Un livre écrit pour moi

« Je viens moi-même à toi, ô Dieu, pour faire ta volonté, selon ce qui est écrit à mon sujet dans le saint livre.” Je suis donc concerné par ce que j’y lis !

« Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,– tu m’as creusé des oreilles pour entendre– tu n’as demandé ni holocauste ni expiation.

Alors j’ai dit : « Voici, je viens avec le rouleau d’un livre écrit pour moi.
Mon Dieu, je veux faire ce qui te plaît, et ta loi est tout au fond de moi. » (Ps.40v7-9)

Telle est ma « portion-harpon » pour la semaine, reçue samedi dernier.

Pourquoi à ce moment ? Le fait que nos amis Juifs s’apprêtent à fêter Chavouot (Célébrant le don de la Torah) du 08 au 10 juin et que nous, chrétiens, fêterons Pentecôte (Célébrant le don du Saint-Esprit) le 09 juin – l’une et l’autre tombant à la même période ! – n’y est sans doute pas étranger.

Dans ce passage du psaume, David s’adresse à Dieu, et nous communique au passage ce qui est important pour ce dernier : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande (….) tu n’as demandé ni holocauste ni expiation » (cfr. Lévitique 1-7),  l’un et l’autre ne pouvant « rendre parfait le cœur de quiconque pratique ce culte » (Hébr.9v9).

Ces sacrifices s’avèrent donc inappropriés (et détournés en fin plutôt que moyen), mais, comme le souligne David en parlant à (de) Dieu, « tu m’as creusé des oreilles pour entendre » (ce qui te plaît).

« Tu m’as creusé des oreilles ». « Creuser » est un verbe qui n’a ce sens qu’ici. Erri de Luca souligne que « ce verbe de David est le verbe avec lequel, dans l’Écriture Sainte, on creuse des puits » [cf Gen. 26:25; Nombres 21:18]. « David est tout simplement en train de dire que les oreilles sont des puits » où l’eau de la révélation [les paroles de Dieu] – se dépose et se garde, sans qu’il s’en perde une seule goutte(1). Une façon poétique de définir l’écoute (ou l’obéissance), laquelle « vaut mieux que les sacrifices » (1 Sam.15v22)

En fin de compte, vu que les sacrifices mentionnés plus haut s’avèrent inappropriés, Dieu ne nous demande donc « rien d’autre » pour « sacrifice » que de « venir » vers lui et de Lui manifester notre disponibilité et notre disposition de cœur (avec ce cœur nouveau) à « faire ce qui (Lui) plaît » (cf Rom.12v1). Une seule offrande. Pas plusieurs.

Dieu nous a « creusé des oreilles » pour l’écouter et Lui obéir, sans doute avec le même doigt qui a écrit les « 10 Paroles » sur les tables de pierre (Ex.31v18 et Deut.9v10)

Mais, selon le psaume 40 et l’alliance nouvelle annoncée en Jérémie 31v31-34 et Ezech.36v26-27, Dieu « dépose » en réalité « ses directives au fond (de nous-mêmes), les inscrivant dans (notre) être » (Jer.31v33 et cf 2 Cor.3v3)

Dans le Nouveau Testament, en Hébreux 10v5-7, nous apprenons que ce psaume 40 a été accompli par le Seigneur Jésus-Christ : « Car le sang des taureaux et des boucs ne pourra jamais enlever les péchés. C’est pourquoi, au moment où il allait entrer dans le monde, le Christ dit à Dieu : « Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pris plaisir ni à des animaux brûlés sur l’autel, ni à des sacrifices pour le pardon des péchés. Alors j’ai dit : “Je viens moi-même à toi, ô Dieu, pour faire ta volonté, selon ce qui est écrit à mon sujet dans le saint livre.”  » Il déclare tout d’abord : « Tu n’as voulu ni sacrifices, ni offrandes, ni animaux brûlés sur l’autel, ni sacrifices pour le pardon des péchés, et tu n’y as pas pris plaisir. » Pourtant, ces sacrifices sont offerts conformément à la loi. Puis il ajoute : « Je viens moi-même pour faire ta volonté. » Il supprime donc les anciens sacrifices et les remplace par le sien. 

Jésus-Christ a fait la volonté de Dieu ; il s’est offert lui-même une fois pour toutes, et c’est ainsi que nous sommes purifiés du péché. Tout prêtre se tient chaque jour debout pour accomplir son service ; il offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent cependant jamais enlever les péchés. Le Christ, par contre, a offert un seul sacrifice pour les péchés, et cela pour toujours, puis il s’est assis à la droite de Dieu.  Maintenant, c’est là qu’il attend que Dieu contraigne ses ennemis à lui servir de marchepied. Ainsi, par une seule offrande il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché.

