Pour Guillaume Bignon, la foi a (ses) raison(s)

« La foi a ses raisons que la raison ignore », aurait pu dire Pascal, un autre scientifique-philosophe chrétien

J’ai reçu, le jour de sa sortie(26/04), et de la part de l’éditeur BLF, que je remercie, « la foi a ses raisons » de Guillaume Bignon (1).

Il n’est pas aisé de parler d’un tel livre, surtout après les remarques qu’en ont faites de telles personnalités comme Lee Strobel, Mike Evans, Charles-Eric de Saint-Germain ou David Nolent(2). Mais essayons quand même.

Ce livre est, de l’aveu de l’auteur lui-même, « un recueil de paradoxes. C’est l’histoire d’un scientifique, ingénieur en informatique financière, qui se retrouve docteur en philosophie. C’est aussi l’histoire d’un conférencier en philosophie qui n’a pas eu la moyenne au bac de philo. C’est l’histoire d’un homme immoral qui nous parle du bien, l’histoire d’un athée(3) hostile à la religion qui nous parle de l’existence de Dieu, et celle d’un homme nous parlant de bonheur, alors qu’il l’a cherché partout dans tous les mauvais endroits. Enfin, c’est surtout une histoire à dormir debout (qu’il) nous invite à croire, alors (qu’il ne l’avait) pas cru lui-même il y a quelques années » (op. cit., p10)

Ce livre est donc son témoignage – qui nous permet de découvrir quel athée il a été, pour mieux comprendre un certain système de référence, ou une manière de se représenter l’humain, l’origine et la destinée du monde, le sens de la vie.

Ainsi, Guillaume Bignon, qui a grandi dans le catholicisme pour s’en détacher à son entrée au lycée, était un « athée scientifique », se préoccupant de ce qui est observable (et pas des « choses invisibles »). La science et la raison étaient, semble-t-il, « ses dieux », comme en témoigne notamment son admiration pour « ses héros », son père et son grand père, tous deux de brillants scientifiques mais de confession catholique. Sauf que le premier (le père) était « pratiquant mais pas croyant », tandis que la foi du second (le grand-père) était plutôt « compartimentée »(c’est à dire, sans aucune incidence dans le monde réel). En témoigne aussi sa question récurrente tout au long du livre : « faut-il être bête pour croire en Dieu en notre siècle ? »

Enfin, le livre est un ouvrage de vulgarisation apologétique, se voulant accessible au non-initié, et comportant des discussions importantes sur l’existence de Dieu, la fiabilité de la Bible, la relation entre foi et raison, les raisons de croire ou de ne pas croire, le décalage entre « dire » et « faire », la moralité, le sens de la vie, la réussite, la création et l’évolution, la science et la connaissance, ou encore la réfutation des objections de certains essayistes sceptiques [notamment les médiatiques Michel Onfray, André Comte-Sponville, Luc Ferry….] contre la foi chrétienne. Comme l’explique l’auteur, « j’ai écrit le livre de façon à satisfaire les amoureux de ces deux genres »(4). Néanmoins, toutes ces réflexions, certes pas sans intérêt et particulièrement mûries, et dont on devine qu’elles sont postérieures à la conversion de Guillaume, se mêlent au récit censé raconter une évolution. J’aurai jugé plus pertinent d’insérer certains grands débats en annexe, pour garantir une meilleure fluidité de l’ensemble. Mais cela n’engage que moi.

D’autre part, je m’interroge personnellement sur les forces et les limites de l’apologétique, laquelle discipline consiste en fin de compte à démontrer que les autres [les athées] sont complètement stupides ! Et ce, alors que, en face, l’athée cherche à soulever les incohérences de notre foi. Est-il alors pertinent de « se battre en duel » avec l’athée sur son terrain, d’argumenter contre lui ou de tenter de répondre à toutes ses objections, et de tout lui expliquer ?

A ce sujet, il est intéressant de prendre en compte de manière globale et interdépendante les cinq éléments ayant provoqué un déclic dans la pensée de Guillaume Bignon, pendant longtemps uniquement préoccupé d’obtenir du succès dans les domaines des conquêtes féminines, du sport et de la musique. L’athée qu’il a été s’est montré particulièrement intéressé, à un moment de son parcours, par (a)l’expérience et le témoignage, qu’il a estimé être « une source valide de savoir et pas seulement de croyance »(op. cit., p 153). C’est ainsi que ses rencontres, à l’âge de 24 ans, avec l’auto-stoppeuse-mannequin américaine « Vanessa », puis avec mon pasteur Robert Baxter (considéré par Guillaume comme « un homme intelligent » et dont la présence dans ce livre m’a agréablement surpris), également américain, ont été déterminantes, pour leurs témoignages personnels d’une vie transformée par Jésus-Christ, (b)leur foi en la puissance et les miracles de Dieu, ayant un impact dans le monde réel, ainsi que (c)leur position sur le mariage et les relations sexuelles. C’est aussi à partir de ce point de bascule que le livre, dans lequel j’ai eu du mal à entrer au début, a mieux capté mon attention.

De ces rencontres ont découlé d’autres réflexions et prises de conscience sur ce que j’appellerai « le nom de son dieu », ou l’instance suprême qui régissait sa vie jusque-là : (d) son rapport à la science (Guillaume découvre qu’elle n’est « pas notre seule source de savoir »), jusqu’à (e)la conviction, une fois sa « conscience réactivée », que « Jésus-Christ est mort pour (lui) ». Certes, il lui a été indispensable de résoudre ce qu’il appelle « ses puzzles intellectuels », pour en arriver à accepter que la foi chrétienne n’était pas irrationnelle, mais « le coeur (a fini par suivre) la tête ». Un chrétien ne fait pas que croire intellectuellement que Dieu existe et que Jésus est ressuscité.

En fin de compte, pour Guillaume Bignon, la foi a (ses) raison (s). Et la foi en la puissance et l’amour de Dieu a eu raison de lui ! Car, comme l’auteur nous le rappelle à la fin, faisant référence à cette parole de Jésus, rapportée dans l’Évangile : « celui qui a été pardonné beaucoup aime beaucoup ». Justement, Guillaume Bignon déclare joliment qu’il « aime beaucoup »(op. cit., p 267).

Sinon, en dépit de certaines impressions mitigées (j’ai eu du mal à rejoindre complément l’univers de Guillaume Bignon), ce livre, agréable à lire et souvent drôle, m’a paru utile, en ce qu’il nous permet de (et encourage à) comprendre le système de référence d’un athée pour mieux lui parler de Jésus-Christ.

Ensuite, si vous êtes chrétien et si vous avez une première discussion avec un athée, il est important de s’attendre, comme cela a été le cas pour Robert Baxter avec Guillaume, à ce que l’athée revienne vous voir, parce qu’il sera conscient d’avoir besoin du Dieu qui a changé votre vie. Est-ce le cas, pour vous qui lisez ces lignes ? Dieu a-t-il changé votre vie ? Votre foi a-t-elle un ancrage dans le monde réel ? Alors, vous avez un témoignage puissant à donner.

Enfin, voici un « sujet de philo » :

« Il faut beaucoup de foi pour être athée », écrivait Ralph Shallis dans un livre au titre éponyme, pour affirmer qu’il n’y a pas de Dieu….vu qu’un athée en a un aussi (reste à découvrir lequel en parlant avec lui) et pour croire que tout serait arrivé « par hasard ».

Les athées existent-ils ?

Ou cet autre sujet :

Qu’est-ce que « défendre sa foi » ? La foi a-t-elle besoin d’être « défendue » ?

Vous avez une heure pour plancher ! 😉

 

Notes :

(1) Bignon, Guillaume. La foi a ses raisons : Confessions d’un athée surpris par Dieu. BLF éditions, 26/04/18. Disponible en librairie ou sur le site de l’éditeur.

