L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 il y a deux ans et peut attester qu’elle est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Ensuite, l’équilibre de cette formation vient de ce qu’elle nous invite à sortir hors des « disputes théo » clivantes (et parfois stériles), entre les supposés partisans d’un « modèle ekbalistique » (du grec « ekballô« =  « chasser » –  des démons, s’entend) et les partisans d’un supposé « modèle pastoral » ou « biblique » de l’accompagnement (ces derniers, sauf erreur, s’opposent généralement à la pratique de la délivrance sous prétexte qu’à partir du moment où nous sommes « en Christ », il ne peut y avoir d’autre présence de Christ en nous).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer ! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Cette première session aura lieu les 1, 2, 3 novembre 2018 à Paris, mais aussi à Pontivy-Bretagne les 19,20,21 octobre 2018 ; à Strasbourg et Clermont Ferrand le 1er trimestre 2019.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

Les 21,22,23 février 2019 à Paris. Mais aussi à Nantes les 9,10,11 novembre 2018.

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission

Du 8 au 12 juillet 2019 à Paris.

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus : http://www.liberer.fr/

 

[Article mis à jour le 21/08/18]

« Le changement, c’est maintenant ! »….dit la Bible

"Le changement" ? " Yes, we can", dit la Bible ! Et "c'est maintenant !"

« Le changement » ?  » Yes, we can », dit la Bible ! Et « c’est maintenant ! »

Est-il possible de changer ?

Vaste question ! Mais la Bible répond sans hésiter : « oui ». « Yes, we can », en Jésus-Christ. « Le changement, c’est (même) maintenant » !

Mais qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui a changé pour vous, qui êtes peut-être chrétien et connaissez le Christ comme votre Sauveur et Seigneur personnel ?

En quoi Dieu nous transforme-t-il ? Qu’est-ce que « devenir chrétien » ?

Le changement s’opère-t-il au niveau de nos pensées ? Pour « penser juste » ?

Est-ce au niveau de nos émotions ? Pour « ressentir juste » ?

Est-ce au niveau de nos actions, de notre éthique ? Pour « agir juste » ?

Aucun des trois !

La réponse, dans cette prédication d’Olivier Keshavjee, « animateur paroissial » suisse, sur Ephésiens 4v17-24 : « vivre une vie nouvelle ».

Bonne écoute et bon week-end !

« Deux messages essentiels de l’Évangile…»

 

"Venez comme vous êtes"... à Jésus ! (ce n'est pas une chaîne de fast-food qui l'a inventé !) Affiche du film "Etre et avoir" de Nicolas Philibert(2002)

« Venez comme vous êtes »… à Jésus ! (ce n’est pas une chaîne de fast-food qui l’a inventé !)
Affiche du film « Etre et avoir » de Nicolas Philibert(2002)

L’Evangile a « deux messages essentiels »….. a rappelé mon pasteur lors du culte de dimanche dernier :

-Tel que je suis, je viens à Jésus. Il m’assure qu’ « Il ne mettra point dehors celui qui vient à Lui »(Jean 6v37-40, cf Rom.5v6-8, 1 Jean 4v10), car Il m’aime.

-Il ne me laisse jamais tel que j’étais avant (cf 2 Cor.5v17-18 ; Tite 3v4-7)
Parce qu’Il m’aime, Il me change.

 

Lire : Zach. 3v1-5Eph.2v1-10 ; Luc 18v9-14 ; Rom.3v21-Rom. 8
Christ nous a gagné une position devant Dieu, au prix de Sa vie : si nous pouvons « librement »(ou avec « hardiesse ») nous approcher de Dieu, ce n’est pas à cause de nos mérites(cf Hébr.10v10-23).
Notre espérance n’est donc pas dans ce que nous faisons (pour espérer « être »), mais dans ce que nous sommes en Christ.

Pourriez-vous chanter « tel que je suis… » ?

 

 

Jésus-Christ a le pouvoir de transformer ta vie : Jean 7v11-17

Note : ce sujet(dont le billet sur le « hesed » est une introduction) a été proposé à des enfants/préados(10-16 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Il s’inspire des pages 86 à 95 du « Royaume équilibré de Dieu », de Richard Borgman, dont nous avons déjà parlé ailleurs.

Jésus-Christ a le pouvoir de changer ta vie.
Quel est ce pouvoir ? Ou plutôt, face à une situation apparemment sans espoir et sans issue, comment réagit Jésus ?

