Hannouka : la lumière de la résistance et de l’espérance

[Un clip amusant et sympathique sur ce temps de célébration de Hannouka]

 

Le mois de décembre est rempli de célébrations autour de la lumière. Alors que les chrétiens se préparent à fêter Noël [Dieu entrant dans l’histoire comme « une petite chose », un petit bébé], Hannouka – la fête de lumières ou de la dédicace, tombe le 25 du mois hébraïque de Kislev, aux alentours du solstice d’hiver. Cette année, elle a débuté le jeudi 10 décembre au soir et durera jusqu’au vendredi 18 décembre au soir. Les Juifs allument chaque jour une bougie sur leur  » Hanoukkia » ou chandelier à 9 branches. Ils utilisent pour cela la branche centrale (appelée le Shamash c’est-à-dire le  » serviteur ») qui sert à allumer les 8 autres, soit au total 9 bougies.

Ce chandelier est généralement posé sur le rebord d’une fenêtre et, comme les lumières de l’avent, égayent l’obscurité de la saison même si leur origine diffère l’une de l’autre.

Dans un article publié sur Le Verbe.com, Sonia Sarah Lipsyc(1) nous parle de cette fête, laquelle commémore un fait historique, à l’instar de Pourim et de Pessah (= la Pâque). Ce fait historique, qui a eu lieu au 2e siècle avant l’Ère chrétienne et qui a servi de base à la décision rabbinique d’instituer la fête de Hannouka, est relaté dans les Maccabées – livres qui n’ont pas été retenus dans le canon de la Bible hébraïque (et absents de la plupart des éditions protestantes de la Bible). Sinon, cette fête est mentionnée pour la première fois dans la Bible…dans l’Evangile selon Jean, chapitre 10, verset 22, dans le Nouveau Testament !

« Cette fête célèbre à la fois la révolte victorieuse des Juifs sur la terre d’Israël contre l’emprise gréco-syrienne de la dynastie des Séleucides et le miracle d’une fiole d’huile retrouvée intacte et, selon les normes du rituel, dans l’enceinte du second Temple de Jérusalem ». Pour le peuple Juif, c’est aussi un symbole de la lumière de la création. »Que s’était-il passé à cette époque qui justifierait que les Juifs s’en souviennent et le fassent savoir au travers de leurs rites depuis des millénaires ? »

Sonia Sarah Lipsyc nous explique que les Juifs « avaient perdu leur souveraineté nationale et devaient subir, pour user d’un terme contemporain, l’impérialisme culturel et religieux d’un empire païen. Pire encore, ils étaient victimes de persécutions religieuses tant à l’encontre de leur personne que de la tradition juive monothéiste qu’ils incarnaient. On leur interdisait ainsi sous peine de mort, l’étude de la Torah, la pratique du jour consacré du shabbat, la circoncision et le respect d’autres commandements. On les obligeait aussi, sinon ils risquaient la mort, de transgresser les injonctions et l’éthique de la Torah en voulant leur faire manger publiquement, par exemple, des bêtes interdites à la consommation (porc) selon les règles exposées dans le livre du Lévitique et explicitées par la tradition orale juive. Le Temple et son sanctuaire avaient étés profanés par l’introduction d’idoles ou par d’autres humiliations.

Alors se leva un vieil homme de la tribu des Lévis, celle qui était dédiée au service du Temple, le prêtre Mathitiyaou de la famille des Hasmonéens. Il s’insurgea contre cette occupation et ce pouvoir coercitif qui menaçaient la pérennité nationale et spirituelle du peuple juif. Lui et ses fils, dont Judah Maccabée, qui prit sa succession, ont lutté alors qu’ils étaient peu nombreux. Contre toute attente, ils ont vaincu les oppresseurs. Maccabée est le sigle de leur étendard à partir des mots hébreux : « Qui est comme Toi parmi les dieux, Dieu » (Ex 15v11).

Ils ont nettoyé le Temple mais n’ont trouvé, pour allumer comme il se doit le candélabre du sanctuaire, qu’une fiole d’huile pure qui, au lieu de brûler une journée, brûla huit jours, le temps d’en produire d’autre conforme aux prescriptions bibliques.

C’est pourquoi avant d’allumer ces lumières, les Juifs rappellent dans leurs bénédictions : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de Hanouka (…) qui a fait des miracles pour ceux qui nous ont précédés en ces jours-là, en ce temps-ci (…) qui nous a fait vivre, exister et parvenir jusqu’à ce moment ».

