Comment Dieu nous parle-t-il ?

Ecoute ! Dieu te parle !

Voici un exemple de question posée à « 1001questions.fr », excellent site dont nous avons déjà parlé ici : « comment Dieu nous parle-t-il ? »

La réponse, postée le 18/03 :

De tas de manières différentes ; il est libre !

Mais l’outil qui m’est donné pour l’entendre, c’est le texte biblique. Ce qui suppose un certain nombre de précautions propres à ce media particulier. Ainsi, il faut d’abord lire intelligemment le texte, en usant des mêmes moyens que pour n’importe quel texte (les notes qui accompagnent le texte y aident parfois) : le sens des mots et expressions, le contexte littéraire (= la Bible elle-même, à commencer par ce qui entoure le texte choisi) et historique (= ce qu’on sait du temps et du lieu de l’écriture), etc. Et puis il faut se demander ce que le texte m’apprend, me dit sur Dieu, sur moi, sur mes relations aux autres. Enfin il faut demander à Dieu de me faire comprendre ce qu’il veut me faire entendre, lui qui est une vraie personne vivante, à moi qui en suis une autre.

Il faut aussi accepter que Dieu se taise, ou dise autre chose que le texte biblique (choisi à bon escient ou au hasard). Mais c’est toujours la Bible qui reste le critère : si j’entends Dieu me dire le contraire, alors ce n’est pas Dieu ! Comme toute parole, celle de Dieu est un acte relationnel, qui m’implique autant que lui. C’est ma foi, pas mes connaissances, qui est sollicitée, elle concerne ma propre vie. C’est la parole d’amour d’un père, par elle je reçois la vie du Christ qui est mort et ressuscité pour moi. Dans le concret de mon existence. À proprement parler, c’est lui, Jésus, qui est la parole de Dieu pour moi.

Le critère pour savoir si c’est Dieu qui parle et pas mon inconscient ou l’air du temps : « sola scriptura » ! L’Ecriture seule a autorité.

Je puis donc aussi entendre cette parole à travers l’Église, les autres, les événements, la tradition, la nature, etc. Mais dans tout ça, je n’ai pas de moyen de savoir que c’est Dieu plutôt que mon inconscient ou que l’air du temps. Là encore, le critère, c’est la fidélité de ce que j’entends à la révélation biblique. C’est ce que les théologiens protestants appellent le « sola scriptura » : l’Écriture seule a autorité…

A cette réponse claire et précise, je rajouterai ceci : il est toujours frappant(mais pas étonnant) de constater que ceux ou celles qui remettent en question une telle autorité ont généralement tendance à lui substituer une autre parole et donc une autre autorité. La leur, le plus souvent…..

 

Voir aussi cette autre question, sur le même site : « comment entendre la voix de Dieu ? »

Comment et pourquoi étudier la Bible ? (1)

Avant d'ouvrir la Bible, il convient d'abord d'être "ouvert" soi-même....

Avant d’ouvrir la Bible, il convient d’abord d’être « ouvert » soi-même….

Bonjour ! Pep’s café revient pour un rythme plus régulier, après la pause estivale !

Pour bien démarrer ce nouveau mois de Septembre de façon « studieuse », voici une nouvelle série d’articles vous invitant à partir ensemble à la (re) découverte d’un livre à la fois « bien connu » et « méconnu » : la Bible ! Mais il ne s’agit pas tant d’une invitation à découvrir la Bible pour elle-même que d’une invitation à nous y attacher (et au-delà, à nous attacher à Celui dont elle parle), à l’écouter, la lire, l’étudier, la mémoriser et la méditer régulièrement, de sorte qu’elle fasse autorité dans nos vies.

Bon parcours, quelque soit votre arrière plan et vos convictions philosophico-religieuses !

 

Première partie : nos motivations. Pourquoi lire et étudier la Bible ?

Quel est le point commun entre la Bible et un parachute ? Il ne faut pas oublier de l’ouvrir !

