Trump, « prompt au deal » ? Ou qu’attendre du nouveau président des USA ?

Éléphant par Anna Langova « un éléphant, ça trump énormément ! » Le nouveau président tournerait-il déjà le dos à ses promesse s(« propos de campagne ») de candidat, lesquelles, comme on le sait, n’engage que ceux qui veulent bien y croire….

Éléphant par Anna Langova
« un éléphant, ça trump énormément ! » Le nouveau président tournerait-il déjà le dos à ses promesses (« propos de campagne ») de candidat, lesquelles, comme on le sait, n’engage que ceux qui veulent bien y croire….

« Eh bien ! nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi. Qu’en sera-t-il donc pour nous ? » (Matt.19v27. TOB)

 

 

A l’heure où j’écris ces lignes, Donald Trump, au terme d’une campagne d’une violence et d’un bas niveau inédits, devrait être le 45ème président des Etats-Unis. « Devrait être », puisqu’il a en effet remporté la majorité des grands électeurs, le 8 novembre, soit 306 contre 232 pour sa rivale démocrate, qui a pourtant bénéficié d’un nombre de voix plus élevé (plus d’un million à ce jour). Ces grands électeurs éliront à leur tour directement le président et le vice-président, le 19 décembre.   Le nouveau président prendra ses fonctions le 20 janvier 2017, ce qui nous laisse un peu de temps pour nous habituer à la nouvelle….Et ladite nouvelle en a surpris, interpellé ou inquiété plus d’un, quand d’autres se sont ouvertement « réjouit », à défaut de se sentir « soulagé »(1).

Pour ma part, ceci dit en toute modestie, ce résultat ne m’a pas « franchement surpris », même si j’espérais autre chose. Certes, me disait-on, « mieux vaut que D. Trump remporte la primaire républicaine plutôt que M. Rubio ou T. Cruz. Car les chances de le voir « neutralisé » par son adversaire démocrate lors des élections générales seraient alors plus grandes ». Mais dans mon article sur les primaires américaines (publié le 30/03), je me demandais s’il n’y avait pas un risque de voir un candidat « incontrôlable » tel que Trump devenir « le gagnant » républicain de la primaire[et « le gagnant tout court » de cette élection], surtout face à une H. Clinton apparaissant plus « progressiste » sur certains sujets de société ou même comme étant la représentante de « l’establishment » justement combattu par Trump ou Bernie Sanders(2).

Cette victoire de Donald Trump était-elle « prévisible », comme l’ont affirmé la plupart des commentateurs(3) ? Néanmoins et dans tous les cas, une telle victoire peut paraître « dans l’air du temps », ou comme « une anomalie », révélatrice du désaveu des peuples vis-à-vis de leurs systèmes politiques. Et les américains eux-mêmes n’échappent pas à cette tendance, semblant incapables de faire la différence entre « un âne » et « un éléphant »(4).

Pour comprendre ce qui s’est passé, il convient de souligner que Donald Trump doit son élection à de nombreux facteurs – avant tout économiques et sociaux, et non « moraux ». Plus précisément, comme nous l’explique Axelle Hazard, diplômée en sciences politiques, sur son blogue « The American Ballot Box, la politique américaine pour tous »(5) : « si Donald Trump a gagné, c’est parce qu’il est parvenu à remporter presque tous les fameux swing states[ou « État pivot », soit un État au vote indécis, susceptible de changer de camp, d’un scrutin à l’autre, entre les deux partis dominants et faire basculer le résultat du vote final], comme la Floride ou l’Ohio. Mais aussi, des états comme la Pennsylvanie, le Wisconsin et le Michigan. Ces trois états de la Rust Belt[« ceinture de rouille »], frappés par la désindustrialisation, n’avaient plus voté pour le candidat républicain à la présidence depuis 1984 ou 1988 ! » Mais « si les victoires de Trump dans les états de la Rust Belt s’expliquent sans doute par ses promesses en matière d’économie (renégocier les traités commerciaux pour empêcher les délocalisations), l’économie n’est pas le seul facteur qui explique son succès », ajoute encore Axelle Hazard. « En effet, d’après les sondages de sortie des urnes, 52% des électeurs estimant que l’économie était le problème le plus important dans le pays ont voté pour Hillary Clinton, et non pour Donald Trump. Donald Trump a en revanche remporté la majorité des voix des électeurs estimant que le problème principal était le terrorisme (57%) et l’immigration (64%). En réalité, la victoire de Donald Trump s’explique très certainement par une combinaison de plusieurs facteurs: la peur du déclassement économique dans certains états, de l’immigration et du terrorisme dans d’autres, mais aussi et surtout la colère contre la classe politique traditionnelle et les faiblesses d’Hillary Clinton », mal aimée et réputée « belliciste » ou « autoritaire », quoique plus expérimentée.

