« Foireux liens » de septembre (23) : « the mortal storm »

Dessin de Chappatte paru dans Le Temps (Suisse)

Au menu de ces « Foireux liens » de rentrée, des catastrophes et des débats : ouragans, terrorisme et réchauffement climatique, bras de fer entre Trump et la Corée du Nord, « sexe neutre », réforme du code du travail 2017, l’économie selon Jésus, les mensonges du sucre, épouser un robot…. A lire, bien entendu pas d’une seule traite mais à votre rythme.

1) « Vous êtes victime d’un cyclone ? Soyez positif : vous êtes en vie »
« La planète est menacée. Multiplions les initiatives positives dans le monde entier. » Bienvenue au « Global Positive Forum », qui a réuni le 1er septembre dernier 1.200 personnes, « les principaux acteurs mondiaux appelés à accélérer et réussir cette révolution positive dans l’intérêt des générations futures ». Qu’est-ce que c’est, « penser positif ? » Comment se remonter le moral, alors que « les médias » nous assaillent de nouvelles plus négatives les unes que les autres ? Alors que l’on n’a plus que trois ans pour limiter le changement climatique à 2 degrés, ou encore que les pluies torrentielles au Bangladesh, en Inde et au Népal auraient affecté des millions de personnes ? « Pour cesser de nous démotiver », une journaliste a décidé d’aller chercher une bouffée d’optimisme en se rendant à la journée organisée par l’économiste et proche du président de la République, Jacques Attali, pour que « demain soit meilleur qu’aujourd’hui ».

2) Un journaliste conservateur accuse les alertes ouragans d’être « un complot des médias de gauche »
Avant que l’ouragan Irma ne fasse au moins huit morts et 23 blessés dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, Rush Limbaugh, l’animateur radio le plus populaire des États-Unis a dit à ses millions d’auditeurs que les médias créent la panique au sujet des ouragans pour faire croire au réchauffement climatique et forcer les gens à acheter des bouteilles d’eau.

Voir aussi : Pourquoi le changement climatique renforce l’intensité des ouragansInterview – L’effet de serre et la montée du niveau des mers qui en résulte rendent les ouragans plus dévastateurs, explique la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Et encore sur https://theconversation.com/avec-le-changement-climatique-des-cyclones-plus-intenses-66862 (un article datant initialement du12 octobre 2016, mis à jour le 6 septembre 2017)

3) « Terrorisme et réchauffement, quelle tambouille ! »

Lorsqu’Emmanuel Macron a abandonné l’espace de cinq secondes son générateur xyloglotte automatique pour la formule choc : « on ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme, si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique », cette phrase a suscité pis que l’incompréhension, l’hilarité. Selon de nombreux commentateurs, Emmanuel Macron aurait par cette phrase défendu l’idée ahurissante que le réchauffement climatique était la cause du terrorisme – et donc que les terroristes avaient une très bonne excuse. Pour d’autres, le raisonnement présidentiel envisagerait de couper les vivres à Daech en cessant d’utiliser le pétrole dont il tire ses revenus, et ce serait « une incongruité monumentale ». En effet. Sauf que ce n’est pas le propos présidentiel. Pas du tout.

4) Trump et la Corée du Nord : les États-Unis perdants à tous les coups
Le sixième essai nucléaire nord-coréen, réalisé dimanche 3 septembre, montre que le régime de Pyongyang pourrait bientôt mettre au point une ogive nucléaire miniaturisée, à même d’être déployée dans un missile balistique intercontinental. En effet, la secousse tellurique de magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter qui a été enregistrée en Corée du Nord a été provoquée par une explosion nucléaire qui pourrait être celle d’une bombe à hydrogène. Ce séisme artificiel a été approximativement 10 fois plus puissant que celui enregistré lors des derniers essais nucléaires nord-coréens, en septembre 2016. La crise diplomatique créée par l’explosion nord-coréenne place les États-Unis dans une situation dont ils sortiraient à tous les coups perdants. Cette impasse aggrave d’ailleurs la crise, puisque la réaction de l’administration américaine à cet essai nucléaire peut s’avérer très ferme. Prenons donc le temps d’envisager quelques scénarios.

