Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 3

« Chrétiens, notre ego est crucifié avec Christ… mais il semble avoir tendance à redescendre de la croix ! » (Source image : public domain pictures)

Dernier volet de notre série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée aux premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains. Aujourd’hui : « pourquoi as-tu fait cela ?… »Si vous prenez la série en route, ne manquez pas de (re)lire les épisodes 1 et 2, avant de commencer celui-ci.

Une fois que l’homme a trouvé justification à son acte par un « c’est la faute de cette femme que tu m’as donnée »,  Dieu se retourne vers la femme et lui demande:

« Pourquoi as-tu fait cela ? » (Genèse 3:13, NFC)

Encore une fois, Dieu n’accable pas la personne à qui il s’adresse mais il cherche à faire comprendre à la femme ce qui l’a réellement poussée à désobéir. Cela me semble être une bonne pédagogie !

Nous pouvons noter que, depuis le début, Dieu n’a pas ajouté à l’accablement de l’homme et de la femme : à aucun moment il n’a “rajouté une couche” ou cherché à “compter les points”. Au contraire, il semble vouloir engager un dialogue avec eux.

Voici la réponse de la femme au verset 13 : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »

Par sa réponse, la femme reconnaît qu’elle a mangé du fruit mais en reporte la responsabilité sur le serpent. Ce dernier ne lui a pourtant pas mis le fruit dans la main !

La manière dont l’homme et la femme répondent est curieusement semblable à nos manières de rejeter la faute sur un tiers, lorsque nous sommes pris “la main dans le sac”. C’est en effet toujours plus agréable lorsqu’un tiers peut porter la responsabilité à notre place !

Sauf que ce n’est pas juste de se cacher derrière quelque chose ou quelqu’un pour justifier notre erreur.

Si la femme était allée jusqu’au bout de la réflexion, jusqu’à la racine du problème, elle aurait pu l’arracher, traiter le sujet en profondeur. En posant cette question, Dieu voulait peut être que la femme s’interroge sur sa motivation profonde, sur la raison qui l’a amenée à faire confiance à la parole du serpent.

Peut-être aurait-elle répondu à côté une première fois, puis, dans le dialogue avec Dieu, en conclure que c’était son désir de toute puissance, d’être « comme Dieu », qui avait déclenché la cascade d’événements malheureux.

C’est parfois ce qu’il nous manque : traiter nos péchés, nos fautes, en allant jusqu’à leur racine. En restant en superficie, sans réfléchir à ce qui nous a conduit à fauter/ « rater la cible » de Dieu pour nous, nous risquons de faire du sur-place au lieu de revenir vers Lui.

Etre responsable, assumer sa responsabilité dans une faute, requiert beaucoup de courage et d’humilité. Deux qualités précieuses.

Je crois que nous préférons le confort de la fuite, ou de blâmer autrui…Ainsi notre égo n’est pas mis au défi.

Or notre égo est l’un des plus gros obstacles pour bénéficier de la grâce de Dieu. Il est à l’origine de beaucoup de nos problèmes en fait !

Notre ego refuse de reconnaître qu’il puisse avoir tort, avoir mal fait et avoir besoin de « s’écraser » devant Dieu. C’est très inconfortable, d’où la difficulté à reconnaître notre part de responsabilité lorsque nous sommes pris en faute.

Paul dit en Galates 2:20 : « Avec le Christ, je suis mort sur la croix. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Maintenant, ma vie humaine, je la vis en croyant au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi ». Ce qu’il veut dire, c’est que ce n’est plus mon ego qui vit mais Christ en moi.

Chrétiens, notre ego est crucifié avec Christ… mais il semble avoir tendance à redescendre de la croix !

C’est pourquoi nous avons besoin de rester vigilants, et de demander au Saint Esprit qu’il sonde nos cœurs et nous révèle notamment dans quels cas il s’agit de notre ego qui réagit plutôt que de notre esprit.

