Quand un chef d’état prétend avoir « le droit absolu » de « se gracier lui-même » : éclairage biblique et conséquences spirituelles

Trump « se graciant lui-même », de « droit absolu » (de droit divin, obtenu de Dieu ) au-delà de la constitution ? Chromo délirant et inquiétant se propageant sur la toile de façon virale depuis le 20/01/17 : « Jésus-Christ guidant Donald Trump pour signer ses décrets »

« Le roi agira à sa guise ; il s’exaltera et se grandira au-dessus de tout dieu, et contre le Dieu des dieux il dira des choses étonnantes. Il réussira, jusqu’à ce que soit consommée la colère, car ce qui est décrété sera exécuté » (Dan.11v36)

Un chef d’état a récemment prétendu avoir « le droit absolu de « se gracier lui-même ». Serait-ce là la définition du totalitarisme ?

La réponse du « répondant » à une question sur cette déclaration, posée sur le site « 1001 questions », rappelle que « ce chef d’Etat a aussi prétendu être chrétien mais n’avoir jamais eu besoin de se repentir de quoi que ce soit…(1)
Un droit absolu serait un droit divin, obtenu de Dieu au-delà de la constitution. La constitution américaine ne permet pas à un président de se gracier lui-même. Il s’agit donc d’un fantasme de toute-puissance.

Ultimement, c’est bien Dieu qui pardonne et qui gracie. Nous pouvons être amenés à nous pardonner nous-mêmes pour des choses dont nous nous accuserions sans cesse, mais se gracier de ce que la justice des hommes aurait condamné en nous, quand on sait que toute autorité vient de Dieu, c’est une façon de… se mettre à la place de Dieu.

Conséquence spirituelle : quand on craint si peu Dieu qu’on se met à sa place, on risque de le rencontrer. A savoir comment. Dans la conversion ? Alléluia. Dans le jugement ? Ça peut être plus chaud… »

[Initialement publié le 08 juin 2018]

 

Note :

(1) Le 18 juillet 2015, lors du Family Leadership Summit, à Ames (Iowa), Frank Lutz, politologue et spécialiste des sondages, demandait à Donald Trump s’il lui était déjà arrivé de demander pardon à Dieu. Trump répondit alors : « Je ne crois pas. J’essaie juste de mieux faire. Si je fais quelque chose de mal, je crois que j’essaie juste de réparer. Je ne mêle pas Dieu à tout ça. Je ne le fais pas….»

 

Prendre ses désirs pour la réalité

Il est essentiel, notamment pour un chrétien, de ne pas prendre « ses vessies pour des lanternes » ou de prendre ses désirs pour la réalité » (Source image : public domain pictures)

Ce soir, vendredi 6 novembre 2020, à 20h : formation « Libé! confinés » par zoom, proposée par l’équipe Libérer! sur le thème (toujours d’actualité !) Autorité vs. Toute-puissance ou « Comment restaurer et déployer notre autorité en Jésus-Christ, notamment dans la prière ou le combat spirituel, sans pour autant basculer dans la pensée toute-puissante où nous finirions par croire que notre volonté est forcément celle de Dieu ? »

Plus d’infos sur le cycle de formations « Libé! confinés » ici.
Attention : Fermeture des inscriptions à 14h. Réouverture samedi soir pour les vendredis suivants. Vous n’avez pas besoin de vous réinscrire si vous l’êtes déjà.
Si vous les avez raté, lire nos articles : « deux façons de demander : savoir ou obtenir » (pouvant être associé à nos façons de prier) et ce qu’est un « blasphème sans rémission » pour Dieu.

Deux visions du monde s’affrontent

C’est le rôle de tout adulte responsable de canaliser les instincts et de transmettre à l’enfant, sujet à la démesure, le sens de la mesure et des limites…(Source image : public domain picture)

Deux visions du monde s’affrontent.

L’une prétend que la possession est instinctive dans l’espèce humaine. L’enfant apprend tout de suite à dire : « c’est à moi ! » Comment peut-on prétendre réprimer cette impulsion naturelle ?

L’autre répond qu’il existe de nombreux instincts naturels chez l’enfant : il dit « c’est à moi », « voleur ! », même pour un jouet qui ne lui appartient pas, ou « j’ai gagné ! » même quand la partie n’est pas terminée, ou conteste les règles par un « de toute façon, vous avez triché ! »

Il essaie, il cherche ses limites, le cadre de ce qui lui est permis. Puis il lâche brusquement la main qui le tient et court par instinct de liberté – ou fantasme de toute puissance – mais on le retient avant qu’il ne se fasse renverser par une voiture.

