Foireux liens de mai (21) : Comment prier pour notre nouveau président et notre pays ?

Les « Foireux liens » de mai : comment être des « ouvriers de paix » et intercéder positivement, intelligemment et spirituellement, pour notre pays et notre nouveau président ?

Emmanuel Macron vient d’être élu 25ème président de la République Française à 66,10 % des voix [Avis – piqué sur twitter – aux complotistes « mystico-biblico-paranoïaques » : le vrai Chiffre de la Bête est en fait 665,9793 mais il a été arrondi]. Ce n’est peut être pas votre choix, mais notre responsabilité est désormais de prier positivement pour lui, comme nous l’avons certainement tous fait pour son prédécesseur, et pour notre pays. Reste à savoir comment, dans quel but, et avec quel secours. Les présents « foireux liens » sont là pour nous y aider.

1)En guise d’introduction, un peu d’anecdotique :

 « Présidentielle : élu à 100% des voix, abstention massive et choc des générations… les insolites du scrutin de 2017 »

2) 12 (pas moins) manières de prier pour le nouveau président, proposées par « Le Bon Combat ».

D’autres points d’accroche :

3) « L’Economie du Royaume » : prédication sur Luc 9v 23-27 donnée le 9 août 2015 par Gilles Boucomont au Temple du Marais à Paris.

Il est la seule « divinité » évoquée nommément par Jésus, et en plus ce dernier prend bien le soin de souligner la stricte impossibilité de servir Dieu et Mammon. Le choix est radical. Il va même joindre la parole au geste car Mammon a envahi le Temple de Jérusalem : il va tout casser dans le temple en renversant les tables des changeurs. Jésus est catégorique et nous appelle à l’être, dans un monde de capitalisme libéral avancé où Mammon est plus roi que jamais.

4) « Qui est dangereux pour qui ? » : une autre prédication à partir de Marc 13v9-13.

Au moment où Marc rédige son évangile, les chrétiens ont déjà commencé à avoir des problèmes. Ils proposent un type de vie qui est radicalement différent des autres propositions. Ce type de vie est suffisamment différent pour s’opposer au judaïsme dans sa forme de l’époque, parce que ce judaïsme s’était enfermé dans un type de religiosité qui lui faisait proposer de temps en temps de compromissions avec l’envahisseur romain. Ces Juifs convertis au Messie Jésus, ou ces païens de toutes origines, convertis encore plus à un Messie qu’ils n’attendaient même pas, se retrouvent dans une situation où ils sont en danger. Ils sont en danger parce qu’ils ne veulent pas se conformer au temps présent. Ils ne veulent pas se conformer à la pression du Temple et des prêtres, dont quelques histoires du Nouveau Testament nous font penser qu’elle était devenue plus économique qu’autre chose….

Et si l’on ne jouait plus « à (se) faire peur » ? Les chrétiens en premier ?

5) Comment journaux télévisés et chaînes d’information contribuent à la montée du Front National

Comment la télévision biaise-t-elle notre regard sur la société ? Quelle est son influence sur nos choix politiques, en cette période électorale ? Obsession sécuritaire des médias, reportages et micro-trottoirs contribuant à la banalisation de FN, journalistes acquis au néolibéralisme, éditorialistes convaincus de savoir ce que pensent les Français… Samuel Gontier, journaliste à Télérama et animateur du blog « Ma vie au poste », dresse le portrait de ce paysage télévisuel français, fortement droitisé, incapable de prendre du recul sur les idéologies qu’il distille à longueur d’antenne, et se nourrissant de son propre discours.

6) Complotisme : un internaute dénonce des « signes franc-maçonniques » dans un manuel de Maths. A peine remis du discours d’Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre, les complotistes ont déjà trouvé leur nouvelle cible : les manuels de mathématiques. Sur internet, un spécialiste de la question affirme y avoir décelé des dizaines de signes franc-maçonniques. Le fin mot de l’histoire à découvrir, pour qui saura lire avec attention, sur Edukactus.

