Foireux liens(6) : « pour quoi faire ? » ou « Est-ce un bien ? »

 

Une foire aux médias(chrétiens)et non des "foireux médias" !

Une foire aux liens pour questionner l’usage : des pratiques, des « progrès », des mots…

« Le progrès fait rage », avait coutume de dire un célèbre chroniqueur radio !Voici une sélection de ce qui nous est présenté comme un « progrès » ou une « avancée », sous prétexte que ce serait « plus pratique », voire « plus utile ». De telles affirmations ne nous dispensent heureusement pas de nous questionner à ce sujet. A noter enfin que la réflexion nécessaire sur « l’usage » touche aussi aux mots, auxquels il est aussi vital de redonner le juste poids.

 
1) »Ecrire à la main n’est plus utile », juge-t-on en Finlande.

Je l’ai appris hier soir : dès 2016, et ce, bien après les Etats-Unis, les enfants finlandais n’apprendront plus à écrire à la main, mais sur un clavier. Une « compétence » (on ne parle déjà plus de « savoir »-qui se transmet)jugée plus « utile » par l’Office national de l’Education., révèle un blog de la BBC qui reprend l’article d’un journal finlandais.

Et ailleurs-en Allemagne ou en Belgique ? http://www.ufapec.be/nos-analyses/2813-apprentissage-ecriture-sur-ordi/ ; http://www.lalibre.be/debats/ripostes/l-apprentissage-de-l-ecriture-cursive-est-il-revolu-51c980923570b73efa89f0f5 ; http://www.lesoir.be/299198/article/studeo/2013-08-14/abandonner-l-ecriture-cursive-pour-clavier-un-debat-irreel

Est-ce une bonne ou mauvaise idée ? Et en France, c’est possible ?
Ce qu’en pense le linguiste Alain Bentolila.

 

2)« ONU: Les enfants ont droit au sexe, à la drogue et à l’avortement » : une information relayée notamment par le CPDH, encore bien peu commentée(à part peut-être ici) et que l’on peut lire sur c-fam.org : « La terre compte aujourd’hui une jeunesse plus nombreuse que jamais. D’après le dernier rapport du Fonds de l’Onu pour la Population (UNFPA), c’est le moment ou jamais de faire des progrès sans précédent, mais cela requiert que les futures générations soient moins nombreuses. Les instructions de l’ UNFPA visent à ce que le « dividende démographique » garantisse un libre accès à l’avortement aux adolescents, l’abrogation de l’âge minimal de consentement aux relations sexuelles, et l’affaiblissement du rôle des parents dans la formation sexuelle de leurs enfants ».
La principale préoccupation de l’UNFPA est donc de mettre un frein à la croissance démographique. Et si l’on se trompait de cible ? Et si la vraie question était liée au partage des ressources et non à la diminution de la population ? Cette offensive « malthusienne » n’est toutefois pas neuve. Déjà, en 2009

 

"Quand le système repose sur notre envie d'acheter" Ou "Adoracion Capital" (2014) Huile sur toile de Patrick McGrath Muñiz.

« Quand le système repose sur notre envie d’acheter »
Ou « Adoracion Capital » (2014) Huile sur toile de Patrick McGrath Muñiz.

3) Grenoble, première ville française sans publicité ? Une expérience qui s’attire les foudres de Jacques Séguéla qui a déclaré : « C’est criminel(…)Si vous abaissez l’envie d’acheter, vous courez directement vers la fin du système(…)Ce n’est pas parce que les banques ont fait sauter le système qu’il faut s’en prendre à l’affichage(…)Méfions-nous des castrateurs d’imaginaire ! C’est le début de toute dictature. » Où l’on apprend, en vrac, que(comme le commente le journaliste Patrice de Plunkett) : notre « imaginaire » dépend de la pub ; tout recul de la pub est une avancée de « la dictature » ; « le système » repose sur notre « envie d’acheter ».

 

4) Le transhumanisme est-il un « humanisme » ? Oeuvre-t-il pour « le bien de l’humanité » ?
Nous en avons déjà parlé ici, sur notre blogue.
Pour rappel, les transhumanistes se sont réunis à Paris, les 20, 21 et 22 novembre derniers, dans le but de réfléchir aux multiples façons (via les progrès technologiques) d’atteindre « l’homme augmenté ». L’occasion de prendre du recul à ce propos et de réfléchir, outre à leur influence actuelle, aux conséquences éthiques, spirituelles et morales d’un tel mouvement de pensée : lire  http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/11/14/face-a-l-offensive-du-transhumanisme-5489852.html et http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/11/20/31003-20141120ARTFIG00268-le-transhumanisme-n-est-pas-un-humanisme.php . Ce dernier article, découvert via la dernière « foire aux liens » de « Notre Eglise point com », me paraît toucher juste : « certains préfèrent évoquer l’espoir de technologies intelligentes utilisées dans l’intérêt de l’homme, de manière bienveillante. Mais tout ce qu’il sera donné à l’homme de faire, il le fera. L’histoire nous a par trop de fois montré combien l’homme ivre de liberté en oublie sa conscience…».

D’autres réflexions sur « l’usage » : donner du poids(le juste poids), cela va aussi pour les mots.

5) Un numéro de Libération(découvert grâce à cette note de Patrice de Plunkett éditée sur son blogue) consacre une double page à Erri de Luca, 64 ans, écrivain napolitain polyglotte, bibliste hébraïsant (neuf essais ou traductions) et militant écologiste… ce passionné de la Bible, qui se présente comme quelqu’un « qui ne croît pas », pourrait faire honte à certains croyants qui la négligent ou nient qu’elle est « la Parole de Dieu ». L’entretien tourne autour des questions bibliques, et notamment des problèmes (ardus) de traduction de l’hébreu. Lire ici : http://www.liberation.fr/societe/2014/11/07/j-aime-toucher-la-langue-originelle_1138745
6) « Les mots ont un poids, un sens et une histoire. Quand on les utilise sans réfléchir à leur contenu ou à leur passé, on s’englue dans les préjugés », écrivait il y a quelques années la journaliste et écrivain Jacqueline Rémy. Une remarque qui revient en mémoire de Joseph Gynt(co-fondateur des « Cahiers libres »), au regard des derniers débats agricolo-environnementaux. A lire ici : http://cahierslibres.fr/2014/11/edito-grand-mal-mots/

7) Et quand les mots sont des nombres : une exégèse d’Ezech.47 par Pneumatis, en lien avec Jean : http://www.pneumatis.net/2014/11/mais-le-temple-dont-il-parlait-cetait-son-corps/

