« Notre regard sur…notre propre regard » !

« Jésus l’ayant regardé, l’aima… »(Marc 10v21)

Que regardons-nous ?

Comment regardons-nous ?

Sommes-nous aveugles (ou insensibles) de tant voir notre planète ou nos semblables ?
Pour mieux répondre à cette question, voici un petit test :

Visionnons donc « L’île aux fleurs », court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado, sorti en 1989 et d’une durée exacte de 12 minutes 36 secondes : soit le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée, « l’île aux Fleurs »…

Entre temps, nous aurons eu les réponses aux questions suivantes :

 

Tomates par Vera Kratochvil

Tomates par Vera Kratochvil

Qu’est-ce qu’une tomate ?

Qu’est-ce qu’un

Bright Idea par zaldy icaonapo

Bright Idea par zaldy icaonapo

être humain ?

Qu’est-ce que l’argent ?

Qu’est-ce qui est

Petit cochon par Peter Griffin

Petit cochon par Peter Griffin

bon ou mauvais pour l’un et l’autre ?

Qu’est-ce que la liberté ?….

Et, surtout, que venons-nous de voir ? Quel est le message véhiculé ?

« L’île aux fleurs » a obtenu les récompenses suivantes :
• Meilleur court-métrage, Meilleur montage, Meilleur scénario et Prix de la critique et du public au Festival de Gramado, 1989
• Ours d’argent au Festival de Berlin, 1990 – Prix de la critique et du public au – Festival de Clermont-Ferrand, 1991
• Prix du public de la compétition « No Budget » au Festival de Hambourg, 1991.
Il est disponible sur le DVD anniversaire des 25 ans du « Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand », édité par le magazine Repérages et visible ici.

Avant toutes choses, prenez le temps de regarder attentivement ce film. Réfléchissez à ce que vous venez de regarder. Et n’hésitez pas à laisser vos réflexions, réactions et commentaires.
Enfin et seulement enfin, vous pourrez lire les analyses disponibles ici, ou .

Bonne vision et bonne réflexion !

« L’autre » (point de vue)

Verre à moitié vide ou à moitié plein ? Tout dépend du point de vue !

Verre à moitié vide ou à moitié plein ? Tout dépend du point de vue !

Il était trempé et tout boueux, il avait faim et il était gelé, et il était à cinquante mille années-lumière de chez lui.
La lumière venait d’un étrange soleil jaune, et la pesanteur double de celle qui lui était coutumière, lui rendait pénible le moindre mouvement.
Il se leva pourtant et inspecta les alentours.
Depuis quelques dizaines de milliers d’années, la guerre sévissait dans cette partie de l’univers, figée en guerre de position. Les pilotes et leurs astronefs avaient quitté la place et seuls les fantassins occupaient le terrain. Depuis des milliers d’années, tous les jours, il occupait ce terrain. Cette saloperie de planète d’une étoile devenait un sol sacré, un sol à défendre puisque les Autres y étaient aussi.
Les Autres, c’est à dire la seule race douée de raison de la galaxie… des êtres monstrueux, ces Autres, cruels, hideux, ignobles.
Il était trempé et boueux, il avait faim et il était gelé. Mais les Autres étaient en train de tenter une manœuvre d’infiltration et la moindre position tenue par une sentinelle devenait un élément vital du dispositif d’ensemble.
Il restait donc en alerte le doigt sur la détente.
A cinquante mille années-lumière de chez lui, il faisait la guerre dans un monde étranger, en se demandant s’il ne reverrait jamais son foyer.
C’est alors qu’il vit l’autre approcher de lui, en rampant. Il tira une rafale. L’Autre fit un bruit affreux et étrange, s’immobilisa et mourut.
Il frissonna en entendant ce râle, et la vue de l’autre le fit frissonner encore plus. On devait pourtant en prendre l’habitude, à force d’en voir – mais jamais il n’y était arrivé. C’étaient des êtres vraiment répugnants, avec deux bras seulement et deux jambes, et une peau d’un blanc écœurant nue et sans écailles.

(D’après Frédéric Brown, La sentinelle IN Lune de Miel en enfer. Folio SF)

Comment lis-tu ?(Luc 10v27 et ss)

Comment regardes-tu ?

« Notre regard sur le pauvre, l’étranger et l’éprouvé » : introduction de la série thématique

Il est parfois rassurant d’avoir une vision binaire, pour ne pas dire « simple » des choses et des gens. Et notre regard sur le pauvre, l’étranger et l’éprouvé, est particulièrement révélateur à cet égard :

"3 singes modernes"

Voici ce que seraient, de nos jours, les fameux « trois petits singes » : « je ne vois rien, trop ébloui par le tape-à-l’oeil ; je n’entends rien, les oreilles rassasiées de trop d’infos ; et je ne dis rien, trop occupé à consommer ! »

 

Leur présence parmi nous questionne et dérange souvent, dans des contextes d’abondance, des situations de tentations de repli(identitaire)sur soi et face à une logique de « rétribution »(« bénédiction » ou « malédiction » selon nos actions). Car enfin, n’auraient-ils pas « tort »(dans le sens de « responsables ») d’être ce qu’ils sont ?

Quel est notre regard sur le pauvre, l’étranger et l’éprouvé ? Et surtout, d’où vient ce regard ?

Jadis, selon Lévitique 18-20, le peuple d’Israël était exhorté à régler sa conduite et ses œuvres sur la révélation (et le fait) que l’Eternel était leur Dieu.
Le nom de l’Eternel (et donc ce qu’Il est)était impliqué dans leur caractère et leur manière de vivre. Et non la comparaison d’un homme (ou d’un groupe, d’une idéologie…) avec un autre. Dieu est Dieu et non pas un homme, cf Osée 11v9.

Dieu (et Sa Parole) détermine ce qui est bien ou mal, et non le contraire. Cela était vrai hier, à l’époque de l’Ancien et du Nouveau Testament. Cela est toujours vrai aujourd’hui.
Et parce que Dieu ne change pas, il est plus que jamais nécessaire de « plonger »(ou de « replonger »)nos regards dans notre Bible, la Parole de Dieu, pour découvrir ou redécouvrir qui est Dieu et quelle est Sa pensée, notamment concernant Son regard sur le pauvre, l’étranger et l’éprouvé.

Puisse cette modeste série d’études thématiques (notre première proposée ici-trois parties prévues) nous aider.

Bonne lecture et bonne étude !

N’hésitez pas à poster vos questions, réactions et commentaires à la suite du présent article et des suivants.