Le sens de la vie, c’est que la vie fasse sens

« Le sens de la vie, c’est quelque chose qu’il faut lire…du non-sens vers le sens… » (Dessin d’Andy Singer)

Le sens de la vie c’est de gauche à droite.
Parce que la vie est quelque chose qu’il faut lire.

Le sens de la vie c’est du début à la fin.
Parce que le temps de Dieu va du premier jour de la Genèse au dernier jour du Jugement.

Le sens de la vie c’est de la mort à la vie.
Même si pour les non-chrétiens c’est le contraire.

Le sens de la vie c’est du non-sens vers le sens.
Parce que Dieu nous fait grâce de donner du sens à nos vies.

Le sens de la vie, c’est que la vie fasse sens.
De plus en plus.
Par Christ

[Une « question peu originale », qui a reçu « une réponse originale » sur « 1001 questions »]

« Foireux liens » de janvier (25) : le sens des luttes

Les « Foireux liens » de janvier 2018 : pour mieux réfléchir au sens de nos luttes

Et (re)voici nos « Foireux liens », revue de presse bimestrielle. Pour cette édition de janvier 2018 : Sens du service, de Noël (même si c’est déjà passé) et Christianisme « identitaire » vs Christianisme « réel » ; jouets connectés, Johnny Hallyday, culture médiatique, esprit critique, jeunesse et génération Y, travail et chômage, uberisation, écriture inclusive…et bien d’autres sujets encore !

1) Le lavement des pieds : de la domination au service

Laver les pieds, c’est la « podothérapie » proposée par Jésus ! Une histoire de pieds pour une autre manière d’être en relation. Face au mal, aux idées de grandeur et de domination, Jésus exprime en gestes quelle est la liberté de servir et quelle est sa seigneurie.

2) Noël déserte les pubs ? Bon débarras !

Coup de tonnerre sur nos pauvres sociétés européennes : une certaine marque de bière très connue ne produira plus de « bière de Noël » mais de la « bière d’hiver ». Dans le même temps, ce même mot recule aux frontons des temples du commerce et des enseignes municipales. Exit Noël, la société laïque pare ses tables pour « les fêtes de fin d’année » ! Faut-il s’en inquiéter ? Avons-nous encore intérêt à combattre pour défendre le royaume du Christ sur des boîtes de chocolats ou les calendriers des postes ?

 Voir aussi : « qui veut imposer le Père Noël dans une église ? »

3) Gare aux jouets connectés à Noël !

La Cnil a adressé une mise en garde publique à un fabricant qui vend deux produits insuffisamment sécurisés. En outre, la façon dont les données personnelles sont collectées et traitées est très insatisfaisante au regard de la loi.

Voir aussi : Objets connectés : défis technologiques et enjeux sociétaux

Interview de Maryline Laurent, Professeur à Télécom SudParis et spécialiste des objets connectés.

4) Contrefaire l’opinion. Johnny et l’irréalité

La mort de Johnny Hallyday a déclenché une vague médiatique à la hauteur des événements les plus dramatiques (…) Comment ce déferlement unanimiste avait-il pu se développer contre la vérité et la raison ? Encore une fois, on se trompait d’objet en croyant que l’information enregistre simplement l’importance des événements et parle forcément des choses qu’elle désigne. Les médias étaient bien en peine de voir qu’ils fabriquaient eux-mêmes cette unanimité d’images et de papier. Était-ce encore de l’information que ces images et commentaires diffusés pendant une semaine, jusqu’à la tombe antillaise ?

5) Près de huit Français sur 10 croient à au moins une « théorie du complot », selon une étude. Une enquête de la Fondation Jean-Jaurès et de Conspiracy Watch, en lien avec l’Ifop et relayée par franceinfo, dévoile pour la première fois les croyances des Français en matière de « fake news ».

6) Peut-on enseigner l’esprit critique ?

Former l’esprit critique des élèves est devenu une priorité de l’école française, en réponse à la prolifération de thèses complotistes sur Internet. Mais comment faire ? Et de quoi parle-t-on au juste ? Analyse à lire dans le magazine Sciences Humaines.

7) Des médias envahissants : peut-on y faire quelque chose ? Les médias et les réseaux sociaux exercent aujourd’hui une grande influence sur la vie, le temps et l’attention des individus, menaçant parfois les relations dans la vie réelle. Peut-on y faire quelque chose ? Conseils de Pierre-André Lechot, un spécialiste en éducation aux médias, sur Christ seul. Voir son blog qui propose des pistes utiles pour questionner les écrans et leurs contenus.