Guillaume Bignon est ingénieur en informatique financière. Diplômé de l’Institut supérieur d’électronique de Paris, il est aussi titulaire d’un doctorat de théologie philosophique de l’Université du Middlesex à Londres. Voir ses témoignages et interviews : http://leboncombat.fr/foi-raison/ ; https://discutame.com/2016/09/28/quand-un-athee-devient-docteur-en-theologie-12-temoignage-de-guillaume-bignon/ ;https://discutame.com/2016/09/30/quand-un-athee-devient-docteur-en-theologie-22-interview-de-guillaume-bignon/ ; http://www.associationaxiome.com/conversion-guillaume-bignon/ ; https://www.unherautdansle.net/pe46/

(2) Lee Strobel est notamment l’auteur de « Jésus : la parole est à la défense » et personnage principal du film « Jésus, l’enquête » ; Mike Evans est président d’Evangile 21 ; Charles-Eric de Saint-Germain est professeur de philosophie en classes prépa et David Nolent, directeur du Top Chrétien.

(3) Un athée est « sans dieu ». En comparaison, un agnostique est « sans connaissance » (de Dieu).

(4) Voir « Quatre questions à Guillaume Bignon sur la foi et la raison », à lire sur « Le Bon Combat ».

Comment et pourquoi étudier la Bible (2) : La Bible ? Un livre, mais quel livre !

La Bible est un livre, mais elle est plus qu'un livre !

La Bible est un livre, mais elle est plus qu’un livre !

Un nouvel article de la série « comment et pourquoi étudier la Bible », faisant suite au précédent (« Nos motivations »)

Aujourd’hui : la Bible est « un livre », mais « plus qu’un livre ».

 

I. La Bible est un livre

Qu’est-ce qu’un livre ?

« Livre » vient du grec : « biblion » et « biblos », mot qui signifie « écorce intérieure »(de l’arbre), « moelle du papyrus », « papier à écrire », « écrit », « livre »…..soit un mot qui désigne un support, un matériau(1) sur lequel on peut écrire pour garder trace, preuve, mémoire et sens, dans un but de transmission.

En latin, le livre se dit « liber » : mot de botanique qui désigne la partie profonde de l’écorce de l’arbre servant à écrire, et à faire des livres.

Mais « liber » signifie aussi « libre » ! (2)

Le terme « Bible » vient du grec « Ta biblia »(pluriel de « biblion »), « les livres ». La Bible est donc un ensemble (ou une bibliothèque) de livres (66 en tout) : « les livres » ou « Le livre ». Elle comprend l’Ancien Testament (écrit en hébreu et en araméen) et le Nouveau Testament (écrit en grec courant).

 

 Rédaction et transmission du texte biblique :

« Dieu a parlé » à l’homme dès sa création (Gen.1v28 ; Hébr.1v1…). Au cours des siècles, Il s’est adressé directement à des personnes choisies. Mais la validité de Ses Paroles n’étaient pas limitées au seul instant où elles étaient prononcées. Elles n’ont pas de « date de péremption », à l’inverse des nouvelles des quotidiens.

Il importait donc de les communiquer aux générations futures (Deut.6v6-7 ; Matt.24v35…), de même que les commandements de Dieu qui devaient être gardés en mémoire (Deut.4v9. Nous avons aussi l’assurance que les premières tables de la loi brisées par Moïse ont été réécrites par Dieu : Ex.34v1).

D’où la mise par écrit de tout ce dont il fallait se souvenir : un texte écrit permet de fixer définitivement ce qu’une tradition orale aurait pu déformer. C’est l’une des raisons d’être de la Bible en tant que livre.

 

La première mention d’un « livre » dans la Bible se trouve en Gen.5v1, où il est question du « livre des générations (ou : généalogies) d’Adam »(3).

En Ex.17v14, Dieu ordonne à Moïse d’ajouter au livre déjà existant le compte-rendu de la bataille contre Amalek, « pour mémoire ».

Le livre fut complété au fur et à mesure des événements et des révélations( voir, par exemple, Jos.24v26…).

Tous les écrits de l’AT furent terminés au 4ème siècle av. JC. La plupart d’entre eux avaient été rassemblés au 5ème siècle av JC (Voir la mention de « la Loi » dans Esd. 7v6-21)

Sont admis comme canoniques : les cinq livres de Moïse, aux environs de 444 av JC ; les prophètes, entre 300 et 200 av JC ; et l’ensemble des Ecritures, dès 165 av JC. Un canon de 39 livres au total est fixé, excluant tous les autres textes non inspirés, plus tardifs (postérieurs au 5ème siècle av JC et d’ailleurs non cités dans le NT)

Le classement de l’AT correspond à celui auquel le Seigneur Jésus se réfère en Luc 24v44 :

« La loi » (« Torah » – les 5 livres de Moïse, de la Genèse au Deutéronome)

« Les Prophètes » (« Neviim » – incluant Josué, Juges, 1-2 Samuel, 1-2 Rois, sauf Daniel, Chroniques et Lamentations)

« Les Psaumes et autres écrits » (« Ketouvim » : Psaumes, Job, Proverbes, Ruth, Cantique des cantiques, Ecclésiaste, Lamentations, Esther, Daniel, Esdras, Néhémie, 1-2 Chroniques)

Pour être certain de pouvoir conserver le texte, il fallait faire manuellement un grand nombre de copies. Ce fut là le rôle des scribes de Jérusalem (« les Sopherim »), dont la première tâche a été de compter le nombre exact de lettres que contenait chacun des livres bibliques, écrits sur parchemin. Un seul défaut (une lettre manquante, un espace de séparation non respecté….) suffisait à rendre le livre « inapte à la lecture ».

 

La formation du Nouveau Testament :

 Les épîtres (ou lettres) ont été écrites les premières pour répondre aux besoins des communautés chrétiennes et des croyants individuels. Les premières semblent être 1-2 Thessaloniciens et Galates (50-51 ; 50-55 ap JC). Les dernières sont les écrits de Jean (85-90 ap JC)

La rédaction des Evangiles devint nécessaire suite à la disparition des témoins oculaires de la vie de Jésus-Christ. Marc semble être le premier(63-68 ap JC)

Le Nouveau Testament (27 livres), rédigé sur papyrus et parchemins, fut achevé avant la fin du 1er siècle ap JC. La liste de ses livres inspirés a été fixée aux 2èmes-3èmes siècles. En 170 ap JC, le fragment de Muratori contient une liste des livres reconnus par l’Eglise primitive et qui est très proche de notre Nouveau Testament actuel.

Aux 4èmes siècles ap JC, le canon des 66 livres de la Bible fut confirmé (et non établi) par divers conciles de l’Eglise primitive (Laodicée en 360, Carthage en 397…)

 

Les témoins du texte biblique ou la question des manuscrits :

 Vous le savez sans doute déjà, mais nous ne disposons plus de manuscrits originaux : seulement des copies…mais des milliers de copies ! Ce qui nous assure un texte bien plus fiable que les textes connus de l’Antiquité, tels que « Les Annales » de Tacite(2 manuscrits), « La Guerre des Gaules de César »(10 copies valables) ou « L’Iliade » d’Homère(643 copies)….sans pour autant que l’on remette en doute leur authenticité.

Concernant l’Ancien Testament, nous disposons de 3000 copies : le texte massorétique (« codex de Léningrad », manuscrit de 1008-1009 ap JC), le Pentateuque samaritain, les manuscrits de la Septante (« codex Sinaïticus » et « codex vaticanus », datés du 4ème siècle ap JC), les manuscrits de la mer Morte découverts en 1947 à Qumran(3èmes-1er siècles av JC), les traductions araméennes ou « targums »(du 1er siècle av JC au 8ème siècle ap JC)……

Concernant le Nouveau testament, nous disposons plus de 5000 manuscrits sur parchemin : le texte « byzantin »(212 manuscrits en majuscule, datant des 5èmes-12 siècles) ; le texte « alexandrin »(« codex sinaïticus » et « codex vaticanus », datés du 4ème siècle) ; « le codex d’Ephrem »(450 ap JC), qui est actuellement à la Bibliothèque Nationale de Paris.

Les documents les plus anciens du NT sont des papyrus : le plus ancien est un extrait de l’évangile de Jean, datant de 130 ap JC.

 

 II. La Bible est plus qu’un livre : inspiration, autorité et unité de la Bible

Son contenu a été déterminé par Dieu Lui-même (2 Pie.1v19-21), qui a veillé à ce que Sa Parole soit transmise intacte (Matt.5v18 ; Es.40v8 ; 1 Pie.1v25…). Nous y avons accès aujourd’hui, en dépit de toutes les tentatives pour la détruire, la discréditer ou l’oublier (Jer.36).

L’inspiration de la Bible est nécessaire pour que Dieu soit connu.