Lire le passage de Luc 7v11-17 :

« Jésus se rendit ensuite dans une localité appelée Naïn  ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Au moment où il approchait de la porte de cette localité, on menait un mort au cimetière : c’était le fils unique d’une veuve. Un grand nombre d’habitants de l’endroit se trouvaient avec elle. Quand le Seigneur la vit, il fut ému de compassion envers elle et lui dit : « Ne pleure pas ! » Puis il s’avança et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Le mort se dressa et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète est apparu parmi nous ! » et aussi : « Dieu est venu secourir son peuple ! » Et dans toute la Judée et ses environs on apprit ce que Jésus avait fait ».

Puis, si vous disposez d’une grande pièce ou d’un grand espace, au dehors(si le temps le permet), faites jouer la scène relatée dans ce passage. Le moniteur donne les détails de mise en scène suivants :

Représentons-nous la scène comme si elle se passait sous nos yeux, aujourd’hui. Cette scène est une histoire vraie, même si elle s’est passée il y a 2000 ans.

Imaginez….deux foules.

– L’une avec Jésus et ses disciples. Tous se dirigent vers les portes de la ville.
Imaginez comment est la foule qui entoure Jésus ? (Diverse, variée-avec des collecteurs d’impôts, des prostitués, des anciens aveugles ou boiteux…).
Quelle est l’humeur de cette foule ? (Sans doute d’humeur gaie/joyeuse/enthousiaste : que va-t-il se passer de nouveau avec Jésus, ce maître formidable et « anticonformiste », que les chefs religieux n’aiment pas ?)
Où sont les disciples dans cette foule ? Que pourraient-ils faire, penser, dire ?… (ils ouvrent la route, discutent entre eux pour savoir comment nourrir cette foule..)

Où est Jésus ?

-Une autre foule arrive dans l’autre sens. Imaginez l’ambiance, d’après le récit de Luc plus haut.
Sombre, triste, désespérée, affligée…on entend les pleurs et lamentations des femmes….tous se rendent au cimetière, lentement, silencieusement, pour enterrer un mort : le fils unique d’une veuve. Imaginez les émotions et les interrogations de la veuve : que lui reste-t-il à faire, à présent ?

Les deux foules se rencontrent ou se croisent, à la porte de la ville.
Qui remarque la foule qui conduit le mort au cimetière ?
Les disciples ? Les gens qui accompagnent Jésus ?….Et vous-mêmes, qui êtes témoins, en lisant ce récit ? D’ailleurs, où êtes-vous, dans ce récit ? Qu’éprouvez-vous maintenant ? Que faites-vous ?

Qui voit ? Qui agit ?
Jésus ! Il est là, au milieu de ces deux foules. Vous l’aviez oublié ?

Que fait-il d’abord ?
Il voit la veuve qui pleure.
Il est indifférent ? Il continue sa route ?
Non, il est « ému de compassion » pour elle. Le terme grec employé dans ce texte est très expressif : il signifie littéralement, « splanchnizomai »(prononcer « splangkh-nid’-zom-ahee ») c’est à dire » être ému », « remué jusque dans ses entrailles ». Le spectacle que Jésus a sous les yeux « déchire littéralement » et le remue jusqu’au tréfonds de son être. Toute sa personne refléte cette émotion. Il est très touché par ce qui se passe. Il voit, il écoute, il entend, il réagit aux pleurs déchirants de cette femme dans le deuil et désespérée, qui a tout perdu(son mari d’abord, puis son unique fils. Elle n’a plus personne d’autre, plus aucun parent, pour la soutenir).

Etre ému de compassion n’est pas de la sympathie. La sympathie est à la compassion ce que le remords est au repentir.
La sympathie est certes une bonne émotion. Peut-être que les disciples ont manifesté de la sympathie envers la veuve-peut-être lui ont-ils donné une aide pour payer les obsèques.

Mais Jésus est le seul dans cette scène dont on nous dit qu’il a été « ému de compassion ». La compassion va plus loin que la sympathie.

Jusqu’où ? Jusque dans l’amour agapé, cet amour jusqu’au sacrifice, dont parle Jean 3v16 : voilà l’amour que Dieu a eu pour l’humanité(« le monde »), vous, moi…

Et Dieu aime particulièrement les veuves et les orphelins, car Il est le Dieu des veuves, des orphelins…(Deut.10v17-18, Ps.68v6)

La compassion n’entretient pas une attitude fataliste, résignée(« ça me fiche le moral à zéro, mais je n’y peux rien. Personne n’y peut rien de toute façon… »). Mais elle pousse à l’action.

