Le péché : « une dynamique », « une rupture »

(News lovers in the)Planet of the Apps (2013) Huile sur toile 36” x 36” de Patrick McGrath Muñiz Le péché : une rupture

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(2013)
Huile sur toile 36” x 36” de Patrick McGrath Muñiz
Le péché : une rupture

Souvenez-vous des deux billets de la semaine dernière (« Ce dont souffrent ceux qui sont perdus dans le monde… » et « L’avenir est-il de vendre ce qui est aujourd’hui gratuit »), qui avaient été présentés comme deux introductions à un nouveau thème, que nous abordons aujourd’hui. Avez-vous trouvé de quoi il s’agit ?

Il s’agit du péché. Ne zappez pas trop vite, s’il vous plaît…

Quel rapport avec les deux billets précédents ? Nous y venons.

Qu’est-ce que le péché ? Contrairement à ce que nous pensons souvent, le péché n’a rien à voir avec le fait d’avoir « un mauvais comportement » ou une « mauvaise moralité ». Comme nous l’apprend Genèse 3, le péché est une affaire de relations. En effet, pécher, étymologiquement(en hébreu comme en grec), veut dire « manquer le but ». Soit « être à côté de la plaque » et « passer à côté » du cadre de l’alliance de Dieu avec l’homme, en violant celle-ci. Sans ce cadre, la liberté devient une liberté de tous les désirs et le résultat est la dispersion. Le péché est donc « une cassure », une « trahison » (analogue à celle d’un des deux conjoints, dans un couple)

 

Développons un peu :

Comme nous l’apprend Genèse 1, Dieu est un être relationnel : Dans l’original hébreu, Il est appelé ici « Elohim », qui est un pluriel, quoique le verbe qui suit (« créa ») soit au singulier(Gen.1v1). Ce nom signifie « Dieu fort et puissant, créateur ». Au début, Dieu parle tout seul, ou « à lui-même »(v26). Il aurait pu le faire encore longtemps. Mais comme Il déclarera qu’ « il n’est pas bon que l’homme soit seul », il ne semble pas bon que Dieu soit seul !

Dieu, qui est un « Dieu relationnel », décide donc de créer l’être humain « à son image » et « à Sa ressemblance »(v26). « Image » et « ressemblance » ne sont pas synonymes : « image » veut dire « ombre » et « ressemblance » évoque l’idée de « réalité », d’une reproduction fidèle (comme un portrait). Gen.1v26 ne l’explicite pas de manière directe, mais l’on peut déjà comprendre que l’identité de l’homme se définit en tant qu’être relationnel, dans son rapport avec un Dieu relationnel. L’homme, d’une manière unique-ce qui le distingue des animaux-est capable d’avoir conscience de l’existence de son créateur (cf Eccl.3v11) et donc de se rapprocher, de s’associer à Dieu, et d’être en relation/communion avec Lui.

Les relations sont « des connexions », entre Dieu et nous, entre un être humain et un autre. Les relations sont toujours interpersonnelles, au minimum entre deux personnes(sinon, c’est du fantasme).

D’autre part, si Dieu est « relationnel », il est aussi créateur. Le terme « créa » (« Bara » cf Gen. 1v1,21,27; 2v3,4) est le verbe hébreu employé exclusivement pour l’activité créatrice de Dieu. Son sens fondamental est de façonner en coupant ou en séparant, dans le sens de distinguer. Et toute la dynamique créatrice de Dieu consiste en distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais, afin que le chaos s’ordonne : la lumière est ainsi distinguée des ténèbres, le jour de la nuit, le sec du mouillé, la terre de la mer……

Or, nous souffrons d’un trouble de la perception qui s’appelle « l’indifférence : soit l’incapacité de distinguer les différences, telle que la différence entre réalité et fiction, et surtout, la différence (vitale) entre « distinguer » et « séparer ». Et Dieu veut distinguer – et non séparer- ce qui est bon, dans la création : ainsi, distinguer l’homme de la femme permet la non-confusion, mais aussi de préciser que si « l’homme doit s’attacher à sa femme », et être « une seule chair » avec elle(et réciproquement), ils restent bien homme et femme. Ils ne perdent pas leur identité.

 A l’inverse, si Dieu distingue, le Serpent de Gen.3 sépare. En effet, tandis que Dieu veille à ce que se créent et s’entretiennent de véritables liens sociaux positifs, entre Lui et l’humanité, et les hommes entre eux – du moment qu’il s’agit de projets sains (à l’inverse du projet totalisant de la Tour de Babel, en Gen.11) – le Serpent(ou le diable – « le diviseur ») fait tout pour dégrader, casser, détruire, diviser.

Dit autrement, Dieu souhaite « une distance de non-confusion » entre Lui et l’homme, et entre les hommes, mais à la condition que cette distance ne soit pas vide, qu’il y ait du liant, du contact, des passerelles. Le Serpent, quant à lui, souhaite le vide total et prêche la non-relation, la séparation, la rupture totale et radicale, quand il ne tente pas de nous faire croire aux « bienfaits » d’une prétendue (con)fusion. Ceci est illustré dans l’article « L’Avenir est-il de vendre ce qui est aujourd’hui gratuit », et chacun peut évaluer « les bienfaits » des « fusions » de plusieurs administrations/services aux missions différentes…..

Bref, le péché est donc d’abord un état, celui de mon être, où je suis séparé de Dieu ou de mon prochain/mon frère humain. Rom.3v23 déclare que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu », et que « ce sont nos péchés qui nous cachent sa face »(Es.59v2). Bien sûr, l’on dira que « le péché est humain », et que l’on n’y peut rien. Mais ce n’est pas biblique : On se souviendra que l’homme a été créé sans péché (Voir ce que Dieu déclare au sujet de sa création et de sa créature en Gen.1v31), mais que c’est son adhésion au système du serpent (rusé, accusateur, menteur, diviseur) qui l’a fait entrer dans cette dynamique du péché. Insistons sur un point : le péché n’est pas nécessaire pour être véritablement humain : c’est pour cela que Dieu a envoyé Son Fils Jésus-Christ en tant qu’homme sans péché – « le second Adam » – pour montrer l’humanité originelle véritable(Rom.8v3, Hébr.2v14, 4v15). A ce propos, le péché est-il « inné » ou « acquis » ?(1) « Les deux, mon capitaine », peut-on répondre : d’un côté, le péché est « acquis » puisque les hommes sont responsables des actes qu’ils commettent (Romains 2v12-13), et non responsables de ceux qu’ils n’ont pas commis. De l’autre, le péché est « inné », étant une puissance qui habite en nous (Romains 7v17) suite au péché d’Adam (Romains 5v12) et qui nous rend esclaves (Romains 6v6). Dans le (seul) premier cas, nous ne pourrions y échapper au nom d’une certaine fatalité ; dans le second cas, nous pouvons y échapper et lutter contre lui. Encore faut-il avoir la puissance nécessaire de le faire : Nous le pouvons « en Christ » (2 Cor.5v17, Jean 3v3 et ss, Jer.31v33, Rom.68), mais sommes condamnés si nous restons « en Adam ». Ainsi, nous péchons tous, parce que toutes les générations précédentes enclenchent ce mouvement dès l’origine (cf « la vaine manière de vivre héritée de nos pères », cf 1 Pie.1v18)

