« Une nouvelle alliance » (Jérémie 31v31) à Pentecôte !

Ce week-end, Juifs et chrétiens font la fête (1) ! Ils célèbrent tout à la fois un don et un anniversaire, et ne manquent pas de compter à cette occasion, car compter, c’est remercier Dieu pour ses nombreux bienfaits.

Les Juifs célèbrent Chavouot à compter du jeudi soir 28 mai 2020 jusqu’au samedi soir 30 mai 2020.  En hébreu, Chavouot est la fête des semaines, célébrée sept semaines après la Pâque. Sept est un chiffre évoquant dans la Bible l’achèvement et la perfection.

Cette fête très importante rappelle le don des Dix Paroles (la Torah) par Dieu à son peuple, après l’avoir sorti « à main forte et à bras étendu » d’Egypte, « la maison de servitude ». Elle est aussi l’anniversaire de la naissance du peuple d’Israël, peuple du Dieu qui se révèle et offre alliance, et dont on remémore l’action dans l’histoire d’Israël. Chavouot vient ainsi conclure le processus de libération initié à Pessah, la Pâque, avec le don de la Torah qui donne un sens à cette liberté. La période entre les deux fêtes peut être vue comme une sorte de préparation spirituelle pour recevoir la loi de Dieu. Et « Il n’y a d’homme libre que celui qui s’adonne à l’étude de la Torah », selon le chapitre 6v2 du traité Avot (« Éthique de nos Pères »).

Néanmoins, face à l’incapacité de l’homme de respecter l’alliance, une « nouvelle alliance » a été estimée nécessaire par Dieu et annoncée dans l’Ancien Testament, en Jérémie 31v31-34.

En effet, « des jours viennent – oracle du SEIGNEUR – où je conclurai avec la communauté d’Israël – et la communauté de Juda – une nouvelle alliance. Elle sera différente de l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte. Eux, ils ont rompu mon alliance ; mais moi, je reste le maître chez eux – oracle du SEIGNEUR.

Voici donc l’alliance que je conclurai avec la communauté d’Israël après ces jours-là – oracle du SEIGNEUR : je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivant dans leur être (2); je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi. Ils ne s’instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : « Apprenez à connaître le SEIGNEUR », car ils me connaîtront tous, petits et grands – oracle du SEIGNEUR. Je pardonne leur crime ; leur faute, je n’en parle plus ».

En Actes 2v1-11, la Pentecôte [du grec pentékosté, « cinquantième »] est devenue pour les disciples de Jésus-Christ, qui la fêtent cette année le dimanche 31 mai, l’événement fondateur de l’Eglise chrétienne, avec le don de l’Esprit Saint, inaugurant cette nouvelle alliance de Dieu, une nouvelle alliance qui fait une unité de ce qui était alors divisé, renversant les barrières de langues et les murs de séparation.

En effet, l’Esprit du Christ crucifié et ressuscité est offert ce jour-là aux Apôtres, et avec eux, les foules de Juifs pieux originaires « de toutes les nations qui sont sous le ciel » (Actes 2v5), rassemblées pour le temps de la fête à Jérusalem [les non-Juifs recevront ce même Esprit plus tard, en Actes 10]. Les multitudes peuvent désormais connaître « les merveilles de Dieu » (Actes 2v11) et comprendre quelque chose du Royaume de Dieu annoncé par Jésus et les Apôtres, malgré la barrière de la langue, abattue en ce jour par l’effusion de l’Esprit. C’est en cela que la Pentecôte est un « anti-Babel » (Gen.11v1-9) : le « souffle du violent coup de vent » (Actes 2v2) est venu mettre de l’ordre dans le désordre et la cacophonie des nations, mais pas selon un projet à la Babel, par une réunification de l’humanité où tout le monde parlerait une même langue, utilisant les mêmes mots. Dieu invente un projet inédit où chacun comprend une même vérité dans sa propre langue, dans son environnement culturel, dans ses représentations, dans sa réalité (Actes 2v7-11).

Aucun humain n’aurait pu ne serait-ce qu’imaginer un tel projet : Dieu créé l’Eglise chrétienne en ordonnançant le chaos de la diversité des religions et des langues, par la puissance de son Souffle, comme « au commencement » décrit au premier chapitre de la Genèse, où le Souffle de Dieu a ordonnancé un monde qui était un chaos, informe et vide(Gen.1v2). Et par là même, Dieu marque l’humanité du sceau de la réconciliation.