Concernant cette dernière, au-delà de certains scandales (« l’affaire des emails » ou les sources de financement de la fondation Clinton), ce qui lui a coûté le plus cher semble être son association au monde de la haute finance et du grand capital. Bien entendu, c’est aussi le cas de Trump, à ceci près qu’il a fait campagne contre le libre-échangisme et le néolibéralisme économique mondialisé et qu’il n’est pas interventionniste sur le plan géopolitique, comme l’est son ex-rivale démocrate ou même ses ex-rivaux républicains (M. Rubio, par exemple) aux primaires.

Donald Trump a ainsi réussi à capter le vote des mécontents/inquiets/en colère/aspirant à « un nouvel Eden », en se présentant en « homme fort » et leur tenant à peu près ce langage : « vous avez peur ? Très peur ? Vous avez raison. Je vous comprends. Voici les coupables » [des groupes ethniques/religieux, des « systèmes »…]. Face à une crise d’identité, s’il affirme que « le rêve américain est mort », il promet de « rendre sa grandeur à l’Amérique »( Make America great again »)Soit le retour d’un rêve américain, tel qu’il est défini par Donald Trump, qui « ne concerne que la seule population blanche et protestante »constate l’historien Romain Huret(6).

En somme, « D. Trump a brassé large », pour reprendre l’expression de Chady Hage-Ali, chercheur en relations internationales et animateur du blogue « Stratpolitix »« l’Amérique profonde (qui est aussi la base du tea party), les libertaires, anti-étatiques et isolationnistes (qui constituent également la tendance dominante du Tea Party), les déçus d’Obama (qui ont l’impression d’une Amérique faible, molle, dont l’hégémonie est sur le déclin) et les chrétiens les plus droitistes et orientés vers la prophétie »(7).

Bref, il paraît clair que les américains, décrits comme « en colère » ou « inquiets », ont voulu avant tout « du changement, maintenant », quitte à faire des choix risqués, déjouant tous les pronostics.

Mais le « président Trump », qui veut l’être « pour tous les américains », est-il de nature à nous rassurer pour autant, après le spectacle offert d’un « candidat Trump » excessif et imprévisible ?

Au-delà de toutes les questions soulevées par cette élection, une me vient à l’esprit : qu’attendre du nouveau président des USA ? Peut-on « implorer le Ciel », dans l’espoir « que le diable tienne ses promesses » (8), sachant que le diable « est le père du mensonge » ? (Jean 8v44)

Je pense à un verset biblique, que l’on pourrait mettre dans la bouche de tous ceux qui l’ont soutenu : « Eh bien ! Nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi. Qu’en sera-t-il donc pour nous ? » (Matthieu 19v27) Ceux-ci déchanteront-ils ? On pourrait le craindre, tant on peut « s’étonner » (relativement) de ce que Trump semble se « détourner promptement » (Cf Gal.1v6) de certaines de ses promesses de campagne. Voir ses déclarations sur l’Obamacare, « le mariage gay », le fameux mur ou les immigrants illégaux(9).

D’autre part, il est important de rappeler que le nouvel élu n’a aucune expérience politique et n’a exercé aucune charge publique (« ministre » ou « secrétaire », député, sénateur, gouverneur de l’état, maire…). Certes, ce n’est peut-être « un drame », dès lors qu’il sait bien s’entourer et se laisser conseiller, tout en faisant preuve des qualités requises pour être « un bon président » : sagesse, « sobre bon sens », justice et équité, être « un homme de vision » pour prendre les bonnes/meilleures/nécessaires décisions. Bien sûr, l’homme sera jugé « à ses œuvres » et pourra nous surprendre tant en bien qu’en mal. Mais comme l’a dit mon pasteur : « si tu es libre de tes choix, tu n’es pas libre des conséquences de tes choix »….

Mais le problème de cette inexpérience de la « chose publique » est ailleurs : Trump est un milliardaire ayant fait fortune dans l’immobilier, à la tête d’un empire de l’hôtellerie et du divertissement. Il est propriétaire des concours de beauté « Miss USA » et « Miss Univers », et reconverti dans la téléréalité. Ce qui fait que cet homme, jugé, non comme « un idéologue » mais « un pragmatique », a toujours défendu ses propres intérêts ou des intérêts privés. Sera-t-il capable de privilégier « le bien commun » ou les intérêts publics ? Rien n’est moins sûr puisque le milliardaire Trump est exposé à de sérieux conflits d’intérêts, « étant impliqué dans 500 sociétés, selon sa déclaration de patrimoine, dont certaines en Chine, Russie et Arabie saoudite – des pays avec lesquels Washington entretient des relations complexes »(10).

Et ce, d’autant plus qu’un homme d’affaires « fait des deals » ou des compromis.