Voir aussi : Lim Ji Hyun : « piégée au Nord et au sud ».

5) Réforme du Code du travail 2017 (réforme Macron) : ce qui va changer
Le président Macron souhaite que la réforme du Code du travail entre en vigueur par ordonnances dès cet automne. Explications sur le contenu de cette réforme qui modifiera en profondeur le droit du travail français.

6) Faut-il reconnaître le « sexe neutre » ? Saisie du cas d’une personne intersexuée, la Cour de cassation a refusé que la mention « sexe neutre » figure à l’état civil. Lourde de sens sur le plan anthropologique, la question divise les juristes.
Voir aussi : « Reconnaître le sexe neutre change l’ordre juridique et social ». Le point de vue du Père Bruno Saintôt, jésuite, responsable du département Éthique biomédicale au Centre Sèvres. Entretien.

7) Théologie : La déclaration de Nashville sur le genre et la sexualité
Le Conseil pour la masculinité et la féminité bibliques (Council on Biblical Manhood and Womanhood – CBMW) a annoncé le 29 août 2017 la parution de la Déclaration de Nashville (Nashville Statement), un communiqué officiel de la coalition pour une sexualité biblique.

Que devons-nous faire de cette déclaration ?

Etienne Omnès, qui l’a signée et qui y adhère, a repéré plusieurs points de confusion lors des débats, qu’il se propose d’éclaircir par cet article publié sur son blogue, notamment pour expliciter quel genre de démarche est cette déclaration de foi. Selon lui Nashville est un cadre théorique qui attend une mise en pratique.

8) N.T. Wright : « la justification par la foi n’est pas au cœur du message du Nouveau Testament »
Certes, un titre un peu racoleur, mais dont le contenu est très pertinent :  Pourquoi ce spécialiste du Nouveau Testament mondialement connu et proche des milieux évangéliques estime que faire de la justification par la foi seule le cœur du message des Réformateurs du XVIe siècle est un « résumé infidèle » à ce qui est l’essentiel du message du Nouveau Testament.

9) Chrétiens : vous vous trompez de combat !

Personne n’a oublié le sociologue Tony Campolo qui, s’adressant à des chrétiens, commence généralement ses discours ainsi : « Aujourd’hui, je souhaite vous dire trois choses. La première, c’est que, cette nuit, alors que vous étiez dans votre lit, 30 000 enfants sont morts de faim, de maladie, de malnutrition. La deuxième, c’est que la plupart d’entre vous n’en a absolument rien à foutre. La dernière chose et non la moindre, c’est que vous êtes plus indignés du fait que j’aie dit « rien à foutre » que du fait que 30 000 enfants soient décédés la nuit dernière ». Certains ont alors réagi de la sorte : « D’accord, je vois. Néanmoins, il aurait pu le dire d’une manière plus correcte… » Mais c’est justement là la clé de son propos. Car l’essentiel de son discours n’est pas le décès des enfants — c’est bien évidemment le sujet le plus important. Mais le but de son argumentaire est plutôt de démontrer la manière dont nous, chrétiens, nous offusquons des mauvaises choses.

10) Libéralisme ou collectivisme? Le discours économique de Jésus décrypté
Alors que l’actualité nous présente souvent des personnalités politiques conjuguant les références à leur foi chrétienne et un goût prononcé pour le libéralisme dérégulé, le discours de Jésus s’inscrit dans une perspective complexe, entre reconnaissance de la propriété et mépris de l’argent.