« Souvenez-vous donc qu’autrefois, vous qui portiez le signe du paganisme dans votre chair, vous que traitaient d’« incirconcis » ceux qui se prétendent les « circoncis », à la suite d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous qu’en ce temps-là, vous étiez sans Messie, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui jadis étiez loin, vous avez été rendus proches par le sang du Christ.

C’est lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine. Il a aboli la loi et ses commandements avec leurs observances. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps, au moyen de la croix : là, il a tué la haine.

Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches. Et c’est grâce à lui que les uns et les autres, dans un seul Esprit, nous avons l’accès auprès du Père. Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés ; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la famille de Dieu. Vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondation les apôtres et les prophètes, et Jésus Christ lui-même comme pierre maîtresse. C’est en lui que toute construction s’ajuste et s’élève pour former un temple saint dans le Seigneur. C’est en lui que, vous aussi, vous êtes ensemble intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit » (Eph.2v11-22)

 

Bonus :

L’Esprit saint par « The Bible project » (en français)

De Babel à Pentecôte…ou la déclaration d’amour de Dieu, une  belle narration de la plume de la pasteure Sophie Letsch (UEPAL).

Dans ces temps de confinement, Juifs pour Jésus avec plusieurs assemblées et associations messianiques nous propose de vivre ensemble un office de Shabbat de Chavouot messianique samedi 30 mai, 11h00. Service Torah, louange, liturgie, témoignage, partage de la Parole

Une lecture musicale de Actes 2v1-6, en version Parole de Vie, selon la démarche présentée sur Christ seul

Ecouter l’enregistrement réalisé lors de la Rencontre Évangélique Protestante d’Alsace-Nord (REPAN) le 8 juin 2019 à Betschdorf avec les musiciens issus de la troupe multi-artistique des LightClubberz.

 

 

Notes :

(1) Selon l’explication donnée par les répondants du site 1001 questions, « les fêtes juives » sont bibliques : instituées dans l’Ancien Testament, elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant son action dans l’histoire d’Israël (exemple dans le livre de l’Exode 12, 24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », elles servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives.

« Les fêtes chrétiennes », quant à elles, ne sont pas instituées bibliquement mais commémorent aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie de Jésus racontés dans les évangiles (Naissance du Christ, Mort et Résurrection, Ascension…) ou ici, de l’action de l’Esprit (Pentecôte).

(2) Une expression analogue à « circoncira ton cœur » de Deut. 30:6 et parallèle au coeur nouveau, à la pensée nouvelle et à l’esprit nouveau d’Ezech. 36v22-33 (Voir aussi Ezech. 37 ). Dans le Nouveau Testament, ceci réfère au Saint-Esprit demeurant dans les croyants.

 

 

 

« Tu es doué pour donner » : Méditation de 1 Pierre 4v10-11

De l'art d'être "doué"...de "talents" ! Extrait de l'album "Astérix et Cléopâtre"(1965) de Goscinny et Uderzo

De l’art d’être « doué »…en « talents » !
Extrait de l’album « Astérix et Cléopâtre »(1965) de Goscinny et Uderzo

Ou plutôt : tu as été « doué » pour donner….

« Mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets. Si quelqu’un parle, que ce soit pour transmettre les paroles de Dieu ; si quelqu’un assure le service, que ce soit avec la force que Dieu accorde, afin que par Jésus Christ Dieu soit totalement glorifié, lui à qui appartiennent gloire et domination pour les siècles des siècles. Amen ! » (1 Pie.4v10-11. TOB)

Mercredi, nous abordions les enjeux écologiques, soit « la bonne gestion » ou « la bonne intendance » de « notre maison commune », dont les richesses sont finies. « Administrateurs » ou « Intendants », nous, chrétiens, sommes également appelés à l’être, concernant ce que le Nouveau Testament appelle « les charismes », ou (c’est le sens en grec de ce mot et de sa racine)de la « grâce infiniement variée »de Dieu(v10). Les charismes sont donc des aptitudes que l’Esprit donne à notre esprit et ils sont offerts par pure grâce. Ils sont aussi appelés « dons spirituels », pour bien signifier qu’ils nous sont donnés. Mais ces charismes sont donnés par le Saint-Esprit à toute personne connaissant Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur(1), avant tout pour édifier la communauté chrétienne. Sans le Saint-Esprit, nous ne pourrions, ni servir le Seigneur, ni même faire Sa volonté. Le propre d’un charisme est d’être « utile », « en vue du bien de tous », comme le rappelle 1 Cor.12v7(TOB).