Le péché est aussi une dynamique spirituelle, où l’éloignement avec Dieu casse ce qui nous relie aux autres.  L’épisode de Caïn et Abel l’illustre assez bien en Gen.4. Le v7 de ce chapitre décrit le péché comme un fauve « tapis à notre porte », qui n’attend que le bon moment pour nous sauter dessus, nous dominer et nous détruire, si nous lui ouvrons la porte. On relèvera, dans ce passage, que Dieu ne dit pas que Caïn est « bestial » ou que son comportement est « animal », mais qu’Il distingue bien Caïn du péché(extérieur à lui) cf Rom.7v17. S’Il invite Caïn à « dominer » sur le péché, c’est que cela est possible (cf le mandat donné par Dieu à Adam et Eve en Gen.1v28). L’alternative est alors claire : soit je domine le péché, soit c’est lui qui me domine. Il suffit de baisser un peu ma garde, d’entrouvrir un peu la porte…cf Jean 8v34.

La clé pour vaincre le péché, c’est de sortir de l’ombre, de nos (fausses) sécurités et affronter la lumière (« Dieu est lumière », nous dit 1 Jean 1v6-9) pour confesser ce péché que nous cachons(et même : aimons) et nous en repentir. Notons encore que dans le passage de Gen.4, c’est Dieu qui prend l’initiative du dialogue avec Caïn, au moment où il n’a pas encore commis l’irréparable, et même après avoir commis son meurtre : Dieu « ouvre la porte » à la possibilité d’une relation restaurée, condition nécessaire pour vaincre le péché. Comparez avec l’invitation donnée par Jésus, lequel « se tient(aussi) à la porte » en Apoc.3v20, puis décidez à qui vous voulez ouvrir la porte…Mais, a dit encore Jésus, « quiconque se livre au péché est esclave du péché »( Jean 8v34), et « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom.6v23).

Comment le péché s’enclenche-t-il ? Par la désobéissance. Nous l’avons vu plus haut, le péché, c’est « Manquer le but » : soit de « passer à côté » du cadre de l’alliance de Dieu avec l’homme, en violant celle-ci.

Ce cadre pour la liberté est illustré par « les 10 commandements » d’Exode 20 et Deut.5, revisités par Jésus en Matt.57. Par exemple, « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère[sur twitter ou non] : imbécile ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne (Matt.5v21-22)….. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (v27-28).

Le péché commence quand l’homme trahit l’alliance qui régit la relation. Le mécanisme d’enclenchement du péché s’explique par Jacques en Jacq.1v14-15 : « chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise….. »

Ensuite, le péché est toujours, premièrement, un péché contre Dieu : ne disons pas, à l’instar du roi Saül », « j’ai péché » d’une façon vague, mais « j’ai péché contre toi seul », Seigneur (Psaume 51v1-4), et contre les hommes (Luc 15v18).

Ce qui signifie que nous ne péchons pas contre les commandements de Dieu ou contre la loi, mais contre Dieu, Celui qui nous fait don de cette loi. La loi est simplement là pour nous montrer où nous avons dévié. Chacun peut d’ailleurs se questionner, à la lecture des commandements de Dieu, dans le style : « montre-moi ce que je dois apprendre de moi, en lisant Exode 20 ou Deut.5 ! »

Un exemple : le fameux « tu ne commettras pas de vol » semble être de prime abord une défense de la libre propriété privée, clé de voute du capitalisme. Or, ce que nous apprend fondamentalement ce commandement est que, si je vole, je détruis l’ordre créationnel. Rien moins. Comment cela ? L’ordre créationnel de Dieu consiste à recevoir (ce dont j’ai besoin et que Dieu me donne avec générosité) et non à prendre. Or, si je vole, je prends. Je ne reçois plus, puisque recevoir ne me suffit plus.

Qui a péché ? Tous (Rom.3v9-10), même ceux qui n’ont pas la connaissance des 10 commandements et qui ont « une loi naturelle » en eux, inscrite dans leur cœur (cf Rom.2v14-15). Nous pouvons donc tous savoir que nous sommes pécheurs contre Dieu et contre les hommes. « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous », rappelle 1 Jean 1v18 (Voir aussi Jean 8v7)

Nous péchons donc personnellement. Ce ne sont donc pas les autres (nos parents, nos frères et sœurs, la société, le gouvernement…), cf Deut.24v16 ; Job 19v4 et Ezech.18v20. Et je suis le seul à pouvoir confesser mes péchés, mais pas ceux des autres. Cela ne sert à rien de chercher à me justifier ou à minimiser mon péché. D’ailleurs, Dieu ne nous demande pas « pourquoi » mais « quoi », quand nous péchons (Gen.4v9). Il ne demande pas au pécheur de se justifier, mais l’invite à reconnaître la vérité de la rupture. C’est la porte ouverte au pardon, à la réconciliation et à la restauration : Jésus est venu sauver « non des …. mais des …… »(Luc 5v32. Darby), et « il y a plus de joie dans le ciel pour… » (Luc 15v7). « Mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rom.5v20) ; « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1v9).

L’enjeu (choisir la vérité face au péché, choisir d’être vrai devant Dieu, soi et les autres) est donc vital, puisque le péché est une question « de vie ou de mort », et non « de morale » (Deut.30v19) !

Et puisque l’on parle d’une question « de vie ou de mort », peut-on dire à mon frère qu’il a péché ? S’il a péché, suis-je légitime pour le reprendre ? (Matt.18v15). N’est-ce pas se mêler des affaires d’autrui ? Ne serait-ce pas faire preuve d’orgueil spirituel que de vouloir jouer les « redresseurs de tort » ? Qui suis-je, pour juger les autres ?

Mais la Bible dit autre chose. Voici un passage d’Ezéchiel 33v7-8, qui ne manque jamais de nous faire frémir : « Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang ».

Suis-je « la sentinelle de mon frère « ? Suis-je « le gardien de mon frère » ? Bien entendu. Jacques 5v19-20 dit encore que « si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés ».

Soyons conscients qu’il n’y a pas que « des individus ». Moi-même, je ne suis pas seul et je ne me suis pas fait tout seul. Le monde ne tourne pas autour de « moi, moi, et moi » seul. Si je suis libre de mes choix, je ne suis pas libre des conséquences de mes choix.  Nous vivons dans un cadre social bien réel, qu’il s’agisse de la famille, de la société, d’une communauté, ou d’une collectivité, autant de structures où est censée fonctionner une certaine interdépendance. Je suis ainsi reconnaissant de ce que d’autres (mes parents ou des aînés) aient veillé sur moi et n’aient pas « respecté ma liberté », à un âge où les conséquences de mes bêtises (traverser sans regarder, se pencher au balcon, mettre les doigts dans la prise) auraient été trop lourdes à porter.

