« A qui appartiens-tu ? » Ta vie chrétienne est-elle « réelle » ou « virtuelle » ?

"Qui est au contrôle ?" Moi ? C'te blague ! (Par Andy Singer)

« Qui est au contrôle ? »
Moi ? C’te blague !
(Par Andy Singer)

Notre vie chrétienne est-elle véritablement « authentique » ? A moins qu’elle ne souffre d’une faible perception(ou d’une perception superficielle) de la vérité et de la foi, de sorte que celles-ci n’ont plus aucune conséquence pratique. En clair, nous pouvons bien savoir ce qui est vrai, ou qu’il est important « d’avoir la foi », tout en vivant en total décalage avec l’une et l’autre. Nous ne marchons pas dans la vérité et ne vivons pas mieux par la foi.

De fait, c’est là vivre la vie chrétienne, la vie d’église (locale) comme une « vie virtuelle » (en « jouant à l’église », en mettant « le masque du bon chrétien »), sans conséquences ou exigences majeures de vivre de façon responsable. C’est là « aller à l’église » comme d’autres iraient en boîte de nuit, en étant « un autre » tout en croyant être « je ». Sans doute pour « se déconnecter » de « la vie réelle » ?

Pour Rebecca Pippert, une telle superficialité vient d’un « appauvrissement de notre conception du titre de Seigneur reconnu à Jésus-Christ »(« La Saveur partagée ». Ed. Farel, 1986, p 60*). Or, un évangile proclamé et affirmé, qui négligerait de préciser[ou alors en l’écrivant « en petits caractères » ?] qu’il implique la reconnaissance de Christ comme Seigneur, autant que comme Sauveur, n’est déjà plus l’Evangile. Et le fait que Jésus soit Seigneur n’est pas une opinion, un frisson ou une sensation : il est un fait qui exige une réponse claire et immédiate. Le salut dépend de ladite réponse. Que vous soyez d’accord ou non ne change rien au fait que « Jésus est Seigneur ».

Et si nous négligeons d’intégrer visiblement Christ dans notre vie, que signifient nos belles professions de foi », s’interroge Rebecca Pippert (op.cit., p61) ? Rien. Ce ne sera que du virtuel.

Mais que signifie « Jésus est Seigneur » de ma vie ? Comment s’exprime la Seigneurie de quelqu’un ou de quelque chose sur notre vie ?

Est seigneur tout ce qui exerce un pouvoir sur nous. Ainsi, relève encore Becky Pippert, « celui qui recherche la puissance a la puissance pour maître. Celui qui recherche l’approbation [ou la reconnaissance-par exemple, sur facebook, twitter, en publiant tout ce que l’on fait à l’instant « T »] des hommes a pour maîtres ceux ou celles à qui il cherche à plaire »(op.cit., p 61). Nous pourrions ajouter les divertissements, les séries TV**, l’argent, l’ambition, la performance, un titre ou une position….Cassons donc un vieux mythe ou un pieux (vieux ?) mensonge : nous ne pouvons pas être notre propre maître, étant toujours assujettis à un maître extérieur à nous.

Si Jésus est bien Notre Seigneur, alors c’est à Lui que revient l’autorité suprême dans notre vie. C’est sans conditions ou sans marchandages possibles. Soit Jésus est « Seigneur de tout », soit Il n’est « pas Seigneur du tout ». De notre décision (la plus grande de notre vie, après nos études, nos choix de carrière ou notre mariage) dépend l’orientation de notre vie, pour l’éternité. Un défi à relever, en ce temps où prédomine l’esprit « CDD » (du court-terme).

Jésus nous laisse libre et respecte nos choix : avec Lui ou sans Lui. Mais si nous sommes libres de nos choix, nous ne sommes pas libres des conséquences de nos choix.