8)« Doxa » :
Un mot grec employé par Parménide et surtout Platon pour désigner l’opinion, les idées reçues que la pensée rationnelle devait combattre, puis concept sociologique que Pierre Bourdieu, notamment, a développé pour caractériser l’opinion publique, ses interprètes (les doxosophes), ainsi qu’un type de perception du monde constitué par l’évidence des choses (le rapport doxique). Un mot guère connu, du moins jusqu’à ce que politiques, polémistes et « débatteurs » s’en emparent, discutant(ou remettant en cause) les conclusions de scientifiques et d’historiens.
A lire, sur le sujet, un excellent billet d’Alain Garrigou, professeur de science politique à l’université de Paris Ouest Nanterre et directeur de l’Observatoire des sondages, qui a le mérite de réactualiser ces propos de Thucydide : « En voulant justifier des actes considérés jusque-là comme blâmables, on changea le sens ordinaire des mots » (La guerre du Péloponnèse, CXXXII, III). Un phénomène observé par l’historien pendant la guerre du Péloponnèse (430-404 AC) « quand les Athéniens désemparés par la prolongation du conflit perdaient le sens des mots. Comme hier, la longue crise d’aujourd’hui fait perdre la faculté de juger ».

9) Repérer et décrypter, au-delà du vernis, les mots « qui tuent » : c’est la mission d’un site « qui repère les dérives racistes et antisémites des cadres du Front national » : « Un site internet mis en ligne le 10 novembre, Lentente.net, se propose « d’observer le Front national (FN) » et de traquer les dérives de tous les cadres ou futurs candidats du parti, alors que le FN organise son congrès les 29 et 30 novembre 2014 à Lyon. Depuis que Marine Le Pen, en succédant à son père, a pris la tête du parti et s’est attelée à le « normaliser », et après la victoire aux municipales d’élus d’extrême droite dans une dizaine de communes, une nouvelle forme d’opposition au FN voit le jour », peut-on apprendre sur Fait religieux. Comme le déclarent les animateurs du site dans une courte présentation, « la présence du Front national n’est pas la première raison de la faiblesse du débat d’idées dans l’espace médiatique : mais elle occupe trop les pensées et les discours politiques ».

Et on terminera par là :

10) Focus sur une nouvelle pratique : la curation

Ce terme vient de l’ancien français « curation » qui désigne le traitement d’une maladie. La maladie qui nous intéresse ici est « l’infobésité »(ou « surcharge informationnelle », dans le sens que « trop d’information, tue l’information »). La curation peut alors être considérée comme « un remède ». Ou, selon le blogueur « Zeboute », consultant en sciences de l’information et de la communication, « une alternative intéressante, puisqu’elle permet continuellement de « recycler » ou « dépoussiérer » la connaissance. Pas des éléments de « buzz », mais des vieux articles, des liens url surannés qui nous relient dans la webosphère sur ce qu’il y a de plus précieux : l’intelligence humaine ».
La curation provient également de l’anglais « curator » qui désigne tout type de gardien d’un héritage culturel (conservateur de musée, bibliothécaire, etc.) chargé de prendre soin des œuvres dont il a la charge, de les rassembler et de les organiser pour mieux les diffuser au public.
Pour « Zeboute », encore, « le bon curator » doit donc donner du sens au contenu qu’il diffuse. Comme le bibliothécaire qui conseille le lecteur.
A condition de ne pas contribuer à « l’infobésité » en relayant une information qui existe déjà, ou déjà relayée par d’autres, et de respecter le droit d’auteur.

Appliqué à l’Internet, la curation consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus jugés comme étant les plus pertinents du web, pour une requête ou un sujet donné.
Mais qui va sélectionner l’information ? Sur quels critères ? Dans quel but ? Quel est son intérêt ? Réponse dans cet autre billet de « Zeboute », qui nous propose un « Focus sur cette nouvelle pratique de la curation » des chaînes d’info en continu, « en temps réel » et « au plus vite ». Une pratique « dont la valeur ajoutée pour l’organe médiatique est faible, puisqu’il suffit de « copier/coller » les dépêches AFP. Une tâche ingrate dévolue à un stagiaire. Qui ne mange pas le midi, car à midi, l’info ne s’arrête pas ».
Une dénonciation de l’usage général réservé aux stagiaires, et « d’un journalisme trop concentré sur l’instantanéité de l’information, plutôt que producteur de sens ».

 
11)Connaissez-vous les « non-conférences » ?
À la recherche d’une méthodologie pour animer des discussions théologiques dans sa paroisse, qui soit aisée à organiser, si possible sans préparation, bienfaisante pour la réflexion individuelle et communautaire, conviviale, Olivier Keshavjee s’est souvenu « des non-conférences (unconference), un concept de conférence particulièrement intéressant ». Il nous invite à le découvrir ici , tout en exprimant son « envie de vivre des cultes sur ce modèle ». Néanmoins, comme il l’explique lui-même, ce modèle n’a rien de neuf, puisqu’ « inventé par une Madame L’Esprit, et théorisé par Monsieur De Tarse, dans une lettre Aux Corinthiens, tome 1, ch. 14, v. 26) ».

Foireux liens(5) : « à fuir » ou « à éviter »…

Ce n’est pas une question de « morale », mais de « vie ou de mort »…
Face à la banalité ou à la « normalité »(ou ce que l’on veut nous présenter comme tels) de certaines situations, expressions, réactions, décisions, comportements ou même d’objets qui envahissent notre quotidien, certains ne manquent pas de faire de la résistance. Et de nous mettre en garde. Car l’apathie est un danger. Et si l’apathie, elle reviendra…
Nos « foireux liens » font donc leur rentrée de septembre, avec cette petite sélection, privilégiant certains blogs de « juristes » de la « cathosphère », sur le thème de ce qui est « à fuir » ou « à éviter ». De quoi réfléchir pour mieux résister, plutôt que de subir, au-delà de l’indignation simple, et nous inviter à privilégier le fondamental…
« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie »(1 Cor.10v14)

« Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune ».(1 Cor.6v12)

« Fuyez la fornication: quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps ». (2 Cor.6v18)

« Mais évite les discours vains et profanes, car ceux qui s’y livrent iront plus avant dans l’impiété ». (2 Tim.2v16)

« Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur. Combat le bon combat de la foi… »(1 Tim.6v11-12)

 

« Les français sont-ils des veaux ? » ou Gleeden : place aux anticorps
Un billet de « Koztoujours », publié sur son blogue le 4 septembre 2014, par rapport à nos capacités de « résistance » ou de « tolérance » face à ce qui est affiché de façon ostentatoire, y compris sur les bus :

« Est-ce une coïncidence, un acte manqué, la Providence ? La société Gleeden semble choisir les moments où l’actualité la plus chaude étale crûment devant nos yeux les conséquences personnelles ultimes de l’infidélité – jusqu’à la tentative de suicide de la personne trompée – pour enfoncer un coin supplémentaire dans notre dignité collective par ses campagnes perverses.
Refuser ces campagnes doit être le réflexe de tous, doit être la réaction collective spontanée. Cela s’applique au site et à son principe, ainsi qu’à sa promotion publique, et cela va chercher au-delà, au rang même de notre capacité à former une société.
(…) Mais si votre conscience ne se révolte pas spontanément devant ces affiches, c’est que vous êtes des veaux. C’est que cette société, dans ce qu’elle a d’ultimement mercantile, individualiste, et oppressive, a fait de vous les veaux dont elle a besoin ».