Dans le même ordre d’idée, lorsque Jésus recommande à ses disciples de pratiquer « la correction fraternelle »(« si ton frère- et non ton prochain – a péché »), selon une progression par étapes décrite en Matt. 18, il fait référence à un cadre familial : l’Eglise, le corps de Christ, qui est réellement une famille spirituelle. C’est le rassemblement « au nom de Jésus » de tous ceux qui « sont sortis hors de » (du monde qui ne reconnaît pas Dieu) et qui ont le même Père céleste. Et c’est dans la famille, ce cadre intime, et non « sur les places publiques » que sont les forums/blogues (« chrétiens » ou non) d’aujourd’hui, que l’on apprend à s’aimer, à donner et à recevoir, comme à se parler en en vérité et à se pardonner.

Ne « manquons pas le but » : la finalité de la correction fraternelle reste la restauration des relations brisées (entre Dieu et nous, nous et nos frères) via le pardon que l’on donne mais aussi que l’on reçoit.

Ne craignons donc pas de reconnaître et de dire les ruptures, soit de reconnaître et de dire notre propre péché et celui des autres, pour vivre sur un fondement de vérité. Mais à la condition de le dire avec amour, sans juger. Et certainement pas pour condamner en se plaçant plus du côté de ceux qui veulent lapider la femme adultère (cf Jean 8v1-11) que du côté de Jésus, ou en se plaçant du côté du « moraliste » par un « va et ne pêche plus », oubliant ce qui précède : « je ne te condamne pas non plus »(v11).

En définitive, notre positionnement face au péché ne devrait donc pas être « moral », mais « dans le même registre que celui de Jésus » : celui-ci, en effet, n’est pas venu pour « faire la morale aux gens », ou pour accuser, condamner, faire tomber, enfoncer. Mais pour relever les personnes,  les faire passer de la mort à la vie. On notera enfin que dans la scène avec la femme adultère, en Jean 8v11, Jésus donne pour consigne, après le refus de condamner, d’avancer, mais « pas de rechuter ». C’est une invitation à « tenir ferme », une fois libéré (cf Hébr.12v4 ; Eph.6v11).

 

 

(D’après « Mener le bon combat » de Gilles Boucomont. Ed. Première partie, 2011, pp 45-59).

 

Notes : 

(1) L’avis de théologiens ou de toute personne aimant passer du temps dans l’étude de la Parole de Dieu, m’intéresse, bien entendu !

« Alors que nous étions encore….Christ… »

Car, alors que nous étions encore "dans notre confort", Christ a quitté sa "zone de confort" pour nous...

Car, alors que nous étions encore « dans notre confort », Christ a quitté sa « zone de confort » pour nous…

« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies »(Rom.5v6)

« ….Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous »(v8)

« …lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils »(v10)

« …. Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (…) Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie »(Eph.2v3-5, 8-9)

« Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu(…)nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation » (Rom.5v1-2, 11)

« Espérer du désespoir » avec Kierkegaard

Traité du désespoir, de S. Kierkegaard

Le « Traité du désespoir », de S. Kierkegaard : un classique à redécouvrir, en guise « d’antidote »….

Un titre paradoxal « à la Kierkegaard », pour une critique d’un ouvrage fondamental de ce philosophe danois, lu cet été 2015 : le « Traité du désespoir ». Gallimard, 1988(Folio essais). Où l’on parle, entre autre, de « scandale » et de « péché contre le Saint-Esprit ».

Ma première rencontre avec Sören Kierkegaard(1813-1855) date des années 1980, via une citation du philosophe danois découverte dans « Le petit livre blanc des jeunes », reçu à la fin d’un camp de jeunes* : « de tout ce qui est ridicule dans ce monde ridicule, rien n’est plus ridicule que de s’agiter ». Une citation dont j’ai longtemps cru qu’elle pouvait être apocryphe, et dont j’ai fini par découvrir (« par hasard ») la source le 26 août 2015**. Mais ma véritable découverte de cet étonnant penseur chrétien du paradoxe, à la vie brève mais intense, date d’il y a deux ans environ, à partir de ses écrits « édifiants » ou « religieux » : « Pensées qui attaquent dans le dos »(Ed. Première partie), « Les soucis des païens »(Cerf, foi vivante), ou encore « Crainte et tremblement »(Rivages), auxquels j’ai déjà fait allusion sur ce blogue.

Si vous n’avez jamais rien lu de Kierkegaard, vous pouvez tenter d’approcher, outre « les pensées qui attaquent dans le dos » précitées, le fameux « Traité du désespoir ». Publié en 1849, il est à la fois le dernier des livres fondamentaux et la synthèse de toute l’œuvre de celui que l’on qualifie « le père de l’existentialisme »***. Contrairement à ce que j’aurai pu craindre au départ, il est plutôt abordable, stimulant et particulièrement pertinent pour notre temps. Pour l’anecdote, Dietrich Bonhoeffer l’avait conseillé en guise « d’antidote », parmi d’autres, depuis sa prison, à sa fiancée qui lui demandait un conseil de lecture****.

Appelé également « la maladie à la mort », il n’est pas un « guide pratique » sur « comment bien désespérer », mais « un exposé de psychologie chrétienne à fins d’édification et de réveil » sur le désespoir. Qu’est-ce que le désespoir ? Il est universel ! Il est « la maladie mortelle »(cf Jean 11v4), « une maladie de l’esprit, du moi », qui peut prendre trois figures : « le désespéré inconscient d’avoir un moi, le désespéré qui ne veut pas être lui-même, et celui qui veut l’être »(op. cit., p 61). Le désespoir est à la fois un avantage et un défaut. C’est le fait d’être « passible du désespoir » qui fait la supériorité de l’homme sur l’animal. Et c’est parce qu’il est « conscient » du désespoir que le chrétien est supérieur à « l’homme naturel » : « sa béatitude » consiste dans le fait d’en être « guéri »(op. cit., p64).

Kierkegaard nous donne les personnifications du désespoir, par ordre de gravité croissante : le désespoir de l’ambitieux qui ne réussit pas à être César, le désespoir de l’amant(e) de ne pas être aimé ou de ne pas se sentir capable d’aimer…le désespoir à l’idée qu’il n’y aurait « plus rien après la mort », le désespoir de ses fautes ou de la culpabilité sans remède…. Il explique que le désespoir est aussi le péché. On pêche, selon Kierkegaard, quand, devant Dieu, ou avec l’idée de Dieu, on ne veut pas être soi-même, ou qu’on veut l’être (op.cit., p159, 167, 222). Celui « qui ne veut pas être lui-même » est certainement le plus en danger, puisqu’il nourrit une image négative de lui-même. Il ne prétend pas en effet devenir celui qu’il aurait vocation d’être, mais souhaite en finir avec lui-même. En revanche, celui « qui veut être lui-même » désespère de lui-même au nom d’un moi idéal inatteignable revendiqué(cf l’exemple déjà donné d' »être César »). Dans tous les cas, ajouterai-je, on pêche, parce qu’on « manque le but » de Dieu pour nous.