Voir aussi : Ingalls n’aurait jamais travaillé pour Monsanto
Les évangéliques entretiennent un rapport ambigu avec l’économie et le consumérisme. A témoin, la nomination d’un ministre de l’Agriculture évangélique qui roule pour l’industrie agro-chimique.
Onzième épisode d’une série sur les enjeux du protestantisme évangélique à l’échelle de la francophonie, Une contribution de l’historien du CNRS Sébastien Fath.

11)  Education. La bataille de la mixité sociale au collège

82 expérimentations ont été mises en place par des villes volontaires, dans le cadre du plan « Agir pour la mixité sociale et scolaire au collège » initié par la précédente ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en novembre 2015. Une vingtaine d’expériences ont débuté à la rentrée 2016. Les autres suivent cette année. Ce plan s’appuyait sur un constat : la forte concentration d’élèves issus d’un milieu social défavorisé dans certains collèges. En effet, parmi les 7 075 collèges de l’Hexagone, 70 accueillent plus de 82 % d’élèves d’origine sociale défavorisée, selon le ministère de l’Education nationale. A contrario 10 % des collèges en comptent moins de 15 %. Or, la ségrégation sociale creuse les inégalités scolaires. Mais quid de l’expérimentation avec le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer, qui considère que « l’ennemi du service public, c’est l’égalitarisme » ?

12) Vieillissement. « Veiller sur mes parents » : faire payer la relation humaine rend les facteurs mal à l’aise

La Poste a lancé le service « Veiller sur mes parents » le 22 mai 2017 à grand renfort de publicité. Elle propose un ou plusieurs passages par semaine du facteur au domicile de personnes âgées, suivi d’un compte rendu de la visite par le biais d’une application sur smartphone. Un service payant pour se positionner sur le marché du vieillissement de la population, alors que les politiques publiques tardent à répondre à cet enjeu démographique.

13) A voir et à revoir : « Sucre, le doux mensonge »

Une enquête édifiante de Michèle Hozer (All/Can, 2015, 90 min) sur la manière dont l’industrie du sucre s’ingénie à en augmenter la consommation, faisant fi des risques sanitaires (initialement diffusé sur Arte à 20 h 50 le 01/08/17).

Ou :  https://youtu.be/wZR5_0c0BYc

« Insolite » :
14) J’ai épousé un robot, Elisa
Une expérience fictive, qui fait froid dans le dos, partagée durant l’été sur le blog de « Zeboute ». Si vous avez manqué ce récit surréaliste, voici une séance de rattrapage. Mais est-ce encore de la science-fiction de nos jours ?

« Insolite » (bis) :
15) Nemo, chien de transparence
Connaissez-vous Nemo ? Il s’agit du chien adopté par le couple présidentiel. Nemo n’est pas un chien de race acheté en élevage mais un labrador croisé avec un griffon que le couple a trouvé à la SPA.  Analyse « d’Aliocha » sur son blog à propos de l’importance accordée à un non-événement relevant de l’ordre de l’intime. Où nous mène cette transparence ? Vers « une société positive » qui éradique totalement le négatif et donc toute forme de dialectique….

 

 

 

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« Au nom de Dieu »

Et si les croyants refusaient de se laisser instrumentaliser ?

 

Pour Erri de Luca – dont les propos prennent une nouvelle actualité, « aucune guerre récente de notre Méditerranée n’a tenu le nom de Dieu à l’écart de ses prétextes. Il est invoqué par celui qui se fait exploser dans un autobus en Israël, par les égorgeurs de femmes en Algérie, par les trois parties de la Bosnie en guerre, en Tchétchénie, en Irlande… »(1). Plus récemment, par l’Etat islamique en Syrie, en France ou aux Etats-Unis (2).

« La modernité consiste précisément dans ce besoin d’une justification de Dieu », remarque encore Erri de Luca. « A la fin d’un siècle de guerres athées qui ont montré la suprématie des démocraties sur les tyrannies, de nouvelles guerres veulent prouver la suprématie d’un autel sur un autre. Plutôt que de croire en Dieu, les nouveaux guerriers au nom de la foi pensent que c’est à lui de croire en eux, en leur confiant certaines de ses missions expéditives ».