Lire la suite sur http://www.koztoujours.fr/gleeden-place-aux-anticorps

 
Heureux celui par qui le scandale arrive !
Un « coup de griffe » d’Aliocha, journaliste, dans une note publiée sur son blogue le 05/09/14
« Tout le monde connait la formule « Malheur à celui par qui le scandale arrive » mais sait-on d’où elle vient ? De l’évangile de Luc : »Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer ». Rassurez-vous fidèles lecteurs, je ne m’en vais pas ici prêcher. La morale n’est pas dans l’air du temps. Elle heurte trop la liberté conçue comme absence de limite et surtout le droit de jouir sans entrave. Vous savez, ce droit dont les médias au sens large nous rappellent à chaque seconde qu’il est sacré et absolu, et pour cause, c’est en appuyant sur ce mécanisme que la société de consommation fourgue à un prix prohibitif le bonheur frelaté d’acheter n’importe quoi(…)Toujours est-il que je voulais juste attirer l’attention sur l’inversion de paradigme qu’est en train d’opérer notre société hyper médiatisée : le scandale désormais est la voie royale vers le bonheur ».

La suite : http://laplumedaliocha.wordpress.com/2014/09/05/test/

 

L’île au Trésor : la banque et les finances publiques
Par « Thomas More », qui signe son grand retour après une longue absence sur son blogue, dans un billet daté du 29 août 2014 :
« Vous vous souvenez, au Bourget, un dimanche de janvier 2012, François Hollande qui est encore candidat à la présidence de la République proclame « Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage […], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » ! La lutte contre la finance devait passer notamment par la séparation des activités dites spéculatives des activités traditionnelles (collecte des dépôts et octroi de crédit) au sein des groupes bancaires remettant en cause le modèle français dit de la banque universelle. Lors d’un récent colloque organisé par Mustapha Mekki et nos centres de recherches respectifs sur le thème du lobbying responsable, j’ai eu l’occasion d’exposer les grandes lignes de l’action de lobbying menée par les banques pour entraver le projet de séparation bancaire en 2013. Parmi les leviers d’influence, il en est un qui semblait assez méconnu : il s’agit des liens entre la banque et l’Etat moderne, au sens large du terme. Ces liens ont permis une plus grande proximité entre le pouvoir et la finance, notamment en France pour de multiples raisons tenant tant à la formation des élites qu’à une longue période de nationalisation des banques mais aussi à une grande familiarité entre l’administration des finances publiques, notamment le Trésor, et la Banque de France, d’une part, et la direction des établissements de crédit, d’autre part…… »

La suite : http://thomasmore.wordpress.com/2014/08/29/lile-au-tresor-la-banque-et-les-finances-publiques/
Article que l’on peut compléter par cette TRIBUNE de Gaël Giraud du CNRS, sur Challenges : d’après le chercheur, le diagnostic de l’ex-ministre de l’Economie était juste: « la question de savoir qui, de l’industrie ou de la finance, est prioritaire en France ».

« L’ex-ministre de l’Economie Arnaud Montebourg avait au moins compris deux choses: la première, c’est qu’il n’y a pas de prospérité économique sans une industrie puissante ; la seconde, c’est que, pour ressusciter l’industrie française, il faut une politique interventionniste audacieuse de l’État.
C’est pour avoir défendu ce point de vue qu’il a été limogé et, du point de vue du débat économique, c’est pourtant lui qui a raison. La politique d’austérité européenne repose sur un diagnostic erroné: le déni du risque déflationniste qui pèse sur notre continent surendetté.
L’Etat n’est pas l’acteur le plus endetté en zone euro (90% du Pib en moyenne, sous forme de dette publique), c’est le secteur bancaire (350%) qui l’est. L’entêtement à donner la priorité au désendettement public a déjà fait la preuve de son inefficacité dans les pays du sud européen. Le seul acteur à qui une telle politique peut bénéficier, ce sont les banques, fragilisées par l’excès de dettes publiques qu’elles détiennent, et qui seraient au tapis si l’Etat français perdait sa côte d’amour avec les marchés….. »

La suite : http://www.challenges.fr/economie/20140828.CHA7074/et-si-montebourg-avait-raison.html

 

Dans la rubrique « ces nouveaux objets qui envahissent notre quotidien », La cigarette électronique, alternative inoffensive ou nouveau produit dangereux ?
Se questionne Thomas Clerget dans un article publié le 8 septembre 2014 sur Bastamag :
« Apparue il y a quatre ans, la cigarette électronique et ses volutes de vapeur garanties sans goudron ni cancérogènes inondent le marché. Au point d’apparaître, y compris pour une partie des milieux médicaux, comme une alternative possible au tabac, dont la consommation continue de tuer, en France, près de 73 000 personnes par an. Mais le risque existe aussi d’une banalisation de l’e-cigarette, ouvrant la porte à de nouvelles formes de dépendance à la nicotine. Cela d’autant plus que les majors du tabac s’intéressent de très près aux opportunités offertes par ce nouveau marché… Une enquête pour éviter l’enfumage ».

L’essentiel sur http://www.bastamag.net/La-cigarette-electronique

 

Après toutes ces mises en garde, « coups de gueule », « coups de griffe » ou « exhortations négatives », quelques exemples « positifs » :

Gaultier Bès et Marianne Durano : veilleurs au nom de leur foi
Le mouvement des Veilleurs, protestataires non-violents et actifs notamment contre le mariage pour tous, a frappé l’opinion ces derniers mois. Rencontre avec Gaultier Bès et Marianne Durano, militants, qui viennent de publier un petit livre percutant sur « l’écologie intégrale ». Si vous l’avez manqué…

Face à « certains étudiants qui [semblent] avoir perdu ce sens du bien commun, car témoignant d’une liberté poussée à l’extrême, dont le slogan dominant est le « pourquoi pas ? », lequel permet toutes les expériences. Une posture terriblement déshumanisante », le témoignage d’un autre cheminement : « la conversion au Christ, un fondement solide pour [notre] vie et [notre] réflexions », qui permet de « s’ouvrir à la différence de l’autre »..