Les « deals » seront sans doute inévitables, car si M. Trump « n’est (peut-être) pas un idéologue », plusieurs de ceux qu’il recrute le sont. Ainsi, ceux qui ont cru en sa rhétorique anti-libérale, et sa dénonciation du libre-échange, des délocalisations et des excès de la finance, risquent fort de déchanter. Le nouveau président se prépare en effet à nommer une équipe qui accordera une large place aux intérêts économiques. Avec notamment un ancien dirigeant de Goldman Sachs au Trésor et le patron d’une firme pétrolière au secrétariat à l’Énergie(11).

Mike Pence, le vice-président, présenté comme « un chrétien, un conservateur et un Républicain »(12) est « un fan du libre-échangisme et partisan de tous les TAFTA possibles[Accords de libre échange entre l’UE et les USA : une multinationale pourrait attaquer un Etat dont les politiques publiques nuiraient à ses intérêts]…russophobe et otano-belliciste », comme le souligne le journaliste Patrice de Plunkett. « Alors que le Pentagone vient d’annoncer (via l’OTAN) la formation d’une armée de 300 000 hommes en Europe pour « faire face à la Russie », que pèseront quelques phrases de Trump sur la nécessité de discuter avec Poutine ?(…) Et d’autres points d’interrogation se lèvent par dizaines. En termes empruntés à Sanders (qui doivent rappeler le « communiste Roosevelt » aux plus durs des républicains), Trump annonce une politique de relance budgétaire et de grands travaux : ponts, routes, aéroports, télécoms.  Ce serait restaurer le rôle de l’Etat : donc rompre avec trois décennies d’ultralibéralisme. Le fera-t-il réellement ? »(13)

Enfin, plus inquiétant, peut-être, Stephen Bannon devient son influent conseiller stratégique : Stephen Bannon, qui a dirigé « Breitbart News », un site de propagande d’extrême droite — raciste, antisémite, misogyne(14)… Une nomination qui a été saluée par le Ku Klux Klan !(15) Ce qui donne à penser au journal « Le Devoir » que « se met en place dans ce contexte une présidence qui devra nécessairement faire preuve de pragmatisme en certaines circonstances, mais aussi une présidence populiste qui saura, au besoin, exciter sa base électorale bien blanche et bien en colère…… »(16)

Mais il n’est pas tout à fait exact de dire que Donald Trump n’est pas « un idéologue ». Il s’était présenté, dans sa campagne, comme « la voix des abandonnés ». « Mais ces abandonnés, d’où vient leur abandon ? » demande encore Patrice de Plunkett.  « De l’ultralibéralisme des élites, qui repose sur le pire mensonge : le dogme du trickle-down, ce « ruissellement » magique en vertu duquel enrichir les plus riches redescendrait en pluie d’or sur les pauvres ! »  Un dogme, jamais vérifié, « qui fut l’un des piliers du reaganisme (1981-1989) » et « le pilier unique du clintonisme (1993-2001)…..Il eût été le pilier de l’hillaroclintonisme (….) si Hillary avait été élue… Mais Trump lui-même professe le dogme du trickle-down ! »(17)

Il est aussi « un croyant »….en la « positive theology » (« la théologie positive ») du révérend Norman Vincent Peale, qui « enseigne que : Dieu est facile à connaître, la Bible se résume facilement, le Christ donne le pouvoir de réussir. « Je suis un succès », faut-il se rappeler sans cesse ». Une foi (diraient nos amis les Belges) qui ressemble plus à une « absolue confiance en soi » (ou en l’homme) qu’en une véritable confiance dans le Dieu véritable(18)….Bref, autant de dogmes qui rappellent le faux « évangile de prospérité »…..

 

Enfin, et les Evangéliques américains, dans tout cela ?  

Le soutien des « 81 % d’évangéliques » (blancs- les évangéliques noirs ou hispaniques ayant majoritairement soutenu H. Clinton.) a été jugé comme étant décisif. Comme le prévoyait Chady Hage-Ali« les chrétiens évangéliques conservateurs (je ne parle pas des évangéliques de gauche), choisiront tout sauf un candidat de gauche progressiste/libérale, relativiste et internationaliste comme Obama » et « seront prêts à accepter en dernier ressort un “clown” dès lors qu’il se montre patriote, s’aligne personnellement, inconditionnellement sur la politique coloniale et sécuritaire d’Israël (…) ». Alors, bien sûr, « Trump n’est pas un “candidat chrétien” (…) d’ailleurs, dans l’absolu, il n’y en a aucun. Mais la vision qu’il promeut est ostensiblement celle d’une Amérique plus centrée sur elle-même. Son discours anti-islam peut plaire aux évangéliques les plus conservateurs voire aux fondamentalistes ».