Prenez maintenant une pause pour faire les exercices suivants :

Rom.1v19 et ss relève ce que l’on peut discerner de Dieu dans la création : ……………………………………………………………………………………………………………………

Comment entrer dans la pensée de Dieu ? (Es.55v7-9 ; Gal.1v11-12 ; 1 Cor.2v6-12)……………………………………………………………………………………………………………….

Et seulement si Dieu nous parle ! (Gen.1v28)

 

Inspirée, la Bible elle-même affirme l’être : 2 Tim.3v16 ; 2 Pie.1v20-21

Elle est la révélation, la Parole écrite de Dieu, et « non la parole des hommes »(1 Thes.2v13)

Qu’est-ce que « l’inspiration » ?

Lorsque Dieu « fait passer Son Esprit dans l’esprit de l’homme ».

C’est « l’action surnaturelle de l’Esprit de Dieu dans des hommes » afin que leurs écrits correspondent exactement à la vérité que Dieu veut nous communiquer.

Quel est le rôle de « l’Esprit de vérité » en Jean 14v7, 26 ; 16v13-14 ? ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

L’Ecriture biblique est infaillible et sans erreur (« inerrante ») : elle est une révélation parfaite donnée par un Dieu parfait (Matt.5v48).

L’inspiration est un miracle de Dieu, au même titre que la naissance miraculeuse de Jésus (Luc 1v35).

Cf 2 Pie.1v21, des hommes (et non des surhommes) ont été « poussés » par Dieu à parler. Ils ont été des instruments conscients (et non des « robots »), disponibles pour l’action de l’Esprit de Dieu (2 Sam.23v1-3 ; Jer.36v1-2 ; Actes 1v16…). La pensée de Dieu a été communiquée sans erreur, par des écrivains dont la personnalité a été préservée(en témoigne la diversité des écrits bibliques).

Comme Jésus-Christ est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme, « Parole faite chair », « Christ venu en chair » (Jean 1v14 ; 1 Jean 4v2), la Bible est en même « Parole de Dieu » et « œuvre humaine », quoique sans erreur, de même que Christ est « sans péché »(Hébr.4v15).

 

L’autorité de la Bible

La qualité de notre marche chrétienne dépend de la reconnaissance de l’autorité, et donc, de l’inspiration de la Bible (Hébr.4v12-13 ; 2 Tim.3v16-17 ; Jean 8v31-32). La Bible fait autorité parce que Celui qui l’a inspirée ne cesse pas d’être Seigneur quand Il parle.

– Comment le peuple d’Israël voyait-il la Bible ?

 Comme la révélation de la volonté divine (Ex.24v4,7 ; Néh.8v1-6…), une norme divine pour la foi (Jos.1v8 ; Ps.1, 119…), des écrits devant être connus, lus, pratiqués, crus (Deut.27v26, 31v9-13…..)

La redécouverte de la Parole de Dieu écrite a été la source de réveils, comme celui sous le Roi Josias : 2 Rois 22-23v1-3 ; 2 Chron.34.

Voir aussi les réveils du passé (16ème, 19ème….)

– Comment Jésus-Christ, Fils de Dieu, voyait-il la Bible ?

Il est de bon ton, de nos jours, de prétendre que la Bible ne serait « pas la Parole de Dieu », et de l’opposer à « Jésus », qui est effectivement « la Parole de Dieu » (Jean 1v1-14)

Or, Christ Lui-même reconnaît l’autorité de la Parole écrite, qu’Il cite fréquemment :

 Il reconnaît que l’Ecriture est inspirée cf Matt.22v41-45 et l’oppose aux traditions humaines, en la plaçant au-dessus comme Parole de Dieu (Matt.15v3-6)

Il atteste globalement l’Ancien Testament dans ses trois parties : « Loi », « Prophètes » et « Psaumes » (Luc 24v44)

Il valide à l’avance les écrits du Nouveau Testament (Jean 14v26, 15v26-27, 16v13-14)

Il croit en l’historicité des récits, événements et personnes de l’Ancien Testament : la création (Matt.19v4), le sacrifice d’Abel, et la mort de ce dernier (« premier prophète » cf Luc 11v51, Noé et le déluge (Matt.24v37 et ss), l’épisode du serpent d’airain (Jean 3v14), Jonas (Matt.12v40-41)….

Il fait référence à Esaïe (Luc 4v16-21), appliquant la prophétie à Lui-même ;

Il interroge régulièrement les autorités religieuses de son temps : « n’avez-vous jamais lu ? »(Matt.21v42), « qu’est-il écrit ? »(Luc 10v26), « comment lis-tu ? »(v26) ;

Il réfute les Sadducéens, « qui disent qu’il n’y a pas de résurrection » en les jugeant « dans l’erreur », parce qu’ils ne connaissent « ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu » (Matt.22v23-29) et leur répond par les Ecritures (vv31-32)

Il ne reproche pas aux religieux de son temps d’ « idolâtrer la Bible », mais de ne pas y croire (Jean 5v39, 46-47 ; Luc 10v28, 16v27-31 ; Matt.5v17-19…)

Il affirme que « l’Ecriture ne peut être anéantie » (Jean 10v35)

Il fait toute une étude biblique aux pèlerins d’Emmaüs pour leur prouver que les Ecritures parlent bien de Lui (Luc 24v25-27 cf vv44-47).

Il répond aux tentations du diable dans le désert par : « il est écrit »(Matt.4v4,10) ou « il est aussi écrit »(v7)

– Comment les apôtres et les croyants de l’Eglise primitive voyaient-ils la Bible ?

L’Ancien Testament : Actes 1v16, 4v25, 7v38, 13v47, 15v15-18, 17v2-3, 28v23 ; Gal.3v8 ; Rom.4v3…….

Le Nouveau Testament : 2 Pie.3v15-16 ; 1 Thes.2v13, 5v27 ; Gal.1v18….voir aussi la raison d’être de l’Ancien Testament expliqué dans l’épître aux Hébreux.

Qu'est-ce que la bible pour vous ? Faites le point !

Vous et la Bible : un « vieux bouquin » ou….Faites aujourd’hui le point !

– Et vous ? Comment voyez-vous la Bible ? Qu’est-elle pour vous ? Faites aujourd’hui le point !

A quoi reconnaît-on que la Bible fait autorité dans une vie ? Cf Jacq.1v22-25

 

 

III. Unité, structure et équilibre dans la Bible

La Bible est composée de 66 livres écrits par des auteurs très divers (plus de quarante), en de multiples circonstances, sur une très longue période(plus de 1500 ans entre le premier et le dernier auteur – fin 1er siècle), en des lieux très différents. Pourtant, cet ensemble présente une unité extraordinaire : un témoignage supplémentaire à l’inspiration divine des Ecritures !

Unité du message biblique :

De quoi ou de qui parle la Bible ? Découvrez le centre de la révélation biblique dans Luc 24v27, 44 : …………………..Et ce, annoncé dès la Genèse : Gen.1v1-4(comparer avec Jean 1v1-9, 1 Jean 1v1-5) et Gen.3v15-21, 4v4…..

Le coeur du livre : un animal expiatoire que l'on cherche désespéremment

Le coeur du livre : un animal expiatoire que l’on cherche désespéremment

A noter que pour les « Sopherim »(scribes juifs), le cœur du livre(l’AT)se trouve en Lévitique 10v16, où il est question d’un bouc expiatoire que l’on cherche. Cette quête d’un animal que l’on offre pour les péchés est l’obsession de toute la Bible : « où est l’agneau pour l’holocauste ? » (Gen.22v7)…jusqu’à la pleine révélation que Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29, 36)

Le plan du salut forme un tout cohérent, révélé par étapes. Les éléments de l’AT sont « l’ombre des choses à venir », révélées dans le NT (Hébr.8-10 ; Col.2v17) et les deux testaments se complètent. Ex : comparer cette vision de Dan.7v13-14 avec cette déclaration du Seigneur Jésus en Matt.28v18-20.

La Parole de Dieu est également équilibrée dans sa structure et dans son contenu(4) : il est essentiel de la prendre comme un tout et de la lire entièrement.

Ex. : 1 Corinthiens parle de l’abus de liberté (laxisme) et Galates, de l’abus de loi (légalisme). Ephésiens établit l’équilibre entre les deux.