 Ils rappellent également dans leurs prières au cours de cette période : « Tu as livré les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux mains du petit nombre (…) Alors vinrent Tes ouailles (…) qui allumèrent des lumières dans les cours de Ton sanctuaire et instituèrent ces huit jours de Hanouka, pour remercier et louer Ton grand Nom ».

De là l’essentiel de cette fête pour les Juifs, laquelle célèbre « une persévérance non seulement identitaire, mais aussi dans la foi, et la capacité d’une résilience ».

Toutefois, précise Sonia Sarah Lipsyc, « si la défense de ces valeurs passe parfois par les armes, elle ne doit pas occulter la force de l’esprit. Et c’est le sens de ce passage du livre du prophète Zacharie (Za 4v6) que l’on récite durant cette fête : « Ni par la puissance, ni par la force, si ce n’est par mon esprit ».

Hanouka est l’occasion de raconter des histoires de martyrs (= témoins), comme celle de Hanna et de ses sept fils qui ont accepté d’être assassinés plutôt que de transgresser en public l’un des commandements de la Torah (2 Macc.7). Cette martyrologie illustre ce choix, dans la tradition judéo-chrétienne, de mourir pour sa foi (cad plutôt que d’abandonner sa foi), à mille lieux de celui de mourir au nom de sa foi, en assassinant d’autres personnes.

Tout ceci n’est très joyeux, me direz-vous. Au contraire, ce qui prédomine dans la célébration de Hanouka, ce sont la joie et le côté festif !

« Après l’allumage des bougies que l’on met bien en évidence pour donner de l’écho à ces miracles, on mange des mets frits, en rappel de la fiole d’huile, comme des latkes (galettes de pommes de terre) ou des soufganyot (des beignets). De l’argent ou des cadeaux sont offerts aux enfants qui jouent avec des toupies portant les initiales hébraïques de « un grand miracle s’est produit là-bas ». Là-bas, c’est ici chaque fois que l’on met un peu plus de lumière dans l’obscurité ».

Ce miracle nous rappelle un plus grand miracle encore : celui de Jésus-Christ, « Emmanuel » ou « Dieu avec nous » (Matt.1v23), qui est venu dans ce monde comme « une petite chose » aussi insignifiante que la petite fiole d’huile, et qui est entré dans le Temple en proclamant : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12). En Lui en effet se trouve la véritable lumière.

Jésus est aussi le « Shamash », « le parfait serviteur », puisqu’il est venu, « non pour être servi mais pour servir et donner (sa) vie (une fois pour toute) en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45, cf Jean 13 et Hébr. 9v28)

Demandons-lui d’allumer chaque jour sur le « Hanoukkia de notre cœur » une bougie supplémentaire, pour que sa lumière nous illumine davantage, et disons-lui avec foi : « Seigneur, je veux t’aimer aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain » avec le secours de ta grâce. Aide-moi, je t’en prie, à t’aimer vraiment en esprit mais aussi en vérité, en gardant et pratiquant ta Parole. Ainsi, je veux aussi aimer mon prochain « plus qu’hier et bien moins que demain », de sorte que de plus en plus de personnes que je rencontre reçoivent Ta lumière ! »

Malgré la sécularisation et le sentiment matérialiste qui prévaut aujourd’hui, et alors que les enseignes lumineuses des villes nous souhaitent « de bonnes fêtes de fin d’année », sans la mention de Noël, ayons ou gardons confiance en l’irrésistible et extraordinaire nature du message d’espérance de la naissance du Messie et Sauveur Jésus, la raison d’être de cette fête de la lumière. Aucune action qui tente de supprimer, ignorer ou étouffer l’histoire de la puissance salvatrice divine n’aboutira et ne pourra diminuer cette grande espérance en Jésus annoncée au monde. Cette espérance enracinée en Dieu « venu en chair » (Jean 1v14) est une profonde réalité qui donne aux croyants la force de résister aux attaques du doute et de surmonter le désespoir du monde, déçu par les faux messies politiques, religieux ou scientifiques.

Appuyons-nous alors sur cette espérance pour parler de la puissance qu’elle contient à ceux qui ne la connaissent pas encore, tout spécialement en ce temps inédit de célébrations. Des vies seront changées. Peut-être la vôtre, vous qui nous lisez ?

« Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » (Rom.15v13).

Hag Sameah Hannouka ! [Bonne fête d’Hannouka !], en attendant de se souhaiter prochainement un « Joyeux Noël » !

 

En bonus : Chaque soir de cette semaine, retrouvez Juifs pour Jésus [qui attestent que Yeshouah est le Messie attendu] sur leur chaîne youtube autour de l’allumage des bougies de Hannouka, pour découvrir les sens profonds de cette fête des lumières, porteuse d’Espérance.