1) Nous lisons dans la Bible que « Dieu a parlé… »(Hébr.1v1), avec cette invitation, ou cet ordre : « Ecoutez, cieux ! Terre, prête l’oreille ! C’est le Seigneur qui parle… » (Es.1v2) ; « ciel, prête l’oreille et je parlerai ; terre, écoute les mots que je vais prononcer »(Deut.32v1).

De là ces questions : « Dieu a parlé ». Comment ? Que dit-il ? A qui ? Suis-je concerné ? Suis-je prêt à prêter l’oreille à ce qu’Il dit, et, selon Deutéronome 4v9, à « ne pas oublier ces paroles que (mes) yeux ont vues » ?(1) Et, surtout, à y obéir, à l’instar de Samuel : « parle Seigneur, ton serviteur écoute » (1 Sam.3v9-10. Voir aussi 1 Sam.15v22) ?

Dieu a parlé de plusieurs manières (Hébr.1v1) : Dieu a parlé à Jérémie par cette Parole semblable à « un feu, un marteau qui brise le roc » (Jer.23v29 ; 20v9) et qui le fait « trembler comme un homme ivre » (23v9). A Elie, Dieu a fait entendre « un murmure doux et subtil » (1 Rois 19v11-13). Et c’est au moment où Job et ses amis se sont arrêtés de discuter, que Dieu a parlé sans être interrompu ! (Job 38-41)

« Que toute chair fasse silence devant l’Eternel ! »(Zach.2v13) est la condition pour écouter Dieu nous parler, d’autant plus que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur, quand Il parle. Cette « mise en condition » implique aussi, de notre part, de nous examiner et de nous « éprouver nous-mêmes » (2 Cor.13v5). Car nous pouvons bien affirmer : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim.1v12).  Mais sur quel fondement ? Quelle autorité ?

Avons-nous « des convictions » ? Ou « des croyances » ? D’où viennent-elles ? Une conviction est une idée qui me porte, alors qu’une croyance est ce à quoi je tiens. L’une ou l’autre devrait passer le test suivant :

 2) « L’heure de vérité » (et non pas « leurre de vérité ») 

Le Seigneur Jésus nous enseigne que « c’est la vérité qui (nous) rendra libre. » (Jean 8v32) Mais sommes-nous vraiment attaché à la vérité ? A moins que nous ne tenions trop à nos croyances, nos traditions, nos opinions, pour les lâcher …

« La vérité nous rendra libre »…mais « qu’est-ce que la vérité ? » demande Pilate à Jésus, en sortant ensuite avant d’entendre la réponse ! (Jean 18v38) Pourtant, Jésus est sans équivoque à ce sujet : Lui-même déclare, en Jean 14v6, être « la vérité »(2) et que la vérité est aussi le Saint-Esprit (Jean 15v13) et la Parole de Dieu (Jean 17v17). Les trois ne se contredisent pas et rendent témoignages l’un à l’autre (cf Jean 5v31-47 ; Jean 14v26, 15v26, 16v13-15 ; 1 Jean 5v9…).

Ceci posé, connaître la réponse à la question-ce qu’est la vérité-et savoir qu’il existe une vérité absolue est un premier pas, mais non suffisant. Car il ne s’agit pas de « connaître » la vérité de façon théorique, intellectuelle : il s’agit surtout d’y croire, et de « marcher dans la vérité ». C’est-à-dire, de vivre en accord avec les commandements de Dieu (1 Jean 2v3-6) et être vrai quant à Dieu, à soi et aux autres (1 Jean 1v5-10, Jean 8v31-32). Une promesse est d’ailleurs donnée à ce sujet en Luc 11v28 par le Seigneur Lui-même : « bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Mais la meilleure façon de « marcher » nécessite…de commencer à « marcher ». C’est-à-dire, d’avoir un « point de départ ».

 

 3) Quel est notre « point de départ » ?

