Foireux liens de janvier(13) : « treize embêtant ! »

« Si cela vous fait plaisir…cela ne coûte pas cher ! » Dessin d’Yves Montagne, publié le 18 novembre 2014, le lendemain de « soirée des dupes » de Sens commun

« Si cela vous fait plaisir…cela ne coûte pas cher ! » Ou l’enjeu de la crédibilité en politique.
Dessin d’Yves Montagne, publié le 18 novembre 2014, le lendemain de « soirée des dupes » de Sens commun

Voici nos treizièmes « foireux liens », par aileurs-comme par un fait exprès-au nombre de treize. Ce qui sera « treize embêtant » pour certains superstitieux. Mais au-delà du calembour facile, les divers enjeux soulevés sont de taille, puisqu’ils touchent, tour à tour, à la crédibilité politique, la laïcité, l’éducation, le code du travail, le TAFTA, la concentration multimédia, la figure du « self made man », la croissance, la prospérité…et même la fragilité, « bonne » ou « mauvaise ». Prenez donc le temps d’une bonne lecture et d’une bonne réflexion !

1) « C’était couru : Sarkozy ne touchera pas à la loi Taubira », annonce le journaliste Patrice de Plunkett sur son blogue, avec un petit air de « je vous avais prévenu ! »

« Après le livre d’Alain Juppé, qui n’a jamais caché son approbation du « mariage pour tous », voici le livre de Nicolas Sarkozy qui ne l’a jamais désapprouvé… mais laissa croire le contraire. Le Figaro nous apprend que si l’ex-président de la République est élu en 2017, il ne touchera pas à la loi Taubira.
Ce n’est pas une surprise… mais la seule surprise, c’est que certains (qui ont sans doute cru que NS pouvait être « le candidat des valeurs chrétiennes ») en soient surpris : En 2011 M. Sarkozy était vaguement favorable à l’idée d’un mariage gay. En 2013 il s’est gardé de prendre position. En 2016 il continue dans la même ligne ».

A lire, également, les réactions du blogueur « Koztoujours », qui soulève tout l’enjeu de la crédibilité du politique.

2) Le Premier Ministre serait-il le « pompier pyromane » de la laïcité ? s’interroge le sociologue Sébastien Fath sur son blogue :

« On est en plein paradoxe. Le premier Ministre français Manuel Valls, qu’on a connu beaucoup mieux inspiré, a quelque peu égratigné l’exigence laïque en volant au secours, devant les amis du CRIF, d’une intellectuelle retraitée(1) de plus en plus citée par le Front National, dont de récents propos sur Europe 1 contribuent à banaliser l’islamophobie . Et pourtant, le Premier ministre actuel de la République française s’est cru compétent, tel un pompier pyromane, pour donner des leçons de laïcité à l’excellent travail d’équipe conduit par Nicolas Cadène (rapporteur) et Jean-Louis Bianco (président) à la tête de l’Observatoire de la Laïcité, une structure publique qui s’évertue à défendre et sauver le socle laïque dont la France se réclame ».

En réaction, 150 universitaires et chercheurs(2) rappellent, dans une lettre de soutien adressée au président de la République, le «travail salutaire» à la tête de l’Observatoire de la laïcité de Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène alors qu’ils sont contestés par le Premier ministre.

Voir aussi :
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2016/01/20/l-absurde-querelle-de-la-laicite-5747747.html ; http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/19/quel-debat-autour-de-la-laicite_4850049_4355770.html ; http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2016/01/20/nouvelles-3064766.html

3) Un site pour décrypter la réforme du collège
Par une équipe d’une vingtaine de personnes, très majoritairement des professeurs en poste en collège, et accueillant aussi des parents d’élèves dans leur équipe.
Ils sont aujourd’hui 28 à rédiger et mettre en forme les remarques et les questionnements de bien plus d’enseignants et de parents d’élèves.