Je crois que Dieu, dans le jardin, appelait la femme et l’homme à faire preuve d’humilité, à confesser qu’ils avaient fait fausse route et à reconnaître qu’ils avaient besoin de l’aide divine pour changer.

Arrives-tu à identifier des sujets où ton égo se met actuellement en travers de Dieu et toi ?

Et si tu priais simplement avec le psaume 139 ?

Ô Dieu, regarde au fond de mon cœur et connais-moi,

Examine mes pensées et vois mes soucis.

Regarde si je suis sur un chemin dangereux,

Et conduis-moi sur ton chemin, ce chemin qui est sûr pour toujours (vv23-24).

Par son Esprit, le Seigneur peut nous révéler la cause ou l’origine de nos manquements, afin que nous puissions nous réaligner avec le projet de Dieu pour nous.

Cela demandera de passer par les cases de la confession puis de la repentance.

L’une comme l’autre ne sont pas des processus automatiques: il est recommandé de demander à Dieu le Saint Esprit ce que nous devons confesser et ce pourquoi nous devons vraiment nous repentir. Son efficacité et sa précision sont redoutables lorsque nous l’invitons, bien plus que le sont toutes nos capacités intellectuelles.

La démarche de confesser ses péchés devant des frères et soeurs dans la foi semble très saine et puissante si l’on se fie à Jacques 5:16 qui nous invite à la confession des péchés « les uns aux autres [et j’ajoute: sans jugement, car nous sommes tous pécheurs !], afin que nous soyons guéris ».

La repentance suit la confession : nous demandons pardon à Dieu et prenons la décision de vraiment changer avec son aide, de lâcher notre ancienne manière de voir les choses pour adopter la perspective de Dieu.

Il s’opère ainsi un changement à 180 degrés.

C’est seulement au bout de ce processus que nous aurons vraiment pris notre responsabilité devant le Seigneur, et serons prêts à recevoir son pardon et sa libération.

Ose donc t’humilier devant Dieu et demander son aide pour changer.

* De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 2

Source image : public domain pictures. Quand « (la voix de Dieu) doit résonner plus fort que toute autre voix dans nos vies »

Une nouvelle série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée aux premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains. Aujourd’hui, l’épisode 2 : « qui t’a appris… »

Résumé de l’épisode précédent:

Lors du billet précédent, nous nous sommes attardés sur la première question fondamentale que Dieu posait aux humains dans le livre de la Genèse, à savoir :

“Où es-tu?”

Cette question résonne encore aujourd’hui dans nos vies, à chaque fois que, tout honteux, nous avons envie de nous cacher de Dieu, conscients de nos errements ou mauvais choix et encore plus conscients de sa sainteté – du fait que Lui est “autre”, sans péché.

Je vous invite à retourner à ce premier épisode de notre série afin de “raccrocher les wagons”.

Aujourd’hui, nous continuons avec la deuxième question que Dieu pose à l’homme.

Nous sommes toujours dans ce jardin d’Eden, juste après la désobéissance de l’homme et la femme.

A la question “Où es tu?” la réponse de l’homme au verset 10 de Genèse 3 (NFC) est : L’homme répondit : « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché ».

Dieu aurait pu répondre par une affirmation ou négation, mais il pose une nouvelle question au v11 (NFC) : “Qui t’a appris que tu étais nu ?”

A nouveau il semble que la préoccupation du Seigneur n’est pas d’enfoncer l’homme à cause de ce qu’il a fait. Il ne nie pas que l’homme soit nu, mais il veut savoir “qui” le lui a dit ou fait comprendre.

En effet, non seulement l’homme a pris conscience qu’il est nu mais, en plus, cela a généré chez lui la peur et l’envie de se cacher…une réaction en chaîne!

Avant cet instant là, ce type de peur menant à la fuite ou la cachette n’était pas présent dans le vécu de l’homme et de la femme.

Ils vivaient dans le jardin en pleine confiance, l’un en l’autre, avec la nature et avec Dieu.