Dans ce contexte, « le vocable “valeurs chrétiennes” est, sous ce rapport, très élastique. Il y a les valeurs mais il y a aussi les intérêts. Et les intérêts chrétiens et étatiques bien compris et bien défendus (à l’intérieur et à l’extérieur) se mélangent entre eux, et peuvent aussi contribuer à préserver ces mêmes valeurs ». En définitive, conclut Chady Hage-Ali« les évangéliques, en majorité à droite, [agissant plus par pragmatisme et utilitarisme que selon les principes bibliques], reviendront toujours à l’essentiel qui est, politiquement et religieusement : la fiscalité, l’état minimal, le soutien indéfectible à Israël, la lutte antiterroriste et l’endiguement de l’islam. Ils ne sont pas tous forcément partisans de l’interventionnisme (l’aventure irakienne les a douchés). Si les promesses de Trump leur semblent crédibles sur ces cinq points[en y ajoutant l’avortement], leurs voix lui seront acquises »(19). Et c’est ce qui s’est passé, semble-t-il !

 

Quelles conséquences spirituelles et morales peut-on craindre d’un tel soutien ? [autant de signaux pour nous aussi, chrétiens, en Europe]

Le soutien d’ »un homme fort » dont « la nature » est « de faire des deals » risque de décrédibiliser les Evangéliques, en les entraînant dans une « économie du deal », du compromis et de la compromission, bien éloignée du véritable Evangile, qui est « grâce et paix », et en les enfermant dans un « christianisme moralisateur », « identitaire », « de club » ou « exclusif », « partisan ». Pour le dire autrement sans langue de bois,  Jean-René Moret estime, sur le site « Questions suivantes »(20), qu’il est à craindre que « beaucoup d’évangéliques aient cédé à la tentation de vendre leur âme pour obtenir du pouvoir. Trump leur fait miroiter d’être de leur côté sur des questions jugées importantes, et certains se montrent prêts à renier des valeurs qui leur sont chères pour obtenir ce résultat. À témoin, un sondage montrant qu’en 2011 seul 30 % des évangéliques pensaient qu’une personne immorale dans sa vie personnelle pouvait remplir des fonctions publiques de manière éthique, mais qu’ils étaient 72 % en 2016 ! » Et « changer de principe pour justifier de voter pour un certain candidat revient à vendre son âme. C’est un des effets pernicieux de la politique partisane : tout devient acceptable chez son candidat, tout devient intolérable chez son adversaire. Dans tout cela, les évangéliques américains ont voté comme des êtres humains, confrontés à des options limitées. Paradoxalement, la volonté de façonner une Amérique à l’image de leurs idéaux peut les avoir conduits à transiger sur certains de ces idéaux. La focalisation sur un faisceau de valeurs ou une idée de leur identité nationale leur a peut-être fait oublier ou négliger d’autres valeurs chrétiennes, tels que l’accueil de l’étranger et le respect dû au plus faible[cf Deutéronome 10v19, Matt.25v35…]. D’une manière, le grand danger où je les vois est de penser que le « salut » pour leur nation peut venir d’une politique particulière, et de faire de l’obtention du pouvoir politique nécessaire un objectif en soi. La conviction chrétienne fondamentale doit rester que le secours doit venir de Dieu, et que s’attacher à la justice prime l’obtention du pouvoir »(20).

D’autre part, soutenir un homme « qui fait des deals » et qui s’est fait connaître par ses outrances verbales et injures (publiques) conduit à décrédibiliser la puissance de la parole. Il est alors possible de faire le rapprochement troublant avec « la bête d’Apocalypse 13 », laquelle a « une bouche pour proférer arrogances et blasphèmes »(v5). Attention, je ne dis pas que Trump serait « la bête », mais un tel trait de caractère est de nature à alerter ceux qui sont censés fonder leur vie plus sur l’écoute et l’obéissance à la Parole de Dieu(cf Matt.7v24 et ss) et moins sur les discours démagogues et populistes. Et ce, d’autant plus qu’il est une évidence pour les contemporains du texte biblique qu’il n’y a pas « de paroles en l’air ». Genèse 1 montre que l’acte créateur de Dieu passe par la Parole : quand Dieu dit, la chose arrive. Il n’y a donc pas, comme dans notre culture occidentale ou en politique, une mise en opposition entre les paroles et les actes.

Ensuite, le chrétien, tout en veillant au poids de la parole donnée, est appelé à « bénir » et non à « maudir ». Et maudir, c’est dire « de mauvaises choses », pas dans un sens « moral ou moralisant », mais dans le sens de dire une chose qui n’est pas la vérité » [cf Matt.5v44, Luc 6v28, Rom.12v14]

Enfin, il est à craindre que « le problème » le plus important des Evangéliques[qui n’est pas que celui des Américains »] soit un « problème » (ou une crise) d’identité. Souvenons-nous que nous avons été créés « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (cf Gen.1v26-27, cf Col.1v15). Or, quand on nous regarde, que voit-on ? Que Dieu règne sur la création ? Ou que Trump (ou un autre….) « règne » ? Nous saurons qui nous sommes, si nous savons à qui nous appartenons !

