle ne se repent pas, elle ne saura pas à quelle heure le Seigneur viendra.

Dans la tradition, le souverain sacrificateur et le capitaine des gardes du Temple étaient aussi surnommés des « voleurs dans la nuit. »

En effet, les sacrificateurs qui veillaient constamment sur le feu sacré et sur l’entretien du chandelier ne devaient jamais s’endormir au cours de leur service.

Si le souverain sacrificateur ou le capitaine des gardes, au cours d’une visite inopinée, surprenaient un sacrificateur endormi, ils mettaient le feu à ses vêtements.

Le fautif devait se débarrasser de ses vêtements enflammés, et s’enfuir honteux, « pour que la honte de sa nudité ne paraisse pas » (Apocalypse 3:18).

Il en résulte que l’Eglise vivante, elle, saura à quel moment le Seigneur reviendra, même si elle n’en sait ni le jour ni l’heure !

Elle ne se laissera pas surprendre, parce qu’elle veille en permanence.

Le Seigneur Jésus a dit : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).

Abraham est un type de l’Eglise fidèle, et Lot un type de l’Eglise infidèle.

Dans Matthieu 24, Jésus a dit : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 24:45-51).

Ni le bon, ni le mauvais serviteur, ne connaissaient l’heure exacte du retour de leur maître. Mais le bon serviteur a continué fidèlement à accomplir sa tâche.

C’est ce que l’Eglise fidèle continuera à faire jusqu’au bout.

 

Soyons donc réveillé, éveillé, veillant et fidèle jusqu’à ce que le glas de la trompette retentisse et annonce le retour majestueux de Notre seigneur Jésus. Maranatha !

« Réveillons-nous » ! La Fête des trompettes (1)

Source image : AJCF

La Fête des trompettes 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth

Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée que je remercie.

Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat. Vu sa densité et sa richesse, cette étude est scindée en deux parties.

 

Définition de veiller: « agrupneô » en grec; être circonspect, attentif, prêt – Thayer.

Veiller est donc le contraire d’être insouciant, « d’être dans la lune », d’être endormi.

Synonyme de veiller « agrupneô ». grègoreô (s’efforcer de rester éveiller) et de nèphô (s’abstenir de l’excès d’alcool pour garder un état d’alerte exempt de toute somnolence qui permet d’éviter les dangers spirituels qui nous guettent)

VERSETS

« Soyez sobres (nèphô), veillez (grègoreô). Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ». (1 Pierre 5:8)

Marc 14 : 38 : « Veillez… »

Ephésiens 5 : 14 : « Réveille-toi, toi qui dors , Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera. »

Es 58. 1. « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés ! »

Ap 8. 2. « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »

Ap 9. 21. « Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. »

Matt 22 : 1-14

 

INTRODUCTION

La Fête des Trompettes est appelée faussement  » Rosh Ashana » ou (qui veut dire) « Tête de l’année », ce qui n’est pas du tout le cas puisqu’elle est la 5e fête placée au 7e mois de l’année du calendrier biblique, selon Dieu (voir au début le Calendrier juif des fêtes bibliques).

En réalité, la  » tête de l’année  » c’est Pâques, car Dieu a dit: « Ce mois-ci (le mois de Nissan) sera pour vous le premier des mois de l’année «  (Exode 12: 1). La tradition « dite Juive moderne » s’est permise de transformer la Parole de Dieu…. AU LIEU DE NOUVELLE ANNEE DISONS alors NOUVELLE SAISON OU ENCORE SECONDE PARTIE D’ANNEE qui se veut à la fois dans le naturel… (Nouvelle en Israël, car cette période défini la saison sèche de la saison des pluies)

La fête :

Lev 23 : 23-25 : « L’Eternel parla à Moïse, et dit:  Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le septième mois (Le mois de Tichri), le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, (un mémorial de jubilation, une commémoration publiée au son des trompettes,  un mémorial de jubilation) et une sainte convocation., Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ».