Jésus nous appelle à Le choisir, Lui, prioritairement. Aujourd’hui, et pas plus tard. « Mais alors, Il s’engage », Lui, « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6), « à ne pas nous conduire sur une mauvaise voie, ni sur une voie facile[et illusoire], comme s’Il allait prendre les décisions à notre place[Il n’est donc pas « au contrôle », comme on l’entend souvent, mais est souverain]. Il nous dirige dans le droit chemin[un chemin qui a du sens]sur lequel Il reste ce qu’Il est, sans aucun compromis, et nous demande de devenir réellement ce à quoi nous sommes appelés**. Ce but ne peut être atteint que si nous le suivons, et si nous lui obéissons et si nous maintenons une relation vivante, chaleureuse et dynamique avec Lui »(op. cit., p 62). Jésus est venu, « pour que les hommes aient la vie, et la vie en abondance »(Jean 10v10). Et la vie qu’Il offre, « la vie éternelle », c’est de connaître « le Dieu véritable »(Jean 17v3). Lui, Jésus, est « le Dieu véritable et la vie éternelle »(1 Jean 5v21). « Séparé de Lui, nous ne pouvons rien faire »(Jean 15v5).

Il a donné sa vie pour nous. « Il a été livré pour nos offenses et est ressuscité pour que nous menions une vie juste », une vie pleine de sens, conforme à la volonté de Dieu (Rom.4v25).

Il importe de découvrir le vrai centre de gravité pour notre vie. Si notre vie gravite autour d’un autre sens que Jésus, alors nous ne vivons pas pleinement. « C’est pourquoi Jésus s’efforce de faire prendre conscience (aux hommes) de ce qui les gouverne réellement. C’est pourquoi Jésus se préoccupe davantage de (notre) vie concrète que de (nos) paroles pieuses. Plus que vos affirmations, (c’est la réalité de votre vie) qui indique votre véritable maître »(op. cit., pp 62-63) et manifeste ce en qui/en quoi vous croyez.

Ceci dit, revenons à cette expression si souvent entendue ici ou là – Dieu serait « au contrôle » – ou à l’obsession « du contrôle ». Car si nous ne sommes pas « contrôlés » par de mauvais maîtres, nous serons peut-être tentés d’exercer « un contrôle » sur les autres, voire sur Jésus Lui-même pour l’enfermer dans une boîte ou « l’amener dans nos vues ». Une tentative illusoire, et perdue d’avance concernant Jésus, car si le Seigneur « accepte bien notre foi, jamais Il ne tolérera la moindre emprise de notre part »(op. cit., p 63).

Beaucoup ont tenté d’assujettir Jésus, sans succès. Le premier, peut-être, à l’avoir tenté[sans jeu de mots !] est le diable, en Matt.4v1-11 et Luc 4v1-13 : « Jésus venait de passer quarante jours dans le désert sans prendre de nourriture. Aussi, tout naturellement, Satan tenta Jésus sur le plan de la nourriture. Jésus refusa à son appétit[ou à ses besoins, mêmes légitimes] le droit de diriger ses actes. Ensuite, Satan proposa de donner à Jésus le pouvoir sur tous les royaumes terrestres : il lui suffisait d’adorer Satan. A nouveau, Jésus refusa de reconnaître à la puissance le droit prioritaire dans sa vie ». Alors Satan décida de faire douter Jésus de sa propre identité : « si tu es le Fils de Dieu… »

Or, Jésus, lors de son baptême, avait entendu la voix de Son Père proclamer : « Tu es mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir… ». Mais maintenant, après 40 jours de jeûne, Jésus était en position de faiblesse. C’est à ce moment que le diable l’a attaqué sur ce point précis***.

Comment Jésus a-t-il déjoué la tentation relative à son identité ? Non pas en discutant ou en parlementant avec le diable, dans le style : « c’est étrange que tu aies amené cette question sur le tapis aujourd’hui, où je ne me sens pas très bien….peut-être serait-il bon qu’on en discute ensemble. Accorde-moi quelques instants d’introspection pour voir si je me sens bien être le Fils de Dieu. Il serait peut-être bon que je [réécoute cette prédication] ou que je relise ce livre (relatif à ) la prise de conscience de mon identité…. ». Mais non : la réponse de Jésus a été simple, claire et « basique » : « Il est écrit » ou « il est aussi écrit ». Jésus fondait et manifestait la réalité de Son identité, non sur ses sensations, le contexte du moment, ou sur ce peuvent en dire les autres, mais sur la base de la vérité de la Parole de Dieu écrite, ainsi que sur sa relation vivante et vraie avec le Père.