Le Saint-Esprit nous l’atteste également. En effet, il dit tout d’abord : « Voici en quoi consistera l’alliance que je conclurai avec eux après ces jours-là, déclare le Seigneur : J’inscrirai mes instructions dans leur cœur, je les graverai dans leur intelligence. » Puis il ajoute : « Je ne me souviendrai plus de leurs fautes et de leurs péchés. » Or, si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire de présenter une offrande à cet effet ». (Hébr.10v4-18)

C’est là une grâce de Dieu, une faveur imméritée. Mais cette grâce est une « grâce qui coûte », puisqu’elle a coûté le sacrifice de Notre Seigneur à la croix, et parce qu’elle nous coûte notre obéissance.

Comme David et le Seigneur, nous venons nous-même à Dieu, « avec le rouleau d’un livre où il y a quelque chose d’écrit à notre sujet ». C’est ainsi que nous sommes aussi concernés par ce qui est écrit dans la Bible (2).

 

 

 

Notes :

(1)Cf https://www.la-croix.com/Archives/2009-08-13/Dossier.-Entretien-Erri-De-Luca-ecrivain-Je-reste-incapable-de-donner-le-tu-a-la-divinite-_NP_-2009-08-13-351360 et https://messaje-ouest.fr/article/document-temoignage-erri-de-luca

Du même Erri de Luca : « L’écoute est une citerne dans laquelle se déverse une eau de ciel de paroles scandées à gouttes de syllabes (…) l’écoute est un puits qui les garde entières, on peut en prendre là chaque fois sans qu’il en manque une ».Et Il dit. Gallimard. « Du monde entier », 2012, p45)

(2) Ainsi Dietrich Bonhoeffer, pasteur et théologien allemand : se trouvant aux Etats-Unis en 1939, il a eu l’impression « d’être obligé de retourner en Europe pour être avec ses frères et sœurs en Allemagne, dans l’opposition contre le régime nazi. Juste avant son retour à l’Europe, il a lu le texte de 2 Timothée 4,21 : « Efforce-toi de venir avant l’hiver. » Dans son cahier personnel, il a noté que ce texte l’accompagnait pendant toute la journée, et il ajoutait : Ce n’est pas un abus de l’Ecriture si je laisse parler cette parole à moi-même ». cf http://lesattestants.fr/wp-content/uploads/2019/02/Lehmk-Attestants-Bible.pdf

 

 

 

Dans le repas de la Pâque, il y a aussi des herbes amères…

[Le présent billet fait suite à cette première accroche, publiée ici : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/03/19/six-jours-avant-la-paque-a-bethanie/
L’un et l’autre sont également à lire en parallèle avec cet autre billet, plus axé sur le souvenir : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/02/05/souviens-toique-tu-es-un-homme-libre/ ]

« Pessah » (ou « Pâque » sans « s ») a déjà commencé pour les juifs, depuis le 25/03(jusqu’au 01/04), tandis que « Pâques »(avec « s », ce qui  ne veut rien dire) débutera le 31 mars pour les chrétiens qui suivent le calendrier liturgique.
Pour  le repas de la Pâque, il faut l’agneau, des pains sans levains, et des herbes amères (Exode 12v8) : ces trois éléments (auxquels les juifs en ont rajouté d’autres) constituent un véritable livre d’histoire, puisqu’il est destiné à commémorer la sortie d’Egypte du peuple d’Israël, racontée dans le livre de l’Exode.
De ce repas, on retient bien entendu ce qui nous paraît être l’essentiel, à savoir l’agneau pascal. Néanmoins, ai-je envie de rappeler,