7) Appelons les choses par leur nom : Est-ce Dieu qui commande de tuer les faux prophètes et de détruire en Deutéronome 13 ?

 Une question fondamentale, contenant deux éléments en un, et une proposition de réponse à lire sur 1001 questions.

8) Construire une paix qui ne vient pas

Il est rare – et prions certes et agissons pour qu’il en reste ainsi (…) – que le terrorisme, dans un pays occidental, devienne une cause première de mortalité. En France, les accidents de la route tuent vingt fois plus, les accidents domestiques 70 fois plus, les suicides 60 fois, et le tabac trois cents. À l’aune de la peur que nous inspire le terrorisme, le nombre de cancers mortels, et parmi eux, de cancers à cause environnementale, devrait nous inspirer une terreur permanente plongeant la population dans l’hypocondrie. Et aucun politique ne devrait pouvoir être pris au sérieux sans un projet en béton contre l’abus de pesticides et de perturbateurs endocriniens. Si la sécurité est la première des libertés, rationnellement, c’est d’abord cette sécurité médicale et sanitaire qui devrait truster les unes. Il n’en est rien. Pourquoi ? L’acte terroriste est vu comme intolérable, car évitable, anormal. C’est vrai. Il n’est pas question de « nous y faire ». Mais n’en va-t-il pas de même des suicides, des cancers à cause environnementale, des accidents de la route et de la plupart des accidents domestiques ? La suite de la réflexion sur le blogue de ce naturaliste catholique (parce que ça existe !).

On en oublierait presque de……

9) Rendre grâce pour notre pays !

Ou comment cultiver une attitude de reconnaissance, à l’instar de cette exhortation de Phil.4v6, rappelée par Timothée Minard sur son blogue : En cette période électorale, la tendance est à la colère, au rejet, à l’inquiétude. On focalise nos regards vers ce qui ne va pas, vers les difficultés de notre pays, vers le péché des uns et des autres. On nous montre le malaise ambiant, le chômage, les injustices, la corruption, l’immoralité… Et cela nous pousse notamment, en tant que chrétiens, à l’intercession. A juste titre. Toutefois, ce que ce verset de Philippiens nous rappelle, c’est que nous sommes appelés à prier « dans une attitude de reconnaissance » (traduction Segond 21).

Un antidote face à l’injonction assénée chaque jour, notamment via nos postes de TV, radios et écrans : « ayez peur ! » et « consommez » !

Voici deux articles plutôt « théo », sur le même thème, mais dont la lecture parallèle est édifiante :

10) De la Trinité sainte à l’inspiration des Écritures

Le souffle de l’Esprit, vie et force pour le monde

Ou comment, en cet anniversaire des 500 ans de la Réforme, il est légitime de se poser la question du rapport de l’Esprit avec les Ecritures. Et du coup celle de la relation entre l’Esprit, l’Ecriture et le croyant. Mais croire en un Dieu unique, et aussi relations en lui-même au point d’être trois, c’est tout de même un étrange mystère. D’autre part, en « ajoutant » le Fils et le Saint-Esprit à la foi au Dieu unique, les chrétiens ne rendent-ils pas le dialogue impossible avec les autres croyants ? Il y a donc un défi aujourd’hui à clarifier nos convictions pour que, sans renoncer à ce qui fonde notre foi, nous soyons suffisamment au clair en nous-mêmes pour poursuivre un dialogue avec d’autres. Quelle est notre image de Dieu ? Qui est Jésus par rapport au Père ? Comment le connaissons-nous ? Et quelle est notre vision de l’homme ?

11) Sur Point théo, « une version longue des grandes réponses théologiques face aux versions courtes » du site « 1001 questions » :  Le Saint-Esprit, « option + » de l’Évangile ?

En guise de conclusion :

12) On en a peu parlé le 7 mai mais voici une nouvelle d’importance…..

 

Les vœux de Pep’s café pour 2017 : pour une joyeuse année, marquée par l’espérance, la résistance et la persévérance !

