« En exil à Babylone », les chrétiens protestent sans crainte face au projet de loi « contre le séparatisme »

« Etrangers », mais pas « victimes », dans la cité (Source image : première de couverture de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon)

Voici un très intéressant et très encourageant article à lire en français sur Christianity Today (20 avril 2021), avec, en bonus, un « flash prière » du CNEF et bien d’autres choses encore.

Les protestants français sont en profond désaccord avec un projet de loi sur le séparatisme, mais n’adoptent pas pour autant une mentalité de victime dans leur défense de la liberté religieuse.

Alors que la forme finale du projet de loi pour le « respect des principes républicains », désormais appelé « Loi pour l’affirmation des principes républicains et la lutte contre les séparatismes » (1) [actuellement débattue en commission mixte paritaire, après que le Sénat a adopté une version durcie du texte de loi le 12 avril 2021] reste en suspens et que des organismes chrétiens tels que la Fédération Protestante de France (FPF) et le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) poursuivent leurs efforts afin de faire mieux prendre en compte leurs positions et font pression pour que l’impact de la loi soit moins contraignant, les Églises françaises commencent à se préparer à ce que pourraient être les nouvelles règles.

Cependant, malgré l’évolution du projet de loi qui s’éloigne de la laïcité intelligente telle qu’ils la conçoivent, la stratégie des dirigeants protestants français – tant à l’égard du gouvernement que des fidèles – a été remarquablement exempte d’alarmisme. Au lieu de cela, ils ont demandé à leurs sœurs et frères d’éviter d’adopter une posture de victimisation, même s’ils reconnaissent la gravité du moment (…).

« Faut-il avoir peur ? Non », déclare C. Diedrichs, du CNEF. « Dans Jérémie, il est dit que nous devons rechercher le bien de la ville dans laquelle nous nous trouvons. Cette ville n’est pas Jérusalem, c’est Babylone. Beaucoup d’évangéliques préféreraient que nous soyons à Jérusalem plutôt qu’à Babylone. Beaucoup d’évangéliques aimeraient bien être encore dans une société chrétienne qui les protège ». Mais puisqu’ils ne sont plus dans une société chrétienne, dit-il encore, les évangéliques français doivent être des témoins de l’Évangile comme l’étaient les premiers chrétiens dans leur société non chrétienne.(…)

L’ article à lire en français

En bonus, voir aussi le FLASH PRIÈRE du CNEF (sur sa page FB) ou quelques sujets de prière à partager largement afin qu’ensemble nous restions mobilisés pour favoriser l’annonce et la pratique de l’Évangile en France :

🙏 Prions pour que les membres de la commission mixte paritaire en passe d’être nommés le soient pour de bonnes raisons [Composition inconnue à cette date]

🙏 Prions que notre Dieu incline le cœur des membres de la commission mixte paritaire pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité vis-à-vis de la liberté de conscience, de religion et d’éducation.

🙏 Prions que cette commission puisse parvenir à un équilibre du texte et plus particulièrement qu’elle évite l’accumulation de mesures restrictives envers les cultes.

🙏 Prions que les deux hautes juridictions (Conseil constitutionnel et Conseil d’État) aient une juste appréciation du texte et de ses effets sur la vie des cultes en France.

[Le Conseil d’État a ainsi admis en premier dans son avis : « Les mesures du projet de loi concernent pratiquement tous les droits et libertés publiques ». Le Conseil a également souligné, tout comme le Défenseur des droits, que [le contrat d’engagement républicain] comporte des « notions sujettes à interprétations antagonistes » et des « incertitudes » qui ne manqueraient pas d’introduire de sérieux risques d’arbitraire. Par ailleurs, le Défenseur des droits s’inquiète de ce que ce projet participe d’un « renforcement global du contrôle de l’ordre social »]

🙏 Prions que face à cette inflexion de la politique religieuse du gouvernement, majoritairement soutenue par les parlementaires, les Églises protestantes évangéliques ne se découragent pas mais au contraire prient, comme les fils d’Issacar autrefois, pour discerner les temps. [1 Chroniques 12.32]

En savoir plus sur le site du CNEF.

 

Aller plus loin :

Notre recension de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon ou quand l’Eglise ne doit plus avoir honte d’être l’Eglise ;

Notre recension de « Plaidoyer pour la véritable liberté, égalité, fraternité » d’Edouard Nelson ;

Notre analyse : « Doit-on espérer en un « défenseur de la chrétienté » pour des questions de « survie » ?