La priorité est donc bien « la restauration de notre image », de notre identité profonde d’enfants de Dieu. « Reconstruisons le temple en chassant les marchands » (Jean 2v14 et ss) – et nos corps sont « le temple du Saint-Esprit » (1 Cor.3v16,  1 Cor.6v19): Christ y est-il adoré ? Est-il « le Seigneur de tout » ? A moins qu’il ne subsiste des « zones de non-droit », « des autels » à Mammon(l’argent), la peur, la colère, la haine…. ? Si c’est oui, alors c’est que nous tolérons une Seigneurie autre que « Christ seul ». Soyons conscients que l’ennemi de nos âmes a gagné, lorsque nous nous laissons gagner par la colère, la peur, la haine, la cupidité, pour mieux nous jeter dans les bras d’un autre « Seigneur »/ « expert »/ « Messie »(politique) !

 

 

 

Notes :

(1)  http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2016/11/09/seisme-electoral-de-magnitude-10-donald-trump-elu-president-des-usa.html ; http://leboncombat.fr/donald-trump-president-fin-monde/ ; http://www.questionsuivante.fr/?p=1988 ; http://www.unefoidesactes.com/2016/11/10/leffet-trump/

(2)  Voir la note 12 de l’article https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2016/03/30/des-primaires-americaines-2016-vraiment-primaires-ou-une-campagne-en-trump-loeil/ )

(3) Tels que le réalisateur Michaël Moore ou même…. « les Simpsons » ! http://www.lavie.fr/actualite/monde/donald-trump-une-victoire-choc-pourtant-previsible-09-11-2016-77540_5.php ; http://www.lavie.fr/actualite/monde/non-tout-le-monde-n-est-pas-surpris-par-l-election-de-donald-trump-14-11-2016-77697_5.php ; http://www.slate.fr/story/106219/simpson-donald-trump-president-2000 ; http://www.huffingtonpost.fr/michael-moore/cinq-raisons-pour-lesquelles-trump-va-gagner/

(4) Les emblèmes des deux partis américains principaux, démocrates et républicains.

(5) L’objectif du blogue « The American Ballot Box, la politique américaine pour tous » https://americanballotbox.com/2016/11/15/le-bilan-de-la-nuit-electorale-2016/#more-2287 « est de fournir une information de qualité en français sur l’actualité politique américaine en général, et plus particulièrement sur la campagne pour l’élection présidentielle de 2016. Les articles se veulent accessibles à un large public. La plupart des informations qu’ils contiennent proviennent des sources suivantes : Washington Post / CNN / Politico / USA Today / TIME / Vox / The Atlantic / Pew Research Center / Real Clear Politics / Voice of America / The New York Times / New Yorker / Huffington Post / PolitiFact / Slate / Texas Monthly etc. Sans oublier bien sûr les comptes Twitter et sites web officiels des différents candidats ».

(6) Cf http://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Le-reve-americain-selon-Donald-Trump-2016-11-10-1200802147

(7) Cf l’entretien sur notre blogue https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2016/03/30/des-primaires-americaines-2016-vraiment-primaires-ou-une-campagne-en-trump-loeil/

(8) Cf http://cahierslibres.fr/2016/11/diable-trump-tiendra-t-promesses/

(9) Cf https://americanballotbox.com/2016/11/17/weekly-news-flash-55-edition-post-electorale/#more-2322

(10) Cf http://www.lesechos.fr/monde/elections-americaines/0211484671512-conflits-dinterets-tous-azimuts-pour-le-president-milliardaire-2042431.php

(11) Cf http://www.bastamag.net/Dans-la-future-administration-Trump-un-ancien-de-Goldman-Sachs-au-Tresor-un + http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/11/15/et-voila-le-vrai-trump-deregulation-a-tout-va-en-avant-pour-5874550.html#more

(12) Cf https://americanballotbox.com/2016/09/08/mike-pence-chretien-conservateur-et-republicain/

(13)  http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/11/09/trump-elu-les-premieres-questions-5871873.html#more

(14) « Breitbart News Network est un site web d’informations conservateur. Il a été fondé en 2007 par Andrew Breitbart, un homme qui avait pour ambition de proposer une autre lecture de l’actualité, différente de celle proposée par l’ « establishment médiatique » libéral. En 2012, Andrew Breitbart succombe à un arrêt cardiaque. Stephen Bannon, l’homme qui vient d’être recruté par Trump, le remplace. Il va rapidement faire évoluer le site. Avant de prendre la tête de Breitbart, Stephen Bannon a servi dans la marine américaine et a travaillé chez Goldman Sachs. Il a aussi été l’un des conseillers de Sarah Palin. Depuis qu’il a pris la direction de Breitbart, le site a de plus en plus régulièrement versé dans le nationalisme, la xénophobie et les théories du complot. (….)Depuis le début de la campagne, Breitbart soutient Donald Trump (…) Le site est désormais devenu l’une des références du mouvement alt-right, abréviation de Alternative Right. Ce groupe est informel et surtout actif sur le web, où il diffuse ses idées nationalistes (la nécessité de défendre la race blanche face au multiculturalisme notamment) et aussi sexistes. (https://americanballotbox.com/2016/11/17/weekly-news-flash-55-edition-post-electorale/#more-2322 ). Ce qu’en pensent la plupart des responsables d’associations juives américaines et autres personnalités juives : http://fr.timesofisrael.com/ce-que-les-dirigeants-juifs-disent-de-stephen-bannon/

