Pas de révélation particulière….mais une richesse insoupçonnée.

Tu souhaites inviter Jésus "dans ton coeur" ? Mais es-tu vraiment disponible pour l'accueillir et être avec Lui ?

Tu souhaites inviter Jésus « dans ton coeur » ? Mais es-tu vraiment disponible pour l’accueillir et être avec Lui ?

Imaginons ensemble : nous nous trouvons dans un lieu calme et paisible, chaleureux, à l’abri de toute distraction. Ce peut-être au sommet d’une montagne, sur le bord d’une plage océane ou chez soi, dans un salon, par exemple. Soudain, Jésus vient vers nous. Le soir approche. Nous l’invitons à « rester avec nous » et à « demeurer avec nous », le temps de la soirée ou de la nuit. Nous lui passons une guitare ou tout autre instrument de musique, et Il nous en joue. Puis, Il ouvre la Bible qui se trouve là et nous partage les Ecritures. « Notre coeur brûle » alors « au-dedans de nous »(Luc 24v32), parce qu’Il est là avec nous et parce que Sa présence nous édifie.

Bref : pas de « révélation particulière » dans ce que je vous raconte ici, mais plutôt le rappel que nous pouvons jouir d’une richesse (parfois)insoupçonnée : la présence du Christ parmi ceux qui l’invitent et sont vraiment disponibles pour l’accueillir et le recevoir.

A méditer, pour aller plus loin :

  • La célèbre scène chez Marthe et Marie, en Luc 10v38-41 : qui reçoit ? Et qui est vraiment disponible pour accueillir ? Entre « s’agiter » et « choisir », que préférons-nous ?
  • Psaume 40v3 et ss.
  • Eccl.3v1 : « il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose… » (TOB). Les deux termes ne sont pas synonymes. Le premier mot, traduit par « moment », est « z’man » en hébreu. Il n’indique pas un temps précis mais la durée, la saison. C’est le temps naturel, « de la pendule », traduit en grec par « chronos » dans la version de la Bible dite « des Septantes ». Le second mot, traduit par « temps », et que l’on retrouve dans les vv2-8, est « eth » : il désigne l’occasion favorable, l’heure opportune à discerner…et à trouver. C’est « le temps de l’homme », traduit dans la « Septante » par « Kairos ».

 

Un chant : « Ta bienveillance », de Christensen/Ostrini

 

Prochain billet : mercredi prochain.

« Demain = jamais »

"Demain" ne nous appartient pas : "aujourd'hui" est le temps favorable. "Le temps de"(2 Cor.6v2).

« Demain » ne nous appartient pas : « aujourd’hui » est le temps favorable. « Le temps de »(2 Cor.6v2).

« La route de demain mène au pays de jamais », dit un proverbe espagnol.

Car « demain », mot-piège, peut être perdu…à jamais(cf Actes 24v25), tandis qu' »aujourd’hui » est le temps qui peut être racheté.

Trois passages de la Bible, Ancien et Nouveau Testament, vous sont proposés aujourd’hui, en guise de méditation sur le temps :

Questions(1) : 

Comment peut-on « mal employer son temps » ?

Pensons-nous que « demain sera meilleur qu’aujourd’hui » ?

Espérons-nous seulement en des changements extérieurs, plus favorables et susceptibles de transformer notre temps ? Ex : quand je serai « plus grand », « plus sage », « plus mûr », « plus instruit »….Quand le WE, ou les vacances, ou la retraite, seront là….

Quels sont les moments « vides » et les moments « pleins » que nous avons vécus ? Distinguez le temps « quantité »(en nombre de minutes/d’heures passées pour quelque chose/avec quelqu’un) et le temps « qualité », où nous ne sommes plus conscients du temps qui s’écoule, car pleinement disponibles pour cet instant…?

Selon le psaume 90, pour quelle raison le temps m’échappe-t-il ? A quelle attitude nous invite le texte, face à cette fuite du temps ? La solution est-elle dans nos efforts ou nos bonnes résolutions ? Quelle est la piste proposée par le psaume ?

« Trois temps » nous sont présentés en Ecclesiaste 3v1-11 : cherchez le sens du « premier temps » (traduit en français par « moment »), le sens du « second temps »(traduit en français par « un temps »), dans l’original hébreu (voir l’outil « strong », pour cela), et le sens du « troisième temps »(v11 : en hébreu, « le olam »). Comment ces « trois temps » résument-ils le problème et sa solution ?

Pour quoi est-ce le temps maintenant, selon Ecclésiaste 3, Ephésiens 5v14-18 et 2 Cor.6v2 ? Comment « sauver », « racheter » mon temps ?

Bonne lecture et bonne méditation !

 

Notes : 

(1) D’après « Le temps pour vivre : du temps éclaté au temps réconcilié ». PBU, 1991(collection Espace), pp 73-89