8) Les nouvelles générations sont multi-tâches. Est-ce efficace ?
Dans les caractéristiques de nos jeunes milleniums, on leur attribue souvent la capacité à être multi-taches : Écrire un devoir tout en répondant à un tchat à sa copine. Et visionnant une vidéo youtube. Notre jeune génération est elle super héros ? Est-ce efficace ?

9) 3 moyens infaillibles de débarrasser l’église de ses jeunes

La plupart d’entre vous répondraient par un vibrant « Oui, évidemment ! » Pour quelle autre raison iriez-vous acheter toutes ces pizzas, proposer tous ces programmes et faire tout votre possible pour éduquer et prendre soin de vos ados ? Vous voulez les garder au sein de l’église. Mais lorsque l’on scrute les cœurs, un sentiment différent fait surface. C’est une chose que l’église n’admettra jamais à haute voix, tapie silencieusement et dangereusement sous la surface.

Voir aussi : « ne dites plus ne nous donnez plus de pizzas ; dites « je vous invite, c’est fait maison ». 

10) En débat : Je travaille, donc j’existe ?

De notre emploi dépendent nos revenus, notre projection dans l’avenir, notre reconnaissance, notre sentiment d’utilité. Est-ce bien raisonnable de tant faire peser sur lui ? Comment valoriser d’autres formes de contribution à la société ?

Voir aussi : Telle est leur quête : Jeunes au travail : à la recherche du sens perdu

En France, plus qu’ailleurs, on cherche à s’accomplir par le travail. Or tout semble joué dès 20 ans : il faut avoir réussi, mais aussi avoir choisi sa voie. D’où un stress record à l’école et la grande frustration de bien des salariés, qui se sentent « déviés » de leur vocation… et cherchent un sens à leur vie hors du travail. Un entretien éclairant avec la sociologue Cécile Van de Velde à découvrir dans la revue Projet.

« Le con trolle, le café chaud meurt ». Paru dans CQFD n°160 (décembre 2017), rubrique Chien méchant, illustré par Lasserpe

11) « Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre »

Ils sont près de 40 000 conseillers à suivre, au quotidien, les six millions de chômeurs inscrits au Pôle emploi. Mais ces agents, dont le métier évolue sans cesse au gré des décisions politiques, ne savent plus trop où ils en sont. Sommés de faire du chiffre sans en avoir les moyens, souvent au détriment du respect des droits des usagers, beaucoup s’interrogent sur le sens de leur travail, quand ils ne sont pas purement et simplement en grande souffrance. Bastamag les a rencontrés.

Voir aussi : Les chômeurs dans le viseur : Fainéant, dis merci à ton coach ! 

Ce jour-là, vous êtes une bonne vingtaine de demandeurs d’emploi convoqués par Popôle Saint-Charles, à Marseille, mais la liste de présence que la jeune conseillère fait tourner ne correspond pas au groupe rassemblé là. Alors elle vous demande d’ajouter vos noms, prénoms et identifiants à la main, à la suite de ceux d’une trentaine de glorieux absents, ce qui prend un certain temps (…) Armée d’un triste PowerPoint, elle finit par annoncer, sans trop d’enthousiasme, le lancement du fameux plan Activ’Emploi. Ce qui revient à reconnaître, pour elle et son collègue qui l’épaule sans trop savoir à quoi s’en tenir, leur obsolescence programmée en tant que conseillers. Car, en clair, Pôle emploi va sous-traiter votre accompagnement à une start-up du coaching, sans doute pour libérer ses agents des contingences du trivial contact humain…..

12) Que pensent les riches des pauvres ? 

« Je ne céderai rien aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes… »  Ces quelques mots, formulés en septembre dernier par le Président français à l’adresse des opposants à sa réforme du droit du travail, ont choqué l’opinion publique. Emmanuel Macron a expliqué que ses propos, contrairement à l’interprétation qui en avait été faite, ne visaient nullement les syndicalistes, ni les travailleurs. Soit. Toutefois, le président français n’en est pas à sa première phrase du genre. N’a-t-il pas dit qu’« une gare était un lieu où se croisaient des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien »… ? N’a-t-il pas qualifié « d’illettrés » des ouvriers d’une usine dont les portes menaçaient de fermer ? Ou encore de « chômeurs récidivistes » les personnes ayant connu plusieurs périodes de chômage ? Pertinent article à lire sur Christ Seul.