Pour avoir déjà utilisé un GPS ou acheté un billet de train dans une gare, nous savons que pour aller quelque part, il nous faut un point de départ. Et tout navigateur sait que celui qui ne sait pas où il va suivra toujours « le sens du vent », et sera « ballotté çà et là à tout vent de doctrine… » (Eph.4v14)

« D’où partons-nous » ? Quel est notre fondement de foi et de vie ? Qu’est-ce qui fait autorité dans notre vie ?

Un fondement nous est donné par Dieu ; il nous parle par les Ecritures, la Bible, que nous avons complète.

La Bible n’est pas plus « ringarde » aujourd’hui qu’hier, comme en témoigne la conclusion de la parabole racontée par Jésus en Luc 16v27-31. Le riche tourmenté dans le séjour des morts dit à Abraham : « Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. Mais Abraham lui dit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. Mais il dit: Non, père Abraham; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. »

Recevons-la donc avec foi et joie (Jer.15v16) ; ne la « boudons pas » pour de « la viande » (Nombres 11v4-20). Imitons plutôt :

  • Les Béréens (Actes 17v10-12) : de « sentiments nobles », ils recevaient la parole qui leur avait été enseignée « avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact ».
  • Timothée (2 Tim.3v10-17) : il connaissait « les Saintes Lettres » dès sa jeunesse (v15) ; quand Paul lui a prêché l’Evangile, il a été convaincu que ce message était conforme aux Ecritures et « digne d’être entièrement reçu » ; il a ensuite vu vivre Paul (vv10-13) et il a pu constater que c’était un homme de Dieu. C’est ainsi qu’il a su qu’il pouvait demeurer dans ce qu’on lui avait enseigné.

La qualité de la marche de ces croyants dépendait donc de ce que la Bible était leur norme de vie et leur fondement de foi.

 

Voici encore d’autres bonnes raisons de fonder sa vie sur les Ecritures bibliques, Parole de Dieu :

Le prophète Jérémie nous rappelle ce qui nourrit vraiment : « le froment » (la Parole de Dieu) et non « la paille »(les songes), laquelle peut servir de couverture ou de lit, mais non de nourriture ! (Jer.23v24-28)

L’apôtre Pierre nous exhorte à « (désirer), comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui (nous croissions) pour le salut » (1 Pie. 2v2).

Et l’auteur de l’épître aux Hébreux définit ce qu’est un adulte : celui « dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal », et qui se nourrit de « nourriture solide » (Hébr.5v14) – ici la Parole de Dieu.

Qu’en est-il pour vous ? Faites le point !

Sans oublier ces avertissements toujours actuels :

  • « Ne pas oublier ces paroles que (nos) yeux ont vues », ou lues (Deut.4v9).
  • Nous avons « Moïse et les prophètes » (l’Ancien Testament) et même tout le Nouveau Testament en plus : « écoutons-les » ! (Luc 16v27-31)

(A suivre)

 

 

Notes :

(1) Le verset de Deut. 4v9 (habituellement traduit dans les versions Darby, Segond, TOB, Colombe…par « prends garde à toi….de peur que tu n’oublies les choses-ou événements- que tes yeux ont vues ») peut aussi se traduire par « tu n’oublieras pas les paroles que tes yeux ont vues ».  Dans l’original hébreu, le terme employé pour « mots » est « dabar » (« דָּבָר »). Ce qui peut vouloir dire » 1) Parole, mot, ordre, commandement, sentence, oracle, conseil…., 2) Chose, événement, action, 3) Cause, motif, 4) Affaire en Litige. Une des règles importantes en matière de traduction est de prendre en compte le contexte direct. Ainsi, les traductions « mot » ou « choses » peuvent être considérées comme des hypothèses valables. Quant aux termes « événement » ou « choses », employés par la plupart de nos versions, ils semblent correspondre à l’ensemble des événements qui sont décrits dans les versets suivants, notamment : « L’Éternel vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu le son des paroles, mais vous n’avez point vu de figure ; il n’y avait qu’une voix. » (v.12, soit un événement à la fois auditif et visuel). L’intérêt de traduire par « choses » ou « événement » permet d’englober l’ensemble des choses décrites dans les versets suivants. Enfin, les interprétations rabbiniques à ce sujet sont également intéressantes en ce qu’elles soulignent « l’inscripturation » des commandements sur les tables de pierres (v13). Dans tous les cas, Moïse rappelle au peuple, « communauté de l’Alliance », qu’écouter Dieu est un premier impératif. Et aujourd’hui comme hier, lire les Saintes Ecritures, Parole de Dieu, c’est aussi obéir à ce commandement prioritaire de l’écoute.