Ex : Ephésiens 2v8-10 fait l’équilibre entre Romains, qui parle du « salut par la grâce sans les œuvres », et Jacques, qui parle de la nécessité des œuvres comme preuve de la foi.

Ex : Proverbes équilibre Job et Ecclésiaste. Ne lire que Job, centré sur la souveraineté de Dieu, conduit à au fatalisme (« Dieu contrôle tout », nous ne sommes que des « robots »). Ne lire que l’Ecclésiaste (vanité d’une vie sans Dieu), et le lire trop vite, sans sa clé (Eccl.12v13-15) conduit à une forme de scepticisme(où l’on doute de tout), de désespoir et d’indifférence.

Lisons donc Job, puis Ecclésiaste, et enfin Proverbes, pour comprendre que la vraie sagesse vient de Dieu et que nous avons à vivre cette sagesse.

 

(A suivre)

 

Notes : 

(1) Concernant l’écriture et les matériaux, l’invention de l’imprimerie datant du milieu du 15e siècle et celles de la photocopie et du scanner étant encore plus récentes, les textes bibliques devaient être copiés et recopiés à la main pour qu’ils traversent les générations et les siècles jusqu’à nous.

Au Proche-Orient, les civilisations de l’Antiquité développèrent très tôt différentes écritures : caractères pictographiques, hiéroglyphiques, cunéiformes…La découverte des caractères alphabétiques se généralisa vers 1500 av JC, simplifiant et rendant l’écriture accessible à un plus grand nombre de personnes. Les supports utilisés sont : les pierres et les briques (Job 19v24 ; Ex.32v15-16 ; Deut.27v2-3) ; le papyrus, d’origine végétale, connus dès le deuxième millénaire av JC, et se présentant sous forme de rouleaux (Esdr.6v2 ; Zach.5v1 ; Ezech.2v9 ; Jer.30v2…..) Inconvénient : sa fragilité. Le parchemin (2 Tim.4v13), d’origine animale, est mis au point au 2ème siècle av JC. Réutilisable, il est bien plus résistant que le papyrus et sans rival pour la conservation.

 (2) Tel que le souligne, par exemple, Marc-Alain OUAKNIN dans « Bibliothérapie ». Seuil, 2008(Points), p 232.

(3) Soit les « générations » ou « généalogies » d’Adam à Noé, relatées dans le chapitre 5 de la Genèse. Marc-Alain OUAKNIN, encore, en écho à l’ouvrage de Catherine CHALIER(« L’Histoire promise »), relève que « le livre fait son entrée en scène du texte juste après le chapitre 4 de la Genèse, où sont racontés la difficile et tragique existence d’Abel, sa presque non-vie et son assassinat » : le « livre des généalogies » est donc une « réparation » de la mort d’Abel (« Bibliothérapie », pp 327-328), restaurant une lignée menacée d’être interrompue.

(4) D’après Richard BORGMAN, dans « Le Royaume équilibré de Dieu ». Ed. Le Lion et l’Agneau, 1994, pp 171-174

Le savais-tu ? Tu es « libre de le dire à l’école » !

Libre de le dire à l'école ? Sérieux ?? Si je l'avais lu plus tôt...!

Libre de le dire à l’école ? Sérieux ?? Si je l’avais lu plus tôt…!

« Libre de le dire », parce que tu es déjà libre de le croire….

 

« Libre de le dire à l’école » vient de sortir. C’est un petit livre bienvenu, qui nous invite à réfléchir sur la liberté de  conscience et à son libre exercice(comme à son bon usage), particulièrement dans un contexte qui lui semble peu évident et bien peu favorable, de prime abord. L’enjeu restant le « bien vivre ensemble ».

L’ouvrage est un « manuel » (à avoir toujours à la main) qui se veut « pratique » : pratique dans son format, il peut tenir dans la poche. Il est aussi pratique dans sa finalité et peut être utilisé à des fins « pédagogiques ». Sa mise en page est claire et sobre, sans couleur. Le texte figure dans des bulles qui se répondent, comme pour évoquer le dialogue, l’échange ou la discussion.

Il rappelle qu’ « en France, l’école publique est laïque et accueille ainsi des élèves et des parents de convictions très diverses, en toute neutralité. Toutefois, si l’école est laïque, ses usagers [et non « clients »] ne le sont pas. Leurs convictions, de toutes natures, ne restent pas à la maison », et ils sont « libres de les dire à l’école ». Mais comment alors exercer la liberté de conscience et d’expression ?

Le livre informe parent et enfant, mais aussi-accessoirement-enseignants [ce qui les concerne sera traité plus en détail dans « liberté de le dire au travail ». Même éditeur, même collection. Parution prévue pour début 2015] sur leurs droits et devoirs en matière de liberté de conscience, de croyance, et d’expression dans le cadre de l’école publique et laïque française. Mais aussi sur la liberté d’éducation, pour les parents. Il est important de souligner (car on peut vite l’oublier) que le livre, bien qu’édité par un éditeur chrétien (évangélique), s’adresse à tout parent et enfant, de croyances et convictions diverses.

Sa force tient dans les différentes citations de textes de loi, auxquels il se réfère : articles de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10/12/1948 (art. 18, 19, 26-3), du code français de l’Education (art. L. 141-2, L.131-1 à L.131-12, R. 131-1 à R.131-10), de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales(protocole 1, 20 mars 1952-art. 2) ; de la convention internationale des droits de l’enfant du 20/11/1989 (Art. 14), de la charte de la laïcité à l’école du 06/09/13(son point 3)-avec un rappel succinct de ce qu’est et de ce qu’elle n’est pas ; rappel de déclarations de la Cour européenne des droits de l’homme(07/12/1976, 29/06/2007, 25/05/2000, 17/06/2004, 13/09/2001)comme quoi « dans l’établissement du contenu des enseignements, il est interdit à l’Etat de poursuivre « un but d’endoctrinement des enfants…contraire à la liberté de conscience des enfants et des parents » ; et enfin la loi du 15/03 2004(et la circulaire du 18/05) sur le port de signes religieux à l’école.

Le livre invite à l’équilibre, au respect et au dialogue : il rappelle ainsi les droits (et devoirs) des parents- notamment que ces derniers sont les premiers éducateurs de leur enfant (et « ses racines »), et que « la famille est le premier terrain d’apprentissage et d’éducation ». Concernant les droits des enfants, ceux-ci « disposent de la liberté de pensée, de conscience et de religion » : ils sont libres de croire et de le dire à l’école. Il est ainsi bon de savoir que « la cour de récréation n’est pas soumise à la censure » et que, en vertu de la liberté d’expression, les enfants sont libres de parler de leurs convictions à leurs camarades, comme ils sont libres d’en parler en classe. Il est aussi rappelé que la Bible ou le Coran sont au programme de Français en 6e et sont étudiés en tant que « textes fondateurs ». On sera peut-être plus surpris d’apprendre qu’il est possible de prier à l’école, dans certaines limites (dans la mesure où la prière reste discrète- intérieure, personnelle ou en petits groupes-non imposée et ne troublant pas l’ordre public), ou de porter « un signe religieux discret » à l’école (cf circulaire N° 2004-084 du 18 mai 2004 du MEN).

Il est aussi rappelé que les élèves étant « des usagers de l’école publique, les parents en respectent aussi les règles ». L’exercice de « la liberté de dire ou de manifester ce que l’on croit à l’école » sera donc nécessairement limité, « dans le but de préserver la liberté d’autrui, la neutralité scolaire et l’ordre public », et à condition que l’expression et le partage de convictions ne s’apparentent pas à du prosélytisme, ou n’entraînent pas le refus d’un enseignement. Les principes de la laïcité-et de ce qui est censé être leur usage-sont aussi rappelés, avec l’exigence de neutralité religieuse et idéologique pour l’école laïque.

L’ouvrage contient également, outre des témoignages (« paroles de parents »), un « spécial parents », avec 5 clés(s’impliquer dans l’éducation de son enfant, s’informer sur ce que vit et apprend son enfant à l’école, dialoguer avec son enfant et avec ses enseignants, s’associer avec d’autres parents et d’autres associations qui veillent à l’intérêt de l’enfant, s’exprimer dans le respect de la liberté) ; mais aussi un spécial « élèves de primaire », et un spécial « élèves du secondaire »(de la 6e à la terminale, un test du « vrai ou faux »)

 

Bref, l’ouvrage est clair, facile à lire, utile et pertinent. Il est bon de le faire connaître, et surtout, de le lire ensemble.