13) « Pourquoi sortons-nous de l’école avec des valeurs à l’exact opposé de celles qui nous ont motivés à y entrer ? »

Les écoles d’ingénieurs sont une spécificité de l’enseignement supérieur français. Couvrant les domaines de l’industrie, de la chimie, de l’agronomie ou encore de l’environnement, elles préparent leurs élèves à occuper des postes à responsabilités. Malgré leur statut généralement public, les multinationales y prennent une place de plus en plus importante, au nom du « rapprochement avec le monde de l’entreprise ». Témoignage de deux étudiant-e-s de l’une de ces écoles, AgroParisTech, championne des « sciences et industries du vivant et de l’environnement ».

14) Réforme de l’apprentissage : le pouvoir aux entreprises et non plus aux régions

Ou comment, en avril 2018, le gouvernement entend présenter un projet de loi de réforme de l’apprentissage qui transfère les compétences des régions vers les entreprises.

15)  « Si on ne fait rien, le Far West digital nous laminera »

Le mot « ubérisation » (du nom de la start-up américaine ubercab) est entré dans le vocabulaire depuis environ deux ans. Ce phénomène consiste en l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi instantanée, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Or, « l’uberisation » de l’économie menace notre vieux modèle fondé sur le salariat. Piloter cette transition devient une urgence politique. Le point avec Bruno Teboul, vice-président du cabinet de conseil en innovation Keyrus et professeur à l’Ecole polytechnique et à l’université Paris-Dauphine.

16) Aux USA, l’écriture cursive fait son retour dans les salles de classe aux Etats-Unis

Après avoir préféré le clavier d’ordinateur au stylo, les USA font machine arrière. Selon des chercheurs, l’écriture cursive a une grande importance pour apprendre.

17) L’écriture inclusive à l’école : un combat erroné

Le 23 septembre dernier, l’éditeur scolaire Hatier a annoncé avoir édité un manuel de CE2 en écriture inclusive. Le 7 novembre dernier, 314 professeurs, à travers une tribune publiée sur le site Slate, ont indiqué ne plus vouloir enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « le masculin l’emporte sur le féminin ». L’objectif des partisans de l’écriture inclusive est de combattre les préjugés sexistes et de lutter contre les inégalités hommes / femmes. Ils veulent mettre fin à la hiérarchisation des sexes. Mais la défense de l’écriture inclusive est-elle ce « bon combat » à mener, propre à faire l’égalité ? Analyse, « en aparté », par la journaliste Gaëlle Picut sur son blogue consacré à l’éducation et aux relations parents-enfants.

18) Le dossier dont tout le monde se moque (ou presque) : Rohingyas, un peuple sacrifié

Un million de Rohingyas vit en Birmanie. Musulmans sunnites originaires du Bangladesh, ils sont considérés comme des étrangers et apatrides. Victimes de multiples discriminations, un puissant mouvement de moines nationalistes ne cesse par ailleurs d’attiser la haine à leur encontre. Des milliers d’entre eux ont fui ces dernières années le pays par la mer pour rejoindre la Malaisie ou l’Indonésie. D’autres ont choisi le Bangladesh.

19) Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2018 : 215 millions de chrétiens fortement persécutés dans le monde

Basé sur une étude de terrain, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié par Portes Ouvertes apporte une analyse objective de la situation vécue par 215 millions de chrétiens dans les pays où la persécution est forte à extrême. Le top 5 des « pires pays », extrait du rapport et tendances, sans oublier les 4 bonnes nouvelles de l’index 2018.

20) Grands projets inutiles ? L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes deux fois plus cher que moderniser celui de Nantes

« Réhabiliter Nantes-Atlantique coûterait deux fois moins cher que construire Notre-Dame-des-Landes. » C’est l’une des premières conclusions tirées du rapport des médiateurs sur le projet de Notre-Dame-des-Landes  , et livrées par le quotidien Ouest-France. Remis au premier ministre ce mercredi 13 décembre, le rapport a été coordonné par trois médiateurs nommés en juin dernier par le gouvernement, lequel doit rendre sa décision sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes au plus tard entre le 15 et le 30 janvier 2018.