 

 

Notes :

(1) Cf https://le-verbe.com/culture/hanouka-la-fete-juive-des-lumieres/

Sociologue, rédacteure en chef pour La Voix Sépharade, auteure et dramaturge, Sonia Sarah Lipsyc est également chercheuse associée à l’Institut d’études juives de l’Université Concordia.

 

« Dépêche-toi d’écrire avant l’hiver »

Nous, chrétiens, croyons que le Messie – Jésus Christ – est déjà venu. Comment alors en attendre un autre ?

Mon article « Doit-on espérer en un défenseur de la chrétienté »…était à peine paru le mercredi matin 25/11, que le jour même, mon ami Etienne Omnès travaillait déjà à un contre-argumentaire, avec pour résultat un nouvel article intitulé « qui dit Evangile dit chrétienté », paru le lendemain matin, jeudi 26/11, sur le blogue Par la Foi(1). Décidément, me suis-je premièrement dit : « je le fais pas mal bosser », en le conduisant à écrire deux articles, en réponse à deux des miens [l’inverse est aussi vrai], dont la finalité, rappelons-le, est d’affirmer que Jésus-Christ seul est Sauveur et Seigneur.

J’ai même été impressionné que mon ami ait pu rédiger un texte de cette teneur en si peu temps, comme s’il y avait « urgence signalée », un peu comme s’il se disait à lui-même : « dépêche-toi d’écrire avant l’hiver »…pour défendre….pour défendre, quoi au juste ?

Dans un précédent article d’Etienne, il s’agissait de « défendre le vote des chrétiens (dits) déplorables »(2). Ici, il s’agit de défendre « la chrétienté », laquelle, selon Etienne, serait « une partie de l’Evangile ». Nous devrions même « attendre l’arrivée d’une chrétienté »…..Aïe, aïe, aïe ! Comme nous attendrions l’arrivée d’un « messie » ?

« L’espérance d’une chrétienté », après l’espérance en un messie politique, « défenseur de la chrétienté » ?

Curieuse attente, particulièrement en cette période de l’Avent, où nous nous préparons à célébrer Celui qui est déjà venu et qui a accepté de nous rejoindre, même au plus bas de notre réalité, en naissant dans « une mangeoire » pour animaux.

En effet, nous, chrétiens, croyons que le Messie est déjà venu et qu’il reviendra à la fin des temps. Et ce Messie s’appelle Jésus-Christ.

Etienne et moi le confessons comme seul Seigneur et Sauveur. Nous avons cela en commun, comme nous avons en commun un même Père créateur et un même Esprit consolateur. Nous croyons au même Evangile, lequel est « une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croît » (Rom.1v16)(3).

Dans les temps difficiles, les hommes sont tentés de se regrouper avec ceux qui leur ressemblent(4), comme de chercher et de se trouver « un sauveur ». Sauf que c’est Dieu qui sauve. Il n’envoie pas de « nouveaux Jésus ». Il n’y a donc pas d’autres « messies » ou de « sous-messies », hommes ou femmes, à attendre.

De là le danger d’absolutiser autre chose que Dieu, ce qui conduit à l’idolâtrie. Le problème n’étant pas « la chrétienté » ou le soutien à tel ou tel homme politique, mais le sacré conféré à l’un ou l’autre, au point de susciter des réactions épidermiques, voire irrationnelles – à un point que cela devient inquiétant – dès que l’on aborde certains sujets (ou certains noms) sur la toile ou les réseaux @sociaux. Osons alors « le sacrilège » pour en revenir au seul vrai culte du seul vrai Dieu, et au seul Nom qui, loin de cliver, sauve et rassemble. Ce Nom est celui de Jésus-Christ.

Enfin, je reconnais également, à défaut de le louer, que mon ami Etienne a eu l’habilité d’éviter « les sujets qui fâchent », mais c’est malheureusement reculer pour mieux sauter. En effet, lesdits « sujets qui fâchent » invitent pourtant à un sérieux droit d’inventaire et à une remise en question salutaire. Ainsi, non traités par Etienne dans ses argumentaires et contre-argumentaires, les legs de compromissions passées a)de la réforme luthérienne, avec notamment le massacre des paysans et des « schwärmer », ainsi que la négociation permanente et la soumission des églises aux princes des länders allemands ;  b)des protestants allemands à l’époque des IIe et IIIe Reich – une époque où les chrétiens se croyaient tenus à un programme national chrétien – et face à Hitler, qui se présentait comme « chrétien », avec « le devoir d’être un combattant pour la vérité et la justice »…une période rêvée pour les protestants qui ont su bénéficier comme jamais auparavant d’un « ordre social chrétien », et des libertés désirées pour annoncer l’Evangile. Avec les conséquences que l’on connaît(5). Autant de compromissions complexes à assumer pour les générations futures, et particulièrement ravageuses si elles sont assumées en tant que telles par la génération actuelle. Or, regarder en face (plutôt que fuir ou nier) ces compromissions, pour s’en repentir et y renoncer, sera source de libération et de guérison.