LES CYCLES DE DIEU 

Les 7 fêtes de l’Eternel déterminant la destinée de l’humanité : 2 fêtes triptyques.
Le fait que les quatre premières étapes prophétiques du ministère de Jésus correspondent aux quatre premières Fêtes du printemps nous permet de penser que les trois dernières étapes prophétiques de Son ministère seront aussi inaugurées les jours mêmes des trois dernières Fêtes de l’automne.
L’Enlèvement de l’Eglise, qui est aussi le jour de la résurrection des morts en Christ, pourrait donc se produire lors d’une prochaine Fête des Trompettes [mais cela reste hypothétique]

Les quatre fêtes du printemps ont correspondu, au jour exact, à un événement précis de la vie du Seigneur et de l’Eglise :
– Jésus-Christ est mort le jour même de la Fête de la Pâque juive.
– Il a été enseveli le premier jour de la Fête des pains sans levain.
– Il est ressuscité le jour même de la Fête des Prémices.
– L’Esprit-Saint est descendu sur l’Eglise le jour même de la Fête de Pentecôte.

On peut donc raisonnablement penser que les trois fêtes de l’automne vont également correspondre à un événement capital de la vie du Seigneur et de Son Eglise.(1)

 

Les Sacrifices de la Fête des Trompettes

Nombres 29:1-6 : « Le premier jour du septième mois, vous aurez une sainte assemblée. Vous n’effectuerez aucun travail pénible. Ce jour sera proclamé parmi vous au son des trompettes.
Vous offrirez en holocauste dont l’odeur est agréable à l’Eternel un jeune taureau, un bélier et 7 agneaux d’un an sans défaut. 3 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile: 6 litres et demi pour le taureau, 4 litres et demi pour le bélier, 4 et 2 litres pour chacun des 7 agneaux.
Vous offrirez un bouc en sacrifice d’expiation, afin de faire l’expiation pour vous.
Vous offrirez ces sacrifices, en plus de l’holocauste mensuel et de l’offrande végétale qui l’accompagne ainsi que de l’holocauste perpétuel et de l’offrande végétale et des offrandes liquides qui l’accompagnent, d’après les règles établies. Ce sont des sacrifices passés par le feu dont l’odeur est agréable à l’Eternel ».

Voici les événements auxquels vont probablement correspondre ces fêtes de l’automne : (ATTENTION C’EST HYPOTHETIQUE)

– L’Enlèvement de l’Eglise devrait se produire lors de l’une des prochaines Fêtes des Trompettes, ce qui marquera le début de la Grande Tribulation.

– Le retour du Seigneur sur la terre devrait se produire le jour même de la Fête du Yom Kippour de la septième année qui suit l’enlèvement de l’Eglise.

Car c’est à ce moment que tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation se convertiront au vrai Messie.

– Le début du Millénium devrait être proclamé le jour de la Fête des Tabernacles qui suit la fête précédente, celle du Yom Kippur.

Puisque nous sommes au moment de cette Fête des Trompettes, qui [devrait] marquer l’Enlèvement de l’Eglise, il nous a semblé important d’approfondir l’étude de cette fête.

De même que les quatre fêtes du printemps ont correspondu à la première venue de Jésus, les trois fêtes de l’automne doivent correspondre à la seconde venue du Seigneur.

Ces deux séries de fêtes sont séparées par une longue période de quatre à cinq mois, période qui correspond au temps de l’Eglise.

C’est le temps du mûrissement de la récolte et de la moisson.

C’est aussi un temps de grande sécheresse en Israël.

La Fête des Trompettes est la seule à être célébrée un jour de nouvelle lune.

La tradition juive dit qu’Elle doit se célébrer sur deux jours, qui forment une seule longue journée.  » (ceci en dehors de la terre d’Israel)

Elle était connue comme la fête « dont on ne connaissait jamais ni le jour ni l’heure. »

Dès que le premier croissant de lune était observé par les deux témoins chargés de cette mission, on sonnait 100 coups de trompette : 11 séries de neuf coups brefs, suivies d’un son puissant et prolongé, celui de la « dernière trompette. » (Voir Apocalypse)

C’est de cette « dernière trompette » dont parle l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15:51-53.

Il ne s’agit donc pas de la dernière des sept trompettes de l’Apocalypse, dont Paul ne connaissait pas l’existence au moment où il a écrit aux Corinthiens.