Par instinct, il vide son intestin dans son lit, l’adulte responsable lui apprend à ne pas le faire(1).  Comme  l’adulte responsable lui apprend qu’il n’est pas juste de casser les jouets de la collectivité qu’on lui a prêté, pour que d’autres puissent y jouer aussi, ou qu’il est essentiel de ne pas troubler avec ses pieds l’eau de la fontaine publique qu’il vient de boire, pour que d’autres puissent boire aussi (Ezech.34v18-19).

Nous sommes une espèce qui canalise les instincts(1), apprenant à l’enfant, comme tel sujet à la démesure, désirant « tout, tout de suite », à rentrer dans la mesure et la limite(2), et que la meilleure façon de demander est de « demander pour savoir » et non « pour obtenir » ou « arracher » (3)

A votre avis, laquelle de ces visions du monde vont promouvoir les « chrétiens solidement bibliques et ayant nettement plus de discernement spirituel que les autres », sachant que « le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi » (Gal.5v22-23) et que « L’oeuvre de la justice sera la paix, Et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours… » (Esaïe 32v17-18) ?

 

Notes : 

(1)D’après Erri de Luca. Impossible. Gallimard, 2020 (Du monde entier), pp 159-160

(2) D’après Dany-Robert Dufour écrivait dans « L’individu qui vient » (Denoël, 2015. Folio, pp 350-360)

(3) https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2020/10/28/deux-facons-de-demander-savoir-ou-obtenir/

Rattrapé par la réalité

« Et pourtant, ils (« les chrétiens solidement bibliques ») votent Trump ! » : (La journaliste à Donald Trump) »You’ve broken almost every Commandment, you know nothing from the Bible, your god is money, and you act more like Herod than Jesus. And Evangelicals still voted for you. And say it’s God‘s plan! »
(Montage publié en 2016 sur ifunny.co)

Les chrétiens qui soutiennent Donald Trump seraient « des chrétiens solidement bibliques » et ayant « nettement plus de discernement spirituel que les autres », nous assure, non pas Le Gorafi, mais un internaute, dans un commentaire – à prendre au premier degré – posté sur un blog théologique(1). Or, ledit Donald Trump a prétendu être « chrétien » mais sans avoir jamais eu besoin de se repentir de quoi que ce soit…le même a aussi prétendu, en 2018, avoir « le droit absolu » de « se gracier lui-même »(2).

Un droit absolu serait un droit divin, obtenu de Dieu au-delà de la constitution. Sauf que la constitution américaine ne permet pas à un président de se gracier lui-même. Il s’agit donc d’un fantasme de toute-puissance. Ultimement, c’est bien Dieu qui pardonne et qui gracieNous pouvons être amenés à nous pardonner nous-mêmes pour des choses dont nous nous accuserions sans cesse, mais se gracier de ce que la justice des hommes aurait condamné en nous, quand on sait que toute autorité vient de Dieu, c’est une façon de… se mettre à la place de Dieu. Conséquence spirituelle : quand on craint si peu Dieu qu’on se met à sa place, on risque de le rencontrer. A savoir comment. Dans la conversion ? Alléluia. Dans le jugement ? Ça peut être plus chaud…(3)

Ceci dit, ironie du sort, ledit chef d’état se croyant tout puissant vient d’être rattrapé par la réalité, puisqu’il a été testé positif au covid-19 (4) et hospitalisé vendredi soir 02/10. Et ce, après avoir minimisé la pandémie et affiché son dédain envers toute posture prudente. De quoi chambouler la campagne présidentielle américaine, à moins d’un mois du scrutin du 3 novembre(5).

Le président américain a toutefois quitté l’hôpital militaire Walter Reed lundi soir 05/10, avec le feu vert de ses médecins. « I will be leaving the great Walter Reed Medical Center today at 6:30 P.M. Feeling really good! Don’t be afraid of Covid. Don’t let it dominate your life. We have developed, under the Trump Administration, some really great drugs & knowledge. I feel better than I did 20 years ago ! » [« Je vais quitter le super centre médical de Walter Reed aujourd’hui à 18h30. Je me sens très bien. N’ayez pas peur du Covid. Ne le laissez pas dominer votre vie. Nous avons développé, sous l’administration Trump, d’excellents traitements et une grande connaissance [du virus]. Je me sens mieux qu’il y a 20 ans ! »], a-t-il annoncé sur twitter, alors que sa gestion sanitaire est critiquée de toutes parts et que la pandémie de Covid-19 a fait (à l’heure actuelle) plus de 210.000 morts au Etats-Unis, avec près de 7,3 millions de personnes dans le pays testés positifs. La plupart des américains touchés, contrairement au président, n’ont jamais eu de médecin personnel, n’ont pas été envoyés d’urgence à l’hôpital Walter Reed et n’ont pas reçu de médicaments tels que le remdesivir antiviral pour raccourcir leur séjour à l’hôpital(5).