Mais voilà que leur écart de la volonté de Dieu leur ouvre les yeux sur leur vulnérabilité et leur imperfection. Ils prennent donc peur de ce qui pourrait leur arriver dans ce jardin et face à Dieu.

Pourtant, rien n’a vraiment changé par rapport à avant: ils étaient déjà nus !

Leur nudité n’était pas l’essentiel ou du moins ce n’était pas le centre de leur attention.

Cet épisode me rappelle un épisode du Nouveau Testament, où Pierre, dans un élan de foi, commence à marcher sur l’eau en allant vers Jésus puis prend peur lorsque la tempête gronde… et commence à sombrer à partir de là.

Il a prêté plus attention à cette tempête plutôt qu’à la voix de Jésus qui l’appelait, quel dommage.

Dans le jardin, l’homme n’avait pas de tempête pour l’intimider mais quelque chose a détourné son attention de ce qui comptait vraiment : la confiance qu’il pouvait avoir en Dieu.

La question “qui t’a appris que tu étais nu?” avait peut-être pour rôle de signaler à l’homme qu’il avait écouté une autre voix que celle de son Créateur et ouvert ainsi la porte à la peur.

Et toi, quelles voix t’influencent-elles aujourd’hui et que produisent-elles en toi ? Arrives-tu à discerner la voix de Dieu dans tout le brouhaha de notre vie hyper connectée?

Si nous écoutons les messages autour de nous, on peut vite devenir anxieux ou inquiet voire apeuré comme l’homme et chercher à se réfugier dans notre coquille.

Le Seigneur, lui, nous invite à sortir de la coquille pour vivre une vie pleinement confiante en Lui, le Tout-puissant, celui qui nous aime parfaitement, veille sur nous et nous apporte la paix.

Pour cela, Sa voix doit résonner plus fort que toute autre voix dans nos vies.

Et si tu prenais le temps de faire le tri parmi toutes les voix qui veulent t’influencer, voire te contrôler?

Je te propose de prendre du temps au calme avec Dieu et te mettre à son écoute par la lecture de la Bible et par la prière : ose Lui demander comment Il te voit, ce qu’il pense de toi. C’est peut-être cela, que l’homme dans le jardin d’Eden aurait pu faire : retourner vers son Créateur pour connaître la vérité sur son identité plutôt que rester avec le gros malaise de se savoir nu et la peur.

Tu pourrais également te réunir avec d’autres croyants et partager tes questions : parfois, c’est par les autres que Dieu nous rappelle qui nous sommes en Lui et quels sont ses projets pour nous.

Une chose est sûre: c’est l’étendue de son amour que le Seigneur veut et va te révéler.

C’est de cet amour parfait qu’il veut t’entourer, de sorte que toutes tes craintes (la peur d’être puni par Lui, la peur de l’avenir, la peur d’être rejeté des autres…) s’éteignent et que tu sois en paix.

“Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; l’amour parfait exclut la crainte” lit-on dans 1 Jean 4:18 (NFC)

*De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 1

(News lovers in the)Planet of the Apps (2013) Huile sur toile 36” x 36” de Patrick McGrath Muñiz

 « La métaphysique », c’est l’art de (se) poser les bonnes questions, écrivions-nous il y a quelques années sur ce blogue.  Ces « bonnes questions » sont des questions dites « fondamentales » (en rapport au sens de la vie, à la mort, au bien et au mal, ou à Dieu…) que chaque être humain peut (ou est censé) se poser.

En réalité, comme nous le montre le début du premier livre de la Bible, la Genèse, ce n’est pas l’homme qui se les pose ou les pose à Dieu, ces questions. Mais c’est Dieu qui pose les toutes premières « questions premières » à l’humain, à un moment particulier où celui-ci est en faillite devant le projet divin. Dieu nous pose ces questions, non « pour savoir » (comme s’il ne savait pas !), mais parce qu’il est bon que nous les entendions.

Voici donc la nouvelle série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée à ces fameuses premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains.