Herbes par Petr Kratochvil

Herbes par Petr Kratochvil

dans le repas de la Pâque, il y a aussi des herbes amères.
Composées de laitues sauvages, raifort ou chicorée, les herbes amères figurent l’état de souffrance dans lequel Israël avait vécu pendant ses 400 ans d’esclavage en Egypte et dont il allait sortir (cf Exode 1v14 : « Ils leur rendirent, la vie amère »).
Sur ce sujet, une fort intéressante et pertinente parabole- Une tarte à la citrouille avec du raifort– est à lire ici.
Elle est, certes, en rapport avec la façon de célébrer Pessah, mais tout chrétien saura en faire une application personnelle :
Imaginez une famille américaine rassemblée autour d’une table le jour de l’action de grâces. Ils célèbrent la survie des pèlerins lors de leur premier hiver sur le sol du nouveau monde, le futur continent américain. Placé près de la dinde, se trouve un bol de neige, symbolisant le froid féroce que les pèlerins endurèrent. Juste à côté on a posé l’emblème d’un cimetière en souvenir des 45 personnes sur 102 qui moururent. Et la tarte à la citrouille (plat traditionnel de ce jour) est recouverte de raifort afin que personne n’oublie combien ils souffrirent
La question : « quel est le but de la souffrance » plane sur le Seder.
En réalité, aucun américain ne rendrait amère sa célébration de l’action de grâces avec des symboles de souffrance. Pourtant, c’est précisément ce que nous les juifs, faisons pendant le repas du seder de Pessah. Nous mettons du sel en souvenir des larmes que les hébreux versèrent, de la ‘harosset en souvenir du mortier utilisé pour les pénibles tâches de construction et des herbes amères afin d’expérimenter l’amertume que connurent nos ancêtres. Et même la galette de Pessah, la matsa, appelée pain de la liberté, est aussi appelée le pain de l’affliction, la pitance des esclaves. La Haggadah, histoire de la délivrance, contient de longs passages et de nombreux détails de la servitude et de la souffrance en Egypte. Est-ce une manière de célébrer notre rédemption?
En fait, le seder force à se poser la question qui est l’énigme de la célébration pascale: nous célébrons le fait que Dieu nous ait sortis d’Egypte, mais c’est bel et bien Lui qui nous y avait mis? Le rôle des plaies était de rappeler aux juifs, mais aussi aux égyptiens, que Dieu a un pouvoir absolu sur la nature et qu’Il la contrôle minutieusement. Il aurait pu stopper l’immense souffrance des hébreux bien avant. Pourquoi la souffrance? Cette question que le peuple juif se pose avec entêtement depuis l’époque de Moïse, plane sur le seder comme une mystérieuse présence.
Clairement, le seder traite de la connexion entre la souffrance et la délivrance. Il avance l’argument retentissant que la délivrance est le résultat de la souffrance. Cette dernière nous débarrasse de la superficialité et du superflu et nous amène à la vérité. Elle dévoile chez ceux qui souffrent des niveaux de don de soi et de transcendance qu’ils n’imaginaient pas posséder. Evidemment, l’être humain a le libre arbitre, on peut choisir de réagir à la souffrance avec amertume et ressentiment. Mais pour celui qui réagit différemment, il peut atteindre la véritable grandeur.
Les sages surnomment les années de torture en Egypte: le creuset de fer.

Le feu par Petr Kratochvil"Ma Parole n'est-elle pas comme un feu...?"

Le feu par Petr Kratochvil
« Ma Parole n’est-elle pas comme un feu…? »

Le creuset est l’instrument que les orfèvres utilisent pour raffiner l’argent. Il y a quelques années, des femmes étudiant le livre biblique de Malachie, furent frappées d’étonnement par le verset suivant: « Dieu s’assiéra comme un raffineur et un épurateur d’argent et Il épurera (le peuple d’Israël) » (Malachie 3:3). Curieuse de savoir en quoi le fait de faire fondre de l’argent s’appliquait au traitement de Dieu envers le peuple d’Israël, une des femmes partit regarder un orfèvre au travail.
Pendant qu’il passait une pièce d’argent au feu, l’artisan lui expliqua qu’il était obligé de la placer à l’endroit le plus chaud de la flamme afin d’enlever toutes les impuretés. La femme, en référence au verset, lui demanda s’il avait besoin de s’asseoir pendant le processus d’épuration. Il répondit que non seulement il devait rester assis pendant tout le processus mais aussi qu’il devait garder un œil vigilant sur la pièce, car si l’argent restait un moment de trop dans la flamme, il serait détruit.
« Comment savez-vous quand l’argent est entièrement raffiné? » demanda la femme.
« C’est facile, c’est lorsque j’y vois mon visage apparaître » répondit-il.
La métaphore du prophète Malachie était éclaircie: Dieu maintient le peuple d’Israël dans la partie la plus forte du feu des souffrances afin de complètement le purifier; mais Il reste avec lui pendant tout ce processus et ne le lâche jamais du regard, de même il ne le laissera pas être détruit. La purification sera complète seulement lorsque Dieu pourra voir Son image en nous.

 

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

De même, quelle la place de ces « herbes amères » (dans un sens spirituel, dans le Nouveau testament) dans le repas du souvenir de la mort du Seigneur (la Sainte cène, que j’ai envie d’appeler notre « plateau de seder ») ?
On le mangera avec des herbes amères, car :
Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rom 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!
http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html

Six jours avant la Pâque, à Béthanie….

Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie où était Lazare, le mort, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. On lui fit donc là un souper; et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc,

ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. (Jean 12v1-3. Version Darby)

Un repas est préparé pour Jésus, à Béthanie. Matthieu (26v6-13) et Marc (14v3-9) nous apprennent que cela se passe dans la maison de Simon le lépreux (ou l’ancien lépreux). Il est important de s’attarder sur les principaux « personnages » présents dans ce récit : Jésus est l’hôte d’honneur, au centre de la scène. Des amis intimes sont présents : il s’agit d’une famille composé du frère (Lazare) et de ses deux sœurs (Marthe et Marie). Lazare est à table avec lui, Marthe sert et Marie décide d’honorer Jésus d’une manière particulière. Cette scène nous parle à la fois de trois façons d’adorer le Seigneur Jésus, de trois degrés d’adoration progressive, ainsi que de trois préfigurations du Seigneur Jésus.

 

Les trois (Lazare, Marthe et Marie) paraissent comme « en retrait », à leur manière, pour rendre hommage à Jésus. L’important, et l’essentiel, étant le résultat de leur adoration. De plus, chacun des trois semble avoir appris à discerner la volonté de Dieu à ce sujet, exprimant respectivement ce qui est bon (pour Lazare), agréable (Marthe) et parfait (pour Marie), selon Rom.12v2.

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

Lazare : on nous précise qu’il s’agit du mort, que Jésus avait ressuscité. Ce rappel est important, car la nouvelle naissance est le point de départ de toute relation avec Jésus. Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Il est assis et ne semble pas très actif mais il a su trouver sa place auprès de Jésus. C’est la bonne et la meilleure place. Le passage ne nous dit pas de quoi Lazare s’entretient avec Jésus, mais il nous est permis de penser qu’il lui rend hommage, en rappelant ce que Jésus a fait pour lui. De même, nous pouvons aisément nous imaginer le contenu de cet entretien, tout simplement parce que nous avons « beaucoup de choses à dire » à Jésus (pour le louer et lui rendre gloire…), depuis que nous le connaissons comme sauveur et seigneur. Lazare est à table avec Jésus et bénéficie donc d’une certaine intimité avec lui, étant honoré avec Lui (il est servi avec et comme lui).

Marthe : le passage nous dit qu’elle servait. Elle est debout et en mouvement. Ce n’est plus ici la Marthe décrite en Luc 10v40-41 : la Marthe « agitée » et « stressée ». Au contraire, son service semble plus apaisé, serein, agréable et humble. Le service rendu par amour paraît efficace et intelligent, raisonnable, spirituel, à l’image du culte auquel nous sommes appelés à rendre, en Rom.12v1, et en Jean 4v 23-24 (une adoration « en esprit et en vérité »)

Marie : nous apprenons qu’ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, elle oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Elle offre ce qu’elle a de meilleur, de plus précieux et de plus coûteux pour Jésus (le prix du parfum représente une année de travail). Elle adore et « déverse » ce qu’elle a reçu, manifestant l’expression de son amour pour Jésus : un amour dont elle a été elle-même remplie au préalable. Le résultat en est une bénédiction pour l’ensemble des personnes présentes : la maison fut remplie de l’odeur du parfum (v3).

 

Ces trois formes d’adoration peuvent être également perçues comme trois degrés d’adoration progressive :

Nous sommes invités, chacun, à nous approcher de Jésus, en expérimentant ces trois étapes. Lazare et Marthe illustrent les deux premières : On goûte ce qui est bon (Lazare), c’est-à-dire, la présence de Jésus, et le service qui suit est rendu agréable pour soi et les autres (Marthe). Mais le point culminant correspond à l’adoration de Marie, qui entre dans une intimité plus grande : elle est très proche de Jésus, en contact direct avec Lui, lui oignant et lui essuyant les pieds avec ses cheveux. Son exemple nous montre ce à quoi nous sommes appelés et exhortés : à offrir (nos) corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Rom.12v1). Son sacrifice peut également être considéré comme parfait, parce qu’il est total, effectué dans l’amour.

Enfin, nous pouvons voir dans les actes de Lazare, Marthe et Marie, trois préfigurations du Seigneur Jésus :

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

Lazare, par anticipation, s’identifie au Seigneur, dans sa mort et sa résurrection ; Marthe illustre le serviteur parfait, humble et qui s’efface ; et Marie nous révèle, quant à elle, Jésus, le sacrifice parfait brisé pour nous (Es.53v5) et dont le nom est comme un parfum répandu (Cant.1v3) :

Christ (…) nous a aimés, et (…) s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur (Eph.5v2)

« C’est pas juste ! » Justice de Dieu, justice des hommes(bis)

Ce billet fait suite au précédent, intitulé « c’est pas juste ! » et qui peut être considéré comme une amorce à celui-ci.