 

4) Débat sur le code du travail : vous avez certainement déjà entendu ça et là que le code du travail français serait « trop gros », quand il ne serait pas « un carcan » empêchant « la libération des richesses de ce pays ». Parallèlement au projet de réforme Badinter, voici quelques rappels sur ce qu’est un code du travail, et sur ce qu’il en est vraiment du nôtre, en comparaison de ses voisins européens, pour casser quelques idées reçues, ainsi qu’une analyse sur les raisons de vouloir « moderniser » le code du travail.
5) Les grandes manœuvres de concentration multimédia :
Un phénomène qui pose un vrai problème de pluralisme de l’information et donc de bonne santé de la démocratie. Chrétiens, vous êtes tout autant concernés par ce phénomène que les « non chrétiens », vu que l’acte s’informer est sans doute « une seconde nature » pour vous.
D’autant plus que l’on assiste, ces derniers mois, à une accélération inédite des rachats de médias, de nature à soulever l’inquiétude ou l’indignation des journalistes.

A lire, ces analyses de Julia Cagé, économiste de la presse, et d’Acrimed, qui soulève que si les journalistes « ont largement posé la question de l’indépendance éditoriale dans un univers médias très concentré, ils ont aussi largement éludé celle des raisons profondes de ces vagues de concentrations ».

6) Est-il possible de « bloquer les funestes accords dits de « libre échange » en 2016… ?
L’économiste Jean Gadrey « positive », mais pour inciter à poursuivre les mobilisations contre le traité transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis ou « TAFTA ». Il relève « plusieurs bonnes nouvelles récentes », et rappelle que dans le passé ont été bloqués 1) l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement), un projet proche du Tafta, abandonné en 1998 à la suite d’une opposition française, 2) l’ACTA, accord commercial dit anti-contrefaçon, rejeté par le Parlement européen en 2012 à la suite de fortes mobilisations, 3) et même L’AGCS (Accord général sur le commerce des services), plus ou moins gelé à l’OMC depuis 2005/2006.

Rappels ici, si vous avez raté le début de l’épisode : https://www.laquadrature.net/fr/TAFTA ; http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/13/si-vous-n-avez-rien-suivi-au-tafta-le-grand-traite-qui-effraie_4788413_4355770.html ; http://multinationales.org/Tafta-l-elaboration-des-normes-et-des-lois-bientot-confiee-aux-lobbies ; http://www.bastamag.net/Accord-Europe-Etats-Unis-que-nous et cf http://www.bastamag.net/Tafta-comment-la-cooperation-reglementaire-permet-deja-aux-lobbys-industriels-d

7) Nous sommes entrés dans « Le troisième âge du suffrage universel », selon Alain Garrigou :
Une intéressante réflexion d’actualité sur le suffrage universel, qui, depuis son origine, a reposé sur « un fondement élémentaire : que les citoyens s’en servent(…)correctement, en somme qu’ils deviennent des électeurs réguliers ». Le deuxième âge du suffrage universel est « celui de son évidence », celui de « la participation, comprise à la fois comme désir spontané et comme devoir intériorisé de s’exprimer. Tout au long d’un siècle environ, ce fut une assurance d’efficacité. Cette croyance est en train de se déliter ». Bienvenue dans « le troisième âge du suffrage universel », qui est « celui qui voit, après les électeurs apprentis, les citoyens arbitres des luttes politiques devenir leurs otages » : ces derniers « refusent le jeu et lorsqu’ils reprennent éventuellement le chemin des bureaux de vote », c’est pour être « plus contre que pour ».

8) « Une croissance contre nature ». Extrait du prochain livre d’Eric Jaffrain « la guérison de l’économie ». Sortie prévue en 2016 aux Editions Jouvence. A lire sur le site de l’auteur cette réflexion sur « la croissance », tant attendue par les politiques et industriels « comme un messie qui semble être le seul capable de résorber le chômage et d’augmenter le niveau de vie de la population, ou encore de réduire la pauvreté ». Mais cette croissance-dont la venue certaine est sans cesse annoncée par les prophètes du XXIe siècle, mais que l’on attend toujours-en avons-nous vraiment besoin ? A-t-elle du sens aujourd’hui ?