Par conséquent, choisir de soutenir politiquement en connaissance de cause des candidats qui se présentent en « sauveurs » (ou « messies »), affichant « la forme de la piété tout en en reniant la puissance », et baignant dans le fantasme de la toute-puissance et le déni du réel, n’est pas sensé, mais insensé de la part des chrétiens.

Pour rappel, ce qu’Etienne appelle « un ordre social satanique », censé être instauré par un gouvernement de telle couleur politique, ne se limite pas à encourager l’avortement. Mais inclut aussi, par exemple, la promotion de (ou l’encouragement de) « la haine, la discorde, la jalousie, les emportements, les rivalités, les dissensions, les factions (….) et autres choses semblables ; leurs auteurs (nous prévient Paul), n’hériteront pas du Royaume de Dieu » (Gal.5v19-21). Ou encore à cultiver le mensonge : « (le diable) ne s’est pas tenu dans la vérité parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Lorsqu’il profère le mensonge, il puise dans son propre bien parce qu’il est menteur et père du mensonge » (Jean 8v44).

Etienne le sait bien, vu que, dans son excellent article « comment étudier l’économie sous un angle chrétien » (dont je vous recommande la lecture), il nous partageait « une révélation », lui qui avait grandi « dans un milieu où l’on tempêtait sans cesse contre les attaques contre la famille : le plus grand des ennemis de la famille, ce n’était pas l’Etat, mais le marché »(6). Ce qui nous permet de sortir des platitudes du genre « le travail est nécessaire pour l’homme, la pénibilité n’est qu’une punition temporaire », alors que pendant ce temps, des usines ferment, créant X suicides et y divorces, dans le silence général des chrétiens.

En guise de prise de position « politique », déclarons alors espérer plus dans le retour du Christ que dans les prochaines élections ou dans un résultat électoral. En attendant, soyons ses témoins fidèles et véritables, avec le secours du Saint-Esprit et la grâce de Dieu, en étant conscients que le but de l’Eglise n’est pas de se réduire à être la cliente d’un pouvoir, ou de croire « qu’elle permettrait à Dieu d’être Dieu », ou « d’empêcher César d’être César »(7).

La période de Noël qui s’annonce est généralement une période favorable pour « les enfants de lumière » que nous sommes, pour manifester « le fruit de la lumière, lequel consiste en toutes sortes de Bonté, justice et vérité » (Eph.5v8-9) et pour annoncer Celui qui est « la lumière du monde » (Jean 8v12), comme à rappeler/attester que « Dieu est lumière, et de ténèbres, il n’y a pas trace en lui » (1 Jean 1v5).

 

 

 

 

Notes : 

(1) https://parlafoi.fr/2020/11/26/qui-dit-evangile-dit-chretiente/, en réponse à mon article https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2020/11/25/doit-on-esperer-en-un-defenseur-de-la-chretiente-pour-des-questions-de-survie/

(2) https://parlafoi.fr/2020/11/13/une-defense-du-vote-des-chretiens-deplorables/, en réponse à mon article https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2020/11/11/comment-gerer-une-gueule-de-bois-post-electorale-ou-quand-mieux-vaut-perdre-un-vote-que-son-ame/

(3) »Ce ne sont pas des individus seulement qui se convertissent à Dieu, mais aussi des nations ; L’Évangile ne s’adresse pas à des individus seulement : il s’adresse aussi à des nations, c’est-à-dire des groupes d’humains organisés politiquement », affirme Etienne dans son article https://parlafoi.fr/2020/11/26/qui-dit-evangile-dit-chretiente/

Une affirmation qui témoigne de la difficulté du passage du texte biblique de l’hébreu > grec > français. A noter que c’est depuis le 16ème siècle que le mot « nation » est devenu un référentiel politique. Or, les « nations » en hébreu et en grec ne sont pas les Etats nationaux ou « les pays », mais plutôt les peuples non-Juifs, les goyim ou « ta ethnè » (« ethnies »).  Le mandat missionnaire du Seigneur consiste donc bien à « faire des disciples » des personnes.