(2) Et Paul rappelle que « la vérité est en Jésus »(Eph.4v21)

 

« L’espérance(vivante), pas l’espoir » : Première épître de Pierre (introduction)

On connaît le vieux dicton « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »…un proverbe qui n’est pas « biblique », mais romain (de Cicéron ou Sénèque).

En effet, la Bible ne parle pas « d’espoir »….mais « d’espérance ».

"Soyons plein d'espérance !"Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

Lu sur un forum  philosophique :
« L’espoir est relatif à l’existence humaine quotidienne, matérielle. Il se rapporte à une situation désirable sans que ce que cela soit assuré. Même s’il y a de la confiance dans l’espoir, il y a forcément de l’ignorance à l’égard de l’avenir. Cela s’accompagne d’une attente, mais aussi de la crainte. La crainte d’un mal à venir qui serait la non-réalisation du bien à venir. Il est donc conditionnel et incertain.
L’espérance fait appel au moins à un principe transcendant, qui dépasse notre seul monde. Un incroyant complet ne peut faire l’expérience de l’espérance s’il est complètement incroyant ».

L’espérance, selon la Bible et selon Dieu, n’est pas déterminée par le fait de vivre. Elle repose en Dieu. Elle est « une espérance vivante ».
Cette « espérance vivante » est le thème de cette première épître de Pierre, que je vous propose d’étudier (de façon hebdomadaire)pour commencer un premier cycle, qui se poursuivra avec la Première épître de Jean et l’épître de Paul aux Galates.

Avant de commencer l’ étude de la Première épître de Pierre, familiarisons-nous d’abord avec son auteur, les destinataires de l’épître et les raisons de sa rédaction. Un document d’étude(avec un plan) est proposé ici : Infos de base étude biblique 1 Pierre

L’étude prendra la forme d’une série de questions, auxquelles nous ne donnerons pas de suite la réponse. Libre à vous de poster vos réponses en commentaire, par exemple, ou de nous les envoyer.

A noter que si l’on n’a pas de Bible sous la main, l’épître peut se lire en ligne.

L’AUTEUR

Comment l’auteur de l’épître se présente t-il en 1 Pierre1v1 ?

Que savons-nous de l’apôtre Simon Pierre par l’ensemble du Nouveau Testament ? Voir, notamment, Jean 1 ; Matthieu 14, 16 et 26 ; Marc 1, 5 et 14 ; Actes 3, 10 et Galates 2v1-14.

Quel nom Jésus lui a-t-il donné ? Pourquoi ?

 
DATE ET LIEU

L’un et l’autre sont incertains.

D’où Pierre écrit-il, selon 1 Pie.5v13 ?

Note sur « La Babylone » mentionnée en 5v13 : il est possible qu’il s’agisse de la célèbre ville du bord de l’Euphrate et où se trouvait une importante communauté juive. Beaucoup pensent qu’il s’agissait de Rome, appelée « Babylone » de manière figurative ou « codée ». En tout cas, il semble certain que Pierre n’a pas fondé l’église de Rome, puisque Paul avait pour principe de « ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rom.15v20). Ainsi, si Pierre avait fondé Rome, Paul n’y serait pas allé évangéliser.

DESTINATAIRES 

Comment Pierre les appelle-t-il ?(1 Pie 1v1-2a)

Soyons attentifs sur chacun des termes qualifiant les destinataires de l’épître, dans ce passage : que signifient-ils ? Quelles conclusions pourrions-nous en tirer, notamment pour nous personnellement ?