L’ensemble constituera une leçon pour enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ «école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Le livre de James Packer «Connaître Dieu », ainsi que celui de Jerry Bridges-« L’évangile de la semaine »- a été une grande source d’inspiration concernant la notion de propitiation.

Femme jeunesse d'esprit par Petr Kratochvil

Femme jeunesse d’esprit par Petr Kratochvil

Hier, nous nous interrogions sur ce qui « n’est pas juste » ou « qui est juste », selon l’homme, à travers trois exemples.

Et pour Dieu ?

Qu’est-ce qui « est juste » ou « pas juste », selon Lui ?

 

Lisons ensemble Romains 1v18-21 ; 3v9-12, 19-20, 23

Que nous dit Dieu au sujet de l’homme ? (Il est pécheur et coupable)

Que mérite l’homme ? (Il mérite la colère de Dieu)

Arrêtons-nous un instant sur l’ expression « Colère de Dieu » : Dieu est saint et Il ne peut voir le mal sans le punir. La « colère de Dieu », c’est sa juste et sainte condamnation du péché, qu’il ne peut tolérer. Car le péché-qui est une rébellion à son égard-nous sépare de Lui. Le « salaire du péché, c’est la mort »(Rom.6v23)

Que peut faire l’homme pour échapper à la colère de Dieu ? Rien ! Il est impuissant et ne peut ni manipuler Dieu, ni faire fléchir Dieu.

Quelle issue nous reste-t-il alors ?

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Plus d’issue ? Si ! Une !

Nous sommes coincés !

Il nous reste, soit à subir la colère et le jugement de Dieu, soit à demander pardon et à implorer le secours de Dieu.

Comment se manifeste la justice de Dieu ? Que nous offre-t-il ?

Lire Rom.3v21-26

Il nous offre la paix. Sa paix. La paix avec Lui.

Comment cette paix avec le Dieu saint et juste est-elle possible, pour nous pécheurs ?

 La colère de Dieu qui nous était destinée a été apaisée, ou plutôt absorbée, drainée :

C’est ce que la Bible appelle « la propitiation ».

Trois croix sur une colline par Lucy TonerTrois croix...Sur l'une, un seul s'est donné volontaire comme "propitiation" ou sacrifice pour nous sauver.

Trois croix sur une colline par Lucy Toner
Trois croix…Sur l’une, un seul s’est donné volontairement comme « propitiation » ou sacrifice pour nous sauver.

C’est-à-dire une offrande, une victime, offerte à Dieu pour apaiser ou absorber sa colère.

Trois choses, concernant la propitiation :

1) La propitiation est l’œuvre, l’initiative de Dieu. Et de Dieu seul.

Lire Jean 3v16, 1 Jean 4v8-10

Dieu manifeste ainsi sa grâce envers nous, pécheurs, donc non méritants. La grâce est complètement à l’opposée du mérite. Dieu nous a aimé et a voulu nous sauver, alors que nous n’étions pas aimables. De même, en Genèse 1, Dieu a créé les cieux et la terre alors que c’était encore le chaos. Si c’est le chaos dans ta vie, Dieu veut faire de toi une nouvelle création : il a le pouvoir de changer ta vie, pour que tu repartes à zéro.

Cette grâce s’est manifestée « par le moyen de la rédemption (salut par le rachat)en Jésus-Christ ».

Et cette « offrande », cette « victime propitiatoire », c’est le Seigneur Jésus, qui a été choisi par Dieu pour nous sauver. Dieu a voulu, depuis le début, nous sauver de cette façon là. Et le Seigneur est d’accord : il s’est aussi offert volontairement en sacrifice pour nous sauver, pour que la colère de Dieu soit apaisée ou absorbée (et donc ne nous touche pas).

Lire Jean 10v10-18

2) Très important : ce qui a apaisé, absorbé, drainé, la colère de Dieu, ce n’est pas la vie du Seigneur Jésus. Ce n’est pas sa vie parfaite, ni son enseignement, ni même ses miracles ou le bien qu’il a fait. C’est sa mort à la croix, comme sacrifice.

Lire Gal.3v13 ; 1 Pie.1v18-20 ; 1 Pie.2v24 ; 1 Pie.3v18

Le Seigneur Jésus a été notre substitut : lui le juste, il est mort à notre place, nous injustes et a absorbé, drainé la colère de Dieu.

Pour bien comprendre l’œuvre de Dieu, voir l’exemple et l’image des deux boucs, dans Lévitique 16v5, 7-10, 15, 21-22 :

Le jour des expiations, un premier bouc est sacrifié pour le péché.