(4) J’en parle ici, dans mon analyse du film « X-men : le commencement » https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/11/07/play-it-again-x-men-le-commencement-ou-les-enjeux-de-la-communaute/

(5) cf https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2020/11/25/doit-on-esperer-en-un-defenseur-de-la-chretiente-pour-des-questions-de-survie/   ; https://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1965_num_12_4_2886 et https://lafree.info/info/les-eglises-evangeliques-sous-le-ille-reich-par-andreas-schneider

(6) Lire https://phileosophiablog.wordpress.com/2019/09/06/comment-etudier-leconomie-sous-un-angle-chretien/

(7) Pour reprendre une formule du Pasteur Gilles Boucomont, publiée sur son compte twitter, 29/11/20.

 

 

A Noël, ne passez pas à côté de l’essentiel : invitez Christ à demeurer avec vous

Ne passez pas à côté de l'essentiel, à Noël (Source : Bolligan)

Ne passez pas à côté de l’essentiel, à Noël (Source : Bolligan)

« Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant: Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux ».(Luc 24v28-29)

Pour Noël, accueillez et (re) donnez toute sa place à ce Dieu qui s’est révélé à nous, mais aussi, surtout, qui a désiré « demeurer parmi nous »(Jean 1v14), quittant « sa zone de confort ».

En cela, Il nous offre la meilleure façon d’annoncer la Bonne Nouvelle, qui n’est pas d’être « parachuté » dans nos villes, nos quartiers, pour distribuer des tracts ou coller des affiches, avant de repartir dans un « chez-soi » (sur) protégé.

Non. L’Evangile nous dit qu’en venant dans ce monde – le nôtre – « il est venu chez les siens » (ou : « dans son propre bien »). Seulement, « les siens ne l’ont pas reconnu » et l’ont mal reçu (Jean 1v10-11). Qu’en sera-t-il pour vous aujourd’hui ?

Car une promesse est faite « à tous ceux qui l’ont reçu » : recevoir l’adoption en tant « qu’enfants de Dieu », une décision qui vient de Dieu seul (Jean 1v12-13 et cf 1 Cor.12v13).

Recevoir Jésus personnellement aura également des conséquences sociales évidentes : tous ceux qui le reçoivent appartiennent de fait à une même famille, la famille de Dieu, puisqu’ils ont en commun le même Père. Ils vivent la paix avec Dieu et la paix les uns avec les autres. Et la paix n’est pas l’absence de ce qui nous dérange, mais l’établissement de quelque chose de bon.

Ils sont censés avoir et manifester le même Esprit, qui n’est pas celui de ce monde (cf Eph.4v3-6, Jean 14v16-17). Et ils sont censés vivre tous « comme des frères », selon 1 Pierre 3v8-12, et non se comporter(et mourir) « comme des idiots » !

Ecoutons donc, en cette période festive censée nous rapprocher tous, la voix « douce et subtile » (cf 1 Rois 19v12) de Jésus, qui abaisse son regard sur nous et qui, en étant « au milieu de nous », nous dit : « Je veux vous bénir tous…je vous aime tous ».

 

Sur ce, joyeuses fêtes de Noël, en et avec Jésus ! Ce blogue prend à compter d’aujourd’hui une pause nécessaire, pour revenir en janvier, le jour de son anniversaire !

Qui recevra le Messie ? Récit de la naissance de Jésus, lu par un comédien

Une « bonne pêche », dans « Un Poisson dans le net », un site « nettement » au service de l’Evangile, dont nous avons déjà parlé :

Un comédien, Benjamin Kraatz, lit des extraits de l’Evangile de Luc et de l’Evangile de Matthieu, lesquels racontent que le Messie (et Rois des rois, le Sauveur annoncé par les prophètes)Jésus a failli naître dehors, parce qu’il n’y avait pas de place pour lui dans les hôtels, ni même dans les médias*. L’Evangile de Jean précise même qu’Il est venu chez les siens, mais que les siens ne l’ont point reçu. Les extraits lus révèlent qu’une place dans un endroit inattendu Lui a finalement été trouvée….Qu’en sera-t-il pour toi, aujourd’hui ? Une promesse spéciale est donnée pour celui qui le reçoit, encore aujourd’hui !

Ecoutez et…partagez autour de vous !

Et « Joyeux Noël » !

 

 

Notes :

* Lesquels médias(certains) tendent souvent à braquer le projecteur sur des futilités. Or, en cette période où l’on va fêter les lumières, souvenons-nous et proclamons que :

-La première chose que Dieu a créée, au milieu des ténèbres et du chaos, est la lumière(Gen.1v1-4)

« Dieu est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres »(1 Jean 1v5)

-Jésus-Christ est « la lumière du monde ». (Jean 1v4-9 ; 8v12)