L’homme pécheur souffre de déséquilibre (op. cit., p98 et ss), du fait d’ :

-une vie marquée par le seul « possible », avec une absence de « nécessité »(de garde-fou). D’où une vie marquée par la démesure et la croyance dans les mythes modernes du « tout est possible »[Par la technologie, par exemple]

-Une vie marquée par la seule nécessité, conduisant au déterminisme et au fatalisme, avec une absence de « possible » et donc, de foi.

Puisque l’on parle ici de « possible », on notera encore cette distinction de Kierkegaard comme quoi « l’espoir » n’est pas « l’espérance ». L’homme sans Dieu n’a que l’espoir(le probable), alors que l’homme qui connaît Dieu et croit(en)Dieu peut vivre l’espérance : « le possible de la foi », qui croit qu’à Dieu, tout est possible(op.cit., pp98-108, cf Marc 9v23, 11v22).

De même que le contraire du péché n’est pas la vertu(« une vue plutôt païenne »), mais la foi(op. cit., pp167-169), le contraire de désespérer, c’est donc croire, avoir la foi. (op.cit., p119)

Le plus grand "scandale" qui soit, qui exige de notre part de prendre clairement position, n'est pas "le papyrus de César". [Extrait du nouvel album d'Astérix de J-Y Ferri et D. Conrad, sorti le 22 ocotobre 2015]

Le plus grand « scandale » qui soit, qui exige de notre part de prendre clairement position, n’est pas « le papyrus de César ».
[Extrait du nouvel album d’Astérix de J-Y Ferri et D. Conrad, sorti le 22 ocotobre 2015]

La forme la plus aboutie du désespoir est le scandale, lié au fait que 1)le Christianisme ne s’adresse pas à la foule et mais à l’individu, lui offrant cette alternative et injonction : « scandalise-toi ou crois ! » ; et 2)que Dieu se fasse homme(et non que ce soit l’homme qui se fasse dieu).

D’où cette curieuse apologie du Christianisme, laquelle consiste non pas à « le défendre »(ce qui est le propre de l’incrédule), mais à le proclamer et à l’affirmer de façon victorieuse comme une bonne nouvelle exigeant une réponse immédiate !(op. cit., p177)

Le point culminant du livre est la description du péché et scandale suprême qu’est le « péché contre le Saint-Esprit »(op. cit., p 250) : un péché « offensif contre Dieu » qui fait du Christ une fable et un mensonge, en faisant de lui quelqu’un de « pas humain »(irréel) ou de « trop humain » (et « pas Dieu »).

A ce stade, vous avez sans doute connu des personnes tourmentées à l’idée d’avoir commis un tel péché. Ou alors, vous estimez être une telle personne. Pour elles ou pour vous, voici une question essentielle à (vous)poser : « que t’en semble du Christ ? Qui dis-tu que je suis (moi, le Christ) ? » cf Matt.16v13-16, 21-27.

Face au Christ, il reste donc le scandale ou la foi, et l’adoration du croyant, de celui qui ne se scandalise pas(cf Jean 6v66-69)

« Heureux celui pour qui (le Christ) ne sera pas une occasion de chute ! »(Matt.11v6, Luc 7v23)

 

 

Notes :

*Op. cit., p 7. Editions « Foi et victoire (épuisé). Date présumée : 1970-1980. Un manifeste, un livre de combat, une profession de foi de trois jeunes chrétiens danois(Johannes Facius, Johnny Noer, Ove Stage)face à la marée de la drogue, du dérèglement sexuel, des philosophies orientales, de l’occultisme….

**Elle se trouve dans « Ou bien, ou bien » de Kierkegaard, à la page 22 de l’édition Gallimard (Collection Tel). La citation exacte est : « de tous les ridicules de ce monde, le plus grand, me semble-t-il, est de s’affairer ».

*** « Existentialiste », sa philosophie l’est bien, puisqu’il s’agit d’une philosophie de l’existence, centrée, non sur la raison mais sur l’absolu(et la question d’une relation profonde avec Dieu). Un absolu auquel l’individu se confronte concrètement, et non abstraitement ou de façon « idéale ». Une philosophie(plutôt à l’opposé de celle de Hegel) qui ne l’a pas amené à cesser de travailler. Au contraire, Kierkegaard a été l’une des personnalités les plus productives de son temps.

****Cité par Frédéric Rognon, dans son article « Un héritage paradoxal » pour le journal « Réforme » du 03/11/11(numéro 3438).

« Dieu n’est pas cool avec le péché »

 

 

Dieu n’est pas « cool » avec le péché, de par Sa nature sainte (Habak.1v13 ; Ex.34v7)

 

 

 
Parce que le péché, dont « le salaire est la mort »(Rom.6v23) nous dégrade

(News lovers in the)Planet of the Apps (2013) Huile sur toile 36” x 36” de  Patrick McGrath Muñiz  Dans cette version, Adam et Eve s'ignorent mutuellement, prêtant plus d'attention à leur smartphone.

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(2013)
Huile sur toile 36” x 36” de Patrick McGrath Muñiz
Dans cette version, Adam et Eve s’ignorent mutuellement, prêtant plus d’attention à leur smartphone.

 

et nous prive de relations(voir Genèse 3) :
-Avec Celui qui est la source de la vie, « le Dieu véritable et la vie éternelle »(1 Jean 1v1-4 ; 5v11-13, 20) et « le Saint »(1 Pie.1v15-16 )

 

-Et, par ricochet, avec les autres (1 Jean 1v7 ; 3-4)

 

 

 

 

 

 

Dieu n’est pas cool avec le péché(Rom.1v18). Il ne le peut pas. Non seulement de par Sa nature même, mais parce que cela Lui a coûté beaucoup, par amour, pour nous en délivrer : le sacrifice de Son Fils unique.(Jean 3v16 ; Rom.5)

 
Une analogie de ce qui précède avec les lépreux peut se lire ici : http://www.info-bible.org/legrand/5.1.htm

Même la « p(l)oubelle des ordures » peut être rendue propre par Le Plus grand Eboueur du Monde

Où l’on parle ici de « belles ordures »….

Environ 100 millions de tonnes de déchets illégaux dégradent notre belle planète.

Dimanche dernier, mon épouse et moi-même avons participé à la « World Clean Up 2013 », une grande campagne organisée par « Let’s do it »*. Le défi ? Nettoyer la planète de ses ordures, ou plus exactement de ses décharges sauvages) en un jour !**

Le fait que cet événement ait eu lieu un dimanche m’a paru extrêmement symbolique.

Car, mieux que de profiter de la Journée du Patrimoine, c’était là une façon marquante, pour un chrétien, de « rendre culte » à Dieu.

Petite anecdote vécue :

Un autre dimanche, en allant au culte***, nous apercevons une dame d’un certain age, toute « endimanchée », déposer un sac d’ordures à un endroit inapproprié. Peut-être qu’elle se rendait à l’église, cette dame endimanchée ?