Un deuxième -appelé le « bouc émissaire »- est chargé des péchés du peuple par le souverain sacrificateur, qui les confessait à haute voix pour que tout le monde entende. Puis le bouc était chassé et éloigné dans le désert.

Le premier bouc sacrifié représente la propitiation : la colère de Dieu s’apaise ainsi par ce sacrifice, qui annonce à l’avance celui -parfait- de Jésus.

Avant la venue de Jésus, Dieu avait « patienté » vis-à-vis de la punition du péché. Par ce sacrifice de bouc, Dieu montre qu’il est juste, car le châtiment a eu lieu.

Le deuxième bouc représente l’expiation : le péché, éloigné, ne trouble plus notre relation avec Dieu.

Quel est le résultat de cette œuvre de Dieu, de ce sacrifice ?

La paix de Dieu et la paix avec Dieu : la paix, ce n’est pas la tranquillité, l’absence de ce qui nous embête. C’est la venue de ce qui est bon.

Nous bénéficions ainsi d’une nouvelle relation avec Dieu. Il ne nous voit plus comme des pécheurs, mais comme des fils, qu’il a adoptés pour Lui.

Résumé :

-La justice des hommes : le mérite

-La justice de Dieu : la grâce

Le cœur de l’évangile : la grâce et la paix.

Qu’est-ce qui prime ou domine réellement dans notre vie, votre vie, ma vie ?

Notre propre justice…ou la justice de Dieu ?

 

Il est possible de terminer par une prière(silencieuse) : que j’apprenne à vivre par la foi (en faisant confiance en Dieu)selon la justice de Dieu et non par la mienne.

Remercier Dieu pour ce qu’Il a fait pour que nous ayons la paix avec Lui.

Versets à retenir : Rom.5v1, 6-8 et Eph.2v4-9

« Son nom est merveilleux ; Il a fait une chose merveilleuse ! »

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. A noter encore que ce thème suit l’étude sur le jeûne, avec l’idée suivante : si l’on jeûne de nourriture, de loisirs…que nous reste-t-il ? L’émerveillement et l’adoration, bien sûr !

Introduction/Accroche :

Qu’est-ce qui vous a déjà émerveillé ? La dernière fois que vous vous êtes émerveillés, c’était devant…. ?

(Pour ma part, c’était il y a plusieurs années,

Paysage du soir par Larisa Koshkina

Paysage du soir par Larisa Koshkina

dans un cadre serein, calme, beau, en pleine montagne)

Psaume 8v1-2 :

« Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique par toute la terre; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux! Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé ta force, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur (ou le vindicatif, le rebelle). »

(Psaume de David)

« J’aime beaucoup ce texte »….et vous ?

 

Quel est ce texte ? Comment s’appelle ce type de texte ? (Un psaume) Qu’est-ce qu’un psaume ? Pourquoi en compose-t-on ?

Qui en est l’auteur ?

 

Q 1 : De quoi parle ce texte et pourquoi a-t-il été composé ?

C’est un psaume de David, roi et musicien. Un chant d’adoration à Dieu.

Q 2 : Quelle émotion s’en dégage ?

Le ton de ce texte est calme et majestueux.

David voit et contemple sereinement la gloire de Dieu dans la création.

Dieu la lumière de l'espoir par Robert NackeLe psaume, un chant d'adoration à Dieu

Dieu la lumière de l’espoir par Robert Nacke
Le psaume, un chant d’adoration à Dieu

Émerveillé, il célèbre, non pas la création, mais le créateur lui-même.

Q 3 : « David contemple » : que veut dire « contempler » ? (« Regarder avec attention ou admiration »)

David a le temps et prend le temps de contempler la création, ce que Dieu a fait. Il est possible que ce soit durant une période paisible de son règne que la vue du ciel étoilé, qu’il pouvait admirer de la terrasse de son palais, ait inspiré au roi David ce texte.

Prenez-vous le temps de contempler ce que Dieu a fait, de voir la gloire de Dieu dans la création ? Et d’adorer Dieu pour ce qu’Il est, ce qu’Il a fait ?

Q 4 : Qui est Dieu, pour David ? Comment l’appelle-t-il dans ce psaume ?

« L’Eternel », « notre Seigneur », Celui « dont le nom est magnifique par toute la terre » et « qui a mis sa majesté au-dessus des cieux » !