(15)  Et ce, d’autant plus que Le FBI a publié son rapport annuel sur les crimes de haine (= tout acte criminel – meurtre, agression physique ou verbale, harcèlement, etc. – motivé par l’identité raciale, religieuse ou sexuelle de la victime). En 2015, 5,818 crimes de haine ont été recensés aux Etats-Unis. La majorité d’entre eux (59%) étaient motivés par l’identité raciale, l’ethnicité ou la nationalité de la victime. Viennent ensuite les motifs de la religion et de l’orientation sexuelle. Les victimes les plus nombreuses de ces crimes de haine restent les afro-américains. (Source: http://www.fbi.gov ) La conclusion la plus alarmante du rapport du FBI est que les crimes de haine ont connu une forte augmentation en 2015 par rapport à 2014. +9% pour les crimes racistes contre les afro-américains mais aussi +7,5% pour les crimes racistes contre les blancs. Et surtout, +67% (!) pour les crimes contre les musulmans. Même si le lien est difficile à prouver, certains y voient l’influence de la campagne de Donald Trump, qui a débuté en juin 2015. (https://americanballotbox.com/2016/11/17/weekly-news-flash-55-edition-post-electorale/#more-2322 )

(16) Cf http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/484909/donald-trump-la-maison-des-blancs

(17) Cf http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/11/09/trump-elu-les-premieres-questions-5871873.html#more

(18) Cf http://www.lemondedesreligions.fr/une/pourquoi-donald-trump-se-refere-a-la-foi-24-05-2016-5519_115.php

(19) Cf l’entretien sur notre blogue https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2016/03/30/des-primaires-americaines-2016-vraiment-primaires-ou-une-campagne-en-trump-loeil/

(20) Cf http://www.questionsuivante.fr/?p=1988#fnref-1988-4

 

 

 

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2 réflexions sur “Trump, « prompt au deal » ? Ou qu’attendre du nouveau président des USA ?

  1. Bonsoir Pep’s
    merci pour cet article, comme d’ habitude bien écrit et documenté.
    Mais à la sortie, on reste dubitatif : que faire ? Personnellement; si j’ avais été un électeur américain, soit je me serait abstenu, soit … j’ aurai voté Trump.
    En effet, une piste n’ a pas été évoquée (me semble t’il) c ‘est le vote anti-H.Clinton. Tout comme pour notre Sarko national, qui s’ est pris une énorme claque ce dimanche et que du coup on ne reverra plus de sitôt (ouf) !!
    Dans ton article, on pourrait se dire : ok. Trump c ‘est la peste, alors je vote pour Hillary Choléra !
    Sauf que H. Clinton (scandaleusement soutenue par nos médias main-stream) c ‘est aussi çà :
    – Quand Hillary Clinton voulait truquer les élections palestiniennes de 2006 (Preuve Audio) : http://laminedinfos.fr/?p=16146
    – Les alliés des Etats-Unis financent l’Etat Islamique – et Hillary Clinton l’a toujours su : https://legrandsoir.info/les-allies-des-etats-unis-financent-l-etat-islamique-et-hillary-clinton-l-a-toujours-su-counterpunch.html
    – C’est désormais clair : Hillary Clinton est la candidate de la guerre (Consortium News) : https://www.legrandsoir.info/c-est-desormais-clair-hillary-clinton-est-la-candidate-de-la-guerre-consortium-news.html
    – Ce que dit Hillary Clinton à Wall Street quand personne n’écoute, par Timothée Vilars : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/elections-americaines/20161008.OBS9564/ce-que-dit-hillary-clinton-a-wall-street-quand-personne-n-ecoute.html
    – [Pas vu dans les médias] 12 minutes de mensonges d’Hillary Clinton : https://www.les-crises.fr/pas-vu-dans-les-medias-12-minutes-de-mensonges-dhillary-clinton/
    – Le « faucon » centriste Hillary Clinton : https://stratpolitix.com/2016/02/15/politique-etrangere-quattendre-des-candidats-en-lice-pour-la-presidentielle-americaine-1ere-partie/
    – etc, etc, etc ….

    Bref de quoi comprendre que beaucoup ait eu envie de lui botter les fesses via le vote Trump.