« Si Satan n’a pas hésité à combattre Jésus sur le terrain de la conscience de son identité, il ne serait pas surprenant qu’il nous attaque sur ce même terrain. » (op. cit., p64).

 

En clair, cette question de ce qui fait autorité dans notre vie(« qui est Seigneur ») est d’autant plus essentielle, qu’elle est liée à notre identité. Nous saurons qui nous sommes, si nous savons à qui nous appartenons.

 

Notes :

*Epuisé. Réédité sous le titre « Sortir de sa bulle : l’Evangélisation, un style de vie ». Ed. Emmaüs/GBU, 2015 (Je préfére l’ancien titre…)

**Puisque l’on parle de « chemin », Génération Hillsong Nutella »(GHN) nous en parle d’un (de chemin) « pour les petits combats du quotidien », soit comment résister aux tentations du quotidien. Ou « l’art » du chrétien authentique enseigné par la grâce, « source de salut pour tous les hommes », de savoir d’abord « dire non », avant de « dire oui » (cf Tite 2v11-12), à l’instar de Jésus Lui-même.

*** Et comme le dit si bien GHN : « Le truc de la tentation, c’est de vous prendre au moment de faiblesse ». Evidemment.

 

« Le chrétien et sa mission pour les nuls »

 

 

Qu’est-ce qu’un chrétien ?

 

 

 

 
Un « protestant »(« uni »), un « protestant(évangélique) », un « catholique », un « orthodoxe » ? Un « (déjà)né (dans une famille)chrétien(ne) » ? Ou un « né(e) de nouveau » ?

A moins qu’un chrétien ne soit quelqu’un « qui connaisse son Dieu » ?…Son Dieu comme Père ?

Un chrétien est-il quelqu’un qui « fait pour être » ou

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

« qui fait parce qu’il est » ?

Qu’est-ce la « mission du chrétien », « petit Christ » ?
Qu’est-il appelé à « faire » ou… »à être », tout simplement ?

Un chrétien est un « porteur » et un « semeur d’espérance »(et pas « d’espoir »)

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio Qu'est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio
Qu’est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Un chrétien est un « ustensile », dont la vie est utile et a du sens.
Il est un « témoin » de Christ :

celui qui fait les présentations(entre Dieu et celui qui ne connaît pas encore Dieu)
« Evangéliser » lui est(devenu) »naturel » : « une façon de vivre ».
Il est appelé « sel de la terre » et « lumière du monde » par le Seigneur Jésus(Matt.5v13-14).
Il est appelé à « proclamer » et à « affirmer » l’évangile, qui est la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

A vous de poursuivre la liste, en développant ces termes et expressions.

En guise de réflexion supplémentaire sur cet inépuisable sujet, voici, non pas un « guide pour les nuls » sur « le chrétien et sa mission », mais le « Top des 10 » de Pep’s Café !
Le Top des 10 livres(en papier, avec des pages qui tournent et qui font du bruit), bien sûr : de quoi vous inspirer à l’approche de Noël ?
Certains sont encore accessibles, d’autres épuisés.

Sur ce, bonne lecture !

Avant toutes choses, lire ou relire le sermon sur la montagne de Jésus-Christ dans Matt.5-7. Puis les 4 évangiles.

« A qui est cet enfant ? » de Bill Wilson : tout a changé pour le jeune Bill, le jour où un homme s’est demandé en le voyant seul, abandonné : « à qui est cet enfant ? »

« L’Audace de la foi » d’Alfred Kuen (édition Emmaüs, 2002)ou l’histoire de Georges Müller, un homme de foi qui a su mener une vie utile et pleine de sens.

« Le chrétien et les défis de la vie moderne »(vol.1) de John Stott. Ed. Sator, 1987(collection alliance). Entre être « lumière du monde » et » sel de la terre », faut-il choisir ?

« L’Evangélisation personnelle », un dossier de « Promesses », revue de réflexion biblique.