Interview à découvrir ici : http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Gaultier-Bes-et-Marianne-Durano-veilleurs-au-nom-de-leur-foi

Ou là : http://www.editions-lecenturion.fr/fr/actualites/actualite/82/un-entretien-avec-les-auteurs-de-nos-limites-dans-pelerin-magazine

 

Tu diras à ton fils…
Un billet sous le signe de la rentrée et du Deutéronome, par le bibliste Pneumatis, publié le 29 août 2014 sur son blogue éponyme

Ou l’on parle de transmission(« religieuse »), « des commandements bibliques », d’une « tradition fondatrice », et « de ce qui fait l’homme, de ce qui fait un homme »…d’abord et avant tout au sein de la famille, d’un père à son fils, et ce, sans exclure la pédagogie. Car, « il se trouve que, malgré leur incroyable talent et leur grande compétence pédagogique (pour ceux que je connais) », son auteur croit « que la transmission religieuse par l’école est vouée à l’échec, dans le cadre de l’idéologie scolaire actuelle. Au catéchisme scolaire, la tradition biblique n’est pas transmise, elle est apprise, comme le sont les mathématiques. Or la Bible, avant de s’apprendre – ce qui est nécessaire – doit d’abord, quand c’est possible, se transmettre ».

A lire la suite de cet excellent article : http://www.pneumatis.net/2014/08/tu-diras-a-ton-fils/

 

 

 

Bonnes lectures !

Foire aux médias(3) : blogues et sites

Suite de notre « Foire aux médias »(mais non « foireux médias ») poursuivie et -avec les blogues chrétiens.
Un blogue personnel, selon Henrik Lindell, « sert fondamentalement à promouvoir l’intelligence de son auteur propriétaire ». Il doit « stimuler et énerver les gens. Il doit aussi susciter la réflexion, quitte à bousculer les idées reçues de ses visiteurs. Ces derniers doivent pouvoir commenter les articles ». Et, je dirai même plus, il doit permettre une certaine interactivité avec ses lecteurs, dans un esprit de respect mutuel et de réciprocité.

Voici des blogues qui correspondent à peu près à ces critères. Nous les divisons en « Proto- » et « Catho- » sphères !

« La protosphère » ou blogosphère protestante évangélique :

Sébastien Fath. Le « weblog citoyen » d’un chercheur au CNRS, historien et sociologue dans le domaine des religions. Sébastien Fath est spécialisé dans l’étude sur le protestantisme évangélique, dont il est lui-même issu : son blogue constitue à lui seul une source intéressante en cette matière. Mais l’on trouve aussi des réflexions ou des « coups de gueule »-que nous ne partageons pas toujours ou que nous ne trouvons personnellement pas toujours très convaincants-sur des sujets de société, de la politique et plein d’autres encore.

Construire une éthique sociale chrétienne. A la base, « le blogue perso » d’Alain Ledain, un ami et un des fondateurs de l’association Actes 6(une mine au service des associations loi 1901 ou 1905 :  assistance dans la gestion administrative et financière ; outils, formations et logiciels),  qui s’intéresse à l’éthique sociale chrétienne. Le titre du blogue( « construire une éthique sociale chrétienne »), particulièrement éloquent, est à découvrir pour son approche des questions sociales, dans laquelle nous nous retrouvons. A noter que depuis quelques années, le blogue s’est « dépersonnalisé » et ouvert à d’autres auteurs. Parallèlement, avec Eric Lemaître, Alain Ledain a également réuni un groupe de chrétiens de différentes confessions, partageant les mêmes pensées sur l’éthique sociale et désireux de travailler ensemble. L’objectif de ces « Eveilleurs » est de « défendre une éthique sociale chrétienne, de travailler à un éveil des consciences et de lutter contre toutes les formes d’exclusion sans cette détestation de l’homme et de sa vulnérabilité ».

Déconstruction de l’Homme ou « critique du système technicien », quand d’autres seraient plutôt « technolâtres » : le blogue d’Eric Lemaître, socio-économiste spécialisé dans les questions éthiques, inspiré par la pensée de Jacques Ellul et partenaire de Pep’s café. Il se fait fort de nous alerter et de nous sensibiliser aux changements en cours, de nature à « déconstruire l’Homme », qu’il s’agisse du transhumanisme, du numérique, de l’économie virtuelle, du consumérisme, de l’eugénisme…L’intérêt de l’approche de l’Eric est de nous montrer à quel point « tout est lié ». Voir également notre interview de ce dernier.

Elle croit : Un excellent blogue, autant dans son esprit que dans son contenu, pensé par des femmes et « pour des femmes qui croient en Jésus-Christ et qui veulent croître en Lui et pour Lui ». Pour toutes les femmes chrétiennes-mariées, célibataires, mères seules ou mariées à un non-encore-chrétien… jeunes converties ou aînées dans la foi, adolescentes ou femmes plus mûres…. Nous en avons parlé ici.

Notre église point com  :  un blogue-ressource chrétien, jadis« pour étrangers et voyageurs », dont nous avions déjà parodié la « La foire aux liens » hebdomadaire. Ce qui était au départ le blogue personnel de Stéphane Kapitaniuk est devenu, depuis, une grosse entreprise collective qui a pour nouveau nom « Tout Pour Sa Gloire ». Son objectif ? Développer « une vision chrétienne du monde », soit « voir comme Dieu voit et vivre comme Dieu veut ».

Génération Hillsong Nutella : Un étonnant blogue évangélique, dont nous avons déjà parlé, qui ne ressemble à aucun autre, et qui se distingue par son mystère, son originalité, son humour, la qualité de la forme alliée à la qualité de contenu et, surtout, surtout, surtout, par sa générosité, à mille lieux du cynisme et du fatalisme ambiants : car  GHN ne « cherche rien » de particulier-en tout cas, pas le « buzz » ou la polémique-à part partager ce que son auteure a reçu. Soit l’essentiel : Christ et l’amour de Christ. Le sous-titre « Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est vraiment nécessaire » fait d’ailleurs écho à cet essentiel, faisant l’essence du blogue.

Theologeek : l’excellent blogue personnel d’Olivier Keshavjee, théologien et fils(sauf erreur)de Shafique Keshavjee. Où l’on parle de théologie, philosophie des sciences, libertés digitales et autres geekeries… « avec l’art de poser des questions qui dérangent de manière intelligente« , comme l’a déjà dit quelqu’un d’autre avant moi.