Cet ordre précis de différents sons, brefs et long, indiquait aussi au peuple Hébreu, dans le désert, qu’il devait se préparer à décamper, pour se diriger vers un nouveau lieu de repos.

SIGNIFICATION DU SON DES TROMPETTES

Dans le calendrier prophétique des temps, cette fête des trompettes est bien à sa place en 5e position, dernière phase avant le retour du Seigneur.

Le Son de la trompette ( » térouah »> signifie, d’après sa racine hébreu, « le réveil « ) : un signal qui doit provoquer l’attention et réveiller celui qui l’entend !… Le « Shoffar « , qui est employé comme trompette jusqu’à ce jour par le peuple d’Israël, est une corne de bélier dont le son puissant profondément POIGNANT garde une portée prophétique, tout en « marquant » des événements graves et importants. Le  » Shoffar » retentit pour certaines fêtes ou convocations exceptionnelles ou encore dans de graves dangers, etc….

Nombres 10.9-10 : « Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu ».

La prophétie parle beaucoup de la trompette, surtout en ce qui concerne  » les temps de la fin « . Le rétablissement d’Israël en 1948 est la conséquence de ce grand coup de trompette dont Isaïe le prophète a parlé:  » En ce temps-là, l’Eternel secouera des fruits depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Egypte et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël !… En ce jour, on sonnera de la grande trompette (« Shoffar Gadol « ) et reviendront ceux qui étaient exilés..  » (Esaïe 27: 12 à 13).

Ce « grand son de trompette » c’est aussi celui qui a produit un tel « mouvement sur les os « , selon la prophétie d’Ezéchiel (Ez 37: 1 à 14),

C’est actuellement un temps de préparation et d’attente. Bientôt résonnera le son de trompette dont parle l’Écriture : « Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange étau son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et les morts en Christ (le Messie) ressusciteront premièrement, ensuite nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensembles enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs » (I Thessal 4: 16 à17)… « Tous nous seront changés en un instant; en un clin d’oeil à la dernière trompette » (c’est-à-dire la 7e trompette dont parle Apocalypse 11 : 15)… « la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous,  nous serons changés » (I Corinth. 15 : 51 52 53).

Parlant de son propre retour, le Seigneur Jésus a dit: « Le Fils de l’homme paraîtra…, il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ses élus des quatre vents… «  (Matth.24: 30, 31).

Mais avant cette 7e trompette qui sonnera la délivrance de beaucoup…, il y en a 6 autres qui sonneront les heures graves d’un monde sous le jugement!… Les chapitres 8 et 9 de l’Apocalypse décrivent ces coups de trompettes, successifs, lesquels, traduits dans un langage moderne, prennent un relief étonnant et bouleversant:

Nous [serions], prophétiquement et historiquement à l’époque des trompettes, car le retour du Messie est proche et, c’est en prévision de ces temps-là que le prophète Amos disait très justement ; « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu O Israël ! » (Amos 4: 12).

Mt 24. 31 : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. »

Ez 33. 3 : « Si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette, et avertit le peuple ; 4 et si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. 5 Il a entendu le son de la trompette, et il ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. 6 Si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette ; si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle. »  Celle-là même qui était chargée de sonner et d’avertir avec le shofar.

Os 8. 1 : « Embouche la trompette ! L’ennemi fond comme un aigle sur la maison de l’Éternel, parce qu’ils ont violé mon alliance, et transgressé ma loi. »

L’homme au service de Dieu doit ici sonner du chofar.

Os 5. 8 : « Sonnez de la trompette à Guibea, sonnez de la trompette à Rama ! Poussez des cris à Beth-Aven ! Derrière toi, Benjamin ! 9 Ephraïm sera dévasté au jour du châtiment ; J’annonce aux tribus d’Israël une chose certaine. »

1 Th 4. 16 : « Car le Seigneur lui- même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. »

(A suivre)

 

 

Note :

(1)Concernant ces fêtes :

PESSAH :

– La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

– La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

– La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le shabbat de la Pâque du mois de Nisan.

Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un shabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier shabbat de la Pâque.

SHAVOUOT :

– La Fête de Pentecôte (Shavouot) : le 6 du mois de Sivan.

SOUCCOT :

– La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri (7iem mois).

– La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

– La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri. (7ieme fête du 7ieme mois

 

« Et la lumière brillait dans les seules maisons des hébreux… »

Voici un passage tiré de 1 Thes.5v4-11 et que nous connaissons peut-être tous :

Tard dans la nuit par Jani Ravas

Tard dans la nuit par Jani Ravas

« Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour [le jour du Seigneur, cf versets précédents]vous surprenne comme un voleur;
vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.
Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.
Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit.
Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.
Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ,
qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui ».
C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites ».

Plusieurs choses ont retenu mon attention. Et vous ?

Si nous sommes « des enfants de la lumière », alors nous ressemblons à Notre Père !
Qui est-il ? Quelle est Sa nature ? Comment le reconnaît-on ?

1 Jean 1v5 nous rappelle que « Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres ».

Si nous sommes « des enfants de la lumière », quels fruits produisons-nous ? Quel est le « fruit de la lumière » ?
Eph.5v9 dit que « le fruit de la lumière consiste en toute bonté, et justice, et vérité ».

Ensuite, si nous sommes « des enfants du jour », nous ne sommes pas « de la nuit ». Et donc, nous veillons et ce que nous faisons est manifeste : « celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu », dit le Seigneur(Jean 3v21).
Si « nous sommes du jour », nous ne dormons pas. Ceux qui dorment sont ceux qui sont morts, dit Eph.5v14.
Mais nous, nous vivons dans l’espérance présente et l’espérance future « de vivre avec Lui ».

Nous vivons et l’attendons donc.
C’est cette attente qui conditionne notre façon de vivre. Une façon de vivre « active »,  ni paresseuse, ni fanatique ou extrémiste.

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

Je me souviens encore qu’alors que les ténèbres frappaient l’Egypte (9ème plaie), la lumière brillait(brûlait)dans les seules maisons des hébreux(Ex.10v22-23).
Une maison, ce n’est pas seulement un bâtiment : c’est une famille.

Qu’est-ce qui peut seul entretenir cette lumière, cette flamme ?

Que jamais il ne manque d’huile dans nos maisons, pour que brûlent nos lampes en continue, de façon à éclairer ceux qui sont dehors…(Luc 8v16)

« Veille sur toi-même et sur ton enseignement » : une exhortation pour tout enseignant, moniteur et parent

(Ce qui suit a été reçu le 05/02/10. A la base, il y a eu une discussion avec un jeune adulte sur la parabole de l’ivraie. Laquelle discussion m’a, de fil en aiguile, conduit à toute une réflexion. Celle-ci, mise une première fois par écrit, a été reformulée le 27/10/11, synthétisée et transmise comme exhortation à des moniteurs d’école du dimanche et parents le 13/05/12. Je la publie ici en espérant qu’elle sera utile)

Pourquoi une telle exhortation ?

Mare et poulains par Karen Allen

Mare et poulains par Karen Allen

Parce que tout enseignant est confronté au défi suivant en ces temps difficiles que nous vivons : répondre à un refus d’apprendre/d’être enseigné et à un rejet de ce qui nourrit.

Or, nous ne devons pas nous décourager et nous souvenir que Dieu nous dit qu’ «aujourd’hui est le jour du salut !»(2 cor.6v2) : nous devons être, à la fois actifs et persévérants pour le Seigneur, et actifs pour chercher, transmettre la vérité. Car, combien de temps encore pourrons-nous le faire ? Le Seigneur « revient bientôt », « promptement ». Nous, chrétiens, vivons dans cette espérance de son retour et comme si ce jour était le dernier.

Recentrons-nous sur les priorités : pour nous, enseignants, moniteurs, ou parents, ces priorités que nous avons choisis sont les enfants et la Parole de Dieu. Seules choses « durables » et éternelles.

Dans cette perspective, la présente exhortation se résumera à  : « veille sur toi-même » et « sur ton enseignement ».