Un article d’Olivier Keshvajee, le « théologeek », publié sur son blogue : « Évangéliser dans le contexte de la sécularisation »

 

 

 

 

 

Note :

(1) Mesure phare du projet de loi, le contrat d’engagement républicain (Chapitre II – Dispositions relatives aux associations. Article 6 : « Art. 10‑1 ») prévoit que « toute association qui sollicite l’octroi d’une subvention au sens de l’article 9‑1 de la présente loi auprès d’une autorité administrative ou d’un organisme chargé de la gestion d’un service public industriel et commercial s’engage, par un contrat d’engagement républicain, à respecter les principes de liberté, d’égalité, notamment entre les femmes et les hommes, de fraternité, de respect de la dignité de la personne humaine et de sauvegarde de l’ordre public ». A noter que les associations disposant d’un agrément sont également concernées. Le projet de loi prévoit que la délivrance de ces agréments soit désormais soumise au respect de ce contrat.

Foireux liens d’Avril (43) : projet de loi « principes républicains », « sécurité globale », « laïcité », « fin de vie », « inceste », « vaccination », « affaire Sarah Halimi »…

Les « Foireux liens » d’Avril : une actu sous le signe du respect, de la sécurité et de la liberté ! Vraiment ?

Chers amis, voici notre nouvelle édition de vos « foireux liens » tant attendus, depuis décembre 2020 : au menu, le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » tel qu’il ressort des travaux et du vote du Sénat ; laïcité, la loi « sécurité globale », qui vient d’être votée ; « fin de vie », l’affaire Sarah Halimi, l’inceste, la vaccination et les vaccins et bien d’autres sujets ! A lire, non pas « cul sec », mais avec attention !

1)Le Sénat durcit le projet de loi confortant le respect des principes de la République

Les sénateurs ont modifié, lundi 12 avril, le projet de loi confortant le respect des principes de la République, en adoptant 139 amendements. Certaines évolutions à la portée symbolique très forte ou en lien avec l’actualité pourraient se heurter à un obstacle constitutionnel selon le gouvernement. Députés et sénateurs devront maintenant s’accorder en commission mixte paritaire.

Analyse de juristes ici. Pour en savoir plus sur le projet de loi, en l’état actuel, c’est .

Le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) analyse les amendements retenus par le Sénat et alerte sur l’arsenal excessif prévu dans ce projet de loi. Le dispositif actuel aboutit à une « laïcité de surveillance » dont tous les cultes feront les frais.

(Ré)écouter :

a)le podcast de l’émission L’invité de la FPF du 24 mars, dans laquelle Nicolas Cadène s’exprime sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République, dans ses apports comme ses limites, rejoignant ainsi certaines craintes soulevées dans le plaidoyer de la FPF.

b)la conférence Protestantisme & laïcité – hier, aujourd’hui, demain, organisée par le Pôle FPF – Île de France le 15 avril de 10h à 12h.  Autour de la table, Nicolas Cadène, Rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité et François Clavairoly, Président de la Fédération protestante de France, s’exprimeront sur la question de la laïcité et de son rapport aux religions. Ils reviendront également sur la proposition de loi renforçant le respect des principes de la République.  Ecouter la conférence (disponible en stream jusqu’au 29 avril 2021) sur https://www.twitch.tv/fpidf

Voir aussi sur le site de la Fédération Protestante de France (FPF).

A lire aussi le Texte commun de la Conférence des évêques de France, de la Fédération protestante de France et de la Métropole orthodoxe de France (Patriarcat œcuménique).

Et à ne surtout pas manquer : l’historien Jean Baubérot a rencontré Marlène Schiappa lundi dernier, veille du lancement des Etats généraux de la laïcité. Malheureusement pour elle, l’historien a lu le petit livre [« Laïcité, point ! »]que la ministre déléguée avait consacré au sujet en 2018 et lui inflige une sérieuse correction de copie.