Le Bon Combat : un blogue « réformé d’un point de vue théologique et baptiste d’un point de vue ecclésiologique ». Animé notamment par Pascal Denault et Guillaume Bourin(le fondateur).

Phileo-sophia : l’édifiant blogue d’Etienne Omnès, qui a pour seule mission d' »aider au maintien et à la prospérité d’une sagesse chrétienne », sous les deux angles suivants : 1)  « Aborder les questions culturelles et d’actualité sous un point de vue chrétien évangélique » et 2) »Vulgariser et présenter la sagesse des pères de l’église et des médiévaux, en complément de la pensée protestante classique, afin de nous enraciner davantage dans le christianisme de nos pères, et survivre un jour de plus que les vents hostiles de notre époque ».

Plumes chrétiennes : « l’incubateur audacieux des auteurs chrétiens ». Un blogue collectif d’auteurs et de poètes chrétiens qui souhaitent faire découvrir leurs propres créations et trouvailles littéraires (« romans à suivre », nouvelles, poèmes…), ainsi que leurs réflexions autour de la littérature. Si vous aimez écrire, ils sont preneurs !

Point théo : un autre blogue tout aussi édifiant, dont j’apprécie l’esprit, qui a pour objectif d’encourager et nourrir la réflexion biblique et théologique sur internet, de sorte que le lecteur puisse grandir dans la connaissance du Christ et être équipé en vue du service.

Autres sites protestants évangéliques

CPDH : Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine
Fondé par Daniel Rivaud en 1999(il succède à « sentinelle » créé en 1997), il regroupe des chrétiens issus de toute la mouvance protestante en France et en Europe, et se veut le promoteur d’une réflexion protestante au débat éthique : respect de la dignité humaine, la défense et la protection des droits de l’enfant, de la femme, et de l’homme d’une manière générale, la protection du droit à la vie de tout être humain, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle.
Le CPDH opère un travail de sensibilisation (des églises et des chrétiens à leur rôle dans la société), de veille et de diffusion de l’information sur internet : « anticiper sur l’actualité », et « coller à l’actualité », de sorte à faire entendre un point de vue protestant évangélique sur ces sujets. À cela s’ajoutent : le « CPDH Actualités », revue de presse mensuelle à laquelle on peut s’abonner et que l’on peut recevoir par courrier ou par e-mail ; et son journal Informations, Prières et Actions(IPA). Une démarche et une action, « non de manière dogmatique, mais dans un rôle d’interpellation et de proposition ; non pour juger ou condamner, mais pour avertir, dans une démarche alliant vérité et compassion. »
A suivre, en parallèle de l’approche de « Construire une éthique chrétienne », évoquée ci-dessus.

Christnet : Officiellement lancé en octobre 2000, Christnet est un forum chrétien suisse visant à apporter une réflexion critique sur des sujets touchant aux domaines du social, de l’économie, de l’environnement, de la culture et du développement. Son objectif est de rassembler, de faire discuter et (inter)agir des chrétiens intéressés et préoccupés par des questions d’ordre social et écologique. Quatre forums sont organisés chaque année sur des thèmes très divers tels que l’écologie, la finance, la politique nationale et internationale, le genre, les alternatives économiques.  Voir aussi :  http://www.christnet.ch/sites/default/files/Regard_chretien_mondialisation.pdf

Samizdat : site francophone(québecquois) évangélique de Paul Gosselin, titulaire d’une maîtrise en anthropologie sociale. Après avoir vécu en Nouvelle Ecosse, en Californie et sur l’île de Vancouver, il s’est installé au Québec. Créé en 1999, Samizdat a pour buts « de servir la communauté évangélique francophone internationale et d’informer le chrétien ainsi que le non-chrétien sur une grande diversité de sujets tout en maintenant l’intégrité de la vision du monde judéo-chrétienne » : outre la théologie, les arts, la musique, la littérature, les sciences(naturelles, humaines), « les origines »…On y fait la promotion d’artistes et littéraires évangéliques francophones, sans oublier de mettre en ligne des textes qui représentent une bonne diversité des positions que l’on peut rencontrer chez les évangéliques. Un regard évangélique pluridisciplinaire.

TGC – Evangile 21 :   Evangile 21, la version française de la Gospel Coalition, un blogue et un site, a pour but de « promouvoir la centralité de l’évangile dans la vie, l’église et le ministère pour les générations futures ». Au menu(alléchant) : Bible, culture, théologie, histoire de l’Église. On peut également y découvrir  « Le Dieu qui se dévoile », guide quotidien commenté par Don Carson pour découvrir la Bible en une année, ainsi que le Catéchisme de Heidelberg, chaque dimanche.

Visio Mundus : un blogue original, consacré à « l’apologétique culturelle ». Fondé et animé par deux théologiens réformés : Yannick Imbert et Vincent M.T.. Une démarche actuellement plutôt rare, à souligner et à suivre.

 

« Cathosphère » ou « Blogosphère catholique » :

Eglises & Ecologies(E&E), Actualité de la prise de conscience écologique chrétienne : un espace éditorial qui tente de suivre l’actualité des Eglises (et des associations)chrétiennes(dans un sens large : catholique, luthéro-réformée, évangéliques, orthodoxe) en lien avec les thématiques de l’écologie. C’est aussi un lieu riche en ressources dans ce domaine. L’usage du pluriel dans le titre du blogue est significatif : il privilégie une vision non restreinte ou exclusive de « l’Eglise » et de « l’écologie », donnant à voir et à comprendre 1)la diversité des sensibilités chrétiennes et 2)le caractère « pluridisciplinaire » de l’écologie.
L’auteur de ce blog est Dominique Lang, prêtre assomptionniste, scientifique de formation et journaliste (La Croix et actuellement Pèlerin). Il a participé au lancement de la revue « Les Cahiers de Saint Lambert » et collabore aussi – de temps en temps- à la revue Projet.

En chemin vers Ecbatane : soit « vers ton futur conjoint ou ta douce moitié… ». Un éternel sujet si essentiel, mais traité sous un angle original. A l’instar de GHN, un étonnant blogue qui allie la qualité du fond à la qualité de la forme : c’est suffisamment rare pour être signalé. Edifiant et conforme à l’esprit « évangélique ».

Thomas More (droit, politique et société) : Placé sous le patronage de saint Thomas More, patron des responsables politiques, ce blogue(à ne pas confondre avec le « think thank » libéral éponyme) d’un juriste analyse « des questions juridiques et politiques dans une perspective chrétienne ». Nous aimons l’ indépendance et la relative honnêteté intellectuelle de celui qui ne croit pas « à la neutralité et à l’objectivité, seulement à l’honnêteté, et qui reconnaît « pouvoir se tromper mais ne pas chercher à tromper »

Patrice de Plunkett : un catholique et « laïc de base qui se trouve être journaliste »(et par ailleurs, essayiste et conférencier), comme il le dit lui-même sur son blogue ouvert depuis 2005. Et ledit blogue est à la fois très réactif et très intelligent sur tous les sujets d’actualité ayant un rapport avec la pensée sociale catholique, défendue par son auteur.