Un décalage et un déni de réalité persistant de la part du Président américain, qui inspire ce commentaire d’Erwan Le Morhedec, alias le blogueur catholique « koztoujours », publié le 06/10 sur son compte twitter « : « Trump me fait penser à ces fictions, dans lesquelles un loyal Américain, Jethro Gibbs [personnage  – interprété par Mark Hamon – de la série TV « NCIS – Enquêtes spéciales »] ou John McClane [personnage – joué par Bruce Willis – de la série de films « Piège de cristal » ou « Die Hard »], arrache sa perfusion et quitte l’hôpital contre l’avis des médecins parce qu’il doit sauver l’Amérique. A la télé, ça se passe bien. Mais quelqu’un devrait lui dire, pour la réalité »…

Et qui le lui dirait ? Les chrétiens « solidement bibliques », ayant « nettement plus de discernement spirituel que les autres », sans doute ? (6)

Car la réalité est que l’équipe médicale a bien souligné qu’une sortie de l’hôpital n’était pas synonyme d’un retour à la normale. « Il n’est peut-être pas encore complètement tiré d’affaire » et il bénéficiera à la présidence « de soins médicaux de classe mondiale 24 heures sur 24 », a précisé le Dr Conley lors d’une conférence de presse. Lequel a ajouté que les médecins ne seraient pas totalement soulagés avant une semaine, expliquant que Donald Trump ne pourrait pas retourner sur le terrain avant de ne plus être contagieux – laissant entendre qu’il l’était encore…..(7).

 

 

 

Notes :

(1) https://www.leboncombat.fr/trump-nouveau-cyrus/ [commentaire qui n’a suscité aucune intervention des responsables du blog à ce jour]

(2) https://www.france24.com/fr/20180605-etats-unis-donald-trump-arroge-droit-gracier-grace-robert-mueller-enquete-impeachment

(3) https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/06/08/quand-un-chef-detat-pretend-avoir-le-droit-absolu-de-se-gracier-lui-meme-eclairage-biblique-et-consequences-spirituelles/

(4) De même que sa « garde rapprochée » cf https://www.lefigaro.fr/international/covid-19-la-garde-rapprochee-de-donald-trump-elle-aussi-contaminee-20201006 et Covid-19 : autour de Donald Trump, la Maison Blanche minée par les contaminations

(5) https://theconversation.com/donald-trump-positif-a-la-covid-19-et-maintenant-147424

(6) A condition qu’eux-mêmes soient bien ancrés dans le réel pour espérer ramener qui que ce soit dans le réel. Ainsi, répondront-ils à cet appel à la repentance, condition de…réel renouveau ?

(7) https://www.20minutes.fr/monde/2877999-20201005-coronavirus-peur-covid-donald-trump-annonce-va-sortir-hopital-lundi-soir (voir aussi https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-comment-la-communication-brouillonne-de-la-maison-blanche-seme-le-doute-sur-l-etat-de-sante-de-donald-trump_4128539.html)

Vivre et penser la liberté » : un inédit de Jacques Ellul à découvrir

Un inédit d’Ellul, penseur protestant qui a su dénoncer l’illusion de la tentation technicienne du contrôle absolu….

As-tu lu Ellul ?

Si ce n’est pas le cas, et si tu ne sais pas encore par quoi commencer, tu peux « t’attaquer » au récent (et copieux !)  « Vivre et penser la liberté », un inédit de Jacques Ellul (1912-1994) – pour ma part, en cours de lecture – éclairé par les notes et compléments de Jean-Philippe Quadri, professeur de physique-chimie de Bordeaux(1).

En effet, ce recueil de textes de 1936 à 1992, jusque-là inédits/confidentiels et consacré à la liberté, est une bonne porte d’entrée pour découvrir les versants sociologiques et théologiques de l’oeuvre de ce penseur protestant qui a su, prophétiquement, dénoncer l’illusion de la tentation technicienne du contrôle absolu sur tout ce qui nous entoure.

Plus encore, cet ouvrage sur ce thème éternel nous invite à « changer la vie » en retrouvant « la liberté d’être ». Laquelle liberté n’est pas la toute-puissance ou l’illimité du « toujours plus plus », mais la liberté de décider ne pas faire tout ce que l’on peut faire, au nom de l’amour et pour le bien de l’autre.