2)Le Parlement a définitivement adopté le 15/04/21 la proposition de loi sur la « sécurité globale », renommée « proposition de loi pour une sécurité globale préservant les libertés », dans les termes issus de la Commission mixte paritaire (CMP).
Le texte avait été déposé le 20 octobre 2020 par les députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot et plusieurs de leurs collègues. Il avait été adopté en première lecture avec modifications par l’Assemblée nationale le 24 novembre 2020, puis par le Sénat le 18 mars 2021. Le Sénat avait adopté le 7 avril 2021 le texte de compromis trouvé en commission mixte paritaire (CMP) le 29 mars.
Le gouvernement a engagé la procédure accélérée le 26 octobre 2020. La proposition de loi porte sur les outils de surveillance (caméras piétons, drones…) et la protection des forces de l’ordre (nouveau délit de provocation à l’identification d’un policier, pénalisation de l’achat de mortiers d’artifice…). Elle renforce, par ailleurs, les polices municipales et encadre les sociétés de sécurité privées.

L’Assemblée nationale s’est prononcée en seconde lecture par 75 voix contre 33 en faveur de ce texte très critiqué par les syndicats de journalistes et plusieurs ONG comme Amnesty International, qui estime qu’« entre les mains d’un gouvernement autoritaire, une telle loi deviendrait une dangereuse arme de surveillance et de répression de la population ».

3) Affaire Sarah Halimi : « …il y a 14 ans, un crime commis par un fou avait provoqué une telle émotion qu’on en avait fait une loi à des fins électorales… »

Kobili Traoré ne sera finalement pas jugé pour le meurtre de Sarah Halimi. La Cour de cassation a mis fin à quatre ans d’un vif débat médico-légal en rejetant, mercredi 14 avril, le pourvoi formulé par la famille de cette femme, une retraitée parisienne de confession juive âgée de 65 ans, tuée à son domicile parisien en avril 2017, qui contestait l’irresponsabilité pénale de son meurtrier prononcée, en décembre 2019, par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Une partie de l’opinion ne comprend pas cette décision et se demande si la grosse consommation volontaire de cannabis du meurtrier n’est pas justement à l’origine du meurtre.

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron. se la pose lui aussi, dans une interview au « Figaro » publiée dimanche 18/04 [«Prendre des stupéfiants et devenir comme fou ne devrait pas supprimer la responsabilité pénale»], demandant de changer « au plus vite » la loi sur l’irresponsabilité pénale après l’émotion suscitée par l’affaire Halimi.

Commentaire de l’avocat blogueur « Maître Eolas » sur twitter : « Ce qui est bien en France c’est que quelqu’un qui tombe dans le coma pendant 14 ans peut se réveiller et il n’est pas trop déboussolé. Car oui, il y a 14 ans, un crime commis par un fou avait provoqué une telle émotion qu’on en avait fait une loi à des fins électorales. C’était le début de la règle un fait divers = une loi. 13 ans après son vote, je vous laisse juger de l’efficacité de la loi du 25 février 2008 ». En effet, souvenez-vous

Invité lundi matin 19/04 sur Europe 1, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, s’exprime sur l’affaire Sarah Halimi : « La drogue ça ne peut pas être un permis de tuer, il faut changer la loi parce que la loi ne convient pas ». Sauf que « La drogue n’est pas et n’a jamais été une cause d’exonération de la responsabilité pénale, et Gabriel Attal, qui n’est pas un imbécile, le sait très bien quand il prononce ces paroles. C’est de la démagogie dans sa forme la plus pure », accuse Maître Eolas, sur twitter, 19/04.

Voir aussi, à ce sujet : « Drogue et alcool, discernement et responsabilité pénale », un article mis en ligne sur le blogue « Paroles de juges » de Michel Huyette en mai 2019, complété en janvier 2020, avant d’être remis à jour le 19/04/21. Et encore : « l’un des experts psy de l’affaire Sarah Halimi s’explique… » [à lire attentivement]

4) 12 raisons de dire non à l’euthanasie  et oui aux soins palliatifs.