Pneumatis : un intéressant blogue d’exégèse, de l’association éponyme, qui « entend promouvoir les études bibliques en faisant plus particulièrement appel aux racines juives de la foi chrétienne ».

La plume d’Aliocha, « chroniques journalistiques » : une plume(et non un clavier), mais une plume bien affutée. Celle qui a choisit son pseudo en référence à Aliocha Karamazov[personnage des « Frères Karamazov », de Dostoïevski] parle sur son blogue de journalisme : au sens large ou économique, juridique ou technique. Diplômée d’un 3ème cycle de droit de l’université de Paris II Panthéon Assas, l’auteure a exercé « trois ans en cabinet d’avocat avant de devenir journaliste en 1995 par les hasards de la vie ». Le journalisme est son métier, mais aussi surtout sa passion.

Phylloscopus inornatus : le blogue d’un naturaliste catholique. Parce que ça existe. Et qui n’oublie pas de s’émerveiller et de rendre grâce à son créateur.

Les Cahiers libres : ouverts depuis le 4 octobre 2013 mais au rythme malheureusement quelque peu ralenti depuis l’été 2016, « les Cahiers » sont une excellente jeune publication catholique, plein de « pep’s », à l’origine animée par six rédacteurs, aidés de contributeurs occasionnels ou réguliers(dont Pep’s Café ! ). Comme me l’a expliqué Benoît, l’un des fondateurs, « Les Cahiers sont nés 1)d’un constat d’un besoin de faire entendre une voix différente au sein de la blogosphère catholique et 2)d’une volonté de mutualiser les forces de quelques blogueurs pour créer un lieu de dialogue, de débat et de réflexion sur le web. Dans l’esprit des « Cahiers de la quinzaine » de Charles Péguy, l’objectif est à la fois de jouer le jeu médiatique tout en cherchant à y introduire « une crise », « une ouverture », « une brèche pour la pensée ». Les « Cahiers » se distinguent également par le ton(« ne pas utiliser les méthodes du monde, toujours rester dans la charité »), la diversité des sujets(actu politique, internationale ; dignité de la vie ; solidarité ; philo; théologie; spiritualité; art ; économie…), le désir d’ouvrir l’horizon du web chrétien en ne parlant pas que « des sujets qui font buzz », et le choix de privilégier des articles de fond (donc long) permettant une formation biblique, philosophique, théologique, des jeunes chrétiens ».

(Pour en savoir plus sur la blogosphère catholique, voir également ici)

 

Suite et fin du dossier, avec, prochainement, une certaine « presse pas pareil »(non chrétienne).

« The Bible » : « c’est spirituellement qu’on en juge… »

tout ce qui brille est-il or ?

tout ce qui brille est-il or ?

La foi, « c’est croire sans voir ». C’est par ce moyen que l’on peut s’approprier la grâce de Dieu, qui seule nous sauve.
Néanmoins, pour faire la critique d’un livre ou d’un film, il est indispensable d’avoir lu ou vu d’abord l’œuvre en question, avant de faire une quelconque analyse ou commentaire. Une « évidence » qui ne semble pas partagée par certains, notamment sur la toile et les blogues d’infos. Jugeons-en plutôt avec ce qui suit et tâchons d’en tirer des leçons concernant une certaine éthique ou déontologie nécessaire.

Où l’on retrouve notre bon vieux « débat » : « pertinence » ou « popularité » ?

Voici un billet « plein de colère », à l’approche de Noël, que l’on peut lire sur un blogue « d’actualités chrétiennes ». Non toutefois pas cette colère-là…ou celle du Seigneur Jésus Christ chassant les marchands du temple(Luc 19v45)….Son animateur, Paul Ohlott, « enrage » de ce que le Nouvel Obs, selon lui, « enrage(rait) » face à « l’incroyable succès de The Bible » (c’est le titre de son billet coup de gueule, daté du 8 décembre 2013). « La Bible » ou « The Bible »(à ne pas confondre avec « Ze Bible »), la mini série américaine(que je n’ai pas vu, à part quelques extraits sur internet et que je ne commenterai donc pas), pas la Parole de Dieu écrite.

Paul Ohlott(« Rédaction »),  qui réussit le tour de force de rédiger une « critique »(plus une « critique de la critique  », en réalité) sur ce qu’il n’a visiblement pas vu* (comme il le reconnaît lui-même à demi-mot-les commentaires ci-dessous le prouvent) »enrage » de ce que Marie Lemonnier, journaliste en charge des questions religieuses pour le Nouvel Observateur,  ait jugé mauvais « The Bible », la série, au point d’estimer qu’« il doit falloir être néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes pour réellement goûter le spectacle ».
« Vous savez ainsi ce que vous êtes aux yeux du Nouvel Obs, si vous avez le malheur d’apprécier cette horrible série qui fait la promotion du message biblique ! » [sic-rien moins !] prévient Paul Ohlott en conclusion de son billet.

Mais quel est, en fait, le problème ?

Que l’article de Marie Lemonnier ait le (seul) »défaut » de ne pas reconnaître « l’incroyable succès de la série télévisée « The Bible »(…)la superproduction de Mark Bunett (également producteur des shows « Survivor » ou « The Voice »), qui a cartonné « tout d’abord aux Etats-Unis(…)mais également en Australie, où la série a même battu les records d’audience de la célèbre émission « MasterChef » ?

Au fait, est-il possible d’être évangélique, « né de nouveau » ou même « fondamentaliste » et de trouver(« objectivement ») la série mauvaise ?

Au final, cette « critique de la critique » de Paul Ohlott(qui se contente de reprendre certains termes ou infos de l’article de Marie Lemonnier et n’apporte rien de neuf) « n’a d’autre intérêt » que de révéler le manque de rigueur professionnelle de son auteur.

Quel est le problème ?