Passages de référence : 1 et 2 Timothée ; 2 Rois 2, 4, 6(exemples d’Elisée)

I)« Veille sur toi-même »

Tout enseignant enseigne d’abord ce qu’il est. Nous, enseignants, moniteurs et parents,

Vigne par gabile gabile Soyons attachés au cep pour porter du fruit

Vigne par gabile gabile
Soyons attachés au cep pour porter du fruit

nous sommes ce que nous sommes, parce que nous sommes avant tout rattachés « au Cep », le Seigneur Jésus-Christ. Parce que nous connaissons Jésus-Christ comme sauveur et seigneur de nos vies.

A)Nous sommes exhortés à persévérer dans la fidélité et le témoignage.

Dans 1 et 2 Timothée (lettre de Paul à son disciple, Timothée), plusieurs verbes à l’impératif : « garde », « demeure », « tiens ferme ». Dieu nous demande « d’être » et de « vivre », plus que de « faire ».

« Garde-toi (ou conserve-toi) pur » (1 Tim.5v22), c’est-à-dire, « sans mélange », sans compromis.

« Sois un modèle…en paroles, en conduite, en amour, en foi, en pureté » (1 tim.4v12)

« Garde le bon dépôt » (2 Tim.1v13-14, 1 Tim.6v20)

« Combat le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience » (1 Tim.1v18)

Child and Book par George Hodan Demeurons dans un enseignement d'avenir

Child and Book par George Hodan
Demeurons dans un enseignement d’avenir

« Demeure dans les choses que tu as apprises et reconnues certaines » (2 Tim.3v14)

Nous sommes exhortés à « nous exercer » et « à rechercher » : ici, toujours dans Timothée, un mot-clé, qui revient avec une certaine insistance. C’est-là la clé, ce qui fait la différence. C’est le mot « piété » : ce qui plaît à Dieu. Cultivons donc l’amour et l’amitié de Dieu.

« Exerce-toi à la piété » (1 Tim.4v8, 6v6) ; « Recherche la piété » (1 Tim.6v11)

Une promesse :

« Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux » (2 Pie.2v9) ; Dieu « aime la piété et non les sacrifices… » (Osée 6v6)

Dieu réclame de nous un élan du cœur, un don de l’être tout entier par amour : c’est ce qui motive aussi pour enseigner les (nos) enfants.

« Le mystère de la piété est grand » : l’incarnation et la glorification du Seigneur (1 Tim.3v16)

« La doctrine est selon la piété » (1 Tim.6v3)

B) Nous sommes exhortés à « déclarer », « exposer », « rappeler », «enseigner la vérité » (1 Tim.4v6, 11 ; 2 tim.2v14 ; 2 Tim.4v2)

« Présente-toi devant Dieu comme un homme éprouvé (…) qui dispense droitement la parole de la vérité » (2 Tim.2v15)

« Reprends », « exhorte » (1 Tim.5v20-21 ; 2 Tim.2v24-25 ; 2 tim.4v2)

« Applique-toi à la lecture…à l’enseignement. » (1 tim.4v13, 2 tim.3v15-17) : sois un homme (ou une femme) de la Parole de Dieu !

[Parenthèse pratique : mieux vaut une modeste lecture sur un temps court, mais régulière, systématique et suivie d’un livre – commencer par un « petit livre », comme 1 Jean, Galates, Philippiens…puis Jean, Deutéronome, Esaïe « le cinquième évangile ». Exemples de plans de lecture ici]

II) « Veille sur ton enseignement » (1 Tim.4v16)

Sur quoi ou sur qui se recentrer, recentrer ? Quel doit être le nœud de notre enseignement ?

Trois exemples avec Elisée, « un type de Christ » :

A)« Les eaux de Jéricho » (2 Rois 2v19-22) : la grâce de Dieu
B)« La mort dans la marmite » (2 Rois 4v38-41) : Christ, dans son humanité, son incarnation
C)« La cognée perdue » (2 Rois 6v1-7) : la croix qui libère

A)« Les eaux de Jéricho »

« les eaux sont mauvaises » et le pays « stérile » (2 Rois 2v19). Il est important de remonter à la source du mal (v21). Du sel est ajouté, « jeté » à la source des eaux, qui furent « assainies » et « il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité » (v21-22).