Là aussi, la symbolique me paraît évidente : nous croyons souvent « faire ce qu’il faut » pour paraître « propre », avant de nous présenter devant Dieu. Sauf que, souvent, le dépôt d’ordures n’est pas « à sa place ». Concernant la dame endimanchée, son sac d’ordures(à côté d’autres)est resté, « un certain temps », à la mauvaise place et, surtout, à la vue de tous !

Puisqu’on parle de culte, sa « seule valeur », comme le rappelle John Stott***, « vient de ce qu’il représente une expression concentrée, dense(d’une heure ou un peu plus), vocale, publique et communautaire de notre vie de tous les instants avec Dieu. Si ce n’est pas le cas, et si, à l’église, nous chantons et prononçons des paroles qui ne correspondent pas à l’expérience de notre vie quotidienne dans le monde, toutes ces choses n’ont aucune valeur ; Dieu a un profond dégoût pour ce genre d’hypocrisie. »

Autres réflexions à propos de cette histoire d’ordures :

– Comme le souligne « Let’s do it », « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas »*. Plus basiquement : Nous n’aurions pas à nettoyer les décharges sauvages si les gens ne se débarrassaient de leurs ordures n’importe où. Ou n’accumulaient pas tant d’ordures. Ce qui m’amène à la réflexion suivante :

-Qu’est-ce qui génère nos ordures ?

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/50000/nahled/sink.jpg Notre civilisation coulera-t-elle du fait de son mode de vie ? De sa liberté de choix de société ?

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/50000/nahled/sink.jpg
Notre civilisation coulera-t-elle du fait de son mode de vie ? De sa liberté de choix de société ?

Notre mode de vie polluant.

Un mode de vie nourri par l’égoïsme, la cupidité, l’illusion du « no limit »….

……………………..le péché, dit encore Dieu, rappelé par le Seigneur Jésus Lui-même :

… »ayant de nouveau appelé la foule à lui, il lui dit : Écoutez-moi tous, et comprenez.
Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
Lorsqu’il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l’interrogèrent sur cette parabole.
Il leur dit : Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ?
Car cela n’entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.
Il dit encore : Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme.
Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres,
les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme ». (Marc 7v14-23)

En clair, nos ordures sortent du dedans, de nous-même.

Certes, pour lutter contre la pollution, des décharges sauvages, des initiatives telles que celles de « Let’s do it », l’éducation, la loi****, sont nécessaires et à encourager, n’en déplaise aux cyniques et aux partisans du « laisser-faire ». Néanmoins, si tous sont « pécheurs », comme Dieu le déclare, « cupides et égoïstes »,qui pourrait prétendre à mieux éduquer ?

C’est pourquoi il importe de venir au Plus Grand Éboueur du Monde, Jésus-Christ Lui-même.

Ce qu’Il a déjà fait pour nous et pour vous ?

« ….vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or,
mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu »(1 Pie.1v18-21).

Alors ? Quelle meilleure façon de rendre culte, que de célébrer Celui qui nous a débarrassé et lavé de nos ordures ?*****

 

 

 

Notes :

* « Les Mains Vertes – Let’s do it France est tout d‘abord une association française installée à Levallois depuis 2008.
Elle est dorénavant la branche française d’une ONG internationale qui se nomme Let’s Do It et fait donc partie d’un réseau présent dans une centaine de pays ».
Elle entend être « un catalyseur, un rassembleur des bonnes volontés pour mener des actions locales et nationales de sensibilisation et de nettoyage des déchets.
Let’s do it France répond à deux enjeux clefs :
-Lutter contre les décharges sauvages dans la nature en incitant à nettoyer des sites.
-Et, plus globalement, sachant qu’en France nous produisons trop de déchets,
et consommons trop de ressources,  l’idée est de faire évoluer les mentalités et les habitudes de consommation » : « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ».

Let’s do it prône enfin  « une véritable prise de responsabilité pour que chacun puisse commencer à agir à son niveau et réduire son impact quotidien sur la planète ».

(D’après le site de l’association)

** Il était possible de cartographier un site de déchets et de venir nettoyer avec d’autres volontaires le jour J. Pour la deuxième édition de la « World Clean Up »,  plus de 10 000 personnes s’étaient inscrites et plus de 24 000 zones avaient été localisées.

*** Stott, John. Le chrétien et les défis de la vie moderne. Volume 1. Sator, 1987. Collection Alliance, p29(un livre malheureusement épuisé, dont je reparlerai sans doute bientôt)

****Le même John Stott, dans le même ouvrage, relève qu’« en cherchant uniquement à venir en aide aux personnes en difficulté, ce qui est certes louable, on risque de justifier et d’excuser la situation qui cause leur souffrance ». Et de donner notamment cet exemple : « lorsque des accidents se produisent continuellement à un carrefour donné, la solution ne tient pas à la présence d’un nombre accru d’ambulances, mais à l’installation de feux tricolores »(op. cit., p22)

***** Lire Es. 38v17 et Michée 7v19.

 

 

 

« Le péché de Sodome… »

Pétards par Peter Griffin Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes " (Bossuet)

Pétards par Peter Griffin
Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes  » (Bossuet)

De Sodome, on retient généralement la perversion sexuelle condamnée par Dieu dans la Bible*, qui est devenue proverbiale.

 
C’est à Sodome que Lot, neveu d’Abraham, a choisi de vivre, parce qu’ il « vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout, avant que l’Éternel détruisît Sodome et Gomorrhe, comme le jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte, quand tu viens à Tsoar »(Gen.13v10)
Une terre donc très riche et fertile, dont les habitants avaient certainement un niveau de vie élevé.

Mais 1 Samuel 16v7 nous exhorte à ne pas regarder à l’apparence, « car l’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, et l’Éternel regarde au cœur. » Et ce qu’a vu Dieu, à la différence de Lot, c’était que « les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Eternel. »(Gen.13v13)
Plus loin, dans Genèse 18:20, « l’Eternel dit (que) le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme ». En fin de compte, Dieu détruira Sodome, après avoir sauvé Lot.
Mais quel était le péché de Sodome ? Ezéchiel 16v49-50 nous donne une précision intéressante, peu souvent relevée :
« Voici quel était le crime de Sodome ta sœur ; elle et ses filles vivaient dans l’orgueil, l’abondance et une tranquille sécurité ; et elle ne fortifiait pas l’affligé et l’indigent.
Elles se sont enflées et elles ont commis des abominations devant moi, et je les ai fait disparaître quand j’ai vu cela ».(Ezéchiel 16v49-50)