Il existe quatre passages principaux sur les dons spirituels, sujet qui ne constitue qu’une partie de l’œuvre du Saint-Esprit : Rom.12v3-8, 1 Cor.12-14, Eph.4v1-16 et 1 Pie.4v10-11. Pour avoir une compréhension juste et équilibrée du sujet, il importe de lire et de connaître tous ces passages.

Nous concernant, nous nous bornerons à l’étude du dernier passage, 1 Pie.4v10-11, lu ce matin. Dans cette épître, l’apôtre Pierre exhorte ses destinataires(des chrétiens qui vivent « exilés », en « étrangers » dans ce monde), à utiliser, « chacun, le don reçu… » – c’est donc que chacun a au moins un don – non pour « jouer avec » ou pour « améliorer sa vie spirituelle », mais en étant « au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, (infiniement) variée(ou « multicolore », comme le spectre de la lumière) en ses effets ». Qu’il s’agisse de ressources terrestres finies, ou de « la grâce variée » de Dieu, nous sommes appelés à être « de bons administrateurs ». A l’image du Maître, le Seigneur Jésus-Christ, nous sommes sur Terre, « non pour être servi »(ou « nous servir »), mais pour « servir »(Marc 10v45).

Ici, Pierre ne semble pas « ajouter de nouveaux dons, comparativement aux épîtres de Paul mentionnées plus haut, mais voit ces derniers divisés en deux catégories :

1) »Si quelqu’un parle »,

2) »si quelqu’un assure le service », ou le ministère(2)

Dans le premier cas, que ce soit alors « pour transmettre les paroles de Dieu » ou « comme oracle de Dieu », vérités divines révélées, et non (par ) notre propre sagesse, nos propres raisonnements, nos propres visions/choix idéologiques ou politiques, nos propres sentiments….Seul le Saint-Esprit convainc (cf Jean 16v8), sachant que Dieu réduit à néant même la plus grande sagesse humaine(1 Corinthiens 1v19 et ss). Pour connaître les pensées de Dieu, vivons une communion réelle avec Lui, laissons-nous conduire « dans toute la vérité » par Son Esprit(Jean 16v13. Colombe) et passons du temps à « sonder les Ecritures »(Jean 5v39), la Parole de Dieu, « qui est la vérité »(Jean 17v17) et qui témoigne de Christ(Jean 5v39).

Dans le second cas, « que ce soit avec la force que Dieu accorde », mais aussi, par voie de conséquence, à notre rythme, et non « aux pièces », selon une « cadence infernale », à des fins de rendements ».

La fin est plutôt de rendre toute la gloire et la puissance (que nous pourrions être tentés de rechercher via l’exercice des dons ou d’un ministère) à Dieu, « par Jésus Christ »,  « lui à qui appartiennent gloire et domination pour les siècles des siècles »(1 Pie.4v11).

 

Notes : 

(1) Voir, par exemple : Jean 1v12, Jean 7v37-39, Jean 14-16, Ephésiens 1v13-14, Galates 3v2….

(2)Le pasteur Gilles Boucomont insiste sur le fait qu’il convient de bien distinguer les charismes des talents et des ministères, sachant notre tendance à tout confondre en la matière. Ainsi, « un talent est quelque chose que Dieu a déposé dans ma vie durablement, depuis longtemps et pour longtemps. C’est à moi de le gérer(…)pour le mieux, non pour ma gloire, mais pour celle de Dieu, dans l’action de grâce, dans la joie de l’avoir reçu(…). Nous pouvons recevoir de nouveaux talents si nous avons bien administré les talents déjà obtenus précédemment. Bien prêcher l’Evangile peut-être un talent oratoire, comme faire de la bonne cuisine pour réjouir les assemblées dominicales est un talent communautaire, etc. Les ministères, quant à eux, sont des aptitudes reconnues par les humains. Le ministère n’est pas donné directement par Dieu en réalité. Dieu a pu nous appeler au ministère, mais c’est l’Eglise qui donne(confirme, reconnaît) les ministères. Le ministère est un service, et non un honneur ou une responsabilité, sinon on l’appelerait magistère(…). Le ministère est en bas (« mini-stère »). Son attitude n’est pas d’être devant ou en haut, mais de laver les pieds des personnes censées être en dessous de nous(…)Le charisme est donné par le Saint-Esprit, « comme Il le veut », et il n’est reçu qu’au niveau de l’Esprit de la personne. La durée est ponctuelle, selon les besoins (Au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit. Ed.Première Partie, 2010, pp 124-131)

Sur les dons et notamment un commentaire de 1 Pie.4v10-11, voir aussi Shallis, Ralph. Explosion de vie. Ed. Farel, 1992, pp 317 -321.