Aujourd’hui, l’épisode 1 : « où es-tu ? »

Un épisode sombre de l’histoire de l’humanité a lieu en Genèse 3.

Par leur désobéissance au seul interdit posé par Dieu sur leur vie, nos ancêtres, l’Homme et la Femme, deviennent conscients de leur nudité et surtout conscients que quelque chose s’est détérioré dans leur relation avec Dieu.

Genèse 3v7 : « Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s’en firent chacun une sorte de pagne ». (NFC)

Leur réaction : cacher leur nudité avec la première chose qu’ils trouvent ! Puis, lorsque qu’ils entendent Dieu le soir, dans le jardin, ils cherchent à se cacher de Lui.

Décidemment, se cacher ou cacher semble être un vrai sujet dans leur nouvel état.

T’es-tu déjà demandé pourquoi? Et surtout, si tu avais été à la place de Dieu, qu’aurais-tu fait ?

Pourquoi leur réflexe est-il de se cacher?

Pense à ton instinct lorsque tu fais ou faisais des bêtises et savais que cela arriverait aux oreilles de tes parents…Moi, j’aurais préféré être invisible.

Lorsque nous avons conscience que nous décevons des personnes qui nous ont fait confiance ou que nous avons désobéi à une consigne, nous avons tendance à culpabiliser ou même avoir honte. La culpabilité exprime notre conscience de notre mauvaise action, tandis que la honte a rapport plutôt à notre vision de nous-mêmes (“je suis mauvais.e”).

Ces deux sentiments sont parfois mélangés, et tous nous les avons expérimentés un jour (normalement!). L’Homme et la Femme, coupables et honteux, essayent de réparer ce qu’ils perçoivent comme une faute en se créant des pagnes en feuillage, puis ils essaient d’éviter la confrontation avec Dieu en se cachant car ils ont peut-être l’impression que Dieu ne les reconnaîtra plus comme ses créatures bien aimées.

Et toi, quelle est ta réaction lorsque tu sais que, devant Dieu, tu n’es pas tout à fait dans la cible ? Quelles pensées te traversent-elles? Et surtout, oses-tu en parler avec Lui?

Si j’étais Dieu (heureusement, je ne le suis pas) je les aurais cherchés pour les « engueuler un coup ». Après tout, ils avaient désobéi à la seule interdiction posée sur leurs vies !

La preuve que Dieu est loin de mes raisonnements humains, c’est qu’il s’approche de l’Homme et pose une question, comme si de rien n’était : “où es-tu?”.

Ceci m’interpelle car: Dieu ne les accuse pas, ne leur dit pas tout le mal qu’il pense d’eux, ne les rejette pas.

Au contraire, il cherche la relation: il veut savoir où se trouvent l’Homme et la Femme.

La relation semble être une priorité pour Dieu.

Il était surement bien au courant de ce qu’ils avaient fait, mais leur a donné l’occasion de venir à Lui, de rester connectés à Lui malgré leur erreur.

Y-a-t-il aujourd’hui une situation dans ta vie qui t’empêche de t’approcher de Dieu?

Sache qu’il est à ta recherche, et t’adresse cette même question “Où es-tu?”.

Dieu est au courant de ce qu’il s’est passé et veut un face à face avec toi : non pour ajouter à la honte et à la culpabilité mais pour t’aider à les évacuer définitivement.

A chaque fois que tu te sens loin de Dieu, ou indigne de t’approcher de Lui, souviens-toi que Lui te cherche. Il te précède dans les retrouvailles!

Prends le risque de répondre à son invitation, de lui dire “je suis là”. Peu importe la gravité de ta situation, ou l’intensité de ton combat contre la honte et la culpabilité.

Essaye.

* De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Les 3 premières « questions premières » de Dieu à l’humain

Dieu nous parle et nous pose même les « bonnes questions » : les toutes premières « questions premières », fondamentales

« La métaphysique », c’est l’art de (se) poser les bonnes questions, écrivions-nous il y a quelques années sur ce blogue.  Ces « bonnes questions » sont des questions dites « fondamentales » (en rapport au sens de la vie, à la mort, au bien et au mal, ou à Dieu…) que chaque être humain peut (ou est censé) se poser.