« Une nouvelle année, et nous sommes vivants aujourd’hui », écrivais-je il y a un an. C’est encore vrai aujourd’hui, à l’heure où je publie le présent article. Et ce blogue aura quatre ans, lundi 09 janvier. Nous fêterons son anniversaire le vendredi 13 janvier.

En 2016, vous avez pu être troublé ou éprouvé, et l’avenir qui se profile ne semble pas rassurant du tout. C’est pourquoi- plus que jamais – il est vital de continuer à vivre, en témoin véritable et en fidèle disciple de Jésus-Christ, à contre-courant de ces deux mensonges du XXIe siècle, qui semblent s’imposer tels des rouleaux compresseurs : le seul « nous n’y pouvons (plus)rien » (conduisant au déterminisme et au fatalisme, avec une absence de foi et de confiance) et le seul « tout nous est possible » (avec une absence de garde-fou).

 

Et pour 2017, je vous souhaite :

Une nouvelle année : « nouvelle », de qualité, et promesse de pouvoir « repartir à zéro ».

Une nouvelle année joyeuse, pleine d’espérance : plus dans le retour certain de Jésus-Christ que « dans les prochaines élections » ou dans « les messies politiques », « les hommes(ou les femmes) fort(e)s »(1).

Une nouvelle année marquée par la persévérance : surtout, « ne te lasse pas en faisant le bien »(Gal.6v9), même si le contexte n’est pas favorable à cela. Et « persévère dans l’amour fraternel » (Hébr.13v1)

Une nouvelle année marquée par la vigilance, la prudence(ou la sagesse) et la résistance, à contre-courant de l’uniformisation ambiante, et des « sophismes »(sagesses qui ne le sont que d’apparence)de ce siècle : le pragmatisme et l’utilitarisme(2) (cf Rom.12v2).

Une nouvelle année marquée par la sécurité : pas ces « petites sécurités » bien commodes mais illusoires que sont « les enfers tranquilles ». Mais la meilleure et la plus grande de toutes, qui est de demeurer dans la volonté de Christ.

Une nouvelle année marquée par l’humour, que l’on apprendra à manier : sachant que « humour » (à ne pas confondre avec « ricanement » ou « moquerie ») est composé des mots « humilité » et « amour ».

Une nouvelle année marquée par le souci de la justice, dans les standards de Dieu : ne manquez d’ailleurs pas de relire, à ce sujet, « la Loi, les Prophètes et les Psaumes » (tout l’Ancien Testament), et surtout l’interprétation de la Loi, donnée par Jésus-Christ Lui-même dans le Nouveau Testament. Ne manquez pas non plus de voir ou revoir « les dessous de la mondialisation ou comment Coca Cola colonise le Mexique », sur Public Sénat (3), pour mieux rejeter ce qui est présenté comme « acquise » cette « règle du jeu » édictée par les puissants : te voler ce qui était jusque-là « gratuit » et « de droit », et te faire payer un produit « moins bien » et même néfaste pour la santé.

Une nouvelle année marquée par le souci de la vérité et l’ancrage dans le monde réel, à mille lieux du fantasme et de l’idéalisé.

Une nouvelle année marquée par la force et l’unité véritables : car « la grande faiblesse des méchants, c’est que leur méchanceté les divise. Il faut beaucoup de bonté et d’amour pour s’unir, et seule l’union fait la force »(4). Tout dépend ensuite au nom de qui et comment l’on s’unit (cf Eph.4v1-6). Et « l’amour ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt » (1 Cor.13v5. TOB).

Une nouvelle année marquée par le retour du « bien commun » : car il est vital de « suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort » (5).

 

 

 

 

Notes :

(1)A l’instar de Benoît, blogueur catholique et co-fondateur des « Cahiers libres ».