 « Notre Seigneur » (et pas « mon »). Le mot « notre » apparaît ici pour la première fois dans le recueil des Psaumes : Dieu est personnel pour David, qui exprime ses sentiments.  Le « notre » inclut tous ceux qui croient et qui ont mis leur confiance en Dieu. David n’a pas composé ce chant que pour lui. Ce psaume est destiné à être chanté par plusieurs et non par une seule personne, de façon égoïste.

Et pour vous ?

« Que ton nom est magnifique par toute la terre »…

Q 5 : Que nous apprend le nom de Dieu…sur Dieu ? (Sa gloire).

Q 6 : A quoi nous sert de connaître le nom de Dieu ?

Le nom est révélateur d’une personne. Dans la Bible, connaître le nom de quelqu’un c’est connaître intimement la personne et donc établir avec elle une relation privilégiée. Si nous aimons Dieu, nous voudrons le connaître mieux et l’appellerons par son nom. Lorsque nous prions Dieu, nous ne parlons pas à un inconnu.

Parce que nous le connaissons, nous pouvons l’appeler au secours en cas de besoin :

« Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel! »( Psaumes 9v10)

« … quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Romains 10v13)

Le nom de l’Eternel est « magnifique » ou « merveilleux », « mystérieux » :

C’est par la Parole de Dieu, la Bible, que nous pouvons connaître les noms de Dieu. Dieu est unique et incomparable, Il est le seul vrai Dieu.

Esaïe 45:5 « Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu … »

Pour bien souligner ce caractère d’un Dieu unique, le nom « El » (= Dieu) s’accompagne toujours d’une épithète qui souligne un aspect, une vertu du même Dieu:  El-Schaddai – El-Elion – El-Olam – El-Ganna – El-Hai. Dieu s’est toujours révélé par un nom qui définit qui il est, quel est son pouvoir, sa nature et ses vertus.

Ex : El-Schaddaï : « Dieu Tout-Puissant » : cad qu’Il a le pouvoir de tenir et d’accomplir ses promesses….« Elohim » : « Dieu fort et puissant », « Créateur ».

… « Tu as mis ta majesté au-dessus des cieux ! » Il est plus grand que l’univers et l’univers témoigne de Sa grandeur.

Aux ennemis et aux rebelles, Dieu leur dit : « taisez-vous ! »

« Vous qui cherchez votre propre gloire et à vous plaire à vous-même, regardez par quoi j’ai choisi de fonder ma force ! »

Voyages par George Hodan

Voyages par George Hodan

Q 7 : Par quoi Dieu a-t-il fondé sa force ? Par quoi a-t-il choisit de se glorifier ?

« Par la bouche des enfants », hébreu : de ceux qui jouent. Aux incrédules, le psalmiste oppose les petits enfants que l’on voit jouer sur la rue et même ceux qu’on allaite encore. Ces petits qui savent être émerveillés  à la vue des grandes œuvres de Dieu. Leur témoignage, même inarticulé, est suffisant pour fermer la bouche aux adversaires[anecdote : un homme demanda un jour à une petite fille : « il est où ton Dieu ? » Et la petite fille répondit : « Il est suffisamment grand pour dépasser l’univers mais il est suffisamment petit pour entrer dans mon cœur »]. Comparez la parole du Seigneur Jésus : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants… » (Matthieu 11.25).

« Dieu a choisi les choses folles du monde, pour confondre les sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde, pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, et les plus méprisées, celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont ; afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu ».(1 Cor.1v27-29)

C’est un mystère, le plus merveilleux : choisir de se glorifier et d’être glorifier par ce que l’homme, qui se croit sage, grand, fort intelligent (plus que Dieu !), considère comme faible, méprisable et comme une folie.

Q 8 : Quelle est son œuvre la plus merveilleuse, méprisée et considérée comme une folie par les hommes ?

Lire Juges 13v18-23 : une très belle histoire, celle de l’annonce d’une naissance !

 