 

En bref : Vivre et penser la liberté » : un inédit de Jacques Ellul, édition et notes de Jean-Philippe Qadri, Labor et Fides, 2019, 632 p., 34 €

Sommaire

Préface de Michel Rodes
Note au lecteur de Jean-Philippe Qadri
Symboles et abréviations

PRÉLUDE

  1. – Les structures de la liberté (1972)

Première partie 
SOCIÉTÉ, CHRISTIANISME ET ÉGLISE

  1. – L’évolution de l’idée de liberté depuis 1936 (1950)
    3. – Changer la vie (1974)
    4. – La liberté fondatrice de l’Europe (1982)
    5. – Les menaces actuelles sur la liberté (c.1983)
    6. – Déterminismes et liberté (c.1986)
    7. – Liberté et autonomies (1984)
    8. – Essai sur le problème de la liberté religieuse (1958)
    9. – Le droit à l’erreur (1964)
    10. – Problèmes de notre société (1946)

Deuxième partie 
DIEU, JÉSUS-CHRIST ET L’HOMME

  1. – La foi vécue (1986)
    12. – Dieu de liberté (1990)
    13. – L’ambiguïté de la liberté (1971)
    14. – Renonciation au monde (c.1938)
    15. – Le désert (c.1975)
    16. – Le dur inventeur de la liberté (1991)
    17. – Foi chrétienne et libération (1986)
    18. – Leçons sur l’éthique de la liberté (1972)
    19. – Le sens de la liberté chez saint Paul (1951)
    20. – La loi de la liberté (1974)
    21. – L’accomplissement de la liberté (1973)


Troisième partie
ARTICLES DE PRESSE 1947-1984

  1. – L’affaire Miller (c.1947)
    23. – Le jugement impossible (1949)
    24. – L’Université à Canossa (1953)
    25. – La liberté de l’Église (1957)
    26. – Les inconscients (1961)
    27. – Le sexe ou la mort (1972)
    28. – La blancheur de la liberté (1974)
    29. – L’ordinateur et la liberté (1980)
    30. – La Croix et la liberté (1982)
    31. – Responsabilité du christianisme dans la nature et la liberté (1983)
    32. – École et liberté (1983-1984)

 

Note : 

(1) Que  j’ai eu l’occasion de rencontrer à Reims, en février, lors de sa conférence-présentation du livre à la bibliothèque de la Maison Saint-Sixte, sur aimable invitation d’un émule d’Ellul, Eric Lemaître – que j’apprends à connaître et à apprécier, et que je voyais pour la première fois. Ne manquez pas de découvrir son blogue, partenaire de Pep’s café, et son livre éponyme « La Déconstruction de l’homme », au sous-titre – « critique du système technicien » – révélateur de l’influence d’Ellul.

 

Quand la Toute-Puissance de Dieu le rend libre de répondre « non »

Une compréhension de la souveraineté et de l’omnipotence suppose que « si je peux faire quelque chose, je dois le faire »…..Or, nous pouvons aussi répondre « non » à la question : « suis-je obligé de faire ce que je peux faire ? »

Deux questions, parmi d’autres, exhumées sur le site « 1001 questions », mais ayant un rapport avec les priorités et les impératifs de Dieu, et sur ce que signifient « souveraineté » et « omnipotence ».

Ainsi, « Jésus exhortait ses disciples à guérir et chasser les démons comme lui-même le faisait, pourquoi ne nous a-t-il pas appelé aussi à changer l’eau en vin et à marcher sur l’eau ? »  

Parce que « pour Jésus il y a des impératifs de plus ou moins grande importance. Celui qui revient le plus souvent (plus souvent même que le commandement d’amour), c’est d’annoncer que « le Royaume de Dieu s’est approché (de nous/vous) ». Et cette annonce majoritaire est adjointe régulièrement, dans l’ordre d’occurrence des plus importantes, de ces mentions : 1. Guérissez les malades, 2. Chassez les démons, 3. Purifiez les lépreux et ressuscitez les morts. Viennent ensuite toutes les autres, comme laver les pieds des autres croyants, prendre un repas en mémoire de lui, baptiser les personnes, même issues des nations non juives, aimer les ennemis, etc….Jamais il ne demande de changer l’eau en vin ni de marcher sur l’eau. Peut-être parce qu’il a concédé à le faire juste pour signifier sa puissance. Mais que ce qu’il nous demande, c’est de faire des choses significatives pour les autres, qui portent un fruit immédiat dans leur vie. C’est certainement pour cela qu’il insiste sur l’évangélisation, la guérison, la libération ».

Ensuite, si « Dieu est souverain, son omnipotence signifie-t-il qu’il planifie et contrôle toutes choses ? » En clair, qu’il serait « au contrôle », selon l’expression trop souvent entendue ? 

La question posée renvoie à « une compréhension de la souveraineté et de l’omnipotence qui suppose que si je peux faire quelque chose, je dois le faire ». Mais cette façon de voir « est liée à notre condition humaine, justement marquée par l’impuissance à tout faire, et tenté par la réponse technicienne du contrôle absolu sur tout ce qui m’entoure.

La Toute Puissance de Dieu le rend justement libre de répondre « non » à la question : Suis-je obligé de faire ce que je peux faire ? »