Et pas le péché sexuel, « bien connu », qui a fait la réputation de Sodome ?
Sans doute parce qu’il n’en est que le fruit et pas la racine.
Philippe Malidor, dans « si j’étais président…. le sel du scrutin présidentiel », relevait  que « les mœurs en matière de sexualité ont de quoi inquiéter, c’est vrai ; cependant, elles ne sont pas le critère unique de l’évaluation des sociétés et des personnes ; et en la matière, rien n’est plus éloquent ni plus moteur que l’exemple de sa propre vie. Je crois que c’est là que les chrétiens sont attendus par leur Seigneur… et par celles et ceux qui les regardent vivre.
Ceci étant posé, on commente fort peu le fait que ce n’est pas le sexe dévoyé ou extraconjugal qui est la cible principale des avertissements du Christ, mais l’Argent : « Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l’Argent. » De la servitude qu’on développe à l’égard de cette divinité, le reste dépend d’ailleurs beaucoup : l’affaire du Sofitel de New York en est une fantastique parabole moderne »…
Que peut donc nous apprendre ce rappel du péché de Sodome, selon Ezéchiel 16v49-50 ?
– D’une part, comme déjà souligné plus haut, que se focaliser sur (parfois de façon variable, avec une vision « hiérarchique des péchés ») ce qui est visible et « frappe le plus les yeux » nous empêche de chercher et de déceler la source réelle du mal(relire Rom.1v18-32),
Car, si l’homosexualité est considéré comme un péché grave dans la Bible, et est le péché principal de Sodome, l’incroyance et l’impiété sont pires : parce que coupable sur ces plans,  « Jérusalem a plus péché que Sodome », selon Ezechiel 16v48(Voir Matt.11v23-24 et Luc 10v12) **.
– D’autre part, qu’il est illusoire et vain de prétendre combattre un mal, sans aucune réflexion ou remise en question sur ce qui nourrit ses causes. Cette recherche des causes est pourtant essentielle, dans le cadre du projet de loi Taubira, alors qu’est annoncée la prochaine « Manif pour tous », le 26 mai, à Paris(précédée par un « sit-in » contre Monsanto, la veille, le 25 mai)

Sur ce sujet, « L’arroseur arrosé », un article paru dans le dernier numéro (mai 2013) de La Décroissance, est particulièrement édifiant.
Son auteur, Vincent Cheynet, trouve « tristement comique à voir » cet art de s’épouvanter de l’UMP lorsque la logique libérale-«la chosification de l’humain à travers les projets de PMA ou de GPA »-s’applique à la politique familiale. Alors que les mêmes « ont été à la pointe de toutes les transgressions en matière économique (ouverture des magasins le dimanche, allègement de l’impôt sur les hauts revenus…) et scientifique (nucléaire, OGM, nanotechnologie…) » ! *** « Certes le parti socialiste, les communistes ou lutte ouvrière partagent la même foi progressiste. Mais (…) les mêmes qui (…) nous sommaient de « positiver » (…), de ne pas « être négatif », d' »accompagner » mais de ne pas « résister », de  » s’adapter aux changements » pour ne pas être « dépassés » (…) tout à coup redécouvrent la vertu de savoir dire Non, de savoir poser des limites comme des adultes. Saccager le monde pour satisfaire leurs intérêts économiques de classe, ils ont dit Oui, oui, trois fois oui « No limits! »; s’en prendre à la chair de leur chair (leurs têtes blondes), (…)et les voilà devenus les plus féroces résistants prêts à découvrir les joies des gaz lacrymogènes. Les mêmes gaz dont ils se réjouissaient de voir aspergés les écolos. Les esprits les plus refoulés et les plus étriqués d’entre eux feront des homosexuels les boucs émissaires de cette histoire, démontrant qu’ils n’ont une fois de plus encore rien compris et surtout s’évitant ainsi une douloureuse remise en cause des idées dont ils ont été les meilleurs supporters. (…)
Cette histoire, c’est celle de l’arroseur arrosé. « Dieu se rit des hommes qui déplorent des effets dont ils continuent de chérir les causes », disait Bossuet. »

Notes :
*Lévitique 18v22 commande ne pas coucher avec un homme « comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». Un péché qui est mis sur le même plan que d’autres déviances sexuelles graves dans ce chapitre. Dans 1 cor.6v9-10, il est rappelé que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu (…) ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu ». Autant de péchés dont il est possible de se repentir et d’être justifié : « Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. »(v11)
** D’autres « abominations » pour Dieu : Deut.17v1-5, 18v9-14, 22v5, 27v15-26.
***sans compter le « gender », que Luc Chatel, ex-ministre de l’éducation nationale, du gouvernement de l’ex- premier ministre de droite François Fillon, sous la présidence Sarkozy(2007-2012), avait laissé introduire en 2011 dans les manuels de SVT de lycée. A l’époque, L’Association pour la Fondation de Service politique (AFSP) se demandait « Pourquoi le ministère de l’Éducation nationale impose-t-il la théorie du gender sans nuance et sans débat, alors que l’UMP critique le projet socialiste de mariage homosexuel et d’homo-parentalité précisément « parce qu’il y a une dimension essentielle à préserver dans l’altérité sexuelle » ? 

« C’est pas juste ! » Justice de Dieu, justice des hommes(bis)

Ce billet fait suite au précédent, intitulé « c’est pas juste ! » et qui peut être considéré comme une amorce à celui-ci.

L’ensemble constituera une leçon pour enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ «école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Le livre de James Packer «Connaître Dieu », ainsi que celui de Jerry Bridges-« L’évangile de la semaine »- a été une grande source d’inspiration concernant la notion de propitiation.

Femme jeunesse d'esprit par Petr Kratochvil

Femme jeunesse d’esprit par Petr Kratochvil

Hier, nous nous interrogions sur ce qui « n’est pas juste » ou « qui est juste », selon l’homme, à travers trois exemples.

Et pour Dieu ?

Qu’est-ce qui « est juste » ou « pas juste », selon Lui ?

 

Lisons ensemble Romains 1v18-21 ; 3v9-12, 19-20, 23

Que nous dit Dieu au sujet de l’homme ? (Il est pécheur et coupable)

Que mérite l’homme ? (Il mérite la colère de Dieu)

Arrêtons-nous un instant sur l’ expression « Colère de Dieu » : Dieu est saint et Il ne peut voir le mal sans le punir. La « colère de Dieu », c’est sa juste et sainte condamnation du péché, qu’il ne peut tolérer. Car le péché-qui est une rébellion à son égard-nous sépare de Lui. Le « salaire du péché, c’est la mort »(Rom.6v23)

Que peut faire l’homme pour échapper à la colère de Dieu ? Rien ! Il est impuissant et ne peut ni manipuler Dieu, ni faire fléchir Dieu.

Quelle issue nous reste-t-il alors ?

Inscrivez-vous - Une façon par Andrew SchmidtPlus d'issue ? Si ! Une !

Inscrivez-vous – Une façon par Andrew Schmidt
Plus d’issue ? Si ! Une !

Nous sommes coincés !

Il nous reste, soit à subir la colère et le jugement de Dieu, soit à demander pardon et à implorer le secours de Dieu.

Comment se manifeste la justice de Dieu ? Que nous offre-t-il ?

Lire Rom.3v21-26

Il nous offre la paix. Sa paix. La paix avec Lui.

Comment cette paix avec le Dieu saint et juste est-elle possible, pour nous pécheurs ?