BUTS DE L’EPÎTRE

Elle se découvre en 1 Pierre 5v1-4, 12-14.

Quels commandements particuliers le Seigneur Jésus avait-il donné à Pierre, en Luc 22v32 et en Jean 21v15-17 ?

En écrivant cette épître, Pierre a-t-il fait ce qui lui était demandé ?
Pourquoi étudier cette lettre aujourd’hui ?

Quels sont les trois ou quatre MOTS CLES de l’épître ? (cf notamment 1 Pie.5v10)

 

Bonne étude !

Les « 10 commandements » de l’interprète de la Parole de Dieu

 

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

Curieux étudiant par Petr Kratochvil
La Parole nous parlera si nous la laissons nous parler. Si nous la faisons parler, nous n’entendrons que notre propre voix.

 1) La Bible est la Parole de Dieu et elle est la seule vérité (1 Thes.2v13, Jean 17v17). Tous les hommes que Dieu a utilisés pour des réveils étaient attachés à Christ et à l’Ecriture (2 Chr.34).

2) La prière et la conduite du Saint-Esprit (Jean 16v13)

Le Saint-Esprit nous a été donné pour que nous soyons conduits dans toute la vérité. Nous devons à la fois chercher la pensée de Dieu par la prière et aussi tenir compte de ce qu’il communique par le moyen de nos frères et sœurs en Christ.

3) Nous avons reçu un esprit de « sobre bon sens » (2 Tim.1v7, 1 Cor.10v15) : Recevons simplement ce que le Seigneur nous dit et donnons aux termes employés leur sens courant. Avant de voir des « types », voyons-y la réalité.

4) « Boire directement l’eau vive à la source, plutôt qu’au réservoir ». Aller directement au texte biblique, car Dieu nous a parlé par l’Ecriture et non par des commentaires. Si ceux-ci sont utiles, l’Ecriture est seule Parole de Dieu, et seule inspirée.

5) Etre honnête et vrai (Luc 10v26) : est-ce que nous ne comprenons pas ce que nous lisons, ou est-ce que nous ne voulons tout simplement pas obéir à ce que nous comprenons ?

6) Lire l’explicite avant de chercher l’implicite (Matt.15v2-6)

Des « fondamentaux », dans la Parole de Dieu, tels que l’amour et la justice, et des préceptes simples, tel qu’honorer ses parents. Toute explication allant contre ces principes clairs doit nous être suspecte.

7) Ne pas chercher confirmation de ce que l’on pense ou l’approbation de ce que l’on a déjà décidé de faire (Matt.4v5-7) : La Parole nous parlera si nous la laissons nous parler. Si nous la faisons parler, nous n’entendrons que notre propre voix.

8) La règle des « deux ou trois témoins » (2 Cor.13v1) : il est important de ne pas établir de doctrine sur la base d’un seul verset. Toutes les doctrines importantes peuvent être établies par de nombreux versets et leur contexte.

9) Ne pas confondre l’esprit et la lettre (Jean 6v63, 2 cor.3v6) et l’esprit prime sur la lettre :

« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité ».(Jacq.1v22-25)

Notre attachement à la Parole écrite doit nous amener à produire du fruit dans notre marche pratique quotidienne, sinon il n’est qu’intellectuel, « nous nous séduisons nous-même ».

10) Interpréter les versets « obscurs », difficiles, par des versets plus clairs (2 Pie. 3v16)

Sans oublier le « 11ème commandement » : « Chercher Christ dans les Ecritures », puisqu’elles parlent et témoignent de Lui.

Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent(…)Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies.(Luc 24v27, 44)

 

(Inspiré de Pierre Oddon : « Examiner chaque jour les Ecritures ». Séminaire « Boire à la Source »)

Introduction à la première série d’études systématiques de livres de la Bible

Selon Dawson Trotman, le fondateur des « Navigateurs », si l’on veut avoir une bonne prise en main de la Parole de Dieu, la Bible (appelée par ailleurs « l’épée de l’Esprit », cf Eph.6v17), et une compréhension saine, il existe cinq voies privilégiées.