Cristaux pour le bain par Talia Felix

Cristaux pour le bain par Talia Felix

Le sel purifie et renvoie à la grâce de Dieu : « ayez toujours une parole pleine de grâce, assaisonnée de sel, pour communiquer la grâce… » (Col.4v6)

B)« La mort dans la marmite » 

Un contexte de famine (2 Rois 4v38) : que donner à manger ?
On décide de cuire un potage. Mais le contenu du potage est rendu amer par des « coloquintes sauvages », que « l’on ne connaissait pas » (v39). Nous tous, moniteurs, contribuons « à faire la soupe », mais veillons à ne rien apporter quoique ce soit de contraire à Christ et à la Bible.
A noter que la marmite n’a pas été renversée : de la farine a été ajoutée au contenu.
La farine renvoie au pain, donc au corps de Christ « donné  pour nous » (Luc 22v19).

Est-il prêt par Donna Cosmato

Est-il prêt par Donna Cosmato

Cela nous parle de Christ dans son humanité, son incarnation (cf 1 Jean 1v1-4. « Tout esprit qui déclare publiquement que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu », cf 1 Jean 4v1-3).

C)« La cognée perdue »(2 rois 6v1-7) 

« Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la place de la cognée perdue et fit surnager le fer ». Le bois « libère le fer » : de même, la croix nous a libéré de la mort qui nous retenait captif. (Comparer avec Exode 15v22-27).

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

Enseigner la croix est essentiel, car sans la croix on n’a pas enseigné l’évangile. C’est le seul chemin qu’a suivit le Seigneur, bien que le diable ait tenté (sans succès) de lui faire prendre « un raccourci », de même que Pierre sans doute bien intentionné(« surtout pas ce chemin-là, voyons, Seigneur »…)

Au centre de notre enseignement et de notre vie chrétienne : la grâce, la personne de Christ « parfaitement Dieu et parfaitement homme », la croix.

Nous devons donc enseigner une personne, car la vérité est une personne : « la vérité est en Jésus » (Ephésiens 4v21), qui se présente comme lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6).

Conclusion : Quelques mots-clés

Le mot du diable est toujours « demain », « plus tard ». De toute façon, il trouve toujours quelque chose à faire pour nous occuper…et nous rendre dépendants de choses qui nous asservissent.(alcool, drogue, jeu, travail, sport, divertissement…technologie !)

Le mot de Dieu est toujours « aujourd’hui », car « aujourd’hui est le jour du salut »(2 Cor.6v2). Demain sera sans doute trop tard.

Le Seigneur revient. Le temps est à l’urgence. Profitons-en pour être actif dans et pour le Seigneur.

Trois mots d’ordre :

"3 singes modernes"Ceux du monde (cf les 3 convoitises de 1 Jean 2v16)sont : « consomme », « amuse-toi » et « sois (reste) jeune ».

Ceux de Dieu (2 Tim.2v3-6), sachant que nous sommes exhortés à «se « fortifier dans la grâce qui est en Jésus-Christ »(2 Tim.2v1) et à « souffrir comme des bons soldats de Jésus-Christ »(2 Tim.2v3), à dire non à nous-même et oui à Dieu, car cela a été le chemin du Seigneur sur la terre :

Toujours Ensemble par George Hodan

Toujours Ensemble par George Hodan

« Plais » au Seigneur, sois loyal envers Lui (image du soldat) ; « respecte les règles »(image de l’athlète) et ne prends pas de raccourcis ; « travaille en prenant de la peine », si tu veux récolter les fruits(image du cultivateur)

Ne te décourage pas ! (2 Tim.4v5)

« Veillons et prions » : percevons l’enjeu spirituel !

Bored femme étudie par Petr Kratochvil Tu n'as pu veiller une heure avec moi ? demande Jésus

Bored femme étudie par Petr Kratochvil
Tu n’as pu veiller une heure avec moi ? demande Jésus

Les disciples n’avaient pas pu « veiller une heure » avec Jésus.