Quelques remarques de fond et de forme : l’ouvrage est certes un collectif, émanant du CNEF, mais il me paraît manquer une mention d’auteurs, avec leurs noms et qualités.

La structure du livre n’est pas évidente de prime abord. Un plan clair avec sommaire, ainsi qu’un index et un récapitulatif des différents textes de loi ou de référence cités, auraient été les bienvenus. De même, l’on aurait apprécié une partie plus conséquente sur les modalités de mise en œuvre et sur les défis (qui restent de taille) que posent la mise en pratique des principes posés. Sans cela, le contenu (même reposant sur un rappel bienvenu et pertinent de textes de loi) risque de rester idéalisé et paradoxalement théorique, malgré l’aspect pratique du livre.

La partie sur l’école privée-réduite à la seule « sous contrat »-aurait pu être plus étoffée. Et si l’on veut chipoter un peu, la couverture ne reflète pas tellement « la diversité des croyances » évoquée dans le livre. Mais cela reste un détail.

Les limites signalées, relatives au contenu, tiennent au format de la collection (64 pages). Ceci dit, l’ouvrage devrait susciter pas mal de questions et me paraît constituer un utile et pertinent travail préparatoire sur le sujet, de nature à être complété par d’autres études ou ouvrages plus détaillés et approfondis.

Mais l’essentiel à ne pas oublier, me paraît être ceci : l’esprit avec lequel l’on manifestera sa liberté « de le dire à l’école », qui, rappelons-le, n’est pas une fin en soi, ni un prétexte pour dominer ou chercher une forme de pouvoir, dans un « esprit de revanche ». La finalité étant, me semble-t-il, de témoigner ou de rendre visible le fruit de nos croyances et convictions. Le chrétien que je suis dira aussi, à destination d’autres chrétiens, que notre finalité est de « donner à voir » la personne de Jésus-Christ dans la manière d’exercer notre liberté et nos droits, tout en respectant nos devoirs, et d’être ainsi « sel et lumière de la terre » (Matt. 5v13-16 ; cf Gal.5v13-15, 1 Pie.3v8-17).

 

Collectif(CNEF). Libre de le dire à l’école : parent et enfants. Ecole maternelle et primaire, collège, lycée. BLF éditions, 2014(collection « libre de le dire »), 64 pages. 4,90 euros

« Président bashing » ou « Président blessing » ?

« Bashing », c’est une tendance tristement « tendance » : il suffit d’observer les couvertures de nos magazines et la une de nos quotidiens, qui proposent ainsi « un titre radical, un  mec à descendre, une tête à trancher ». ou…à « déprécier » – c’est la traduction officielle de « bashing ».
 D’après l’édition anglophone de Wikipédia : « Bashing is a harsh, gratuitous, prejudicial attack on a person, group or subject. » Pour les autres, traduction: « Le bashing est une attaque violente, gratuite et préjudiciable lancée contre une personne, un groupe ou un sujet ». Et de préciser que cette pratique s’applique à des domaines tels que « la religion, la nationalité, la sexualité et la politique ».

Mais ce qui « marche » le plus est le « Hollande bashing ».*

Tapez « Hollande bashing » sur Google et vous obtenez « environ 182 000 résultats. (0,17 secondes)

Plus simplement encore, tapez « Hollande » sur Google, et à ce nom se trouvent associés : « démission », « sondage », « Syrie », « hué »[un certain 11 novembre 2013], « popularité », « juif », « guignol »…..**
Après « l’hyperprésident », l’ « hypercontesté »*** ?

Mais ceci posé et constaté, que vous ayez voté François Hollande ou non, et que vous soyez « déçus » ou non par le Président de la République, notre réflexion se veut ailleurs : comment, dans une telle situation, les chrétiens peuvent-ils, ou doivent-ils, se positionner ? A quoi, d’ailleurs, sont-ils appelés à « être » ?

A ce sujet, Henri BLOCHER, ancien professeur de théologie systématique au « Wheaton College »(USA) et à la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine(France), rappelle, dans un article pour la revue « Promesses »****,  que « les deux volets principaux de la mission de l’Eglise dans le monde sont bien résumés par les deux images que le Seigneur Jésus utilise dans le Sermon sur la Montagne (Matt.5v13-16) :

Sel et poivre par Marina Shemesh Sel ou poivre de la terre ?

Sel et poivre par Marina Shemesh
Sel ou poivre de la terre ?

vous êtes le sel de la Terre ; vous êtes la lumière du monde ».

Etre « lumière du monde », « c’est la mission de l’Eglise, des chrétiens, de communiquer la Bonne Nouvelle » de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour nous rendre justes(op cit, p14).

Etre « le sel de la terre », c’est la mission des chrétiens « présents dans la cité terrestre, dans la société qui elle-même n’est pas chrétienne, en mission en faveur du bien, comme continuant la guerre de Dieu contre le mal.
En Jérémie 29, le prophète parle au nom de Dieu aux exilés du peuple qui sont en Babylone et dit au verset 7 : recherchez la paix de la ville où je vous ai exilés et intercédez pour elle auprès du Seigneur, car votre paix dépendra de la sienne ».
Ce mot paix(shalom)suggère aussi la prospérité, la bonne santé. La situation des chrétiens, dans le monde aujourd’hui, est assez semblable. en effet, ce verset(Jér.29v7)ne s’adresse pas à Israël dans son pays, avec un état spécialement construit par le Seigneur.
Il est donné aux Judéens, membres du peuple de Dieu, au coeur d’une société païenne. Or, nous sommes le peuple de Dieu dans une société païenne, et le Seigneur nous dit : recherchez la paix, la prospérité de cette société même. C’est le rôle de sel de la terre.
(…)Nous sommes engagés dans des relations interpersonnelles, de prochain à prochain(relations dites courtes).
C’est par exemple, le Samaritain qui, voyant l’homme[qui n’est même pas son « compatriote », bien au contraire ! Note perso]qui gît au bord de la route, s’arrête, le prend en charge, panse ses plaies et le conduit à l’auberge. Un amour du prochain qui s’exprime de manière immédiate(…)Mais notre relation avec ce prochain se réalise aussi dans la vie de la société entière, dans le cadre de toutes les structures qui déterminent notre façon de vivre :
ce sont les relations longues, indirectes à bien des égards. Elle s’exprimera, par exemple, en favorisant une politique anti-chômage, en votant une loi en faveur des exclus. »*****(op cit, pp 12-14)

Etre le sel de la terre, c’est donc rechercher la paix de la société où nous vivons en « étrangers », c’est prier et intercéder « pour tous les hommes » et particulièrement pour les autorités, « les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. C’est bon et agréable devant Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »******(1 Tim.2v1-4)

C’est prier positivement, à cette fin, pour le Président de la République et ses ministres, afin que ceux-ci gouvernent avec sagesse et justice.

Alors, « Président bashing » ou « Président blessing » ?******* 😉

 

 

Notes : 

*A ce sujet, concernant les médias dits « séculiers », « qui en a fait le plus (et est-ce que ça fait vendre) ? » (http://www.erwanngaucher.com/article/27/06/2013/hollande-bashing–qui-en-a-fait-le-plus-et-est-ce-que-ca-fait-vendre-/1120 )

 
Sur un blog d' »actualités chrétiennes », les mots-clés « Hollande » ou « François Hollande » renvoient aux pages suivantes : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/2/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/3/ http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/francois-hollande/

Avec les qualificatifs suivants : « franc-maçon », « imposteur », « dangereux », « sans expérience »(pour Bernard Tapie), « élu grâce au vote musulman », « autiste »…et accusé de vouloir « supprimer la race »(par Alain Escada, militant et activiste belge issu du courant d’extrême droite national-catholique, secrétaire général de Civitas-groupement intégriste catholique proche des leféveristes-depuis 2009, ancien cadre du front nouveau de Belgique et lepéniste historique)
A l’inverse, et comparativement, les mots-clés « Marine Le Pen », « FN », « Front national »(et par extension, « extrême-droite », « identitaires »), renvoient à des articles généralement ou le plus souvent favorables-quand ils ne sont pas « neutres »-à cette personnalité et à ce mouvement politique : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/fn/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/front-national/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/marine-le-pen/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/identitaires/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/extreme-droite/

 
Mais le « bashing politique » n’est-il pas vain ? Car où mène-t-il ? « À la dépréciation de la politique en général. Bonne affaire pour les populistes de Droite et de Gauche, mais pas forcément pour une presse de plus en plus faiblarde. Déprécier, c’est ce qui reste quand à partir de trois dépêches d’agences on pond huit mille signes avec du goudron et des plumes… «  juge sévèrement Bakchich info.