Plus de 3 000 amendements avaient été déposés sur le texte pour « une fin de vie libre et choisie », du député Olivier Falorni (Libertés et territoires). En conséquence de quoi, les députés n’ont pas pu adopter dans les temps impartis le texte dans la soirée du 8 avril. Le texte, dont on voit mal l’urgence, alors que la France a dépassé jeudi 15/04 la barre des 100.000 morts du Covid, prévoit d’introduire un droit à une « aide médicalisée active » pour les patients atteints d’une maladie incurable, en phase avancée ou terminale. Seul l’article 1 a pu être voté, par une large majorité (240 voix pour, 48 contre). Invité de Parlement hebdo, sur Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, Olivier Falorni souligne que le parcours du texte « n’est pas inachevé ». « Ce texte est suspendu momentanément. Il peut poursuivre son parcours », a-t-il affirmé, avant d’en « appeler au gouvernement et à la majorité » pour reprendre le flambeau, et l’inscrire à l’agenda. Le député de Charente-Maritime note qu’une « très large majorité s’est exprimée, transpartisane » et donc que le texte est « largement soutenu ».

En parallèle, voici 12 raisons de dire non à l’euthanasie (et oui aux soins palliatifs), établi par un collectif de plus de 175 associations de bénévoles en soins palliatifs. Ce collectif représente plusieurs milliers de bénévoles engagés quotidiennement dans l’accompagnement de patients en fin de vie. Leur respect pour la complexité de toute vie et de toute fin de vie, leur culture de la simple écoute voire du silence ne les conduit pas, ordinairement, à prendre la parole publiquement. Leur voix doit pourtant être entendue.

5) L’inceste : entendre, comprendre, dire

L’inceste a fait irruption dans le débat public il y a plus de trente ans, mais rien n’a été mis en place pour en finir avec ce fléau.

Voici un dossier réalisé en partenariat Basta/Politis à consulter ici.

Pour traiter de la vague #MeTooInceste et des violences sexuelles, la journaliste Nolwenn Weiler s’est entretenue avec l’anthropologue Dorothée Dussy. Un entretien publié en ligne sur basta!
Un thème de société qui est l’événement en Une du Portail des médias libres, une revue de presse des médias indépendants.

Voir aussi Violences sexuelles, la fin du silence ? Le livre de Camille Kouchner a brisé le silence qui entoure souvent les crimes d’inceste. Dans les familles, mais aussi dans le monde de l’art, de l’éducation, du spectacle, du sport… de plus en plus d’affaires de violences sexuelles éclatent au grand jour. Qu’en est-il de la prévention ? Que fait la justice ?

6) « Islamophobie » à Sciences Po Grenoble : de quoi s’agit-il ?

Le journaliste catholique Patrice de Plunkett se propose de revenir sur « l’affaire de Sciences Po Grenoble » dans un édito sur RCF… « De quoi s’agit-il ? Deux professeurs, discutant (avec d’autres) de l’intitulé d’un colloque universitaire sur les dangers idéologiques d’aujourd’hui, ont estimé que la notion d’ISLAMOPHOBIE n’était pas claire, et qu’on ne pouvait pas la mettre sur le même plan que l’ANTISÉMITISME – dont le sens, lui, est connu et indiscutable. Aussitôt la discussion a fait l’objet de fuites ! Des affiches étudiantes collées à l’entrée des bâtiments ont accusé les deux professeurs d’être (je cite) des “fascistes islamophobes”. Ces affiches, attaquant deux professeurs par leur nom, ont fait scandale et alerté les médias … La petite affaire est devenue un gros tapage.  Ainsi voilà un trouble à l’ordre public, fabriqué à partir d’une querelle de mots sur l’intitulé d’un colloque universitaire. Mais depuis le drame de Samuel Paty, on sait ce qui peut arriver quand on lance certaines rumeurs.On attend donc des pouvoirs publics qu’ils calment le jeu : or on les sent hésitants, pour deux raisons, expliquées par le journaliste Patrice de Plunkett dans une note de blogue.

A lire aussi l’édito de Guillaume Goubert, pour La Croix : Pour que « L’université (reste le) lieu du débat »

7) Vaccination obligatoire nécessaire dans une société démocratique

La Cour européenne des droits de l’homme, chargée de veiller au respect de la Convention européenne des droits de l’homme, a estimé jeudi 08 avril que la vaccination obligatoire telle qu’elle est appliquée pour les enfants dans certains pays était « nécessaire dans une société démocratique ». Elle avait été saisie en République tchèque, où neuf vaccins sont obligatoires, par des enfants refusés à l’école maternelle car ils n’étaient pas vaccinés, ainsi que par un parent condamné à une amende pour ne pas avoir fait vacciner ses enfants.