« Just people », du Défi Michée : mener « juste » sa vie ou mener une vie « juste » ? Un ouvrage de formation et de réflexion destiné à aider les chrétiens et les Eglises intéressés par la problématique de la pauvreté et de la justice sociale à s’investir de manière plus concrète.

« La saveur partagée » de Rebecca Pippert(Ed. Farel) : « évangéliser » ou « communiquer sa foi », n’est pas du « marketing », mais quelque chose « que le chrétien ne peut pas ne pas faire » : l’évangélisation est quelque chose de « naturel », « automatique », « spontanée ». « Une manière d’être », avec Jésus Christ comme source. » Rebecca Pippert sera intervenante à la conférence : « évangéliser : mission impossible ?  » à l’institut biblique Emmaüs, en Suisse, du 31 janvier au 1er février 2014.

« Lire la Bible avec les exclus », de Bob Ekblad. Ed. Olivetan, 2008 : pour une lecture réellement libératrice de la Bible avec les exclus ou les « damnés de la terre »(détenus, drogués, travailleurs clandestins, mères seules…)

« La Force d’aimer », de Martin Luther King. Ed. Empreinte, 2013(nouvelle édition) : 17 sermons. « Nous ne devons pas être des thermomètres qui indiquent la température de la majorité, mais des thermostats qui transforment et règlent la température de la société. »

« Une vie qui parle »,  de Jim Petersen, ed. « les Navigateurs » : le titre dit tout. Comment « parler » de l’évangile à nos contemporains, dans une société sécularisée ?

« Le Royaume équilibrée de Dieu » de Richard Borgman. Ed. Le lion et l’agneau, 1995 : « Le Royaume de Dieu » ou « Son règne sur tous les domaines de la vie »… »Jésus-Christ, le souverain roi, et rien d’autre ».

L’évangélisation personnelle : le prochain dossier de « Promesses »

Qu’est-ce qu' »évangéliser » ?

La réponse semble évidente, semble-t-il. En réalité, elle ne l’est pas tant que cela. Particulièrement de nos jours, dans nos sociétés sécularisées et postmodernes.

Jim PETERSEN, des Navigateurs, rappelle, dans son excellent « Une vie qui parle »*, que « les Écritures nous parlent essentiellement de deux types d’évangélisation » :

La « proclamation de l’Évangile », soit « une action permettant au non-chrétien d’entendre une présentation claire du message fondamental ».

Cette approche est efficace, notamment pour les auditeurs « préparés ».

L’« affirmation de l’Évangile« , soit « un processus de structuration et d’explication du message chrétien »(op.cit. p22), ou, plus simplement encore, « un processus consistant à incarner et à vivre le message chrétien« .(op. cit.p44)

La deuxième approche porte des fruits parmi les auditeurs « non préparés », autrement dit parmi les gens ne disposant pas d’un héritage chrétien et pour lesquels le christianisme ne constitue pas une base crédible pour leur vie.

L’une et l’autre approches sont indispensables, ajoute Jim PETERSEN. Toutes deux sont essentielles et limitées, prises séparément. La question essentielle n’est pas de savoir quelle est l’approche la plus « populaire », mais de savoir quelle est la plus « pertinente », à un moment donné.

Qu’est-ce que donc qu' »évangéliser » ?

Dans le même ordre d’idée, Rebecca PIPPERT souligne, dans « la Saveur partagée »**, qu' »évangéliser » ou « communiquer sa foi », n’est pas du « marketing », mais quelque chose « que le chrétien ne peut pas ne pas faire » : l’évangélisation est quelque chose de « naturel », « automatique », « spontanée ». « Une manière d’être », avec Jésus Christ comme source.(op.cit., p8, 13)

Si le sujet vous intéresse, et surtout, si vous recherchez une base de réflexion plus récente, le prochain numéro de Promesses, revue de réflexion biblique(N° 186, 2013/4, septembre-décembre), dont nous déjà parlé, sera justement consacrée à « L’évangélisation personnelle » !***

Au menu, des articles de Philip NUNN(« annoncer l’évangile »), Scott Mc CARTY(« l’évangélisation personnelle »), Cor BRUINS(« l’exemple de Jésus »), Pierre ODDON(« comment témoigner ? »), Don CARSON(« le contenu de l’évangile »), Henri BLOCHER(« la mission de l’Eglise »), un témoignage et bien d’autres articles.