Que fait donc Jésus, « ému de compassion » ?

Jésus parle à la veuve, il communique avec elle : : « Ne pleure pas ! »(v13). Note : On peut communiquer avec ou sans mots. Avec beaucoup ou peu de mots. Mais plus de la moitié des messages passent par le langage du corps et le ton, les silences, les hésitations…

Combien de mots Jésus prononce-t-il ?
Que communique-t-il à travers ses mots ? Dans quelle situation ?

Quels effets ont eu ses paroles ?

D’abord, Tout le monde s’arrête. Imaginez : Jésus parle et tout le monde s’arrête.
Pourquoi ?
Car Jésus communique quelque chose de puissant, à travers cette parole : une parole de vie, motivée par la compassion, dans une situation de mort, de désespoir et dite avec autorité.
Jésus parle et « le monde s’arrête ». La création attend son créateur…faire quoi ? Transformer une vie, faire passer quelqu’un en décomposition de la mort à la vie (cf Gen.1v1 ; Hébreux 1v2)

Jésus « s’avança et toucha le cercueil* ; les porteurs s’arrêtèrent ». Jésus parle à nouveau. Il parle cette fois-ci au jeune homme mort et « dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Le mort se dressa et se mit à parler ». La voix de Jésus, « la Parole », a le pouvoir de réveiller les morts.

« Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète est apparu parmi nous ! » et aussi : « Dieu est venu secourir son peuple ! »  Et dans toute la Judée et ses environs on apprit ce que Jésus avait fait ».

Observez le changement de situation ! C’est ce qui arrive quand Jésus arrive quelque part ou dans une vie. La vôtre, ou la mienne, par exemple.
Mais l’important n’est pas tant dans le côté spectaculaire : que ce soit la résurrection d’un mort, la délivrance d’un possédé, d’un miracle du type la multiplication des pains, de la nouvelle naissance(2 Cor.5v17), ou tout simplement,

l’espérance là où régnait le désespoir, la foi là où régnait la crainte ou le doute, l’amour là où régnait la haine, la lumière là où régnait les ténèbres…la puissance, la transformation résulte d’une rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

Cette « Puissance » de Jésus de guérison et de transformation, qui transforme les vies, découle de l’union entre « Compassion » et « Communication »(l’affirmation et la proclamation d’une parole de vie). Ce que Richard Borgman appelle « CCP »(op. cit., p94), ou que l’on peut appeler « PPP »(Présence, Parole, Puissance) pour le « theologeek » Olivier Keshavjee, ou encore John Stott(Présence, Prédication et Persuasion)
Jésus est ému de compassion face à la détresse, la mort…Il s’arrête et communique la vie(la vie de Dieu, la vie éternelle-Jésus est « la vie », « le Dieu véritable et la vie éternelle ». « La vie éternelle » c’est le connaître personnellement**). La puissance est libérée pour changer la situation et transformer les vies.

Le moteur : la compassion. Jésus reproche souvent aux pharisiens ou à ses disciples d’en manquer. Et nous-mêmes ? Que communiquons-nous, lorsque nous proclamons ou affirmons la Parole de Dieu et l’Evangile ?

« Ainsi, désirez les dons les plus importants.
Mais je vais vous montrer maintenant le chemin qui est supérieur à tout. Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien de plus qu’un métal qui résonne ou qu’une cymbale bruyante.  Je pourrais transmettre des messages reçus de Dieu, posséder toute la connaissance et comprendre tous les mystères, je pourrais avoir la foi capable de déplacer des montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien. Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes , si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert à rien ».(1 Cor.12v31-13v1-3)

Autres exemples dans les évangiles : Matt.9v36-10v1 ; Luc 9v11 ; Jean 11v1-46….

« Seigneur, fais de nous… »(un chant de Noël colombier – d’après St François d’Assise)***

Notes :
* Alors que le contact avec un mort rend normalement impur, selon la loi. Cf Lévitique 21 ou Nombres 19v11 et ss

** Jean 14v6 ; 1 Jean 5v20-21 ; Jean 17v3

*** Si quelqu’un connaît une version plus « pep’s » de ce chant, je suis preneur…