« Cet arrêt vient conforter la possibilité d’une obligation vaccinale sous conditions dans l’actuelle épidémie de Covid-19 », a commenté Nicolas Hervieu, juriste spécialiste de la CEDH. Le juriste, qui enseigne à Sciences Po Paris, souligne «la marge d’appréciation laissée par la cour aux États dans leur politique de vaccination». Nicolas Hervieu relève également que la décision de la CEDH fait «le constat d’un consensus général sur les effets bénéfiques de la vaccination qui ne sont pas remis en cause par les effets secondaires inévitables, dès lors qu’il y a un contrôle scientifique strict». Et la cour, poursuit-il, endosse «le principe de solidarité sociale qui peut justifier que l’on impose la vaccination à tous, même ceux qui se sentent moins menacés par la maladie, dès lors qu’il s’agit de protéger les personnes les plus vulnérables»

8) »En toute bonne conscience » : Faut-il se faire vacciner malgré les essais sur des cellules issues d’avortement ?

Le Vatican a tranché. Le 21 décembre, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi – le bureau de surveillance du Vatican pour l’orthodoxie doctrinale – a estimé « moralement acceptable » pour les catholiques de recevoir les vaccins anti-Covid-19, bien que certains d’entre eux soient issus de recherches sur des cellules venant d’embryons avortés. Même les catholiques traditionalistes qui suivent l’enseignement de Mgr Lefèbvre, que l’on ne peut certainement pas taxer de complaisance avec l’avortement, se rangent à cette décision et recommandent la vaccination quel que soit le type de vaccin. 

Des protestants se montrent, eux aussi, favorables au vaccin. Tout en appelant à informer le grand public des différentes étapes de sa conception, faisant appel ou non à des cellules issues d’embryons avortés.

Voir aussi cet article du Dr Cambrelin [médecin généraliste et Vice-Président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine – CPDH] qui engage une réflexion sur le « degré de responsabilité éthique » et le choix du « moindre mal », lorsqu’il le faut. Le lecteur trouvera également, en fin d’article, un tableau de classement des vaccins contre la Covid-19.  Enfin l’article résume la position actuelle du CPDH : « En l’absence de possibilité de choisir, nous recommandons aux personnes les plus fragiles de se faire vacciner, quel que soit le vaccin : cela ne constitue en rien une approbation des Interruptions Volontaires de Grossesse et ne va pas encourager ces dernières. Les vies à sauver grâce à la vaccination doivent être une considération première. Il serait toutefois souhaitable que les citoyens puissent avoir le choix du vaccin, et de la sorte se positionner sur une éthique qui n’encouragera pas les recherches scientifiques utilisant les lignées cellulaires d’origine fœtale. ».

9) Qu’y a-t-il dans le rapport de l’OMS sur l’origine de la pandémie?

Le rapport sur l’origine de la pandémie Covid-19 a été rendu public mardi 30 mars 2021 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui pilotait une mission internationale conjointe avec la Chine. Après plusieurs mois de travail, le constat reste décevant: aucune certitude n’a pu être établie concernant l’émergence de Sars-CoV-2. Le scénario le plus probable demeure celui d’une transmission du virus de l’animal à l’homme via un hôte intermédiaire, qui reste à identifier. L’OMS estime que «toutes les hypothèses restent sur la table». Analyse sur Heidi News.

10) Covid, climat, complot : matières à réflexion pour ceux qui cherchent des « infos complémentaires »

InfoChrétienne.com a publié du 16 au 19 mars 2021 une excellente série de 4 articles de Jean-François Mouhot, directeur d’A Rocha France. Cette série est consacrée à l’épidémie de complots en lien avec le Covid. Jean-François Mouhot y explore les liens entre ces « fake news » et le déni du changement climatique. Il montre également que ce sont souvent les mêmes personnes qui (a) diffusent des fausses informations mettant en doute la sévérité de la crise climatique ou la responsabilité de l’homme dans le rechauffement et (b) qui diffusent des intox concernant le Covid et les vaccins.

Retrouvez donc les différentes parties de l’article :

Covid, Climat, Complots: quelques pistes de réflexions… – Partie I

Covid, Climat, Complots : quelques pistes de réflexions… – Partie II

Covid, Climat, Complots : quelques pistes de réflexions… – Partie III

Covid, Climat, Complots : quelques pistes de réflexions…- Partie IV

Sur la science du climat et le climato-scepticisme, la page « ressources » d’A Rocha France et la chaîne Youtube d’A Rocha France sont des bons points de départ pour nourrir sa réflexion.

