L’action du mois : lisons et prions ensemble les psaumes

Dieu la lumière de l’espoir par Robert Nacke Le psaume, un curieux chant d’adoration à Dieu

Curieuses prières à Dieu que les psaumes, cette partie de la Bible, qui disent à la fois l’absence de Dieu, la misère de l’homme, le sentiment d’être abandonné et entourés d’ennemis ; et la louange, le cri de victoire, la grande affirmation du pardon et de la bienveillance de Dieu.

Si nous considérons les psaumes dans le registre de la dogmatique, ils sont incohérents, car ils disent une chose et son contraire.

En revanche, si nous les entendons comme la parole de l’homme en lutte avec ses contradictions, ses échecs et ses ambivalences, ils sont à l’image de notre humanité.

Lorsque nous abordons les Psaumes, nous avons tendance à relire les plus beaux : les 8, 23, 33, 91, 103, 121, la première partie du 139… Quant aux autres, ceux qui parlent de maladie, de haine, de persécutions et de violence, ou ceux franchement imprécatoires (ps.9v5-6 ; ps 35v3, 8 ; ps.59v12-13 ; ps. 69v22-28 ; 109v9-15, 137v8-9 ; 140v10-11…), nous les oublions et nous avons tort, car ils disent aussi la vérité de notre intériorité. Que ceux qui n’ont aucune ténèbres, aucune rancune, aucun combat, et qui sont totalement transparents à la lumière de Dieu, oublient ces psaumes [voire carrément tous les psaumes, en les censurant de la Bible]. Mais que tous les autres, ceux qui sont intérieurement partagés, divisés, troublés… trouvent dans ces prières la vérité de leur cœur !

Le Seigneur Jésus lui-même a prié les psaumes et a même formulé une prière particulière, dans un moment crucial de sa vie.

André Chouraqui a dit des Psaumes qu’ils étaient « cent-cinquante miroirs de nos révoltes et de nos fidèlités, de nos agonies et de nos résurrections. Davantage qu’un livre, un être vivant qui parle, qui souffre, qui gémit et qui meurt, qui ressuscite et chante, au seuil de l’éternité – et vous prend et vous emporte, vous et les siècles, du commencement à la fin ».

Un commentaire rabbinique raconte que David est tombé en dépression après que Dieu lui a refusé la construction du temple, car il avait trop de sang sur les mains. Nous trouvons une marque de cette dépression dans le verset qui dit : « Je me fatigue à force de gémir ; chaque nuit je baigne mon lit de mes pleurs, j’arrose mon lit de mes larmes. » C’est la rédaction acharnée des Psaumes qui lui a permis de s’en sortir.Tous ceux qui souffrent de dépression devraient écrire leur psaume pour accompagner leur traversée de la nuit.

D’après Antoine Nouis. Les psaumes IN Découvrir la Bible en 100 pages. Editions Bibli’O, 2001, pp 52-53.

Si l’auto-censure (particulièrement violente) avait été imposée aux psalmistes, sommés de « ne pas contrarier Dieu » avec leurs plaintes et donc de « souffrir en silence », pour ne pas se faire traiter « d’assistés » ou se voir reprocher « leur esprit de victime », il n’y aurait jamais eu les psaumes.

Heureusement, il n’y pas d’auto-censure devant Dieu !

« En Christ nous avons donc, par la foi en lui, liberté [de tout dire, avec franchise et hardiesse] et accès[auprès de Dieu] en toute confiance ». (Eph.3v12)

Le Défi biblique de l’été : les Psaumes, par Louis-Michel

« Dans les Psaumes, Je découvre un Dieu du coeur. Et j’apprends sans cesse à m’exprimer librement devant Lui »(Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présentent le livre des Psaumes ou « louanges ».

 

Recueil

Ce « recueil » est composé de 150 chants ou poèmes chantés hébraïques où la figure de style du parallélisme est privilégiée. Leurs auteurs sont divers : Le roi David, Salomon, les fils de Qoré, Asaph, Héman, Etân, Moïse … Les Psaumes sont le reflet du coeur des poètes hébreux vis-à-vis de Dieu dans leurs sentiments, leurs émotions, leurs expériences, leurs détresses et tant d’autres choses comme des questions insolubles …

Défi

J’aime la poésie, je la lis, je l’écris. Quand je me plonge dans les Psaumes, je n’en sors jamais indemne. J’ai l’impression que la main de Dieu prend la mienne et me tire vers des lieux élevés. J’y découvre un Dieu du coeur. Et j’apprends sans cesse à m’exprimer librement devant Lui. Le livre des Psaumes me ramène sans cesse au Dieu Tri-Un Père, Fils, et Saint-Esprit. C’est mon livre de prière. C’est aussi mon plus agréable loisir.

Interpellation

Quand j’étais petit enfant, je craignais Dieu. En grandissant, je me suis révolté, et je l’ai bousculé. En me penchant sur les Psaumes après ma conversion, j’ai été véritablement bluffé, car j’avais l’impression de me voir en train de les écrire et de les chanter.

Verset

« De belles paroles bouillonnent dans mon coeur. Je dis que mon oeuvre est pour le roi. Oh! que ma langue soit comme un habile écrivain. » (Psaume 45:2). Ce texte était écrit pour le roi. Je dis que mon roi, c’est Jésus-Christ, et je désire ardemment que mes paroles soient des signes d’adoration.

Questions

Notre louange en famille ou en église est-elle un psaume qui adore Dieu ?

Notre lecture des psaumes nous pousse-t-elle à renouveler notre vie de prière ?

Notre compréhension des psaumes nous donne-t-elle l’envie d’en savoir plus sur le coeur de Dieu ?