Sans doute parce qu’ils n’avaient pas saisi tout l’enjeu de cette nuit décrite dans les évangiles : Matthieu 26; Marc 14, Luc 22, Jean 18.

« La nuit où le Seigneur fut livré »(1 Cor.11v23).

Cette nuit où le diable semble avoir jeté toutes ses forces contre Jésus.

Cette nuit où le Seigneur Jésus a peut-être été tenté de remonter au ciel, seul, sans passer par la croix(Marc 14v32-36 ; Matt.26v36-39)

Cette nuit où Il a été abandonné de tous, trahi par l’un et renié trois fois par un autre.

Néanmoins, lors de cette nuit, « l’heure (de ses ennemis)et la puissance des ténèbres »(Luc 22v53), une lueur demeure, avec pour encouragements la Parole et l’exemple du Seigneur :

-Il annonce précédemment à ses disciples tout ce qui va se passer(Luc 22v14-22…Matt.26v1, 18 et ss; etc…), preuve qu’il « ne subit pas » et qu’Il accomplit la volonté de Celui qui l’a envoyé : « que ta volonté soit faite » sera le dernier mot(avec le « tout est accomplit » cf Jean 19v30)

Il enseigne ses disciples au sujet de l’identité de notre véritable ennemi, avec la chair et le monde : « le diable, le meurtrier dès le commencement(celui d’Abel, premier témoin du Christ par anticipation cf Gen.4v4, 8 ; celui des générations de Moïse-Ex.1v15-22-et de Jésus-Matt.2v16), le menteur et le père du mensonge »(Jean 8v44)

En effet, il est bon et nécessaire de se rappeler que notre lutte « n’est pas contre la chair et le sang… »(Eph.6v12).

Jouer aux échecs par Andrew Schmidt Soyons "attentifs ensemble", quant à l'enjeu du combat spirituel

Jouer aux échecs par Andrew Schmidt
Soyons « attentifs ensemble », quant à l’enjeu du combat spirituel

C’est pourquoi, ayant pris en considération toute la réalité et l’enjeu de ce combat spirituel,

« veillons et prions » : car « si l’esprit est prompt, la chair est bien faible », dit Jésus(Marc 14v38)

« Que ta volonté soit faite »(Luc 22v42, Jean 6v3) : là est la clé. Afin que Dieu seul soit glorifié dans tout ce que nous faisons pour et avec Lui. C’est ce qui a motivé le Seigneur durant son ministère et à Gethsémané.

« Travaillons tant qu’il fait jour » : tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes la lumière du monde (Jean 9v4-5 ; Matt.5v14), à l’instar du Seigneur Lui-même.

« Veillons et prions », « travaillons », « les armes à la main », comme au temps de Néhémie(8v17), et en nous souvenant que nos armes ne sont pas charnelles, mais spirituelles. En Ephésiens 6v10-17  sont détaillées les armes dont nous disposons : « le casque du salut »(protégeant les pensées), « la cuirasse de la justice »(qui protège le coeur), « le bouclier de la foi »(« pour éteindre les dards enflammés du malin »)…et la seule arme offensive qui est « l’épée de l’esprit » ou la Parole de Dieu. Sachons manier celle-ci, non contre nos semblables, notre prochain ou notre frère, ou même les autorités de notre pays(instituées par Dieu, cf Rom.13v1-2)-« la chair et le sang »-mais contre le bon adversaire.

Tard dans la nuit par Jani Ravas

Tard dans la nuit par Jani Ravas

« Veillons et prions », en exerçant le discernement, don de Dieu(1 Cor.12v10), comme « des hommes faits »(Hébr.5v14)

« Travaillons, tant qu’il fait jour » et soyons ce que nous sommes : « des enfants de la lumière et du jour »(1 Thes.5v5), à l’image de notre sauveur et seigneur ; marchons comme des enfants de lumière(Eph.5v8), à l’image de notre Dieu et Père céleste, « qui est lumière » et en qui il n’y a pas de ténèbres »(1 Jean 1v5). Et produisons le fruit de la lumière : bonté, justice, vérité »(Eph.5v9)

« Veillons et soyons sobres »(1 Thes.5v6)