11) Portrait d’Elisabeth Bik, chasseuse de fraudes des publications de Didier Raoult

Elisabeth Bik s’est fait un nom et une réputation sur Twitter. Elle y soulèves des énigmes depuis deux ans avec un seul fil conducteur: déceler les images frauduleuses dans les publications scientifiques. Du simple copié-collé à la manipulation caractérisée, les découvertes de la microbiologiste néerlandaise sont postées sous forme de rébus où elle invite sa communauté à deviner de quoi il s’agit. Son travail de fourmi a déjà permis de signaler 4000 publications sur le site spécialisé Pubpeer. En début de semaine, elle a publié sur Twitter une rafale d’images problématiques issues de publications scientifiques signées par le Pr Didier Raoult. Elle n’était pas à son coup d’essai puisqu’elle avait déjà questionné le travail du chercheur marseillais sur l’hydroxychloroquine en avril 2020. Didier Raoult l’a alors qualifiée de «chasseuse de sorcières» et, l’automne dernier, de «cinglée». Cela ne l’intimide pas du tout: elle continue son travail de vérification avec acharnement et surtout un certain plaisir. Heidi.news a pu échanger avec elle.

 «En fin de compte, si un scientifique est reconnu coupable d’une faute, ce n’est pas à cause des actions du lanceur d’alerte, mais à cause de ses propres actions.» (Elisabeth Bik)

12) Covid et lien social : l’ère de l’individualisme de masse

Chronique du journaliste-blogueur Patrice de Plunkett à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne. «  Les fêtes inciviques  se multiplient dans la rue en France : carnaval de six mille personnes à Marseille, manif dansante à Annecy, foule à Lorient… Le tout sans masques, sans distances sanitaires, et assorti de déclarations du genre : “Maintenant ces histoires de virus on s’en fout, ça ne nous concerne pas, on veut du fun et de la musique”, etc… » : ..Bien entendu les municipalités s’indignent : le maire UDI de Lorient dit que c’est « inadmissible », le maire socialiste de Marseille traite les fêtards d’ »irresponsables »… Qu’est-ce qui est “irresponsable” ? “Ce genre de comportements alors qu’on demande à nos concitoyens de respecter les gestes barrière”, expliquent les maires.  Bon. C’est irresponsable, en effet. Mais regardons pourquoi ces groupes ou ces foules tombent dans l’incivisme en ne respectant pas les gestes barrière… »

Voir aussi Covid-19 : pourquoi les médias continuent-ils à illustrer leurs sujets avec des images de foules en extérieur ? Depuis le début de la pandémie, les médias illustrent les risques liés au Covid par des photos de gens prenant le soleil sur la plage ou dans des parcs, alors que la plupart des contaminations se passent en lieux clos.

13) 34eme baromètre de confiance dans les médias ! La crise du Covid-19 réconcilie (un peu) les Français et les médias

Malgré son omniprésence et son caractère anxiogène, l’information sur la crise sanitaire a suscité un petit regain d’intérêt pour l’actualité. Les Français font preuve de lucidité dans les reproches adressés aux médias et dans l’utilité qu’ils leur confèrent. S’ils demeurent critiques envers le système d’information, ils se sentent plutôt bien informés par leurs médias de prédilection. Une enquête, à laquelle s’est associée la société Onepoint cette année, réalisée par Kantar Public pour La Croix entre le 7 et le 11 janvier, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Voir aussi : Covid-19 : « Les journalistes ne sont pas là pour nous rassurer, mais pour nous informer » : Un an après le premier confinement, La Revue des médias revient avec Hélène Romeyer, professeure en science d l’information et de la communication (Université de Bougogne-Franche Comté], spécialiste de la médiatisation des questions de santé, sur le traitement médiatique hors norme de la crise liée à la Covid-19.

14) Stop au « journalistes-bashing »

Vous êtes leader spirituel ? Vous cassez du journaliste ? Ce n’est pas digne de Celui dont nous sommes ambassadeurs. Dans une société violente, ne cédons pas nous-mêmes à la surenchère. Frustrés, déçus, il y a parfois de quoi ! Ne jouons pas les victimes. Même si nous étions fondés à contester une déontologie, ne dérogeons pas à la nôtre : honorer Christ dans tous nos propos.