Au début du premier livre de la Bible, la Genèse, ce n’est pas l’homme qui se les pose ou les pose à Dieu, ces questions, mais c’est Dieu qui pose les toutes premières « questions premières » à l’humain, à un moment particulier où celui-ci est en faillite devant le projet divin.

Dieu nous pose ces questions, non « pour savoir » (comme s’il ne savait pas !), mais parce qu’il est bon que nous les entendions.

Question 1 : Où es-tu ? (Gen.3v9)

Dieu pose cette question à Adam, parce que ce dernier s’est caché de lui… de honte, car il a réalisé qu’il était nu, après avoir désobéi à Dieu.

Dieu pose cette question pour qu’Adam puisse répondre et dire la vérité sur sa situation, sur ce qu’il a espéré cacher à Dieu.

Dire la vérité ouvre une porte de sortie, avec la possibilité de se repentir et d’être pardonné, pour la restauration de la relation (Cf 1 Jean 1v5-9)

Actualisation : « Où (en) suis-je » dans ma vie ? (rapport à moi-même, aux autres, à ma foi, à ma capacité d’espérer, à ce qui a le plus de valeur ou ce qui prend le plus de place dans ma vie…?)

Evaluer ma capacité à tout vivre sous le regard de Dieu, qui connaît et voit toute chose, pour vivre dans la paix, la sécurité, la confiance et l’espérance.

Question 2 : Qui t’a appris (que tu étais nu…) ? (Gen.3v11)

Une question d’actualité ! Ou, dit autrement : Qui as-tu écouté ? Sous l’autorité de quelle parole t’es-tu placé ? Qui a parlé ? A quelle source d’info as-tu porté du crédit ? D’où tiens-tu cette idée ? Quelles sont tes sources d’inspiration, de connaissance, de ce que tu sais, de ce que tu crois, de ce sur quoi tu fondes ta vie ?

A quelle source fiable revenir ? Qu’est-ce qu’une source fiable ? « La recherche de la vérité est la condition d’une information digne de ce nom, crédible ». Christ est la vérité. La Parole de Dieu est la vérité. Le Saint-Esprit est l’Esprit de vérité, lit-on dans l’Evangile selon Jean.

Actualisation : « Seigneur, que veux-tu que j’apprenne de telle situation ? Inspire-moi par ta Parole et ton Saint-Esprit ».

Question 3 : Où est ton frère ? (Gen.4v9)

Une question qui nous décentre de nous-même, nous ouvrant aux autres, laissant entendre que la réponse ne peut jamais être : « je ne sais pas ».

Que suis-je en train de faire de mon frère ? De mon prochain ?

Qui est, d’ailleurs le plus souvent au centre, dans ma vie ?

Significatives de l’intention de Dieu à notre égard, ces « questions premières » sont à garder, pour nous les poser quotidiennement, pour faire le point sur notre situation, et ce sur quoi nous espérons, afin de vivre une vie plus conforme au projet de Dieu. « Ouvertes », ces questions nous libèrent en….nous ouvrant un avenir et une espérance.

Pour aller plus loin : découvrir, dans les Evangiles, comment Jésus a vécu ces trois questions.  Ex : Luc 9v51 ; Jean 11v6 ; Jean 5v20, 30 ; Jean 8v38-40 ; Matt.9v36 …..

D’après une prédication du Pasteur Gilles Boucomont, le 29/08/21

« The big question » du mois : « Si Dieu est bon et omnipotent, pourquoi y a-t-il du mal et de la souffrance dans le monde ? »

Calvin et Hobbes, par Bill Watterson : discussion sur la problématique du mal

C’est effectivement THE (Big) question posée par l’internaute Henri sur le site « 1001 questions »… La fameuse question sans réponse. Pourtant les théologiens ont cherché depuis longtemps à l’apporter, cette réponse qu’on appelle la « théodicée »(1)…..sans pouvoir la trouver !