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Que, quand il ne lit pas « en diagonale », Paul Ohlott ne fait pas ce qui est le minimum requis pour un journaliste, avant la diffusion d’un programme télévisuel :  le regarder avant de commenter, ce qui lui aurait permis de donner un véritable avis sur une production qui se donne tout de même pour ambition de donner « à voir »(et à comprendre)toute la Bible. Et ce qui lui aurait permis de comprendre enfin qu’une critique négative(surtout si elle est justifiée) d’un mauvais film(surtout s’il est attesté comme tel) n’est pas(forcément) une « attaque » contre la Bible, l’évangile ou les évangéliques. Plus grave et dangereux, Paul Ohlott semble ici défendre « l’idée » que l’essentiel est « l’étiquette »(ici, « série évangélique »), ou même « le succès »(en chiffre d’audience), la popularité, lesquels suffiraient pour donner toute légitimité à une oeuvre, court-circuitant ou décrétant « hérétique »/ »blasphématoire » toute analyse ou esprit-critique du contenu. Un état d’esprit contradictoire avec l’esprit des Béréens cf Actes 17v11(qui ne se sont pas laissés impressionnés par la renommée de Paul et dont la noblesse n’est pas liée à un titre mais à l’attitude), de 1 Cor.14v29(« éprouver les prophéties ») ou même de Deut.13. A noter que l’inverse est vrai : une « mauvaise » étiquette(« de gauche », « catholique »…)suffit à rendre illégitime.
On appréciera d’autant plus, parmi les nombreux commentaires en réaction(plus de 90 à ce jour), certaines interventions pertinentes et intelligentes(par contraste), pour ne pas dire spirituelles(voir « Yves », « Sergio3 », « Bucer », et surtout, « Pneumatis »). Et on se rassurera en se disant que Paul Ohlott n’est heureusement pas représentatif des évangéliques :

Yves
8 décembre 2013 • 12 h 46 min
La critique du Nouvel Obs est sévère mais j’attendrai d’avoir vu un épisode pour juger si elle est pertinente… Vous-même Paul, qu’en avez-vous vu et qu’en pensez-vous ?

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 13 h 00 min
Pour ma part, je me moque de la « french manucure » des ongles d’Eve… et les divers extraits m’ont montré une grande qualité. D’ailleurs, à mille lieux du Nouvel OBS, la présentation de Paris Première souligne qu’il s’agit d’un « phénomène télévisuel mondial » qui a été « salué par la critique ». Il n’y a donc pas besoin d’etre « néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes » pour apprécier la série.
o
Yves
9 décembre 2013 • 6 h 44 min
Mais vous ne m’avez pas dit Paul si vous aviez vu la série pour contester la pertinence de la critique de l’Obs, car le seul avis de la chaine qui la diffuse me parait de bien peu d’objectivité…

sergio3
8 décembre 2013 • 17 h 09 min
Le problème des films, c’est que les images s’impriment dans nos mémoires. Il suffit d’une expression du visage ou de quelques mots inventés pour nous donner une autre compréhension de l’Evangile…
Certains chrétiens sont tellement habitués à se gaver de films qu’ils ne réalisent pas le danger.
J’espère que cette superproduction aura un impact positif sur les pécheurs et qu’elle ne fera pas de dégâts dans les rangs de la famille de Dieu.

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 21 h 02 min
Un film ne déforme pas plus l’Evangile qu’une prédication. L’un comme l’autre comporte une dimension humaine et se voit transmis par le biais d’un canal humain, par définition imparfait.
.
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 02 min
Comment c’était hier soir?
Ma critique, ici:
http://blog-confessant.blogspot.fr/2013/12/la-bible.html
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 17 min
Et je dois ajouter que le début est un peu guignolesque avec Noé qui raconte magistralement le récit de la Création dans une arche construite en bois bien poncé acheté chez Casto et où l’une des planches de 2 cm d’épaisseur qui constituent la coque commence à prendre l’eau au point qu’il s’en va retaper un clou pour colmater la brèche. A première vue, l’arche de Aronofsky semble plus solide et ressemble moins à un bâtiment sorti du Monde de Narnia.
C’était là le truc à éviter: ne pas sembler raconter un conte de fées pour grands naïfs. Et je pense que la série (en tout cas les deux premiers épisodes) est tombée en plein dans cette erreur.
Je pensais voir un vrai Abraham ou un vrai Moïse, dans leur vraie vie, avec leurs vraies craintes et leurs vraies appréhensions devant un appel qui les dépasse… mais, hier, je n’ai vu que des anges sortis de Star Wars et des héros sortis d’un nanar et dont on sent bien qu’après le tournage, ils vont aller manger un cheesburger au Mcdo du coin.

Yves
10 décembre 2013 • 7 h 32 min
Merci Bucer. Avec vous on a au moins ici une critique chrétienne sérieuse de quelqu’un qui a réellement vu un épisode, ce qui ne semblait pas le cas de Paul Ohlott dans sa contestation de la critique sévère du nouvelObs….
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 8 h 52 min
La critique de bucer concernant les anges n’a rien de sérieux et je prépare un article a ce sujet, avec extrait vidéo de la série pour ceux qui ne l ont pas vu…
o
Bucer
10 décembre 2013 • 11 h 09 min
Rien de sérieux?
On voit l’ange qui sort deux petites épées de son dos et se met à faire une scène de moine shaolin en démonstration de kung fu à Bercy!
Une vraie niaiserie dont la série n’avait pas besoin.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 20 min
Je suis catholique pratiquant, je suis passionné d’exégèse, et je confirme la critique du Nouvel Obs (et celle ci-dessus de Bucer). J’ai vu les deux premiers épisodes, qui sont une daube monumentale. Cette série n’a rien de biblique, c’est une série d’action qui utilise des images et des références bibliques. La culture et l’esprit de la Bible n’y sont pas. Avoir réussi à faire tout un épisode sur Abraham sans même évoquer l’alliance de la circoncision, c’est quand même du grand art ! Par contre les scènes de bagarre et d’action, ça y va. Comme si c’était l’essentiel. Quant à l’histoire de Moïse, c’est pareil. Là il aurait fallu ouvrir le Livre plutôt que de tenter un remake du film avec Charlton Heston en moins bien. C’est désastreux, et cela induit complètement le spectateur en erreur sur la réception de la Révélation. Que cette série rencontre un tel succès est une vraie tragédie, si vous voulez mon avis, pour ce qui est d’ouvrir l’esprit à l’intelligence des Ecritures (ce qui fut l’oeuvre de Jésus avec ses disciples jusqu’à son Ascension).