    En ce qui concerne, la position des chrétiens évangéliques, là encore, dans les 2 cas : aucun vote n ‘est véritablement recevable. Dans ce domaine, l’ argument « du moins pire » me semble difficilement acceptable.
    Quant on considère  » l’œuvre » d’ H. Clinton au regard du message chrétien, c ‘est quand même difficile d’ aller voter pour elle.
    Par ailleurs, l’évangélisme américain relève de ce que Chadli (et d’ autres bien sûr) nomme « l’ exceptionnalisme américain ». Ce qui en fait une spécificité difficilement applicable à notre contexte.

    Pour terminer, je reste dans l’ expectative. Je suis bien content que H. Clinton se soit prise une claque et j’ attends de voir avec Trump, sans trop non plus me faire d’ illusion.
    Comme pour le blogueur N. Ciarapica, je suis partisan d’ « accorder à Mr Trump le bénéfice du doute et le droit de faire ses preuves » (https://www.infochretienne.com/trumpette-a-sonne-lete-proche/ et voir l’ étonnant témoignage d ‘un boxeur aidé par Trump : https://www.youtube.com/watch?v=pm8n9qVIK_8)

    Et pour finir, 2 liens vers les analyses de Villepin et d’ E. Todd, qui éclairent bien sur ce vote Trump :
    – Villepin : https://www.youtube.com/watch?v=gb9ZXlvrIWc
    – E. Todd : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/lamerique-de-trump#.

    Et pour finir, finir 🙂 le message de Franklin Graham :
    « Une chose est sure, nous devons prier pour notre nouveau président, vice-président, et nos autres dirigeants chaque jour – que nous les approuvions ou pas. Ils ont besoin de l’aide et de la direction de Dieu. C’est ma prière que nous soyons vraiment « une nation pour Dieu ».

    Allez-vous me rejoindre pour prier pour eux chaque jour ? »

    https://www.infochretienne.com/franklin-graham-invite-les-americains-a-lunite-et-a-la-priere-suite-a-lelection-de-donald-trump/

    Voilà, voilà …

    A bientôt cher Pep’s

    QDTB
    Anthon

  2. Hello Anthon,
    Je te remercie pour ta lecture attentive, comme toujours, et pour ton commentaire pertinent.
    Je te remercie aussi pour tes ressources complémentaires, de nature à approfondir la question(d’ailleurs, tu me bats, concernant le nombre de liens ! 😉 )

    Concernant « Sarko », nous pouvons dire qu’en définitive, il « est vraiment un magnifique perdant » ! Et « il devrait perdre plus souvent » ;-), comme j’ai pu le lire sur la toile. Cela dit, j’espère, sans y croire, qu’il s’agit de la dernière annonce de « son retrait de la vie politique » (première annonce en 1999, après son échec aux européennes, puis en 2012, après son échec à la présidentielle. Et dernière annonce en date, en 2016, après son échec aux primaires : http://www.europe1.fr/politique/nicolas-sarkozy-cette-fois-cest-vraiment-fini-2906027 ) Comme quoi, son utilisation de techniques directement inspirées de Donald Trump (+ son climatosceptisme) n’a pas marché !

    Sinon, concernant les résultats de l’élection US, évidemment, nous ne pouvons que rester dubitatifs : « que faire ? », en effet, d’autant plus qu’il peut paraître sidérant qu’un tel pays comportant tant de chrétiens n’ait pu donner le choix, au final, qu’entre une H. Clinton, certes expérimentée mais mal aimée, belliciste et proche de Wall Street, comme je l’ai souligné plus haut. L’on peut alors comprendre la tentation du vote Trump, pour les raisons également évoquées dans l’article.
    Concernant H. Clinton, est-elle véritablement « plus ou moins pire » ou égal que Donald Trump ? Nous ne le saurons pas, vu qu’elle n’a pas emporté la majorité des grands électeurs, nécessaire pour être élue. De fait, puisque nous ne pouvons spéculer ce « qu’elle aurait fait », il ne nous reste plus qu’à observer ce qui est observable(cf premières nominations du nouveau président, par ex), à la lumière de la Parole et du Saint-Esprit.