**Une des fonctionnalités  du célèbre moteur de recherche appelé « Google Autocomplete » ou « saisie semi-automatique », qui nous permet « de rechercher des informations rapidement en nous proposant des requêtes de recherche similaires à la nôtre à mesure que nous saisissons notre requête dans le champ de recherche Google. » ( https://support.google.com/websearch/answer/106230?hl=fr  )
Et comment Google associe-t-il ces mots ? Tout simplement grâce à un algorithme qui brasse tous les termes tapés par les utilisateurs pour proposer les mots complémentaires les plus fréquemment utilisés.
En d’autres termes, si la saisie automatique associe le mot « démission » au nom du président de la république française, c’est parce que des millions de personnes ont, par exemple, cherché ou tapé sur Google la requête « Hollande démission ». Autrement dit si le moteur de recherche doit être reconnu fautif pour ses suggestions parfois tendancieuses, douteuses, voire racistes(http://www.metronews.fr/high-tech/google-a-l-origine-du-plus-grand-fichier-juif-de-l-histoire/mldB!9buB4r33l6ODs/ ; http://owni.fr/2012/05/23/le-vrai-faux-proces-google-suggest-juif/ ), les millions d’internautes à l’obsession « hollandaise » le sont tout autant.

 
***  Comme le titre Médiapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/291013/hollande-lhyperconteste
Après un an et demi seulement de pouvoir pour François Hollande, les mécontents seraient nombreux, y compris dans son camp, pour des raisons économiques et sociales, sociétales, fiscales….

**** »BLOCHER, Henri. La mission de l’église » in « Promesses », octobre-décembre 2013, numéro 186, pp 12-18.

*****John STOTT,  cf Le Chrétien et les défis de la vie moderne, vol.1. Ed. Sator(collec. Alliance), 1987, p 21., fait la distinction entre « l’action sociale »(la suppression des causes de souffrance humaine, la lutte contre les causes structurelles des inégalités et de la pauvreté, les activités politiques et économiques… »les relations longues ») et « le service social »(l’aide humanitaire, les actions caritatives et philanthropiques, le soutien des individus et des familles-les « relations courtes »). Deux formes d’actions inséparables et complémentaires

******« La fidélité d’une Eglise ne se mesurera pas au degré de contrôle qu’elle opèrerait par rapport à la société, mais par sa capacité de pouvoir vivre le projet divin comme signe et messagère du shalom. Dans cette perspective, la préférence est donnée à l’amour envers tous par rapport à la domination. Selon ce modèle, l’éthique se dégage de la pratique sociale préconisée en temps d’exil ou de diaspora par Jérémie (« Recherchez le shalom de la ville, car votre shalom dépend du sien », Jér. 29.7). C’est l’éthique que devaient adopter les synagogues juives du temps de la diaspora. Cette éthique est cohérente avec une eschatologie chrétienne en voie de réalisation ».

« Pour une éthique de la paix ». Claude Baecher. Directeur du Centre Mennonite du Bienenberg, Liestal.

******* A lire sur le site de l’hebdomadaire protestant « Réforme », cette fort intéressante analyse du pasteur Olivier Brès intitulée « Les athées du Hollandisme », une « analogie pertinente entre foi et politique ».

Quand lire l’étiquette ou l’emballage ne suffit plus

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg Un "chrétien d'étiquette" : ça n'emballe pas !

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg
Un « chrétien d’étiquette » : ça n’emballe pas !

Un geste écocitoyen simple consiste à lire les emballages des produits alimentaires que l’on achète.

Or, depuis le scandale de la découverte de la présence de viande de cheval dans des lasagnes pourtant étiquetées « pur boeuf », ce geste ne suffit plus.

De même, il ne suffit pas de revendiquer une étiquette « chrétienne », même s’il est toujours délicat d’affirmer qu’un tel n’est pas un « vrai » chrétien et donc susceptible d’être un « faux/mauvais chrétien ».

Pourtant, deux principes contenus dans la Bible, la Parole de Dieu(pour peu qu’on prenne la peine de la lire, et « pas en diagonale »), devraient nous aider à y voir clair :

« Dieu est amour »(cf 1 Jean 4v8) : on devrait donc reconnaître ses enfants comme ceux qui aiment(cf v7), comme on devrait reconnaître les disciples du Seigneur Jésus-Christ(ou ceux qui se revendiquent comme tels) « à l’amour qu’ils ont les uns pour les autres »(Jean 13v35).

« Et en ceci est l’amour »(le vrai) : « non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés ». (1 Jean 4v10)

« Dieu est lumière et il n’y en a en Lui aucune ténèbres »(1 Jean 1v5) : Dieu ne triche pas, ne fait pas de compromis, ne se contredit pas avec Lui-même, et n’estime pas que « la fin justifierait les moyens ». On devrait donc reconnaître ses enfants(ou ceux qui déclarent Lui appartenir) comme « les « enfants de lumière », « marchant comme les enfants de lumière » qu’ils sont censés être et pratiquant « le fruit de la lumière : bonté, justice, vérité ».(Eph.5v8-9)

« Celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu. »(Jean 3v21).

On ne saurait avoir l’un(l’amour) sans l’autre(la lumière), les deux étant indissolublement liés. Car « Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. »(1 Jean 2v9 et ss)

« Le Royaume équilibré de Dieu » de Richard BORGMAN

Déjà annoncée, voici enfin une fiche de lecture sur « Le Royaume équilibré de Dieu »*, ouvrage de Richard BORGMAN**, que certains d’entre vous connaissent peut-être.

Ce livre, lu cette année et relu cet été, déjà évoqué sur ce blogue, est un curieux livre, souvent déroutant.

Il se veut « un tableau du Dieu qui prend soin de chacun de nous et qui se laisse connaître d’une manière très personnelle. »

Il est un mélange(« équilibré », dirions-nous)d’enseignement, d’expérience(les bonnes comme les moins bonnes) et de témoignage vécu, avec un soucis d’être fondé bibliquement et « Christocentrique ».
Il implique le lecteur et se présente également comme un « voyage », auquel nous sommes conviés dans ce que l’auteur appelle « le Royaume équilibré du Dieu de la Bible ».
Mais, d’emblée, Richard BORGMAN nous prévient : ce livre ne conviendra pas à un lecteur pressé ou superficiel :
Ce voyage, à finalité pratique, est à suivre sans tricher, en commençant par le tout début et en se gardant des raccourcis.

 

L’ouvrage se structure autour des parties suivantes : « Dieu », « le Royaume »(ou le Règne-de Dieu) et « l’équilibre ».
« Dieu » est traité dans les six premiers chapitres, regroupés sous le titre « L’Expérience d’une vie »(pp 7-63) :
elle concerne la rencontre personnelle de Richard et son épouse avec Dieu et témoigne comment cette rencontre a radicalement changé leur vie à tous les deux(voir le récit du « pneu crevé). Cette partie, stimulante, illustre et révèle de façon originale les principes de base du récit de la multiplication des pains par le Seigneur Jésus(dans Luc 9v10-17) :
« Notre vie est le pain de l’histoire ». Jésus « prend notre vie » pour en faire quelque chose de beau et d’utile ; Il « rend grâce pour elle » et la bénit. Il la « rompt », « la multiplie » et nous envoie « chercher les morceaux qui restent »(dont personne ne veut).