A ce sujet, les chrétiens, témoins de Christ, et censés être « lumière du monde » et « sel de la terre »(Matt.5v13-14), devraient être ceux qui rappellent les Paroles et commandements de Dieu. Notamment ce qui est écrit « sur le premier volet des deux tables » de la loi : « Tu ne soulèveras pas le nom de l’Eternel ton Dieu pour l’imposture »(3).

Erri de Luca explique que « le verbe « nasà » précise qu’on soulève le nom de Dieu chaque fois qu’on le prononce, et qu’on en porte tout le poids(4). Celui qui le hisse sur des armes doit assumer en plus le poids d’un blasphème à des fins de massacres ». C’est là « un tort irréparable, sans rémission pour la divinité. Profanée pour soutenir le faux, c’est un blasphème sans rachat. Comme dans toutes les guerres faites au nom de cette divinité(5).

Témoins fidèles et vrais, nous devrions refuser toute instrumentalisation de la foi, qu’elle soit « religieuse » ou « politique »(6), et refuser «  l’abus de confiance ». Nous devrions être connus comme « parlant bien » de Dieu, à l’instar de Job (de l’aveu même de Dieu, cf Job 42v7-8) qui a su dire « tu » à Dieu, de ce « tu » effronté et familier, de ce « tu » pronom de la révélation et donc de la relation entre créatures et créateur. Nous devrions être aussi connus comme ceux qui dénoncent et refusent le « tu » qui veut impliquer Dieu dans les aversions, les injustices, les rancunes(7). Contre ce type d’abus, « le simple lecteur des Saintes Ecritures » (tel Erri de Luca)saura répondre par le verset 12 du psaume 39 de David : « car je suis un étranger chez toi ». Nous habitons en effet cette terre, « comme la vie et comme la foi elle-même, à titre de prêt et non de propriété »(7). Refusons donc cet esprit « du propriétaire », qui se donnerait des droits sur la vie d’autrui, mais cultivons plutôt « l’esprit d’appartenance ». Soit la conscience d’appartenir à quelqu’un d’autre de plus grand, qui nous a créé à son image. Ce « plus grand », le seul véritable propriétaire de toutes choses, nous met à disposition ce qu’il a créé et nous en confie la bonne(juste et sage) gestion, dont nous aurons à rendre compte devant Lui, sachant que ces biens ne sont pas inépuisables et que nous ne sommes que « de passage » et « locataires », sur la terre.

 

Notes :

(1) « Au nom de Dieu » IN « Alzaia ». Bibliothèque Rivages, 1998, pp 99-100.

(2) Sur l’Etat islamique, voir : http://www.thegospelcoalition.org/evangile21/article/9-infos-au-sujet-de-letat-islamique-que-tout-chretien-devrait-savoir . Sur les derniers attentats revendiqués cette semaine par ce groupe : un couple de policiers assassiné à coups de couteau par un dihadiste à leur domicile, dans les Yvelines ; l’attaque meurtrière d’une boîte de nuit LGBT à Orlando(USA) par un autre jihadiste, se réclamant de Daech.

(3)Ou pour « trumper », dirait-on aujourd’hui. Comme le souligne très bien Erri de Luca dans un autre ouvrage, « Et Il dit » : « rien à voir avec la version où on lit : tu ne nommeras pas en vain »(op. cit., p63).

(4) « Tu ne soulèveras pas le nom » : il s’agit d’appeler la divinité comme garant d’un témoignage et d’affirmations…. ». Or, l’on ne saurait oser « soulever ce nom pour soutenir une imposture (…)car n’absoudra pas l’Eternel celui qui soulèvera son nom pour l’imposture [Lashàue], pour l’imposture, dit l’hébreu, rien à voir avec en vain. On le comprend bien grâce à une autre ligne : tu ne répondras pas en témoin pour l’imposture(Lashàue) contre ton prochain » cf Deutéronome/Devarim 5v20 (Erri de Luca. Et Il dit. Gallimard, 2012, pp63-65)

(5) Erri de Luca. Et Il dit. Gallimard, 2012, p64.