    Alors, « que faire ? »
    Je dirai premièrement : refuser les tentations de rechercher/s’attendre à un « homme fort » ou à « un messie politique ». Veiller au respect de la démocratie(et au bon fonctionnement de ses institutions, à tous les échelons) me paraît fondamental. Non pas parce que nous serions tous d’accord sur ce qu’il faut faire mais parce que justement, nous ne le sommes pas. Et l’erreur serait de démisionner, en tant que citoyens, en s’en remettant à quelqu’un qui déciderait tout pour nous.
    Dans le même ordre d’idée, je t’avoue être interpellé-mais pas surpris-par cette série d’engouements [Actuellement, par exemple, de François Fillon et de Marine Le Pen, en France, et de Donald Trump, aux USA] pour la Russie de Poutine. Notre ami Chady souligne (et je suis d’accord avec lui) que cela serait lié « à la fascination pour la figure du “chef fort”, à la nostalgie de pans de souveraineté perdus depuis l’intégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN et la capitulation de l’Etat face à la haute finance, aux multinationales. Bref, à la détestation que suscite la soumission au système néolibéral et atlantiste ». Pourtant, F. Fillon se réclame de M. Thatcher, D. Trump n’est pas si étranger que cela à la haute finance et la vision du FN reste, dans les faits, plutôt néolibérale(cf http://www.bastamag.net/Education-services-publics-action-sociale-lutte-contre-la-pauvrete-le-veritable et https://www.bastamag.net/Les-dernieres-intox-du-FN-sur-les-migrants )
    D’autre part, je t’avoue également être interpellé par la série d’articles favorables à Trump(quand il ne s’agissait pas de « triomphalisme »-réaction qui m’a paru déplacée), dans l’ensemble (comparé à ce que l’on a pu lire ici ou là sur B. Obama, il y a 8 ans), publiés sur le site « info-chrétienne »(et même ailleurs). C’est là un choix éditorial évident, mais qui me paraît biaisé, à la limite de la com’ (pour exemple, comparer cette fameuse vidéo du témoignage d ‘un boxeur aidé par Trump avec la réflexion de l’historien Romain Huret sur le rêve américain promis par Trump, que je cite dans mon article).

    Ensuite, et c’est ce que j’essaye d’expliquer dans mon article, il me paraît important de refuser les pièges d’un christianisme « politique » et « nationaliste », qui serait une injure faite à Dieu, le réduisant à un « dieu tribal ». Les évangiles nous montrent combien Jésus a refusé de se laisser enfermer dans un rôle politique et combien il a été difficile, pour les disciples, de dépasser la vision d’un messie « nationaliste »(comparer, par exemple, en Jean 1, les déclarations des premiers disciples et ce que Jésus a dit de lui-même).
    C’est pourquoi il importe aussi de rejeter le piège partisan et clivant (cf la contribution de Florent Varak, interrogé sur Coram Deo https://soundcloud.com/coramdeopodcasts/007-leglise-et-le-gouvernement-politique )
    : alors, oui, bien sûr, nous devons prier pour nos autorités(cf Jérémie et les épîtres à Timothée), et notamment nos présidents de la république respectifs, qu’il s’agisse actuellement de F. Hollande ou – pour les américains –de leurs « nouveau président, vice-président », et « nos autres dirigeants chaque jour – que nous les approuvions ou pas ». Qu’il s’agisse de Trump ou – s’ils l’avaient emporté – d’H. Clinton ou même de B. Sanders ! 😉 Ils ont effectivement besoin de l’aide et de la direction de Dieu. Ce qui ne nous exclue pas de faire preuve de discernement ou de vigilance.
    A ce sujet, l’une des contributions qui m’a paru la plus convaincante, parmi tout ce que j’ai lu, est celle de Jean-René Moret sur « Question suivante » (http://www.questionsuivante.fr/?p=1988#fnref-1988-4 )

    Enfin, et non des moindres, il me semble que la priorité pour l’Eglise aujourd’hui (je parle du corps de Christ) est de se regarder en face, dans le miroir de la Parole de Dieu, pour se questionner sur son identité : elle saura qui elle est(et ce qu’elle est censée « faire » sur Terre)si elle sait à qui elle appartient.
    Dans cette recherche fondamentale, l’Eglise devra discerner si son Christianisme est simplement « culturel » ou s’il est véritablement fondé sur la personne, les enseignements et l’œuvre de Christ. Car toute culture est une religion et une religion implique que l’on rende un culte (A qui ? Là est la question !). Et rien n’est « simplement culturel » dans la mesure où une culture est ce qui « relie » plusieurs personnes, soit la définition exacte d’une…religion !
    Et quand l’Eglise s’inculture en profondeur, cela signifie qu’elle a plié le genou devant des autorités spirituelles « locales » et qu’elle laisse le témoignage d’un Christ pliant le genou avec elle.

    Bref, comme je le disais plus haut, l’Eglise saura qui elle est(et ce qu’elle est censée « faire » sur Terre)si elle sait à qui elle appartient. A qui voulons-nous appartenir ? De qui voulons-nous témoigner ? Le savons-nous,nous croyants français, européens, américains… ? La question nous sera à nouveau posée, à nous, croyants français, lors de nos prochaines élections.

    Et la réponse pourra être trouvée, non en agissant de façon pragmatique ou utilitariste, mais si l’on s’attache à la vérité (qui n’est pas une opinion) de tout notre cœur.

    Bien à toi et QDTB également !
    Fraternellement,
    Pep’s

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