[Raconter les passages de v1-16 : « Et les fils d’Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel; et l’Éternel les livra en la main des Philistins pendant quarante ans. 2Et il y avait un homme de Tsorha, de la famille des Danites, et son nom était Manoah; et sa femme était stérile et n’enfantait pas. 3Et l’Ange de l’Éternel apparut à la femme, et lui dit: Voici, tu es stérile et tu n’enfantes pas; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils. 4Et maintenant, prends garde, je te prie, et ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur; 5car voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils; et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère; et ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins. 6Et la femme vint, et parla à son mari, disant: Un homme de Dieu est venu vers moi, et son aspect était comme l’aspect d’un ange de Dieu, très-terrible; et je ne lui ai pas demandé d’où il était, et il ne m’a pas fait connaître son nom. 7Et il m’a dit: Voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils; et maintenant, ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur; car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère, jusqu’au jour de sa mort. 8Et Manoah supplia l’Éternel, et dit: Ah, Seigneur! que l’homme de Dieu que tu as envoyé, vienne encore vers nous, je te prie, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire au jeune garçon qui naîtra. 9Et Dieu exauça la voix de Manoah; et l’Ange de Dieu vint encore vers la femme, comme elle était assise aux champs, et Manoah, son mari, n’était pas avec elle. 10Et la femme se hâta et courut et rapporta à son mari, et lui dit: Voici, l’homme qui était venu vers moi l’autre jour m’est apparu. 11Et Manoah se leva et suivit sa femme; et il vint vers l’homme, et lui dit: Es-tu l’homme qui a parlé à cette femme? Et il dit: C’est moi. 12Et Manoah dit: Quand donc ta parole arrivera, quelle sera la règle du jeune garçon, et que devra-t-il faire? 13Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: La femme se gardera de tout ce que je lui ai dit. 14Elle ne mangera rien de ce qui sort de la vigne, et elle ne boira ni vin ni boisson forte, et ne mangera rien d’impur. Elle prendra garde à tout ce que je lui ai commandé. 15Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau. 16Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: Si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton pain; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût l’Ange de l’Éternel. 17Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Quel est ton nom, afin que nous t’honorions, quand ce que tu as dit arrivera? 18Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux. 19Manoah prit le chevreau et le gâteau, et il les offrit à l’Éternel sur le rocher. Et il fit une chose merveilleuse, tandis que Manoah et sa femme regardaient. 20Et il arriva que comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant; et ils tombèrent sur leurs faces contre terre. 21Et l’Ange de l’Éternel n’apparut plus à Manoah, ni à sa femme. Alors Manoah connut que c’était l’Ange de l’Éternel. 22Et Manoah dit à sa femme: Nous mourrons certainement, car nous avons vu Dieu. 23Et sa femme lui dit: Si l’Éternel eût pris plaisir à nous faire mourir, il n’aurait pas accepté de notre main l’holocauste et le gâteau, et il ne nous aurait pas fait voir toutes ces choses, et ne nous aurait pas fait entendre, dans ce moment, des choses comme celles-là. 24Et la femme enfanta un fils, et appela son nom Samson; et l’enfant grandit, et l’Éternel le bénit ».

 

Q 9 : Qui est « l’Ange de l’Eternel » ?

« Mon nom ? Il est merveilleux »(ou c’est un mystère).

Cela ne veut pas dire que l’Ange de l’Éternel s’appelle « merveilleux » : c’est une indication sur la personne, son caractère. Ce qu’Il est, sa relation avec Dieu et le fait qu’il semble qu’il soit Dieu lui-même est un mystère pour nous. De même, Dieu est mystérieux, insondable, pour nous (sinon, serait-il Dieu ?)

Qui peut nous faire connaître Dieu ? Comment Dieu s’est-il le mieux révélé à nous ?(en Jésus : « Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l’a fait connaître », cf Jean 1v18)

Et dans le passage de Juges 13, Dieu se révèle à un couple sans enfant, de la tribu de Dan(la plus petite).

Q 10 : Qu’est-il offert à l’Ange de l’Eternel ?

Un « holocauste », un sacrifice entièrement brûlé » : tout est donné à Dieu.

« Il fit une chose merveilleuse » : « l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel ». L’Ange de l’Eternel se confond, s’identifie avec le sacrifice. Il est le sacrifice. Cela signifie qu’Il accepte ce sacrifice brûlé entièrement.

Q 11 : Qui s’est donné entièrement pour nous ?

 

La délivrance de la puissance du péché dont nous avons été l’objet : la victoire du Seigneur Jésus à la croix.Traverser par Radu Pasca

La Parole de la croix…pour nous qui sommes sauvés, la puissance de Dieu !
Traverser par Radu Pasca

Lire 1 Cor.1v18-25 :

… « la parole de la croix est une folie à ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu. Car il est écrit : Je perdrai la sagesse des sages, et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? où le scribe ? où le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas rendu folle la sagesse du monde ? Car puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde n’a point connu Dieu par la sagesse, il a plu à Dieu de sauver, par la folie de la prédication, les croyants. Et tandis que les Juifs demandent des signes, et que les Grecs cherchent la sagesse, nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, et folie pour les païens ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, ce Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes ».

Et maintenant ? « Soyons émerveillés ! »

Ecrivons des prières d’adoration et de louanges inspirées par ce nom merveilleux et cette œuvre merveilleuse, comme cadeaux à Dieu !

Verset à apprendre : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, et folie pour les païens ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, ce Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. » (1 Cor.1v23-24)