Ce numéro n’est pas encore sur le site de « Promesses », mais sera disponible en version papier d’ici quelques semaines. N’hésitez pas à contacter les responsables et à vous abonner à cette revue édifiante et pratique pour la soutenir !****

 

Notes :

*PETERSEN, Jim. Une vie qui parle. L’Évangile dans une société sécularisée. Ed. Navpress, 1982(hélas épuisé)

**PIPPERT, Rebecca. La Saveur partagée. Évangélisée : une façon de vivre. Ed. Farel, 1986(collection « vivre »). Ouvrage également épuisé…Voir ici.

***Merci à Jean REGARD, du comité de rédaction et d’administration, de m’avoir communiqué le sommaire du numéro.

****Invitation par ailleurs totalement désintéressée !

« Séparer » ou « distinguer » ?

« Vous serez saints, car moi, l’Éternel votre Dieu, je suis saint. »(Lévitique 19v2 et 1 Pie.1v15-16)

Dans notre désir d’être saint, comme Dieu nous y appelle,

notre façon de vivre nous isole-t-elle des autres, ou permet-elle que « l’on fasse la différence », ou que l’on distingue que nous appartenons bien à Dieu ?

Rebecca Pippert écrivait, dans La Saveur partagée (Ed. Farel) : « si notre conception de la spiritualité nous isole de nos semblables, il est à craindre que nous ressemblions aux pharisiens[qui, par ailleurs, ont rejeté et condamné Jésus].

Si nous avions la notion de sainteté qu’avait Jésus, alors nous ne nous isolerions pas des autres, mais en même temps nous ne serions pas confondus avec eux. »(op. ci., p 96)

« Etre saint », c’est être « mis à part »(pour Dieu)et être pur.

L'eau et les verres par George Hodan

L’eau et les verres par George Hodan

« Pur », c’est être « sans mélange ». Une attitude intérieure( cf Marc 7v14-23) sans aucune ambiguïté ou confusion(de personnes, de rôles ou de fonctions-par exemple : confusion croyants/incroyants, confusion des sexes-masculin, féminin…)

Ainsi, Dieu a créé les cieux, la Terre, la mer…et a distingué chacun de ces éléments. Il n’a pas attendu la fin du chaos pour créer mais a d’abord créé la lumière au milieu du chaos.(Gen.1v1-3)

Sa création est donc distincte du chaos, comme Lui-même est distinct(et au-dessus) de Sa création.

Que dit Lévitique 19-20 sur la façon d’être saint, questionne encore Rebecca Pipert ? « Honore tes parents, ne mens pas, ne vole pas, accorde le juste salaire, ne commets pas d’injustice, ne triche pas…Si nous sommes tentés de ne voir la sainteté qu’au ciel où est Dieu, nous constatons qu’elle doit nous accompagner sur les routes et dans nos maisons, là où se déroule notre vie. Nous qui concevons la sainteté en terme de séparation, nous constatons qu’elle se vit dans nos relations aux autres. Nous qui associons la sainteté à la divinité, nous découvrons qu’elle se démontre dans notre humanité, par la manière dont nous traitons notre prochain. »(Op. cit. pp 99-100)

A l’inverse, la conception de Jésus de la sainteté l’a conduit à une « identification totale » aux pécheurs qu’il est venu sauver, « dans une séparation radicale »(cf Hébr.4v15)

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

« Vous êtes la lumière du monde », dit Jésus de ceux qui lui appartiennent(Matt.5v13-16). Et « le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. »(Eph.5v9)

De fait, le chrétien doit afficher sa différence :

-En ayant soif de justice(celle de Dieu-et en se conformant à cette justice), en procurant la paix et en ayant le coeur pur.

– Etre sel et lumière

-En rendant un culte sincère à Dieu, « en Esprit et en vérité »

-En cherchant d’abord la gloire de Dieu

-En servant les autres et non en les critiquant, jugeant, condamnant

-En obéissant à Christ comme Seigneur

(Rebecca Pippert, op. cit., pp 104-105)