(6) Sur ces types d’instrumentalisation, voir la note de blogue de Patrice de Plunkett : « Un jihadiste fait un carnage dans un night-club ? Des médias incriminent la religion catholique. Un  jihadiste poignarde un officier de police et sa femme ?  La droite et gauche incriminent la CGT (parce qu’elle a diffamé la police lors des manifestations sociales) ! Voilà le chaos mental. Il sévit aussi dans d’autres domaines… Dans son discours du 8 juin, M. Sarkozy vitupère le « communautarisme » dont il donne trois exemples en vrac : »cette poignée d’islamistes qui prennent en otage un quartier », « ces gens du voyage qui bloquent scandaleusement une autoroute », et… « ces casseurs qui bloquent une loi de réforme du marché du travail ». Pour compléter l’amalgame, M. Sarkozy entonne le refrain de la France-fille-aînée-de-l’Eglise (formule ne datant que du XIXe siècle), et proclame : »ici c’est un pays chrétien ». Slogan creux, puisque 95% des Français de 2016 ignorent le contenu de la foi chrétienne ! Faire référence à Jehanne et aux Rogations pour orner un discours antisocial, mêler la religiosité et les manoeuvres politiciennes, prétendre faire du catholicisme l’annexe d’un parti, c’est donner des armes aux cathophobes… Qu’on ne s’étonne pas de lire ensuite des tweets qui exhalent un désir de violence contre le chrétien croyant. Ceux qui haïssent le christianisme et ceux qui veulent s’en servir sont jumeaux (alors qu’ils prétendent se combattre) »

Et celle du sociologie Sébastien Fath, appelant à « un devoir de clarté. Directe et pédagogique », face à « l’effroyable tuerie d’Orlando », pour « faire barrage aussi bien à ceux qui « noient le poisson » (confusion) qu’à ceux qui « jettent de l’huile sur le feu » (surenchère) ». Ainsi, « quand Trump veut interdire aux musulmans l’accès au sol américain, et que Sarkozy exalte en France les « moeurs chrétiennes » (sic), ils entrent tous deux dans un piège, font exactement ce que Daech veut qu’ils fassent. Ils font des distinctions selon les citoyens en fonction de leur passé ou de leur religion, encouragent la catégorisation et la relégation des minoritaires. Ils nourrissent, sans même s’en rendre compte (?), le jeu des ennemis de la liberté, entrent dans le « piège Daech »(…) et alimentent des ferments de guerre civile ».

Dans un autre billet – remarquable –#JeSuis #JeSuis … tout seul,  le naturaliste catholique « Phylloscopus » commente ainsi : « Deux attaques en deux jours ; qu’importe qu’elles aient touché deux pays distincts, qu’importe qu’il y ait derrière une initiative solitaire vite récupérée ou la force d’un réseau ; les réponses sont les mêmes : gesticulations, peur et recherche de coupable idéal ». En attendant, « le problème avec ces « Je suis Untel » qui, désormais, ne signifient plus que « Je suis en larmes pour Untel ». « Je suis » surtout planté tout seul sur ma chaise, dans le noir, et j’ai peur. Et nous avons beau arborer chacun sur notre profil le même filtre hâtivement programmé par Facebook, chacun de nous est enfoncé seul dans sa peur ».

Sinon, un bel exemple d’instrumentalisation de la foi par le politique est donné par le roi Jéroboam en 1 Rois 12v26-33, 1 Rois 13v33 et ss (Lequel Jéroboam « consacrait prêtre des hauts lieux…quiconque en avait le désir »)

(7)Erri de Luca. « Au nom de Dieu » IN « Alzaia », op. cit., p 100.