Mise au point d’Alain Stamp, nous invitant à tordre le cou à nos préjugés face à un article/reportage qui ne nous plaît pas, pour mieux comprendre certains des impératifs du journalisme. Et mieux respecter les hommes et les femmes qui composent cette profession, pour rester intègres.

15) Peut-on encore affirmer être un média — et toucher des aides à la presse — lorsqu’on ne rémunère pas sous le statut de journaliste? Interpellée par la rédaction de Science et Vie, la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot a ainsi missionné fin 2020 une enquête à ce sujet. Retardée à cause de l’hospitalisation de la ministre, touchée par le Covid-19, ses conclusions sont attendues fin juin 2021. Son rapport ayant été remis, il reste, selon Arrêts sur Images, «en cours d’analyse» par le ministère. Cette mission avait été accélérée par les appels à l’aide de la rédaction de Science & Vie, vampirisée par son propriétaire, Reworld. Depuis, la quasi-totalité des journalistes du magazine scientifique a claqué la porte.

La mission de réflexion sur les aides à la presse portera «sur les conditions d’accès aux aides à la presse et notamment celles relatives à la composition des rédactions» et livrera ses conclusions à «la mi-mars». Actuellement, «les titres de presse doivent» présenter un «apport éditorial significatif», mais «l’accès au régime économique de la presse (avec des aides à la clé: ndlr), via l’inscription sur les registres de la CPPAP, n’est assorti en tant que tel d’aucune condition quant à la présence de journalistes au sein des rédactions», explique le ministère de la Culture. Seules les rédactions des «services de presse en ligne d’information politique et générale doivent comporter au minimum un journaliste professionnel».

16) Les élus peuvent-ils bloquer l’accès ou restreindre la lecture de leurs comptes Twitter ?

A la suite d’une vague de cyberharcèlement, Marlène Schiappa a annoncé samedi 20/03 que son compte Twitter était passé en mode privé. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes ont déploré que le compte d’une ministre – jugé d’intérêt général – ne soit plus accessible au grand public. « Les comptes des membres du gouvernement doivent rester ouvert à toutes et tous », explique Guillaume Tatu, journaliste et élu local, qui a porté plainte en 2019 contre Richard Ferrand pour l’avoir bloqué sur Twitter.

La question s’était déjà posée aux Etats-Unis en 2018. Sept citoyens américains avaient déposé plainte contre le président Donald Trump, qui les avait bloqués sur le réseau social Twitter. La Cour fédérale avait alors considéré que le locataire de la Maison-Blanche n’était pas en mesure de les empêcher de le suivre, au nom de la liberté d’expression protégée par le premier amendement de la Constitution américaine. « Le président présente le compte @realDonaldTrump comme un compte présidentiel par opposition à un compte personnel, et plus important encore, utilise le compte pour prendre des mesures qui ne peuvent être prises que par le président, en tant que président », avait alors déclaré la justice américaine.

De quoi créer une jurisprudence pour tous les élus et représentants de l’Etat qui utilisent les réseaux sociaux…analyse à lire ici.

17) Surprise pour Nicolas Sarkozy : les juges jugent en droit !

Les juges sont-ils en train d’empiéter sur le terrain politique au mépris de la séparation des pouvoirs ? C’est l’opinion du constitutionnaliste Bertrand Mathieu dans un entretien accordé à Actu-Juridique. Son collègue Dominique Rousseau lui répond : la condamnation de Nicolas Sarkozy n’est que l’application du principe de l’égalité de tous devant la loiC’est ainsi que Nicolas Sarkozy n’est pas victime des juges ; il est victime du principe d’égalité de tous devant la loi et devant la justice. Selon le code pénal, constitue un délit le fait pour une personne de solliciter d’une autre personne des informations privilégiées en échange d’une distinction ou de « toute autre décision favorable ».