(2) Pour le pragmatisme, la vérité n’existe pas : ce qui est vrai, c’est « ce qui marche ». Il n’y aurait donc plus de « théorie », mais seulement de la « praxis », de l’action. Je ne peux donc voir ou concevoir aucune idée, mais seulement faire des expériences. L’utilitarisme, quant à lui, dit « adieu aux idéaux » (qualifiés de « discours »), et incite à croire « qu’on n’a plus du tout à se soucier de savoir si une action est vertueuse au départ ; la seule chose qui importe est qu’elle soit vertueuse à l’arrivée ». L’utilitarisme est également « im-prudent, puisqu’il incite à agir en fonction d’un futur (toujours hypothétique) en refoulant (ou ignorant) l’examen du présent (toujours certain). Et il rend « désuète la morale (ce qui vaut pour tous), au profit de l’éthique (ce que j’ose faire, y compris contre tous) ». Voir notre article à ce sujet.

(3) Voir https://youtu.be/WxPFdegA6T8  et lire https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d

(4) Une  « perle » découverte dans un vieux album jeunesse datant de 1944 : « les aventures de mademoiselle Hortense » d’Herman Grégoire. Ill. de Roger Sam. Edition Archat Lyon-Paris, p 69.

(5) A lire dans le même album cité plus haut, pp75-76. Contexte : pourchassés par des bandits, les héros – un jeune prince de 14 ans et une vieille demoiselle, mademoiselle Hortense – arrivent à un refuge non gardé : « il n’y avait(…) âme qui vive(…) mais tout y était dans un ordre parfait. Une pancarte au mur expliquait ce mystère : « prenez ce qui vous est nécessaire et remettez tout en place ».

– « C’est bien la première fois, s’écria mademoiselle Hortense, que je vois une pareille recommandation aussi bien suivie ».

– « En montagne, répondit le prince Armor, il faut suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort ».

 

 

 

 

 

 

 

Béatrice Bourges : la grève de la faim justifie-t-elle les moyens ?

Ou décryptage d’un chantage inutile.

Voici une intéressante analyse : « Béatrice Bourges et la grève de la faim », à propos d’un événement récent, publiée le 29 janvier 2014 dans « Les Cahiers libres ».

[Précision : quoique, chrétien protestant évangélique,  je sois attaché au respect du modèle biblique du mariage, de la famille-structure de base de la société, et de la vie-que je ne limite pas au début ou à la fin de vie, ou à « l’éthique » et aux questions exclusivement sociétales, je tiens à dire d’emblée que je ne suis ni proche de Mme Bourges-concernant l’esprit de ce qui l’anime, ses moyens et ses buts, ni proche de son mouvement, le « Printemps français », que je considère par ailleurs contradictoire avec LMPT, ainsi qu’avec la nature et l’esprit de l’évangile de Jésus-Christ].

Ceci dit, voici quelques extraits de l’analyse des « Cahiers » :

« On ne s’engage pas sans trembler pour traiter un tel sujet … La grève de la faim est une arme politique extrêmement puissante. Relayée par des journalistes avides d’infos sensationnelles, elle bénéficie souvent d’une bonne couverture médiatique.
(….) probablement consciente de la violence que peut avoir l’expression pour nos convictions évangéliques, Béatrice Bourges » déclare avoir entamé un « jeûne spirituel ». « Mais les médias ne s’y sont pas trompés : elle est entrée en grève de la faim, et ce tant que des députés n’initieront pas une procédure de destitution du Président de la République*.
[une grève de la faim, qui a par ailleurs suscité plusieurs réactions ironiques ]

Soyons clairs : cette grève de la faim est choquante, absurde et inutile, pour trois raisons.
Madame Bourges a-t-elle pris conseil avant de prendre sa décision ? (…)Arrêter de (nourrir son corps), le réduire à être le porte-drapeau d’une cause (même si elle est bonne … ce qu’il faut également discerner), c’est être complice volontaire de ma propre chosification : je ne suis plus quelqu’un, je suis quelque chose ! Je marche le long d’une ligne rouge, je joue avec ma vie, ma santé, mes nerfs, au gré de mon succès médiatique.
Bref, cette action est choquante car elle participe justement de la logique que nous avons combattue toute l’année dernière : la chosification de l’homme.