Et « heureusement », répond le répondant du site « 1001 questions » – ce qui peut paraître étonnant ou paradoxal (2) – « qu’on ne peut pas la trouver », cette réponse, « car alors on aurait expliqué la présence du mal. Et en l’expliquant, on aurait déjà justifié, en quelque sorte, la réalité scandaleuse et injustifiable du mal (On parle ici du mal subi. Le mal commis, on peut en rendre l’homme responsable).

Le livre de Job aborde ce problème. Pourquoi Job souffre-t-il, pourquoi -pire- Dieu permet-il qu’il souffre ? Les amis de Job essaient de lui expliquer que c’est sa faute (toujours la tentation de la « théodicée », défendre Dieu !). Et Job résiste à leurs arguments : il voit bien que des justes souffrent et que des méchants vivent paisiblement. Donc, expliquer le mal comme une rétribution méritée ne tient pas la route. A la fin du livre, Dieu répond enfin à Job… mais sans lui donner d’explication, et même en lui demandant, après lui avoir rappelé qu’il est après tout le Créateur et lui simple créature, comment il ose ainsi l’interroger (Job 38,1ss; 40,1-2). Et Job se soumet. Mais il le fait parce qu’il ne souhaitait qu’une chose : que Dieu lui parle, qu’il réponde à son appel de révolte qui est toujours un cri de foi ».

Lire la suite ici.

Voir aussi ce diptyque (Part.1 et part.2) consacré à « La Cabane » (roman et son adaptation cinématographique), essai de «  théodicée narrative – une tentative de répondre à la question du mal et du caractère de Dieu par le moyen d’une histoire », selon les termes d’Albert Mohler.

 

 Notes :

(1) Terme créé par Leibniz (cf. Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal, 1710), qui désigne la justification de la bonté de Dieu en dépit du mal qui existe dans le monde.

(2) Ce qui est « para-doxal », au sens premier, est à contre-courant de la doxa [ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée] dominante.

 

 

 

Ce dont souffrent ceux qui sont « perdus dans le monde comme lui »

En guise de première introduction à un prochain grand thème(les plus futés découvriront sans doute bien vite de quoi il s’agit) à paraître mercredi prochain, voici le génial clip de la chanson « Are You Lost in the World Like Me ? » (« Etes-vous perdu dans le monde comme moi ? ») de Moby & The Void Pacific Choir (lequel a sorti un nouvel album, These Systems Are Failing le 14 octobre 2015), avec les dessins de Steve Cutts(1).

A l’heure des réseaux dits « sociaux », les liens véritablement sociaux sont sur le mode « Brice de Nice »(« cassés »). Mais les foules décrites dans le clip(des « égoïstes grégaires » dépersonnalisés) semblent souffrir d’un mal plus grave encore : le trouble de la perception, que l’on appelle « indifférence ».

En bref, le clip fait beaucoup plus que dénoncer un fait de société : il pose une véritable question « métaphysique »(2) de notre rapport au monde, à l’autre et à nous-mêmes.

A suivre ici.

Notes : 

(1) Découvert via le mensuel « La Décroissance » (numéros de novembre et décembre 2016).

(2) Entre autres questions :

« Are you lost in the world like me ? (Êtes-vous perdu dans le monde comme moi ?)

If the systems have failed ? (Si les systèmes avaient échoué ?)

Are you free ? (Êtes-vous libres ?)

All the things, all the loss (Toutes les choses, toutes les pertes)

Can you see ? (Pouvez-vous les voir ?) »

Testez-vous : nommez ces marques, nommez ces plantes

Le récit de la Genèse nous rappelle qu’Adam, disposant de l’autorité de Dieu, a donné un nom aux animaux(Gen.1v26-28, 2v15-20). Feriez-vous « mieux » que lui ? Testez-vous ! Nommez les marques, puis les plantes, ci-dessous, en vous minutant pour chaque catégorie.