Et puisque l’on parle de « croissance »,

9) Voici le compte-rendu par Steve Morales de sa visite d’une « megachurch » prônant l’évangile de la prospérité, publié sur TGC Evangile21. L’article va bien au-delà d’une dénonciation « classique », et c’est ce qui fait tout son intérêt : « Nul besoin de partager une nouvelle vidéo montrant des pratiques ridicules des églises prônant l’évangile de la prospérité. Partageons l’Évangile lors de tête-à-tête, et démontrons patiemment en quoi le Seigneur Jésus vaut bien plus que toutes les promesses de richesses terrestres ». En clair, « arrêtez de dénoncer sur votre page facebook ces faux docteurs. Cherchez plutôt à amener avec douceur ceux qui les écoutent à Christ ».

Peut-être le pendant de cet autre article sur une certaine « abomination ».

10) Une urgence : casser le mythe du self made man, « un mythe dangereux » qui mène inévitablement à l’idolâtrie et à la fin d’un peuple, comme nous le rappelle l’Ecriture.

Ce « mythe moderne », le documentariste Pierre Carles appelait déjà à « le briser », dans une interview sur Acrimed : Cessons « d’appréhender la société par le seul biais de l’individu, soit la figure du self made man, du héros entrepreneur ou du sauveur providentiel qui ont contaminé les JT et les magazines d’information, avec le message implicite que la collectivité n’a pas d’importance, que l’individu existe en dehors d’elle, qu’il s’est forgé tout seul. Car c’est ça, l’idéologie de l’information télévisée, sa propagande »
11) « Pour ou contre le baptême d’enfant ? Et si c’était plus compliqué que ça… ? »
Comment dépasser le fameux « choix binaire de type baptême / pas baptême »(des enfants), avec l’alternative(plus biblique) de la présentation d’enfant (ou bénédiction d’enfant)-que nous pratiquons dans notre église.
Une intéressante et honnête réflexion sur le blogue du théologien suisse Philippe Golaz.

12) « Et si l’on parlait du sacerdoce universel, plutôt que de se limiter à un lectorat exclusif de pasteurs » ? A lire sur TGC – Evangile 21 : L’auteure-qui est une femme- n’est « pas intéressée par la prédication dominicale ». Mais elle chérit « l’espoir qu’un jour tout cela se soldera par un sermon sur le sacerdoce universel des croyants : Mes frères, nous ne sommes pas tous des frères. Chérissez la fraternité du ministère pastoral, mais pour l’amour de l’église, invitez vos sœurs à trouver leur place dans le ministère, une place que vous auriez voulu offrir à un homme par réflexe ».
Et si vous n’êtes pas superstitieux, voici un treizième et dernier lien, dans la série « Leurs Meilleurs vœux : en guise de rattrapages » :
13)Celui d’Alain Ledain, publié fin 2015 sur son blog « Ethique chrétienne » : « Une courte méditation sur la fragilité », où il s’agit « de choisir entre la bonne et la mauvaise fragilité, entre la vie et la mort (c’est-à-dire entre la relation ou la séparation relationnelle), entre l’acceptation de ce que nous sommes (fragiles) ou le masque lassant de la performance et de la compétitivité ».

 

 

 

Notes :

(1) Qui s’était « taillée la part du lion » dans les colonnes du journal « le 1 » , pour expliquer « comment parler de la laïcité à nos enfants », et ce, alors qu’elle n’est pas spécialiste de la question.

 
(2) Dont Olivier ABEL, professeur de philosophie, IPT de Paris, Fonds Ricoeur, Jean BAUBEROT, président honoraire EPHE, ancien titulaire chaire Histoire et sociologie de la laïcité, fondateur du Groupe Sociétés, religions, laïcités, Rachid BENZINE, historien, herméneutique coranique, IPT Paris, Jean-Dominique DURAND, professeur émérite histoire contemporaine, université Jean-Moulin, Lyon-3, Etienne FOUILLOUX, professeur émérite en histoire contemporaine, université Lumière, Lyon 2, Sébastien FATH, chargé de recherche CNRS, Groupe Sociétés Religions Laïcités, Raphaël LIOGIER, professeur, IEP Aix-en-Provence, Collège International de Philosophie, Paris, coresponsable du réseau Sociologie et Religions de l’AFS, Michel WIEVIORKA, directeur d’études, EHESS, European Research Council, Président du directoire de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Jean-Paul WILLAIME, directeur d’études émérite EPHE, ancien directeur du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités…….