Voir aussi : Le croirez-vous ? L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes finalement remplacé par une centrale nucléaire. Suite au rapport des médiateurs sur le projet, le gouvernement a annoncé qu’il renonçait définitivement à faire construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La place laissée vacante servira à la construction d’une centrale nucléaire. « Que celui qui lit fasse attention ! » 

21) L’expo du moment : Le froid, un précieux allié

La Cité des Sciences nous propose une exposition didactique et ludique sur le concept de Froid, de nature à (r)éveiller les consciences quant à des sujets très actuels : le réchauffement climatique et la transition écologique. L’exposition se présente en trois parties : Les défis pour le vivant. Comment le corps humain réagit-il dans un environnement froid ? Quelles astuces pour se protéger ? Les défis pour la société. Réfrigération, congélation, climatisation… À quel point la technologie frigorifique a-t-elle modifié notre vie ? Les défis pour la science.  Quels sont les effets du froid sur la matière ?

Exposition Froid, ouverte tous les jours (sauf le lundi) du 5 décembre 2017 au 26 août 2018, de 10 h à 18 h à la Cité des Sciences au 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris. 

 22) L’action du mois : s’accorder une parenthèse dans son agenda pour assister à une lecture publique des livres de la Bible.

Parce que la Bible a été écrite, non seulement pour être lue mais pour être entendue, prenez le temps d’une pause chaque lundi soir, 20h00 (si vous habitez Paris ou si vous vous trouvez dans le coin à ce moment-là) pour répondre à l’invitation de l’Action Biblique Française : venir écouter les textes bibliques récités par un comédien. Un moment unique et privilégié pour entendre, comprendre et réfléchir à la Parole de Dieu !

 

« Sens » + « utile » = « ustensile » (ou : la foi, concrètement)

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. L’accroche s’inspire de celle utilisée par Judith ERDMANN, pour son article « Vivre sa foi au quotidien », paru dans le volume 1 d' »Efferv’Essence », ressources d’études bibliques et de thèmes pour Jeunes, pp 88-89(Ed. LLB, 2001)

Objectifs :

– (Re)découvrir ce qu’est la foi et ce qu’est « avoir la foi »

– Développer et manifester ma foi en Dieu au quotidien

-Découvrir que ma vie a du sens et est donc utile, pour être un « ustensile » entre les mains de Dieu, pour le but que Lui a prévu pour moi.

Passage à étudier : Hébreux 11v1-7

Accroche :

1)Présenter à vos enfants/jeunes un premier groupe de lettres(découpées dans du carton, par exemple) dans le désordre. Celles-ci doivent être réunies pour former le mot à découvrir : U T I L E

Inscrivez-vous - Une façon par Andrew Schmidt Plus d'issue ? Si ! Une !

Inscrivez-vous – Une façon par Andrew Schmidt
Plus d’issue ? Si ! Une !

2)Présentez-leur un deuxième groupe de lettres, avec la même consigne. Ils doivent trouver S E N S

3)Mélanger toutes les lettres et demandez enfin de trouver un nouveau mot.

Ce sera……..U S T E N S I L E !

« Moralité » : une vie qui a du SENS est une vie UTILE. Soit la raison d’être d’un USTENSILE.

Qu’est-ce qu’un USTENSILE ? C’est un objet d’usage quotidien, pour un usage précis. Ainsi, une gamelle doit pouvoir contenir de l’eau, des aliments et résister aux chocs, au feu…Elle ne sert, « ne vit » que si elle est utilisée pour le but pour lequel elle est prévue.

Si l’on utile la gamelle pour un usage « contre-nature »,

l’on « se plante »*. Son usage doit être JUSTE.

Par association d’idées, comment notre vie à nous peut-elle être juste ? Avoir du sens, être utile, dans le but prévu…? En acceptant d’être un USTENSILE dans les mains de Dieu !

Et à quelle condition Dieu pourra-t-il diriger notre vie, pour qu’elle ait du SENS et pour qu’elle soit UTILE et JUSTE ?

Si nous lui faisons confiance, en faisant preuve de foi, bien sûr !

Lisons ensemble ce passage de la Bible, Parole de Dieu, pour découvrir un premier principe sur la foi :

« Or le juste vivra de foi » (Hébr.10v38)

Qu’est-ce que la foi ? Avoir la foi** ?

« Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas.
Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage.
Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent.
Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste,
Dieu rendant témoignage à ses dons; et par lui, étant mort, il parle encore.
Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.
Or, sans la foi il est impossible de lui plaire; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent.
Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi »(Hébr.11v1-7).

1) La foi, c’est….

« une assurance », « une conviction », une certitude. Du solide !C’est croire sans voir(cf 2 Cor.5v7), en se fiant à quelque chose/quelqu’un de sûr, de sérieux, fiable et digne de confiance.

