Le Nouveau Catéchisme pour la cité : 52 méditations pour s’attacher aux vérités de Dieu

« Le Nouveau Catéchisme pour la Cité » ou la redécouverte d’une pratique ancienne, nous permettant de revisiter les bases essentielles de la foi, en nous posant les bonnes questions sur « la saine doctrine ».

« Catéchisme » est un terme qui peut sembler suspect, pour ne pas dire inutile, à beaucoup, pour peu que l’on en garde un mauvais souvenir, et « bien peu protestant » à tout évangélique qui se respecte.

Pourtant, « Catéchisme » (du grec « katechein ») signifie « enseigner oralement ou instruire avec des paroles », sous forme de questions-réponses. Et « les catéchètes » font partie des « dons-personnes » que Dieu a donné à l’Eglise, « afin de mettre les saints en état d’accomplir le ministère pour bâtir le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude » (Eph.4v11-13. TOB).

Dans le même esprit, « Le Nouveau Catéchisme pour la Cité », co-édité par BLF (que je remercie pour me l’avoir gracieusement envoyé) et Evangile 21(1),  est une adaptation pour notre temps du catéchisme de Genève de Calvin(1541), des Petit et Grand catéchismes de Westminster (1648) et, surtout, du Catéchisme de Heidelberg(1563), l’un et l’autre représentatifs des richesses et des connaissances que l’on peut trouver dans tous les grands catéchismes de l’ère de la Réforme.

Cette édition dite « dévotionnelle » comprend 52 questions-réponses (soit une par semaine), chacune associée avec un texte biblique, un commentaire d’une figure historique (Augustin, Richard Baxter, John Bunyan, Jean Calvin, Martin Luther, Théodore Monod, Francis Schaeffer…), un commentaire contemporain anglophone ou francophone (Dominique Angers, Henri Blocher, Mike Evans, Kent Hughes, John Piper, Tim Keller, Kevin DeYoung, Paul Wells…) et une courte prière.

Il est divisé en trois sections :
Partie 1 : Dieu, la création et la chute, la loi (20 questions)
Partie 2 : Christ, la rédemption, la grâce (15 questions)
Partie 3 : Christ, la restauration, la croissance dans la grâce (17 questions)

Ce Nouveau Catéchisme nous permet de redécouvrir un type d’exercices auquel nous ne sommes pas(plus) habitués : revisiter les bases essentielles de la foi, en (nous) posant les bonnes questions sur « la saine doctrine » (par exemple : « quelle est notre unique assurance dans la vie comme dans la mort ? » « qui est Dieu ? »), pour une vie plus cohérente, à contre courant du conformisme ambiant, et pour être en mesure de répondre aux interrogations de nos contemporains, sur des bases solides et véritables, et ce, dans un contexte d’incertitudes et remises en cause permanentes.

Excellente idée que ce support agréable, lequel est prévu, non pour soi-même individuellement, mais pour un échange par semaine, au minimum à deux ou trois et à un niveau communautaire : en couple, dans le cadre familial ou dans le cadre d’un groupe de maison, d’un ministère aux enfants (pour peu qu’on l’adapte), voire pour toute l’église, pendant le culte ou une réunion d’étude/de prière. Le principe des questions-réponses favorise l’interaction et l’apprentissage par le dialogue et la mémorisation. Il permet « à la vérité biblique de s’enraciner profondément dans nos cœurs » (Tim Keller) et nourrit également notre vie de prière, nous conduisant dans l’adoration.

« Le Nouveau Catéchisme pour la Cité » est disponible en livre, à l’unité ou par pack de 5, chez l’éditeur et dans toutes les bonnes librairies, mais aussi accessible gratuitement au moyen d’une application web intégrée au site d’Evangile 21.

 

 

Note : 

(1) Cette édition est la version française du « New City Catechism », rédigé sous la direction de Tim Keller. De nombreux articles en anglais ont été traduits en français ; d’autres textes de la version originale ont été remplacés par des articles rédigés par des auteurs francophones.

« Protestants » : en fait…..

Du 27 au 29 septembre, des dizaines de milliers de protestants viendront des quatre coins de France à Paris, à l’occasion de « Protestants en fête ».
Le Palais omnisport de Bercy sera transformé en église géante, pour l’occasion, et le Week-End verra 150 animations dans tout Paris.

On notera qu’il s’agit de « Protestants en fête », et non de « la fête du Protestantisme ». « Protestants » est donc au pluriel, révélant la pluralité et la diversité(dans l’unité, autour des fondamentaux : « sole scriptura », « sola fide », « sola gratia », « solus Christus », « soli Deo gloria » )de cette famille, composée des Luthero-Réformés (regroupés en « église unie »)et des évangéliques(eux-mêmes très divers).

Protestants ? En fait….

….qui sont-ils ? Que(qui)croient-ils ?

Qu’est-ce et qui est-ce qui fait leur espérance ?
Claude Baty, l’initiateur de « Protestants en fête » et bientôt ex- président de la FPF, explique l’esprit de la manifestation* :
« Protestants en fête traduit  notre volonté de nous rassembler pour autre chose que la commémoration de nos malheurs historiques(…)Protestants en fête célèbre la vie, l’avenir. Les Protestants appartiennent à un peuple en marche, qui veut être témoin de l’Espérance. Selon St Augustin, l’espérance a deux beaux enfants : la colère et le courage. Les protestants savent s’indigner contre les injustices de ce monde et ils ont le courage de lutter pour que les choses changent, pour plus de fraternité et d’égalité. Ce courage, ils le puisent dans leur confiance en un Dieu qui les rend actifs ici et maintenant. La spiritualité chrétienne en général, protestante en particulier, n’est pas désincarnée, elle oeuvre dans le concret de notre société. Cette espérance que nous portons s’enracine dans notre foi en Dieu. »

"Soyons plein d'espérance !" Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

Puisque la manifestation est placée sous le signe de l’espérance**, profitons de l’occasion pour revisiter cette notion, qui ne doit pas être confondue ou simplifiée avec « l’espoir », dont nous avons déjà parlé ici, à l’occasion d’une étude biblique sur 1 Pierre.

Bon week-end ! Et puissiez-vous rencontrer l’espérance : Christ.

 

 

Notes :

*Entretien publié dans le « gratuit » de « Regardsprotestants », diffusé pour l’occasion. A lire également, dans La vie, cet entretien avec Sébastien Fath, chercheur au CNRS. Un autre entretien du même est à découvrir dans « Réforme ».

** Un « manifeste de l’espérance » peut être signé sur le site de « Protestants en fête » à Paris ou « Paris d’espérance ».