« Holly Spirit » : Un chant sur le Saint-Esprit ?

Voici, pour ce week-end, « Holy Spirit », un chant de Kim Walker-Smith, de « Jésus Culture »(1).

Un chant sur le Saint-Esprit ?

Et pourquoi pas ? D’autre part, parce que Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit(Matt.28v19), et puisque sans le Saint-Esprit, nous ne serions pas « convaincus de péché, de justice, de jugement »(Jean 16v8) ; nous ne naîtrions pas « d’en haut »(Jean 1v12-13 et 3v3-7 ; Tite 3v5) ; et sans Lui, nous ne serions pas membres du corps de Christ, de l’Eglise (1 Corinthiens 12v13) ; nous ne serions ni unis, ni aptes à mener une vie de nature à plaire à Dieu (Eph.4v3-4, 5v18-21 ; Gal. 5v16-25….) ; et nous ne serions pas « conduits dans toute la vérité »(Jean 16v13) ou aptes à connaître ce qui vient de Jésus et le glorifie(v14-15)….et bien d’autres choses encore !

 
Apprenons donc à « Connaître le Dieu Trine » ! Mais qu’est-ce que cela change, me demanderez-vous ?
La réponse dans cette excellente prédication donnée le 2 décembre 2012 par le théologeek suisse Olivier Keshavjee, actuellement « animateur vie paroissial ».
Textes : Ephésiens 1, 3–14 ; 1 Jean 1, 1–14
Plan :
Introduction :
Le prédicateur commence par nous confier avoir été quelque peu « découragé, ces jours. Découragé suite à ces débats d’Églises, l’impression de perdre tellement de temps et d’énergie alors qu’il y aurait tellement plus à faire. Découragé, justement, à cause de tout ce qu’il y a à faire: les champs sont mûrs pour la moisson, et il y a peu d’ouvriers. Découragé parce qu(’il se sent) plein de faiblesse et pas à la hauteur… ». Cependant, il relève « différentes choses qui (lui) ont fait du bien cette semaine, et la principale, ça a été de (se) souvenir un peu plus particulièrement qui est Dieu, qui il est pour (lui). Et ça (lui)a fait un bien fou ».
Qui est le Dieu qui nous sauve?
Quelques pas de danse :
o Connaître Dieu dans la prière
o Connaître Dieu dans la communauté
o Connaître Dieu dans la mission
Conclusion : « Le salut, donc, c’est le Dieu Trinitaire qui invite toute la création dans une communion d’amour avec lui. Apprenons à connaître le Père, le Fils et l’Esprit de manière intime, personnelle. Et que ce soit en famille, dans un groupe de maison, un autre groupe, le salut n’est pas un truc individuel. Recherchons toujours d’avantage cette dynamique, et cela à plusieurs, pour notre joie, et pour qu’elle déborde au-delà de nous, pour la gloire de Dieu ».

Apprenons donc à connaître le Dieu Trine, et, surtout, apprenons à le connaître en famille !

Ecouter ici la prédication http://corsiercorseaux.eerv.ch/rentrer-dans-la-dynamique-du-dieu-trinitaire-ephesiens-1-3-14-1-jean-1-1-4/   (+ « abolir les murs de la haine »)

En guise de prolongement, voir aussi, via la pensée de Dany-Robert Dufour (un auteur pourtant non chrétien), sur ce mystère central du christianisme, combien « la trinité loge dans notre langue » ! Analyse critique des conséquences de cette volonté de la pensée occidentale de réduire le ternaire au binaire dans ce « devoir philo » du journal québecquois « Le Devoir ».

Sur ce, bon Week-end !