« Le Royaume de Dieu » ou « Son règne sur tous les domaines de la vie » (incluant nos rapports aux autres dans le monde) est traité dans le partie intitulée « Vivre continuellement dans la présence de Dieu »(pp 65-157).
Une présence, une communion, où « il y a plénitude de joie » et « délices éternelles »(cf Ps.16v11)

« L’équilibre » ou partie-clé, fondamentale, du livre, est à découvrir dans la partie « Le Royaume de Dieu dans l’équilibre »(pp 157-240).
Elle décrit les « équilibres complexes du Royaume de Dieu » et explique comment nous, « citoyens équilibrés du Royaume », pouvons connaître Dieu dans Sa plénitude et vivre ensemble avec sagesse et dans la joie.
Cette compréhension(dans l’application dans nos vies)de cette notion d' »équilibre » nous permet également d’éviter les pièges d’un « monde en déséquilibre »(ou « le Royaume de l’homme en déséquilibre », pp 241-271)dans lequel nous sommes, « sans en être »(cf Jean 17v11, 14-16) »d’illusions, de psychoses et d’excès » et de vivre dans une juste perspective, décrite dans la dernière partie de l’ouvrage (« Sa bannière sur nous, c’est l’amour », pp 273-295) :

Cette « juste perspective », c’est garder, cultiver, et vivre « le premier amour » dans nos relations avec Jésus-Christ, notre conjoint et le corps de Christ ;
fixer les regards sur Celui que Richard BORGMAN présente comme « le centre du Royaume équilibré de Dieu » : « Jésus-Christ, le souverain roi, et rien d’autre ».
C’est aussi attendre le retour de Christ : Faut-il être « marathanien »(vivre sur le court terme, « puisque Jésus revient ») ou « marathonien »(travaillons sur le long terme, et soyons prêts pour le retour de Christ, puisqu’Il revient justement « bientôt », soit « promptement », « subitement »)

 

Avis personnel :

« Rien de nouveau », mais une certaine fraicheur dans ces diverses révélations et enseignements, présentées sous un angle nouveau, que l’auteur et son épouse se sont appropriés personnellement et efforcés de vivre. L’ouvrage, à lire avec un esprit bienveillant et ouvert (ce qui n’est pas contradictoire avec un esprit critique et de discernement) m’a paru bien construit, bien écrit, inspirant et stimulant, grâce à son style vivant et imagé, où se côtoient

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/33-1212867830uraI.jpg "Le Dieu du pneu crevé" ou le Dieu qui s'intéresse à tous les aspects de notre vie.

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/33-1212867830uraI.jpg
« Le Dieu du pneu crevé » ou le Dieu qui s’intéresse à tous les aspects de notre vie.

un pneu crevé, un morceau de pain « qui reste », une maison et sa chambre haute, des montagnes avec leurs pics, le lion et l’agneau(par contraste avec le loup et le ver), le joug(ou « zugos »), une citrouille, des bananes à lâcher….
L’auteur souhaite nous orienter vers Jésus-Christ et à nous fonder sur la Parole de Dieu. Il exprime de l’amour pour le Seigneur, de l’amour pour (tous)les frères(il se veut « tout à tous » et est à l’aise dans le corps de Christ, si l’on partage l’essentiel) et de la compassion pour tous les hommes.

Pour toutes ces raisons, l’ouvrage mérite d’être (re)découvert.

Néanmoins, quelques remarques.
– Je reste réservé sur certains points, comme, par exemple : certaines lectures proposées par Richard BORGMAN, que je ne partage pas, les trouvant peu pertinentes pour une invitation à vivre l’équilibre(cf p 93 ) ; une suggestion (développer des relations personnelles avec chaque personne de la Trinité-dont le Saint-Esprit)que je trouve plus inspirée par un certain livre de Benny HINN que réellement justifiée bibliquement(du fait du rôle et de la nature de la personne du Saint-Esprit : voir par exemple ce qu’en dit Jésus dans Jean 14-16)

– Richard BORGMAN encourage beaucoup à la communion et à l’amour des frères, par-delà les barrières dénominationnelles. Une volonté juste et louable de communion(l’unité des enfants de Dieu, sur la seule base véritable qui est Jésus-Christ) qui me paraît parfois friser avec l’œcuménisme. Veillons à être équilibré : ni sectarisme, ni confusion entre deux termes qui ne sont pas synonymes.

-Il est enfin difficile de parler « du Royaume équilibré de Dieu » sans parler de l’évolution personnelle de son auteur, Richard BORGMAN, converti au catholicisme avec son épouse(expérience qu’il relate ici : http://www.amazon.fr/Une-vie-conduite-par-mis%C3%A9ricorde/dp/2353890148 )
Une telle décision(que l’on peut à la fois comprendre et ne pas comprendre, du moins approuver) l’a-t-elle conduit à un « déséquilibre », lui qui encourage à ne pas se détacher du « centre du Royaume équilibré de Dieu » qui est « Jésus-Christ, le souverain roi, et rien d’autre » ? Chacun répondra à la question. Lui-même d’abord !

Plusieurs leçons sont à tirer de tout cela :
-Un seul est parfait : Jésus-Christ
-La Parole nous rappelle qu’il est essentiel d’imiter, non la vie, mais la foi de ceux qui nous ont précédé, et de considérer l’issue de leur vie(cf Hébr.13)
Ne soyons donc pas pressés de condamner Richard BORGMAN, même si l’on peut légitimement(« théologiquement » ?)ne pas approuver ses choix.
-Le danger guette chacun de nous(y compris celui qui a écrit un livre sur « l’équilibre… »-voir plus haut)de tomber dans le déséquilibre. C’est l’avertissement donné par l’apôtre Jean, dans sa deuxième épître, à ceux qui « vont plus loin ».
A chacun de s’éprouver soi-même et de discerner qui demeure le centre, le fondement de notre foi et de notre vie. Sachant qu’il n’y a qu’un seul médiateur et que nul ne peut servir deux maîtres sans que l’un d’eux soit trompé(cf 1 Tim.2v5-6, Matt.6v24)
-Il est difficile de se maintenir et de persévérer dans ses propres principes, ou plutôt les principes découverts dans la Parole et que l’on reconnaît pour vrais.
Sachons faire preuve d’humilité et soyons conscients que nous avons tous besoin de la grâce de Dieu.
-Si nous vivons un christianisme bibliquement authentique, fondé sur la Parole, et si nous connaissons intimement Notre Dieu, qui est aussi Notre Père, Saint, lumière, amour, compatissant, alors nous serons « les fils de notre Père », « fils de lumière », « compatissants » et donc « équilibrés », et « en communion les uns avec les autres »(cf 1 Jean 1)
-L’évolution personnelle de l’auteur justifie-t-elle de disqualifier le contenu du livre ? Éprouvons toutes choses, retenons ce qui est bien et abstenons-nous de toute forme de mal, nous dit la Parole de Dieu.

Ceci dit, bonne lecture, car l’ouvrage me paraît digne d’être lu et examiné !

En attendant, avant de débuter « le Royaume équilibré de Dieu », l’auteur recommande de lire les versets-clés de l’ouvrage : Luc 9v10-17(confions notre vie à Jésus et Il saura quoi en faire), Rom.11v33-12v21(la plénitude du Saint-Esprit), Eph.4v7-16 et Matt.11v28-30(qu’est-ce que prendre sur soi « le joug de Jésus-Christ » ? Le joug, c’est l’équilibre !) et Eccl.3v1-14(« un temps pour toutes choses » : soyons pertinents et à propos)

Je publierai quelques extraits qui m’ont paru significatifs dans de prochains billets.

 

Notes :

*BORGMAN, Richard. Le Royaume équilibré de Dieu. Ed. « Le lion et l’agneau », 1995(Malheureusement épuisé)

**Quelques notes bibliographiques à lire ici : http://www.emeth-editions.com/auteurs/borgman/borgman.htm

Le cantique de Moïse : cantique-témoin, cantique pour le souvenir

Éléphant par Anna Langova Souviens-toi de la fidélité de Dieu, alors que tu lui tournais le dos.

Éléphant par Anna Langova
Souviens-toi de la fidélité de Dieu, alors que tu lui tournais le dos.

Le cantique dit de Moïse, que l’on peut lire dans Deutéronome 32*, semble souffrir, de prime abord, de plusieurs handicaps pour des personnes du XXIe siècle :
Il est long-très long, même-et surtout, bien peu « fun ».
Pourtant, à l’heure où l’on peut déplorer le manque de profondeur de certains « chants de louange » d’aujourd’hui, « coupables » d’être trop répétitifs, trop niais ou trop guimauves, ce cantique mérite grandement d’être (re)découvert.