D’autant plus que cette action est parfaitement inutile, puisqu' »en appeler à l’article 68 est impossible. La procédure de la destitution n’a pas fait l’objet d’une loi organique.… »

Lire la suite ici.

Cette initiative, que je trouve personnellement malsaine, pose plusieurs problèmes d’ordre éthique et spirituel :

– L’usage du jeûne :  compte-tenu du sens du jeûne, ce dernier  ne saurait être banalisé ou dévoyé, au risque de perdre sa pertinence.

Le chrétien est appelé « le sel de la Terre » Mais « si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent ».(Matt.5v13) » dit Jésus.

 
-Le respect des autorités : Rom.13, 1 Pierre 2v11-17
Nous connaissons l’expression « toute autorité vient de Dieu » (Romains 13v1). Toutefois, il importe de bien la comprendre en prenant en compte son contexte littéraire, pour éviter tout fantasme, emballement, abus et prétexte pour asseoir toutes les formes d’autorité, même les plus oppressives. Sans oublier le contexte historique et politique(avec pour cadre de référence le pouvoir impérial romain des années 54 ap JC)
Bref, de quelle autorité Paul parle-t-il ? Quelles sont les caractéristiques principales d’une autorité qui peut se réclamer d’origine divine ?
« En effet, les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu n’avoir pas à craindre l’autorité? Fais le bien et tu recevras des éloges ; car elle est un instrument de Dieu pour te conduire au bien. Mais crains, si tu fais le mal ; car ce n’est pas pour rien qu’elle porte le glaive : elle est un instrument de Dieu pour faire justice et châtier qui fait le mal ». (Rom 13,3-4)

Quel est le rôle de l’autorité ?** Que doit-elle garantir ? Comment comprendre le passage « toute autorité vient de Dieu » ?
Dans quel cadre serait permise une « désobéissance civile », selon le moment où « il faut obéir à Dieu et non aux hommes » ?(relire le contexte en Actes 4v19)

D’autre part, Les chrétiens sont également exhortés, « comme étrangers et voyageurs sur la terre, à (s’)abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.  (Ayant) au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils (les) calomnient comme s'(ils étaient) des malfaiteurs, ils remarquent (leurs) bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera ».
Soyons « soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien (nous réduisions) au silence les hommes ignorants et insensés, étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu ». Exerçons « la culture de l’honneur » : (Honorons) tout le monde; (aimons) les frères; (craignons) Dieu; honorez le roi ». (1 Pie.2v11-17)

Ceci dit,  je trouve qu’il y a là quelque chose d’hypocrite dans cet appel à  la destitution du président de la république :

on critique généralement les grèves et les manifs à caractère social ou pour la paix, le respect de l’environnement, ou en faveur des étrangers, sous prétexte qu’il s’agirait là de « contestations », d’un « non-respect des autorités », et on appelle à la révolte et à la rébellion contre un pouvoir légitimement élu. Appel variable selon le bord politique, bien entendu : a-t-on d’ailleurs entendu ou lu de tels appels ou initiatives contre la présidence précédente ?

Contradiction ?

On relèvera que ce qui permet notamment de discerner les faux enseignants est leur mépris de l’autorité (2 Pierre 2 v9-10). De par leur influence néfaste et dangereuse, ils séduisent d’autres croyants pour les inciter à les suivre. Nous sommes enfin avertis que « dans les derniers jours », nous assisterons à un renversement du respect du à l’autorité (2 Timothée 3 v1-5). Sommes-nous déjà dans ces temps ?

Devons-nous nous étonner de ce climat de rébellion ? Non, puisque la Bible nous révèle que Satan est  « le prince de ce monde » (2 Corinthiens 4 :4), « le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion », et qui influence(ou brouille) la communication.(Ephésiens 2 :2).
Notre défi et notre responsabilité, en tant que chrétiens, est de vivre à contre-courant des sirènes ou des buzz médiatiques, et de faire preuve de discernement(1 Jean 4 :1), caractéristique des « hommes faits ».