 

 

Notes :

(1) « Jésus culture » est une communauté de “leaders de louange” et de musiciens, dont le but, depuis 1999, est « d’amener le corps de Christ à s’abandonner radicalement à un style de vie d’adoration motivé par un désir de voir Dieu recevoir la gloire qui Lui est due ». (Source : enseignemoi.com).

Vous pouvez découvrir un autre chant(« Break every chain ») de Kim Walker-Smith ici.

A Pentecôte ou Chavouot, comptons les bienfaits de Dieu !

Le présent billet m’a été inspiré par la lecture de la dernière lettre de nouvelles(numéro 45, mai 2013) de Juifs pour Jésus, dont certains d’entre vous connaissent peut-être le ministère.

A Noël, les chrétiens célèbrent la naissance du sauveur ; à Pâque, la résurrection du Seigneur…et à Pentecôte ?

Vieille calculatrice par George Hodan

Vieille calculatrice par George Hodan

On compte !
On compte les bienfaits de Dieu, car, compter, c’est remercier.

Dans l’Ancien Testament, on compte « 7 semaines » ou 50 jours, soit ce qui sépare la Pâque de Pentecôte ou Chavouot (fête de la moisson ou des prémices). « Depuis que la faucille commence à être mise aux blés, tu commenceras à compter sept semaines,  et tu célébreras la fête des semaines, et tu célébreras la fête des semaines à l’Éternel, ton Dieu, avec un tribut d’offrande volontaire de ta main, que tu donneras selon que l’Éternel, ton Dieu, t’aura béni ».(Deut.16v9-10 et voir aussi Lévit.23v15-21)

On compte.
On compte et on se souvient que l’on « peut compter sur Dieu », sur Sa fidélité, Sa bonté, Sa générosité.
On compte et on remercie. On exprime à Dieu sa reconnaissance pour l’abondance de la moisson et on lui offre les premiers fruits.

Aujourd’hui, comment le chrétien peut-il s’approprier cette fête biblique, par ailleurs moins familière(semble-t-il), en comparaison de Noël et Pâque ?

De la même façon, en comptant !

En exprimant à Dieu sa reconnaissance pour ses bienfaits, « qui sont sans repentir » (Rom.11v29).

En exprimant à Dieu sa reconnaissance pour le don du Saint-Esprit, accomplissement d’une alliance et d’une vie nouvelles.

En se gardant également d’oublier que l’on a « été serviteur (ou esclave) en Égypte »(Deut.16v12).

Et, tout en se réjouissant, en se gardant d’oublier les autres, notamment le pauvre, l’étranger, le lévite, la veuve et l’orphelin :

« Et (l’on se réjouit) devant l’Éternel, notre Dieu, (nous), et (notre) fils, et (notre) fille, sans oublier « (notre) serviteur, et (notre) servante, et le Lévite qui est dans (nos) portes, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve, qui sont au milieu (de nous), au lieu que l’Éternel, (notre) Dieu, aura choisi pour y faire habiter son nom ». Et on n’oublie pas de manifester de la bonté: Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu».(Lévit.23v22. Voir aussi le livre de Ruth, notamment 1v22, 2v23. Ruth, une moabite, et donc une étrangère, a donné naissance au grand-père du roi David à Chavouot et a donc pu faire partie de la lignée du messie-cf Matt. 1v5-6)

On notera enfin que Pentecôte ou  Chavouot marque une rupture avec des malédictions :

-alors qu’au Sinaï, lorsque la première alliance a été donnée au peuple, 3000 d’entre eux ont péri par l’épée pour leurs péchés, suite au veau d’or (Ex.19-20 et 32v1-28), la nouvelle alliance a été scellée par le don du Saint-Esprit(Actes 2) promis et reçue par 3000 juifs (v41). Une riche moisson, et prémices d’une plus grande, résultat de l’action du Saint-Esprit !

-Et l’on remarquera que Pentecôte est l’ « anti-Babel », avec une dimension multiculturelle. « Babel est renversé, car on commence à s’entendre et à se comprendre à nouveau. L’Esprit Saint transcende des problèmes de langue et de culture ! » Et l’évangile peut être annoncé « à tout peuple, toute nation » !

 

Bénis donc, bénis sans cesse
Ce Père qui chaque jour
Répand sur toi la richesse
De son merveilleux amour.

   
Ref
Compte les bienfaits de Dieu,
Mets les tous devant tes yeux,
Tu verras en adorant
Combien le nombre en est grand !