Nommez ces marques ; nommez ces plantes (Source : Adbusters)

Nommez ces marques ; nommez ces plantes (Source : Adbusters)

 

 

 

 

 

 

 

C’est fait ? Quelles conclusions en tirez-vous ?

Quelques questions à (se) poser, parmi d’autres :

Qui êtes-vous ? A qui appartenez-vous ?

Raisonnez-vous, agissez-vous en « citoyens »(disposant d’une autorité)…ou en « consommateurs » ?

La suite du récit de la Genèse nous montre comment Adam a abdiqué son autorité, n’ayant rien eu à opposer à « la théologie » du premier « publicitaire » de l’histoire(Gen.3v1-6…). Et vous ? Qu’avez-vous fait de votre autorité(en tant que chrétiens, « enfants de Dieu », « citoyens du ciel »…ou, au moins, en tant que « citoyens de ce monde ») ?

D’autre part, nous connaissons sans doute les noms de nos stars ou personnalités politiques(préférées ou non)…Mais connaissons-nous notre Dieu ? Et qui est votre Dieu, d’abord ?

Bon test et bon week-end !

(U)chroni(qu)es métaphysiques

Si Nicolas Sarkozy n’avait pas existé, la démocratie existerait-elle encore ? (« Piqué » dans Le Tigre magazine-« curieux magazine curieux »-de Décembre-janvier 2014, numéro 036-037)

« Non, selon Henri Guaino : « sachez que s’il n’avait pas été là, il n’y aurait plus de démocratie en France, plus de démocratie en Europe et plus de démocratie dans le monde », a-t-il déclaré sur BFM TV, le 24 novembre 2013. C’est en réalité difficile à vérifier. Henri Guaino* voulant dire par là qu’un autre président de la république, par exemple Ségolène Royal, François Bayrou ou Hollande, ou qui vous voulez, aurait été incapable de faire face à la révolte qui n’aurait pas manqué de le submerger à cause de la crise de 2008. Quelle révolte, demandez-vous ? Celle qui aurait eu lieu si Nicolas Sarkozy n’avait pas été là. Comme tous les exercices d’uchronie**, celle d’Henri Guaino nous plonge dans les abîmes métaphysiques. »

Un « sauveur » ! Et nous ne le savions pas !

Plus sérieusement, la Bible raconte l’histoire d’« une petite ville, et peu d’hommes dedans ; et un grand roi vint contre elle, et l’investit(…)or il s’y trouva un homme pauvre et sage, qui délivra la ville par sa sagesse; mais personne ne se souvint de cet homme pauvre ».(Eccl.9v13-18)***

Plus récemment encore, une parabole moderne(illustrée dans le court métrage tchéco-américain « Most-un train vers le ciel »****) raconte l’histoire des passagers d’un train, qui ont tous eu la vie sauve grâce à un enfant. Ils ne l’ont jamais su…sauf celle, pour qui le fait de le savoir a changé la vie.

Plus important encore, Jésus-Christ est mort pour toi. Le sais-tu ?
Mais qu’est-ce que cela change de le savoir ?

Cela change beaucoup et durablement. Pour la vie.

 

Jean 3v16(le verset qui résumerait toute la Bible et qui est le sujet de « Most ») : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

 

Eph.2v1-10 : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde(…)
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ(…)Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions ».

 
Rom.5v8 : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ».

 
2 Cor.5v14 : « Il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux ».

 

 

 

Notes :

* Henri Guaino : wikipédia précise qu’il s’agit d’un « haut fonctionnaire et homme politique français. Économiste au Crédit lyonnais (1982-1986) et chargé de cours à l’ESCP Europe et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1984-1987), il devient chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris (1987-1988), puis maître de conférences à l’IEP de Paris (1988-2003) et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 20062. Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République française, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, il est l’auteur de ses principaux discours[dont celui de Dakar] pendant tout le quinquennat. Il devient ensuite député de la 3e circonscription des Yvelines ».