 La colère de Dieu qui nous était destinée a été apaisée, ou plutôt absorbée, drainée :

C’est ce que la Bible appelle « la propitiation ».

Trois croix sur une colline par Lucy TonerTrois croix...Sur l'une, un seul s'est donné volontaire comme "propitiation" ou sacrifice pour nous sauver.

Trois croix sur une colline par Lucy Toner
Trois croix…Sur l’une, un seul s’est donné volontairement comme « propitiation » ou sacrifice pour nous sauver.

C’est-à-dire une offrande, une victime, offerte à Dieu pour apaiser ou absorber sa colère.

Trois choses, concernant la propitiation :

1) La propitiation est l’œuvre, l’initiative de Dieu. Et de Dieu seul.

Lire Jean 3v16, 1 Jean 4v8-10

Dieu manifeste ainsi sa grâce envers nous, pécheurs, donc non méritants. La grâce est complètement à l’opposée du mérite. Dieu nous a aimé et a voulu nous sauver, alors que nous n’étions pas aimables. De même, en Genèse 1, Dieu a créé les cieux et la terre alors que c’était encore le chaos. Si c’est le chaos dans ta vie, Dieu veut faire de toi une nouvelle création : il a le pouvoir de changer ta vie, pour que tu repartes à zéro.

Cette grâce s’est manifestée « par le moyen de la rédemption (salut par le rachat)en Jésus-Christ ».

Et cette « offrande », cette « victime propitiatoire », c’est le Seigneur Jésus, qui a été choisi par Dieu pour nous sauver. Dieu a voulu, depuis le début, nous sauver de cette façon là. Et le Seigneur est d’accord : il s’est aussi offert volontairement en sacrifice pour nous sauver, pour que la colère de Dieu soit apaisée ou absorbée (et donc ne nous touche pas).

Lire Jean 10v10-18

2) Très important : ce qui a apaisé, absorbé, drainé, la colère de Dieu, ce n’est pas la vie du Seigneur Jésus. Ce n’est pas sa vie parfaite, ni son enseignement, ni même ses miracles ou le bien qu’il a fait. C’est sa mort à la croix, comme sacrifice.

Lire Gal.3v13 ; 1 Pie.1v18-20 ; 1 Pie.2v24 ; 1 Pie.3v18

Le Seigneur Jésus a été notre substitut : lui le juste, il est mort à notre place, nous injustes et a absorbé, drainé la colère de Dieu.

Pour bien comprendre l’œuvre de Dieu, voir l’exemple et l’image des deux boucs, dans Lévitique 16v5, 7-10, 15, 21-22 :

Le jour des expiations, un premier bouc est sacrifié pour le péché.

Un deuxième -appelé le « bouc émissaire »- est chargé des péchés du peuple par le souverain sacrificateur, qui les confessait à haute voix pour que tout le monde entende. Puis le bouc était chassé et éloigné dans le désert.

Le premier bouc sacrifié représente la propitiation : la colère de Dieu s’apaise ainsi par ce sacrifice, qui annonce à l’avance celui -parfait- de Jésus.

Avant la venue de Jésus, Dieu avait « patienté » vis-à-vis de la punition du péché. Par ce sacrifice de bouc, Dieu montre qu’il est juste, car le châtiment a eu lieu.

Le deuxième bouc représente l’expiation : le péché, éloigné, ne trouble plus notre relation avec Dieu.

Quel est le résultat de cette œuvre de Dieu, de ce sacrifice ?

La paix de Dieu et la paix avec Dieu : la paix, ce n’est pas la tranquillité, l’absence de ce qui nous embête. C’est la venue de ce qui est bon.

Nous bénéficions ainsi d’une nouvelle relation avec Dieu. Il ne nous voit plus comme des pécheurs, mais comme des fils, qu’il a adoptés pour Lui.

Résumé :

-La justice des hommes : le mérite

-La justice de Dieu : la grâce

Le cœur de l’évangile : la grâce et la paix.

Qu’est-ce qui prime ou domine réellement dans notre vie, votre vie, ma vie ?

Notre propre justice…ou la justice de Dieu ?

 

Il est possible de terminer par une prière(silencieuse) : que j’apprenne à vivre par la foi (en faisant confiance en Dieu)selon la justice de Dieu et non par la mienne.

Remercier Dieu pour ce qu’Il a fait pour que nous ayons la paix avec Lui.

Versets à retenir : Rom.5v1, 6-8 et Eph.2v4-9

« Comment être à côté de la plaque concernant Jésus…» (Marc 8-9)

Première annonce de la Passion : Marc 8v31-38
Mt 16,21-23; Lc 9,22

 Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. A noter encore que ce thème suit l’étude sur le jeûne, entamée précédemment en février.

Accroche : connaissez-vous l’expression « à côté de la plaque ? » Que signifie-t-elle pour vous ? Dessinez ou mimez/jouez ce qui vous passe par la tête, pour vous représenter le sens de cette expression.

Def : se tromper, manquer son but. L’origine de cette expression reste incertaine.

Plaque par Anna Langova

Plaque par Anna Langova

La plaque de cuisson, la plaque dentaire et la plaque d’égout, n’ont rien à voir.
Selon certaines sources, cette expression proviendrait d’activités de tir où une plaque constitue le panneau de la cible. Lorsque le joueur la manque, il est à côté de la plaque.

A noter que « pécher » signifie… « Manquer le but », soit « être à côté de la plaque » !

Mais à quel sujet, au fait ?

 

 « Qui est Jésus ? »

1)Il était une fois, un bon départ….

Lecture : « Et Jésus s’en alla, et ses disciples, aux villages de Césarée de Philippe; et chemin faisant, il interrogea ses disciples, leur disant: Qui disent les hommes que je suis? 28Et ils répondirent: Jean le baptiseur; et d’autres: Élie; et d’autres: L’un des prophètes. 29Et il leur demanda: Et vous, qui dites-vous que je suis? Et Pierre, répondant, lui dit: Tu es le Christ. 30Et il leur défendit expressément de dire cela de lui à personne ».(Marc 8v27-30)

Précision : Jésus annonce pour la première fois qu’il va mourir.

Dans ce passage, quelles sont les différentes opinions des gens (« les hommes ») sur l’identité de Jésus ?

Que disent ses disciples (« vous ») de Jésus ? Quelle est la réponse de Pierre ?

Que veut dire le titre de « Christ » ? (De l’hébreu mashiah et du grec christos. « Messie » et « Christ » signifient « oint »(qui a reçu une onction d’huile sainte). Avant d’être attribué à Jésus, le titre de « messie » était d’abord conféré au roi et aux prêtres.

Et vous ? Qui dîtes-vous qui est Jésus ?

2)Après, ça se gâte !…..

« A côté de la plaque » acte 1 : « Jésus, mourir sur la croix ? Ça va pas, non ?? »

8 v31 « Puis Jésus se mit à enseigner à ses disciples: « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite après trois jours. » Jésus disait la chose ouvertement. Pierre le prit à part et se mit à le réprimander. Jésus se retourna et vit ses disciples; puis il commanda sévèrement à Pierre: « Va-t’en! Derrière moi, Satan, parce que tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.