(« Quand le vol de la tempête ». E.O. Excell/M. Perrenoud. Sur les Ailes de la foi numéro 45)

« En Lui, nous avons le souffle…et nous vivons »

Neige et fleurs par George HodanLe miracle de la vie...

Neige et fleurs par George Hodan
Le miracle de la vie…

Depuis quelques temps (au moins depuis février de cette année), je suis particulièrement préoccupé par le « souffle ». Le souffle de Dieu, s’entend. Soit de la vie et de l’inspiration.
On se souvient que lorsque « l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol », Il « souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante. »(Gen.2v7)
De fait, il est vital de maintenir une communion avec Celui qui, seul, donne la vie.
Dépendre de Lui seul nous donne la fraîcheur du pain du jour dont nous avons besoin.
Dépendre de Lui seul nous permet d’abattre nos idoles et nos traditions, qui ont peut-être une apparence de vie, mais ne sont pas la vie.
A ce sujet, je notais dernièrement dans mon carnet, le 21 février, qu’Ezéchias « fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, selon tout ce qu’avait fait David, son père. Il ôta les hauts lieux, et brisa les statues, et coupa les ashères, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car jusqu’à ces jours-là les fils d’Israël lui brûlaient de l’encens; et il l’appela: Nehushtan. »(2 Rois 18v3-4 )
Le serpent (cf Nombres 21v8-9 et cf Jean 3v14), s’il est une préfiguration de Christ, représente le passé. L’erreur est d’en faire une idole, une tradition, qui prendrait la place du seul Dieu, vivant et vrai.
De même, si nous nous basons sur nos réserves au lieu de rechercher la fraîcheur du pain du jour (et donc de dépendre de Dieu), « ça pue », cf épisode de la manne dans Exode 16v19-20, alors que Dieu est le Dieu du présent et de l’avenir, le Dieu vivant et vrai, qui nous donne le souffle.

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

Jésus dit qu’il est « la résurrection et la vie »(Jean 11v25).
Du souffle, il en fallu au Seigneur, pour pousser un grand cri à la croix, avant d’expirer (Marc 15) : comment a-t-il eu ce souffle pour pousser un tel cri, quand on connaît la façon dont on meurt sur une croix ?
Du souffle (divin), il en faut pour courir la course (de fond, celle d’un marathonien)de la foi.

 

Girl blowing bubbles par Petr Kratochvil

Girl blowing bubbles par Petr Kratochvil

Il faut enfin du souffle, pour être la bonne odeur de Christ, une odeur de vie donnant la vie (2 Cor.2v14-16)

 
Du souffle, enfin, il en a fallu pour animer des corps qui, autrement, n’auraient eu qu’une apparence de vie, selon Ezéchiel 37v1-9 : « Et je vis, et voici, il vint sur eux des nerfs et de la chair, et de la peau les recouvrit par-dessus; mais il n’y avait pas de souffle en eux. Et il me dit: Prophétise au souffle, prophétise, fils d’homme, et dis au souffle: Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel: Esprit, viens des quatre vents, et souffle sur ces tués, et qu’ils vivent. »

Le fait de nous entretenir sur le  souffle ne doit pas nous limiter à un nouveau billet pour ce blogue ou au stade d’une simple ou seule réflexion théorique. En effet,  il nous arrive normalement à tous de soupirer après un « second souffle » ou un « nouveau souffle ». Nous pouvons alors expérimenter que Dieu « souffle » de façon pratique sur notre âme et sur le quotidien de nos vies personnelles et de nos actions, tel un souffle qui vient de l’intérieur et qui souffle vers l’extérieur : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va: il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » (Jean 3v8)

 
S’attendre à Lui avec foi nous permet d’expérimenter Proverbes 25v13 : « La fraîcheur de la neige au temps de la moisson, tel est le messager fidèle pour ceux qui l’envoient: il restaure l’âme de son maître. »
La neige avait surpris, à cette époque de l’année. Cependant, sa fraîcheur est une bénédiction en un temps de labeur. De même aussi, le souffle de Dieu, qui donne vie(parfois de façon inattendue) à ce que nous faisons pour Lui, et à tout ce qui se construit pour Lui.
Dieu est vivant, Dieu est bon et donne de bonnes choses à Ses enfants. Dieu répond à nos soupirs, en Son temps, mais Son temps est toujours convenable.