** « Uchronie » : néologisme formé par le philosophe Charles RENOUVIER en 1857 et illustré dans son ouvrage révisé en 1876. Le terme « Uchronie » ou « l’utopie dans l’Histoire »n est forgé sur le modèle d’« utopie », pour désigner l’histoire recommencée, celle qui s’exprime en général par « Et si … ? »

*** Idée que l’on retrouve dans « L’Homme qui tua Liberty Valence », de John Ford(1962, USA), avec James Stewart, John Wayne, Lee Marvin, Vera Miles.

**** « Most. Un train vers le ciel »(2003)tchéco-américain
Réal.  Bobby Garabedian
Avec Vladimir Javorsky, Ladislav Ondrej, Linda Rybova, Klara Issova, Ester Geisslerova
Durée : 33 min VOST(Tchèque, sous titré en Français).
Ed dvd Sephora, 2012

Most est un mot tchèque qui signifie « Le pont », et aussi le titre de ce court métrage racontant l’histoire d’un père aimant, de son jeune fils, et du jour fatidique où ils tentent d’éviter un désastre ferroviaire. Les centaines de passagers à bord du train arrivant à pleines vapeurs ne réalisent pas le danger auquel ils s’exposent à l’approche d’un pont-levis en position verticale. Alors qu’une jeune femme désespérée est témoin d’un acte de courage au-delà de toute imagination, sa vie est changée à jamais. A la fois déchirant et touchant, Most retrace une histoire de sacrifice, de pardon et d’espérance. Film inspiré de Jean 3.16  (http://www.maisonbible.net/sep3589/un-train-vers-le-ciel-most-2003-dvd-sous-titre-francais-et-hollandais ; http://librairie-7ici.com/dvd-film/3270-dvd-most-un-train-vers-le-ciel.html )

Stupéfiant d’émotion. Et désarçonnant dans sa façon de raconter une histoire, avec beaucoup de non-dits, de suggestions. Un film qui fait à la fois appel à l’intelligence et au coeur des personnes.
Bande annonce officielle : http://www.topchretien.com/toptv/view/18463/un-train-vers-le-ciel-most-bande-annonce-officielle.html

Regardable ici.

Questions métaphysiques à l’heure d’hiver

Ou quand « recommencer n’est pas reculer… »

Attention : le changement d’heure aura lieu ce week-end, dans la nuit du samedi 26 à dimanche 27 octobre. Ce qui nous fera passer de l’heure d’été à l’heure d’hiver et ainsi gagner une petite heure de sommeil.

Il faudra donc penser à reculer d’une heure les pendules en vous couchant ce samedi soir : À 3 heures du matin, il sera donc 2 heures.

Un simple geste, qui nous donne également l’opportunité de réfléchir aux questions suivantes, d’ordre « spirituel »(ou « métaphysique »), mais tout aussi pratique* :

Si l’on vous donnait une heure de plus, qu’en feriez-vous ?

Si vous pouviez reculer dans le temps d’une heure…..voire « naître de nouveau » et « repartir à zéro »**, qui seriez-vous ?

Bonne réflexion et bonne recherche !

 

A lire : « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? » (Jean 3v3-4 et ss)

« Les jours passent mais quel est leur sens? Incontrôlable le temps fuit, maintenant la question se pose à moi! Qu’ai-je fais de tout ce temps ? »(« Confiance » – numéro 24, strophe 3 – Recueil « Mélody »)

Et à écouter(à défaut de chanter) : « Tu peux naître de nouveau ».

 

 

Notes :

*Plus utile que la fameuse question métaphysique du capitaine HADDOCK, dans l’album Tintin « Coke en stock » : « dormir la barbe au-dessus ou en-dessous des couvertures ? »

**Dans « Un jour sans fin »(« Groundhog Day » – 1993), le film d’Harold RAMIS, le personnage joué par Bill MURRAY revit sans cesse la même journée…