De fait, cette volonté de remise en question une autorité, au nom de la « démocratie » et de la défense de « nos libertés » ne cacherait-elle pas une volonté de pouvoir et de puissance ?

A propos du « Printemps français », de ses buts et de ses moyens d’action, l’internaute exhine (29 janvier 2014 • 21 h 20 min) donne à lire « ce qui est proposé sur le site du printemps français »:

« Nous promulguons la supériorité du « Droit naturel classique », hissant la sagesse au-dessus du consentement, sur le « Droit naturel égalitaire », faisant primer le consentement sur la sagesse.

Non pas que nous soyons opposés à la démocratie, mais cette dernière suppose des citoyens capables d’être gouvernés ET de gouverner, ce qui demeure, vu sous un angle réaliste, problématique. »

Et l’internaute de commenter : « On y parle de la « Trinité romaine , à savoir la trilogie : Tradition – Religion – Autorité » et s’inquiète pour le catholicisme[ou une certaine vision du catholicisme ? Dans l’esprit de l’Eglise et du Pape actuel ?], et pas pour le christianisme.

D’après certains, ce groupe serait proche de Civitas [mouvement intégriste, proche des lefebvristes et sans aucun rapport avec l’Eglise catholique. Son actuel secrétaire général est Alain Escadas, ancien du Front National de Belgique et candidat aux législatives belges sur les listes du parti d’extrême-droite Zut]et quand on lit un peu ce qu’ils espèrent voir arriver comme système de gouvernement, on peut le croire assez facilement. Ils voudraient voir des « sages » vous diriger, mais ils seraient, bien entendu, ceux qui désignent qui est sage et qui ne l’est pas. Les protestants seraient probablement mieux traités que les athées, mais resteraient-ils des citoyens de première catégorie?

Pour la méthode de communication, c’est simple, c’est expliqué sur leur site.

Principe 1: Pour révéler au grand jour les mensonges du pouvoir et l’injustice des nouveaux codes moraux qu’il tente de nous imposer, la transgression des règles est un mode d’action légitime. Nous ne sommes pas de ceux qui confondent la légalité avec la légitimité, les instruments du régime avec le bien fondé du pouvoir. Nous devons repousser les limites du système en révélant son impuissance face à la transgression. Affronter un pouvoir injuste passe par l’irrévérence, qui exerce sur lui une pression psychologique permanente… Sachons-nous en servir !

Principe3: Notre troisième mode d’action est la création de situations concrètes. L’événement provoqué devient le média du militantisme. Nous devons rechercher l’efficacité politique du témoignage jusque dans sa mise en scène. Il s’agit de perturber la codification convenue de l’information pour créer un sens différent. Le nouvel impératif de la politique est d’installer l’événement au centre du débat. C’est de cette manière que nous briserons l’encerclement médiatique ».

Bref, « la fin justifie les moyens », le mensonge est érigé en vertu(le chrétien sait pourtant que le diable est « le père du mensonge »), et une forme de dictature(une domination de « despotes » soit-disant « éclairés » ?) que l’on appelle de ses vœux : un nouvel évangile ? Plutôt un « autre » évangile, cf Galates 1. Mais cet « autre » n’est plus l’évangile. C’est une tromperie.

 

 

 

Notes :

*Voir : http://www.leparisien.fr/societe/manif-anti-hollande-la-porte-parole-du-printemps-francais-en-greve-de-la-faim-27-01-2014-3532819.php   et http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/01/29/on-ne-lache-rien-slogan-anti-catholique-par-excellence-5284532.html

**A lire avec profit :

Besoin d’un chef mais lequel ? par Michel Bertrand, IPT Montpellier : Quand les sondages parlent de défiance, retrouver un chemin de confiance.
Un texte toujours d’actualité, pour éviter les confusions.

Sur l’autorité : http://www.evangile-et-liberte.net/auteur_94_Bertrand-Michel

Et une conférence de Michel Bertrand : ET SI NOUS PRENIONS LA PAROLE ? Aix-en-Provence 11.10.2012
Question judicieuse ! L’essentiel étant de savoir comment et pourquoi !