Blé par George Hodan

Blé par George Hodan

Toutes doivent bien fonctionner :
« Entendre »(ou écouter), par exemple lors de prédications.

« Lire » : de façon régulière et systématique chaque livre de la bible d’un bout à l’autre, pour avoir une vue d’ensemble des Ecritures.
Il est possible de le faire en un an. Nous proposerons prochainement plusieurs cycles de lectures.

« Etudier » : soit « le plat de résistance » de celui qui veut scruter ou sonder véritablement la Parole de Dieu(Jacq.1v25).
Cette discipline fait l’objet de cette partie du blogue et c’est particulièrement celle-ci(outre la lecture systématique de la Bible en un an) que nous souhaitons
encourager.

« Mémoriser »

« Méditer » : cette fonction est essentielle, puisqu’elle trouve son application en relation avec les autres activités précédentes. Ainsi, nous lisons et méditons la Bible ; nous étudions et méditions la bible, etc…
Loin de « faire le vide » dans notre esprit, méditer la Parole de Dieu nous permet de comprendre ce que nous lisons, de nous en imprégner et d’en tirer des applications pratiques dans nos vies.

(D’après « Former des disciples » de W. Henrichsen. Ed. Farel, 1995. PP.92-97)

Mais revenons à l’étude de la Bible.

A la base, il y a un groupe d’étude biblique pour hommes de mon église, que nous avions constitué depuis trois ans.
L’idée première qui avait motivé une telle démarche partait du constat que si nous apprenons des uns des autres, nous avons aussi tous besoin d’une base de vérité.

Main, main, main par George Hodan

Main, main, main par George Hodan

Or, le Seigneur Jésus, qui est « la Parole faite chair »(Jean 1v14) a dit que la « Parole(de Dieu) est la vérité »(Jean 17v17).

D’où(mensuellement)une étude systématique et un partage  d’un livre de la Parole de Dieu sur l’année.
La finalité d’une telle activité est de se donner les outils pour s’Equiper, s’Edifier et s’Exhorter à être un homme selon (le cœur de)Dieu, et un « homme fait » (1 Cor.14v20 et Hébr.5v14), à la ressemblance de Christ.

Le Seigneur Jésus Lui-même a par ailleurs rappelé que « les Ecritures rendent témoignage de(Lui) », cf Jean 5v39.

Cette étude est proposée ici, en parallèle de celle menée avec le groupe, avec pour programme un premier cycle de livres :

-la 1ère épître de Jean, l’épître de l’amour et du fondement
-l’épître de Paul aux Galates, l’épître de la grâce
-la 1ère épître de Pierre, l’épître de l’espérance et du sens de l’épreuve

Nous commencerons à éditer, dans les billets suivants, l’étude en cours qui est celle de la première épître de Pierre.

Enfin, en guise de conclusion provisoire à cette introduction, pourquoi lire et étudier ensemble la Bible ?

-Tout simplement, parce que la Bible ne nous a pas été donnée pour augmenter nos connaissances mais pour inspirer notre conduite(cf « Vivre sous la grâce », de Jerry Bridges. Ed. Farel, 1996, p159).
Pour grandir, mûrir : il est important de se constituer des convictions, des certitudes, sur un fondement de vérité
Et parce qu’elle est une réponse aux tentations : on lira à ce sujet dans les évangiles (Matt.4v1-11)avec profit comment le Seigneur Jésus a su répondre aux trois tentations du diable. Grâce à trois citations(provenant toutes du livre du Deutéronome)appropriées à chacune tentation. Ainsi, comme le recommande Jerry Bridges(op. cit., pp153-154), sachons nous-même opposer un verset précis, une parole précise à une tentation précise.

(A suivre)