18) Ecologie : La défense des mauvais biftecks

« Folie pour les uns, scandale pour les autres » : Tenons-nous en d’abord aux faits. La mairie écologiste de Lyon a reconduit une mesure prise par la majorité LREM précédente consistant à mettre en place dans les cantines scolaires un menu unique, sans viande mais avec œufs ou poisson, pendant le temps de la pandémie. Pourquoi un menu unique ? Pour fluidifier la file et limiter la transmission du virus dans la queue du self. Pourquoi sans viande ? Parce que cela permet de proposer un menu unique qui ne pose aucun problème rédhibitoire à quiconque.  En matière de végétarisme, le programme de la mairie n’est pas le menu unique vegan. C’est en toutes lettres dans le programme et le site de la ville : une alternative sans viande à chaque repas à l’horizon 2022.  Le tout avec une démarche de choix de produits locaux, 50% minimum des produits.  Qu’importe, on a vu Gérard Collomb, celui-là même qui avait pris la fameuse décision du menu unique, manifester juché sur un tracteur contre un délire idéologique s’attaquant à l’agriculture française. Et les médias locaux et nationaux d’emboîter le pas, omettant soigneusement de préciser l’initiateur réelle de la mesure, transformant le végétarien en vegan, le but sanitaire en « programme idéologique » et affirmant son caractère pérenne. Est-ce vrai, est-ce faux, aucune importance, l’important c’est de rappeler que « les écolos prennent des mesures idéologiques et délirantes ».

A lire, cette note de blogue de « Phylloscopus », chrétien naturaliste, qui s’interroge sur « les critères (à) remplir, pour qu’une décision écologiste ne soit pas qualifiée par principe de « délire idéologique imposé par une minorité ». De là, la triste leçon de cette histoire, c’est que peu importe la façon dont l’écologie est conduite ou déployée : si elle conduit à modifier, si peu que ce soit, notre horizon familier, elle fait scandale.

19) Emmanuel Faber évincé de son poste de PDG de Danone

Le conseil d’administration du groupe agroalimentaire Danone a annoncé (15/03) avoir « mis fin aux fonctions d’Emmanuel Faber comme président-directeur général ». Deux fonds d’investissement actionnaires du groupe français réclamaient son départ. Le président du fonds londonien Bluebell Capital, déclarait dans une interview au Monde fin février, qu’il fallait « laisser partir M. Faber », car « depuis sa prise de fonctions en tant que directeur général, en 2014, Danone délivre des résultats plus faibles que ceux de ses grands concurrents, Nestlé ou Unilever ». Le 1er mars, le conseil d’administration avait déjà voté la dissociation des fonctions de président et de directeur général, une mesure demandée par ce fonds. La décision prévoyait qu’un directeur général soit recruté. Dans une lettre du 3 mars, le fonds américain Artisan Partners souhaitait le départ d’Emmanuel Faber pour que le futur directeur général ait « la latitude nécessaire pour mettre en place une nouvelle orientation ».

Les fonds activistes, comme Bluebell Capital et Artisan Partners, sont des groupements d’investisseurs qui « cherchent à infléchir la stratégie des entreprises qu’ils jugent peu performantes en prenant une participation minoritaire à leur capital », explique dans le site The Conversation le professeur de finance Michel Albouy. Leur objectif est d’améliorer les résultats financiers et de faire ainsi remonter le cours de l’action de l’entreprise afin de réaliser une plus-value à la revente. Les fonds activistes ont tendance à cibler plus souvent les sociétés ayant un fort engagement en matière de responsabilité sociale des entreprises, c’est-à-dire celles qui intègrent ces préoccupations à leur activité en vue du bien commun, assurent dans une étude publiée en 2020 les professeurs en stratégie d’entreprise Rodolphe Durand, Mark DesJardine et Emilio Marti. Selon eux, ces fonds considèrent ces engagements sociaux et environnementaux comme « inutiles », car empêchant les actionnaires de maximiser leurs intérêts à court terme.

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20) Le Mouvement de Lausanne

L’analyse mondiale de Lausanne cherche à fournir des informations stratégiques et crédibles et des connaissances issues d’un réseau international d’analystes évangéliques afin d’équiper les acteurs clés de la mission mondiale.

21) Le voyage musical : « histoire dont vous êtes le héros »

Parce que le confinement ne doit pas couper nos enfants de Dieu, voici le voyage musical » : Une proposition de catéchisme pour adolescents sous la forme d’une « histoire dont vous êtes le héros »

Et le dernier pour la route :

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« Biblical literalists when Jésus condemns the rich and blesses the poor » (Paru sur twitter, le 31/03/21)