En ce moment, j’écoute : « Mon ancre et ma voile » de David Durham

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide… » (Hébr.6v19)

En ce moment, j’écoute « Mon ancre et ma voile », ce chant de David Durham(1).

Il y est question de Dieu et celui qui chante est un croyant, parce qu’il parle directement avec Lui en Lui disant « tu »(2) : « Dieu, tu es ma force, ma consolation ». Je suis donc un croyant, parce que je peux dire « tu » à Dieu !

Je suis un croyant parce que je peux m’adresser librement à Lui, crier à Lui, l’appeler, avec l’espérance et la certitude que Dieu est bien là, qu’Il m’entend et qu’Il me répond (3).

Le croyant n’est pas un croyant (uniquement) des œuvres passées de Dieu : « Ta voix a triomphé de l’ouragan, remporté le combat ». Il témoigne d’un acte de foi sans cesse renouvelé, sinon tous les jours, envers Dieu : « Tu m’offres chaque jour ton infaillible amour. Toi qui as fixé le cours des étoiles, Sois mon ancre, sois ma voile ! »

Le croyant, celui qui dit « tu » à Dieu, est aussi celui qui se sait (et accepte d’être) pardonné et sait pardonner(4) : « Ta grâce m’appelle à lever les yeux et suivre ton chemin. Ta miséricorde coule de la croix, Ton sang m’a racheté. Tout ce que je suis me vient de toi. Sans fin je te louerai ».

Alors ? Es-tu un croyant ?

Pour ma part, je retiens aujourd’hui de ce chant cette expression « Ta voix a triomphé de l’ouragan… », laquelle me rappelle ces psaumes :

« Rendez à l’Eternel gloire pour son nom! Prosternez-vous devant l’Eternel avec des ornements sacrés!  La voix de l’Eternel retentit sur les eaux, Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre; L’Eternel est sur les grandes eaux.  La voix de l’Eternel est puissante, La voix de l’Eternel est majestueuse.… » (Ps.29v1-4)

« Les fleuves élèvent, ô Eternel! Les fleuves élèvent leur voix, Les fleuves élèvent leurs ondes retentissantes.  Plus que la voix des grandes, des puissantes eaux, Des flots impétueux de la mer, L’Eternel est puissant dans les lieux célestes.… » (Ps.93v3-4)

 

 

 

Notes : 

(1) Mon ancre et ma voile. Paroles : David Durham. Musique : David Durham et Rolf Schneider (2003). JEM 3-792.

Ecouter cette autre version chantée ; et cette version instrumentale

(2) Comme dirait l’écrivain napolitain Erri de Luca.

(3) A noter qu’un « silence » est une réponse, qui ne signifie pas nécessairement « une absence » ou « une distance » de Dieu, mais plutôt Sa disponibilité.

(4) Voir notre article sur Erri de Luca et le pardon.

 

Elle ne se donne pas comme le Monde donne

« Elle ne se donne pas comme le Monde donne ». Quoi donc ? La Paix !

La Paix, tout le monde la veut. Plus exactement, on veut que l’on nous « fiche la paix »…ou même « déjeûner en paix », par exemple.

La Paix, tout le monde la réclame, particulièrement après les terribles événements ayant marqué le début 2015. Et ce mois de février, précédé par le dramatique mois de  janvier, semble lui-même marqué sous le signe de la Paix.

A ce sujet, une chose m’a frappé : la récurrence des versets bibliques allant dans ce sens de la Paix. Tout d’abord, m’est revenu-dans un contexte qui n’a rien à voir avec le 07 janvier et les menaces terroristes-« ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des Armées » (Zach.4v6). C’est ainsi que l’on remporte des victoires. De même que « c’est dans le calme et la confiance que sera (notre) force »(Es.30v15). Le voulons-nous ? Enfin, cette promesse que « Tu(l’Eternel)garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi »(Es.26v3-Darby)-pour l’anecdote, le verset du mois, affiché sur un calendrier grand format. Encore une fois, sur qui nous appuyons-nous, lorsque nous déclarons rechercher la paix ?

Comme par un fait « exprès », je reçois la lettre de nouvelles de « Juifs pour Jésus »(une édition spéciale, intitulée « Je suis Juifs Pour Jésus »). L’édito de Josué Turnil s’ouvre sur cette promesse du Seigneur Jésus-Christ : « je vous laisse ma paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point et ne s’alarme point »(Jean 14v27). Présent avec son équipe à la manifestation qui a eu lieu à Paris, Josué rappelle que « le fameux slogan a été proclamé dans le monde entier. « Je suis Charlie » signifie « je condamne cette attaque » ,« je suis pour la liberté d’expression », « je veux une nation démocratique en paix avec toutes les religions, pensées et points de vues, à l’exclusion de tous les fanatiques et fondamentalistes ». C’est pourquoi la déclaration de Jésus semble vraiment à propos, parce qu’Il offre « la paix » mais Il ajoute aussitôt: « pas comme le monde donne  ». En d’autres termes, ce que les gens veulent n’est pas ce que Jésus offre. Jésus n’est pas Charlie . Lorsqu’Il dit « Ma Paix », cette paix n’est pas ce que nous entendons nécessairement par paix. Jésus a utilisé le mot « Shalom ». Shalom vient de « Shalem » qui signifie « plénitude » et « harmonie spirituelle », remplissant chaque aspect de nos vies…et pas seulement « je suis Charlie ». Il s’agit de beaucoup plus que cela. Il s’agit de la plénitude de la présence de Dieu ». Et  « sa présence », c’est « hamakom » en hébreu, c’est-à-dire « la place ». Sa présence est la place la plus sûre. Comment trouvez-vous cette plénitude de paix ? Cette abondance de vie ? » C’est là la bonne nouvelle de l’Evangile.

Concernant « la bonne nouvelle de l’Evangile », nous avons déjà rappelé ici que l’Evangile est « la grâce et la paix »(Gal.1v3). La grâce nous révèle d’abord la colère de Dieu contre « toute impiété et toute iniquité des hommes »(cf Rom.1v18). Et « la paix que Jésus offre commence en reconnaissant que nous sommes en guerre…non contre les djihadistes ou les terroristes, mais contre Dieu », rappelle Josué Turnil. Ensuite, nous est révélé comment se manifeste l’amour(Rom.5v6-8) et la justice de Dieu(cf Rom.3v19-28)

C’est cette justice de Dieu qui nous donne la vraie paix(Rom.5v1). Sans justice, pas de paix. Et pas de paix, sans le Prince de Paix qu’est le Seigneur Jésus-Christ, lequel a volontairement « donné sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45). Non pour »des gens sympas », « cools », « justes » ou « de biens », mais pour ses ennemis, pour « des impies »(Rom.5v6-8)  : « La Paix, la vraie Paix » dépend de votre réponse à ce que Jésus a fait pour vous.

Et comme le dit encore Juifs pour Jésus, « la Paix véritable n’est pas uniquement l’absence de ce qui ne va pas, mais la présence de ce qui est bon ».