Et ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Quiconque veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive: car quiconque voudra sauver sa vie la perdra; et quiconque perdra sa propre vie pour l’amour de moi et de l’évangile la sauvera. Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme; ou que donnera un homme en échange de son âme? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges ».

Que dit Jésus sur ce qui doit lui arriver prochainement ? (v. 31-33) Qu’en pensez-vous ?

N’est-ce pas étonnant, alors qu’il a accepté le titre du Christ ou « Messie » ? (Jésus est donc un messie différent de ce que l’on attendait et croyait. Il ne sera pas un conquérant mais sera un messie souffrant et mourant sur la croix)

Que dit alors Pierre ?

Est-il approuvé par Jésus ? Pourquoi ?

Comment Jésus traite-t-il Pierre ? Pourquoi ? (« Satan », « adversaire », « tentateur » cf même invective en direction du diable, en Matt.4v8-9, parce qu’il voulait le détourner de la croix : Pierre lui présentait la même tentation que Satan au désert, en lui offrant les royaumes du monde et leur gloire, sans la croix)

Jésus parlait ouvertement. Pierre le reprend publiquement, librement. Jésus le reprend à son tour publiquement.

Qu’est-ce qu’une façon « humaine » de voir qui est Jésus ? Qu’est-ce que la façon « de Dieu » de voir qui est Jésus ? (Danger de nier la croix et de penser que Jésus n’avait pas besoin d’être crucifié)

Qu’est-ce que « suivre Jésus » ? Comment suivre Jésus ?

Selon Jésus, qu’est-ce qui n’est pas profitable à un homme ? Pourquoi ?

Comparer : Matt.4v1-4 et Matt.6v24

Que signifie  » renoncer à soi-même  » ? (Choisir les bonnes priorités, dire « non » à ce qui nous empêche de suivre Jésus et dire « oui » à Jésus, qui a été rejeté, a souffert et est mort sur la croix)
Est-ce facile ? Qu’est-ce qui peut nous encourager à le faire ?

« A côté de la plaque » acte 2 : « faisons trois tentes… »

9 v1 Puis il leur disait: « En vérité je vous le dis, certains qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. »

Mt 17,1-9; Lc 9,28-36

2 Six jours plus tard, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, puis il les emmène seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux.  3 Ses vêtements devinrent d’une grande blancheur éblouissante, tels qu’aucun foulon sur terre ne saurait les blanchir.  4 Puis Élie leur apparut avec Moïse; ils s’entretenaient avec Jésus. 5 Pierre intervint pour dire à Jésus: « Rabbi, il est bon que nous soyons ici; dressons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »  6 Pierre ne savait que dire, car ils étaient effrayés.  7 Il vint un nuage qui les recouvrit, puis une voix sortit du nuage: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; écoutez-le! »  8 Ils regardèrent aussitôt autour d’eux; ils ne virent personne d’autre que Jésus avec eux. 9 Pendant qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, sinon quand le Fils de l’homme serait ressuscité. 10 Ils observèrent la consigne, tout en se demandant entre eux ce que signifiait « ressusciter d’entre les morts ».

Six jours après, où Jésus se retrouve-t-il ? Avec qui ?

Trois faits étonnants survinrent alors. Lesquels ?

a)- Jésus est transfiguré ou changé par un rayonnement inhabituel. La transfiguration, c »est donc l »événement de transformation dans la vie de Jésus quand son apparence devint glorieuse. Matt. 17: 1-9; Marc 9: 2-10; Luc 3: 28-36; 2 Pi. 1: 16-18

b)- Elie et Moïse apparurent.

c)- La voix divine se fit entendre d »une nuée.

Pourquoi les disciples ont-ils été témoins de ces faits ? (cf v1 : témoins de sa gloire, avant-goût de la gloire à venir)

Moïse et Elie : que savez-vous de ces personnages ? Que représentent-ils ? (Moïse représentant la Loi, Elie, les prophètes). Pourquoi sont-ils avec Jésus ? (Uniquement pour nous conduire à Jésus, qui au centre de la Bible)

Que propose Pierre ? Est-ce une bonne idée ? (Apparemment pas ! Disposition des tentes ? Un peu comme si Pierre voulait involontairement « limiter Jésus » dans une tente et en le mettant au même niveau qu’Elie et Moïse, ou en faisant de Jésus le successeur de Moïse et d’Elie, ou le premier parmi les plus grands des hommes. A noter ces « plantages » successifs de Pierre, lui que l’on fait « le premier des Papes »).

Qui intervient alors ? Qui parle ?

Que dit la voix, en parlant de Jésus ?

Mon Fils bien aimé. Écoutez le : comme si Dieu disait « ça suffit, Jésus n’est pas n’importe qui… ». Appliqués à Jésus, dont la dignité de Fils de Dieu vient d’être proclamée, ces mots montrent le but principal de toute cette scène de la transfiguration.

Taisez-vous, écoutez. Dieu parle. Et comprenez qui est Jésus.

Câlin premier par Vera Kratochvil

Câlin premier par Vera Kratochvil

« A côté de la plaque » acte 3 : Qui est le plus grand ?

« …. (Jésus) enseignait ses disciples et leur disait: Le fils de l’homme est livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir; et ayant été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour. 32Mais ils ne comprenaient pas ce discours, et ils craignaient de l’interroger. 33Et il vint à Capernaüm; et quand il fut dans la maison, il leur demanda: Sur quoi raisonniez-vous en chemin? 34Et ils gardaient le silence, car ils avaient disputé entre eux, en chemin, qui serait le plus grand. 35Et lorsqu’il se fut assis, il appela les douze et leur dit: Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. 36Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux; et l’ayant pris entre ses bras, il leur dit: 37Quiconque recevra l’un de tels petits enfants en mon nom, me reçoit; et quiconque me recevra, ce n’est pas moi qu’il reçoit, mais c’est celui qui m’a envoyé ».(v32-37)

Le plus grand : le plus petit, celui qui se fait le serviteur de tous !

 

 

Résumé : qu’avons-nous appris ? Quel messie est Jésus ? Que nous invite-t-il à être ?

« J’avais demandé à Dieu » : Texte anonyme gravé sur une tablette de bronze, dans un institut de réadaptation New-Yorkais. Cette célèbre prière américaine aurait, dit-on, été composée par un soldat Sudiste lors de la guerre de sécession (1861-1865) ou par Hans Viscardi, handicapé américain(1910).

« J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès;  il m’a rendu faible, afin que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé pour faire de grandes choses; il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse pour que je puisse être heureux; il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.
J’avais demandé le pouvoir pour être apprécié des hommes; il m’a donné la faiblesse, afin que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé des choses qui puissent réjouir ma vie; j’ai reçu la vie, afin que je puisse me réjouir de toutes choses.
Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé, mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré. Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis parmi les hommes, le plus richement comblé. »