La foi nous donne un bon témoignage, une bonne réputation. De qui ? De Dieu !

Celui qui a la foi est-il un fou ou un sage, un homme intelligent ? La foi rend intelligent, car « c’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la Parole de Dieu….(Le monde que nous voyons a donc du sens, un but et une origine)….de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible »(ce que l’on voit n’est pas tout)

La foi rend humble : car face à un créateur invisible et infini, plus grand que nous, nous prenons conscience que nous sommes limités. Nous sommes face à une réalité qui nous dépasse. Nous ne maîtrisons pas tout

et nous n’avons pas de vue d’ensemble des choses. Dieu, oui.

La foi, c’est enfin chercher à plaire à Dieu et donc (re)considérer nos priorités : pour quoi, pour qui vivre ?

La foi me pousse à être fidèle à quelqu’un d’autre que moi.

2)Avoir la foi, c’est….

« Croire que Dieu existe » et que ce Dieu qui existe est digne de confiance. Il récompense celui qui le cherche. Cherche Sa volonté. Et sa récompense, c’est Son approbation, Son « bravo ».

La foi repose sur le fait de croire en l’existence de Dieu et sur Sa fidélité : on ne sera donc pas effrayé par les circonstances ou les épreuves ; on ne se reposera pas sur nos limites ou les limites de ce que l’on voit.

Terminons par trois exemples d’hommes de foi, présentés dans les vv1-7 d’Hébreux 11 : quel témoigne chacun a-t-il reçu de la part de Dieu ? Pourquoi ?

– Abel (Hébr. 9v22 ; 11v4 ; Gen.4v4) : « par la foi », il a offert à Dieu un sacrifice de plus grande valeur(« des premiers-nés de son troupeau, et leur graisse ») que celui de Caïn. Par sa foi, il fut déclaré juste. Dieu témoigne de ses offrandes : par elles, Abel « parle encore »***.

– Hénoc(Hébr.11v5 ; Gen.5v22-24) : voilà un homme dont on ne sait que très peu de choses,  à part qu’il a « marché 300 ans avec Dieu », c’est à dire qu’il a vécu en étroite relation avec Dieu et pour Lui plaire à tous égards. Le contexte de sa vie est édifiant à souligner : le chapitre 5 du livre de la Genèse, dont lequel on trouve cette information sur Hénoc, est une généalogie, comme on aime à en lire dans la Bible. Les personnes mentionnées vécurent un grand nombre d’années, mais tous avec la même conclusion : « et il mourut ».

Même si nous vivons tous extrêmement longtemps, nous finirons tous par mourir un jour. Quelle attitude avoir, alors, dans une telle perspective bien peu réjouissante ? Soit « jouir de la vie sans entrave », être pessimiste, ou, au contraire, « s’investir » dans ce qui est « durable » : la Parole de Dieu et les hommes.

Hénoc a (bien) choisit : il « engendra des fils et des filles »(et a sans doute été préoccupé de leur éducation ?), confiant dans l’avenir, et a « marché 300 ans avec Dieu ». La conclusion de sa vie ? « Et Hénoc marcha avec Dieu; et il ne fut plus, car Dieu le prit ».

-Noé, enfin(Hébr.11v7 ; Gen.6v1-22) : « c’est par la foi que Noé, divinement averti[implique de sa part une grande communion avec Dieu, particulièrement à une époque où l’humanité était pleine de corruption et de violence : pas de quoi encourager à la droiture et à plaire à Dieu, soit à vivre à contre-courant ! ]de ce qui ne se voyait pas encore[l’annonce et l’exécution du jugement de Dieu sur une humanité corrompue] et saisi d’une pieuse crainte, construisit une arche pour sauver sa famille : c’est(par cette arche)qu’il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi ». Par la foi, Noé a obéit à Dieu. L’arche construite est à la fois le moyen de salut révélé par Dieu, et le révélateur du jugement de Dieu.

Quel est le point commun de ces trois hommes de foi ?

Voyage par George Hodan   Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

 

 

Ils ont témoigné de fidélité(foi), de persévérance et de patience. Et ils ont ainsi confessé qu’ils étaient « étrangers et résidents temporaires » sur cette terre : « dans le monde », quoique « pas du monde » !

 

 

 

 

 

 

Notes :

* Au risque de prendre une gamelle ?

** « Foi » se traduit aussi par « adhérence ».

*** L’offrande de Jésus-Christ parle mieux encore.