L’APT : le traité transatlantique qui n’est pas notre AMI

Privé No Entry par George Hodan

Privé No Entry par George Hodan

« Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario[qui ne fait guère la une des grands médias] ne date pas d’hier »,  explique Le Monde diplomatique dans un article* publié le 15 novembre 2013 et intitulé Le traité transatlantique un typhon qui menace les Européens :
Ce scénario « figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

L'APT, une menace "sous-marine" ?

L’APT, une menace « sous-marine » ?

L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.
D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires (…)
Rien ne doit filtrer. Instruction a été donnée de laisser journalistes et citoyens à l’écart des discussions : ils seront informés en temps utile, à la signature du traité, lorsqu’il sera trop tard pour réagir(…) L’impérieuse volonté de soustraire le chantier du traité américano-européen à l’attention du public se conçoit aisément. Mieux vaut prendre son temps pour annoncer au pays les effets qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’Etat fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie. Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration  : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir(…) Sous un tel régime, les entreprises seraient en mesure de contrecarrer les politiques de santé, de protection de l’environnement ou de régulation de la finance mises en place dans tel ou tel pays en lui réclamant des dommages et intérêts devant des tribunaux extrajudiciaires.»

La suite et l’essentiel à lire ici.

Sans oublier de redécouvrir ce que pensait et disait le célèbre économiste Adam SMITH, qui apparaît aujourd’hui comme un visionnaire, et dont un rappel ne peut qu’être pertinent…surtout face à ceux qui passent leur temps à vénérer Adam SMITH, plus qu’à le lire :

Adam SMITH, connu comme l’apôtre du « laisser faire » et du « libre marché », savait aussi « que les marchés n’étaient pas parfaits. Ainsi, les marchés ne renforcent pas la loi, ne protègent pas les frontières et ne fournissent pas de biens publics, comme le nettoyage des rues, que tout le monde exige mais que personne n’est très enclin à effectuer ». Par ailleurs, « Adam SMITH ne pensait pas exactement que le gouvernement était dangereux pour les marchés. Il pensait que le danger venait des gros capitalistes qui dupaient le gouvernement pour que celui-ci leur accorde des faveurs »**.

Le message oublié d’Adam SMITH :

Le grand message oublié d'Adam SMITH. "Economix" de M. GOODWIN et D.E. BURR, ed. Les Arènes, 2013 p29

Le grand message oublié d’Adam SMITH.
« Economix » de M. GOODWIN et D.E. BURR, ed. Les Arènes, 2013 p29

 

 

 

 

 

 

Pour terminer, vous qui avez pris le temps de lire ce qui précède : vous êtes chrétien(ou non)et vous vous dites peut-être que vos priorités sont autres ou ailleurs que ce sujet « économique ».

Certes.

Mais resterons-nous « les bras ballants » face à la privatisation de l’Europe ? ***

Voir aussi :

http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-projet-de-mandat-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/ ; http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/ ; http://www.scoop.it/t/marche-transatlantique ; http://www.theorie-du-tout.fr/2011/09/billet-marche-transatlantique-synthese.html ; http://www.reporterre.net/spip.php?article5001

 

Notes :

*Article dont j’ai pris connaissance via une note du journaliste Patrice de Plunkett, intitulée Traité « transatlantique » : l’engrenage se met en marche, publiée le 11/11/13 sur son blog : http://plunkett.hautetfort.com/tag/libre-%C3%A9changisme

**D’après GOODWIN, Michael ; BURR, Dan E.. Economix. La Première histoire de l’économie en BD. Ed. Les Arènes, 2013, pp 26, 28

***Selon Le Tigre magazine, nous assistons déjà les bras ballants à la privatisation du web, voire même à celle du logement social….deux sujets dont bien peu de médias ont parlé, à l’instar du Traité transatlantique.