Premièrement, il commence par Dieu. Ce qui nous rappelle pour qui un cantique doit être chanté.
Ensuite, il nous apprend un certains nombre de choses sur Dieu, et sur Ses œuvres, ainsi que, par contraste, sur l’homme. Sur nous.
Lisez attentivement. Relevez. Puis comparez.

 

Lecteur MP3 par Junior Libby

Lecteur MP3 par Junior Libby

Ce cantique est long, mais il est à apprendre, pour servir de « témoin » aux générations présentes et futures(Deut.31v19 et ss).

Il s’agit, pour le peuple, de prendre  » au sérieux les commandements (…)donnés aujourd’hui ». Et de les transmettre à leurs descendants, « pour qu’ils veillent à mettre en pratique tout ce qu’exige la loi de Dieu. En effet, ces commandements ne sont pas des paroles creuses. Ils (leur) permettront de vivre et de passer de nombreuses années dans le pays dont ils allaient prendre possession au-delà du Jourdain ». (Deut.32v46-47)

Il est un réquisitoire contre l’homme pécheur, mais aussi un plaidoyer.
Ainsi, dit Dieu, « je te rappellerai toutes ces choses et qui je suis, afin que tu te souviennes du passé, et que tu rougisses, afin que tu n’ouvres plus la bouche et que tu sois confus, quand je te pardonnerai tout ce qu tu as fait ».(Ezech.16v61-63)

Il commence par Dieu, et se termine par Dieu. Car Dieu(et sa grâce, qui ne saurait contredire ce qu’Il est) a le dernier mot.

Alors ? Oserons-nous chanter « le cantique de Moïse » ? Intégralement ?

Dans le genre « vis ta vie sur le dancefloor de Dieu, wouuuuuh et on tapeuh dans les mains ! » comme dit Génération Hillsong nutella(dont je recommande la lecture de l’excellent blog, fort bien écrit) ? 😉

Mais si quelqu’un se sent de composer une musique inspirée et inspirante pour ce chant, en respectant ses paroles, qu’il se lance**. Pour la seule gloire de Dieu.
Avis aux amateurs et aux musiciens-compositeurs !

*Note : le cantique dans Deut.32v1-43

1    Cieux, prêtez l’oreille, et je parlerai: et toi terre, écoute les paroles de ma bouche.
2    Ma doctrine distillera comme la pluie; ma parole descendra comme la rosée, comme une pluie fine sur l’herbe tendre, et comme des ondées sur l’herbe mûre.
3    Car je proclamerai le nom de l’Éternel: Attribuez la grandeur à notre Dieu!
4    Il est le Rocher, son oeuvre est parfaite; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui; il est juste et droit.
5    Ils se sont corrompus à son égard, leur tache n’est pas celle de ses fils; c’est une génération tortue et perverse.
6    Est-ce ainsi que vous récompensez l’Éternel, peuple insensé et dénué de sagesse? N’est-t-il pas ton père, qui t’a acheté? C’est lui qui t’a fait et qui t’a établi.
7    Souviens-toi des jours d’autrefois, considérez les années de génération en génération: interroge ton père, et il te le déclarera, tes anciens, et ils te le diront.
8    Quand le Très-haut partageait l’héritage aux nations, quand il séparait les fils d’Adam, il établit les limites des peuples selon le nombre des fils d’Israël.
9    Car la portion de l’Éternel, c’est son peuple; Jacob est le lot de son héritage.
10    Il le trouva dans un pays désert et dans la désolation des hurlements d’une solitude; il le conduisit ça et là; il prit soin de lui, il le garda comme la prunelle de son oeil.
11    Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes,
12    L’Éternel seul l’a conduit, et il n’y a point eu avec lui de Dieu étranger.
13    Il l’a fait passer à cheval sur les lieux hauts de la terre; et il a mangé le produit des champs, et il lui a fait sucer le miel du rocher, et l’huile du roc dur;
14    Le caillé des vaches, et le lait des brebis, et la graisse des agneaux et des béliers de la race de Basan, et des boucs, avec la fine graisse du froment; et tu as bu le vin pur, le sang du raisin.
15    Mais Jeshurun s’est engraissé, et a regimbé: tu es devenu gras, gros, replet; et il a abandonné le +Dieu qui l’a fait, et il a méprisé le Rocher de son salut.
16    Ils l’ont ému à jalousie par des dieux étrangers; ils l’ont provoqué à colère par des abominations.
17    Ils ont sacrifié aux démons qui ne sont point +Dieu, à des dieux qu’ils ne connaissaient pas, dieux nouveaux, venus depuis peu, que vos pères n’ont pas révérés.
18    Tu as oublié le Rocher qui t’a engendré, et tu as mis en oubli le Dieu qui t’a enfanté.
19    Et l’Éternel l’a vu et les a rejetés, par indignation contre ses fils et ses filles.
20    Et il a dit: Je leur cacherai ma face, je verrai quelle sera leur fin, car ils sont une génération perverse, des fils en qui il n’y a point de fidélité.
21    Ils m’ont ému à jalousie par ce qui n’est point Dieu, ils m’ont provoqué à colère par leurs vanités; et moi, je les exciterai à la jalousie par ce qui n’est pas un peuple, je les provoquerai à la colère par une nation insensée.
22    Car un feu s’est allumé dans ma colère, et il brûlera jusqu’au shéol le plus profond, et dévorera la terre et son rapport, et embrasera les fondements des montagnes.
23    J’accumulerai sur eux des maux; j’épuiserai contre eux mes flèches.
24    Ils seront consumés par la famine et rongés par des ardeurs dévorantes, et par une peste maligne; Et j’enverrai contre eux la dent des bêtes, avec le venin de ce qui rampe dans la poussière.
25    Au dehors l’épée, et au dedans la terreur, détruiront le jeune homme et la vierge, l’enfant qui tette et l’homme à cheveux blancs.
26    Je dirais: Je les disperserai, j’abolirai du milieu des hommes leur mémoire,
27    si je ne craignais la provocation de l’ennemi, que leurs adversaires ne s’y méprissent et qu’ils ne dissent: Notre main est élevée, et ce n’est pas l’Éternel qui a fait tout cela.
28    Car ils sont une nation qui a perdu le conseil, et il n’y a en eux aucune intelligence.
29    Oh! s’ils eussent été sages, ils eussent compris ceci, ils eussent considéré leur fin!
30    Comment un seul en eût-il poursuivi mille et deux en eussent-ils mis en fuite dix mille, si leur Rocher ne les avait pas vendus, et si l’Éternel ne les avait pas livrés?
31    Car leur rocher n’est pas comme notre Rocher, et nos ennemis en sont juges.
32    Car leur vigne est de la vigne de Sodome et du terroir de Gomorrhe; leurs raisins sont des raisins vénéneux, et leurs grappes sont amères;
33    Leur vin est un venin de monstres et un poison cruel d’aspic.
34    Cela n’est-il pas caché par devers moi, scellé dans mes trésors?
35    A moi la vengeance et la rétribution, au temps où leur pied bronchera. Car le jour de leur calamité est proche, et ce qui leur est préparé se hâte.
36    Car l’Éternel jugera son peuple, et se repentira en faveur de ses serviteurs, quand il verra que la force s’en est allée, et qu’il n’y a plus personne, homme lié ou homme libre.
37    Et il dira: Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils se confiaient,
38    Qui mangeaient la graisse de leurs sacrifices, et buvaient le vin de leurs libations? Qu’ils se lèvent, et qu’ils vous secourent, qu’ils soient une retraite pour vous!
39    Voyez maintenant que c’est moi, moi, le Même, et il n’y a point de dieu à côté de moi; Moi, je tue, et moi, je fais vivre; moi, je blesse, et moi, je guéris; et il n’y a personne qui délivre de ma main.
40    Car je lève ma main aux cieux, et je dis: Je vis éternellement.
41    Si j’aiguise l’éclair de mon épée et que ma main saisisse le jugement, je rendrai la vengeance à mes adversaires et je récompenserai ceux qui me haïssent.
42    J’enivrerai mes flèches de sang, et mon épée dévorera de la chair; je les enivrerai du sang des tués et des captifs, de la tête des chefs de l’ennemi.
43    Réjouissez-vous, nations, avec son peuple: car il vengera le sang de ses serviteurs, et il rendra le sang à ses adversaires, et il pardonnera à sa terre, à son peuple.

**Combien de couplets ?