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 31 min
C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. Ce n’est pas, personnellement, ce qui me marque dans la vie d’Abraham !
Contrairement à vous, je trouve ça très bien que l’on présente la Bible d’une nouvelle manière, afin d’attirer des gens qui ne s’intéressaient pas à la Bible. En outre, nous avons des représentations conventionnelles de la Bible , qui ne sont absolument pas biblique… et je vais en parler dans un article à propos des Anges.
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 43 min
« C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. » Et demandez-vous pourquoi, alors que c’est le centre de gravité de toute l’histoire d’Abraham, celle dans laquelle s’enracine jusqu’à l’accomplissement par le Christ. Comment voulez-vous comprendre l’étendue de ce que peut signifier « Voici le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » si vous ignorez tout de ses racines spirituelles ? Et le problème, c’est qu’il n’est pas question que de la circoncision, mais de l’alliance en général, qui même avec Moïse est passée sous silence. Enfin quoi, retirer l’alliance de l’Ancien Testament, c’est comme retirer la Cène et l’institution de l’eucharistie du Nouveau.
La focalisation sur les batailles et les scènes d’action n’est pas plus dans l’esprit biblique. Et je passe sur des détails qui réitèrent toujours les mêmes images populaires convenues de la Bible , comme le sacrifice d’un Isaac enfant qui, de mémoire, n’avait pas l’air hyper consentant dans la série. Il y a un moment, quand on s’intéresse un peu à la Bible , où il faut mettre à jour ses connaissances. Je ne comprends pas où vous voyez du « nouveau » dans cette présentation des récits bibliques, à part dans les techniques de combat qui sont mises en scènes, et dans les étranges coupes dans le récit.
Et vous voyez, la tragédie est celle-ci : c’est qu’au final, certains arrivent à trouver ça bien. Là où l’Eglise, les chercheurs, les catéchistes (du moins ceux qui sont formés pour ça) essaient de faire avancer un peu la connaissance biblique, cette série fait revenir les gens un siècle en arrière, avec des airs d’actualité. C’est effrayant.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Votre vision des choses est très catholique… Non seulement, on n’a pas besoin de mettre l’emphase sur la circoncision pour comprendre le sacrifice du Christ… mais en outre, il n’y a pas lieu non plus de mettre l’emphase sur la Cène … c’est juste un symbole commémoratif. Ce n’est pas le coeur de l’Evangile. Incroyable mais vrai, je me suis converti seul dans ma chambre, loin de la circoncision abrahamique et de l’eucharistie catholique !
Ce genre de séries Tv n’a pas pour objectif d’être un cours théologique, mais de montrer un aperçu du message biblique de manière attrayante pour une génération majoritairement déchristianisée. Ce n’est pas avec les programmes de KTO ou avec le « Jour du Seigneur » que les foules vont s’intéresser à la Bible …
C’est bien d’avoir de la connaissance biblique, mais c’est bien également de créer des supports qui vont se mettre à la portée du grand public. Le jour où l’Eglise le comprendra, elle commencera à communiquer l’Evangile différemment.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Et je me permets de vous inviter à lire cette critique constructive de la série, qui parait poser les bonnes questions.
http://www.20minutes.fr/television/1259715-20131205-bible-enfer-scenaristes-tele
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 50 min
Et croyez-moi, ce n’est pas non plus avec cette série que la jeune génération déchristianisée va s’intéresser à la Bible. Au mieux, elle va s’intéresser à la série (ce qui semble déjà être le cas), ce qui est bien différent. Attention, encore une fois à ne pas confondre cette série et la Bible elle-même, qui en est très éloignée.

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 52 min
Relisez plus posément mon commentaire et essayez de réfléchir aux différentes manières de communiquer la Parole de Dieu. Oui, c’est notamment grâce à ce genre de séries, que certains vont commencer à s’intéresser à la Bible. On attire pas les gens avec des cours de catéchisme. D’ailleurs, c’est comme cela que le Catholicisme a su dégoûter la majorité des jeunes… heureusement que le mouvement évangélique a su développer une approche différente pour communiquer l’Evangile.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 21 min
Je relis plus posément votre commentaire. Et je sais trouver un juste milieu entre mettre l’emphase sur quelque chose et faire comme si la Bible n’en parlait pas. Et j’espère que vous êtes aussi capable d’envisager un juste milieu entre une catéchèse classique et une série qui trahit le message biblique.
Je suis convaincu que c’est au contraire ce genre de travestissement populaire, qui n’a rien de nouveau, qui a largement contribué au désintérêt pour la Bible. Cette série est de l’anti-évangélisation.

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 24 min
Je ne connais personne qui a été dégoûté de la foi et qui a rejeté Dieu après avoir regardé une série biblique qui n’est pas totalement fidèle au message biblique. En revanche, on ne compte plus les millions de personnes – rien qu’en France – qui ont rejeté Dieu après s’être profondément ennuyés dans les cours de catéchisme…
Et pour rappel, le film  » la Passion du Christ », malgré toutes les critiques, a eu un impact positif sur des millions de gens.
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 32 min
Très bien. Quant à moi, je ne connais personne qui se soit converti au Christ en s’abrutissant devant une superproduction américaine. Et je suis plus que sceptique quant à la faisabilité.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 39 min
Soyons honnête… Même si vous ne connaissez personne qui se soit converti par le biais d’un film américain, vous n’en connaissez pas davantage qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain. En revanche, vous en connaissez beaucoup qui ont rejeté le catholicisme, après avoir suivi le catéchisme, fait la communion, confirmation… pourtant, vous êtes trop attaché à la religiosité catholique pour le reconnaître. Vous préférez critiquer le films américains, plutôt que de critiquer le catholicisme qui s’est embourbé dans une religiosité qui n’a plus rien d’évangélique…
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 13 h 02 min
Des qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain ? Mais ouvrez les yeux, ça s’appelle le monde d’aujourd’hui, dans lequel plus on passe de temps à s’abrutir devant ce genre de superproduction moins on a de chance, proportionnellement d’avoir envie d’ouvrir un livre… alors de prier, n’en parlons même pas. Pour le reste, je ne rentrerai pas avec vous dans une controverse catho/évangéliques, ce serait glissant. Je suis très nettement favorable au dialogue interreligieux, et sur un tel sujet, il me semblerait mal engagé. J’ai aussi un regard sur l’histoire religieuse, et croyez-moi, je sais l’Eglise largement coupable d’avoir éloigné ses fidèles de la Bible , mais je la sais vivante et pas enfermée dans ses erreurs du passé… Je n’ai pas de temps à perdre dans des combats de chapelles, quand le Christ nous veut unis.
Aussi, je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, à laquelle je me suis converti à 25 ans, qui m’a appris à aimer le Christ de tout mon coeur, de toute mon âme et de toute ma force, et à aimer les hommes d’un amour semblable. Je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, mais qui parie sur mon intelligence de la foi, plus que sur mon goût pour le marketing américain, et que je remercie pour cela.
Ceci dit, je peux vous suggérer un prochain article : comment la dernière publicité pour l’offre de Noël sur les abonnements canal+, mettant en scène les rois mages à la crèche s’extasiant devant un écran de télé, contribue à la découverte du nouveau testament par les téléspectateurs. C’est du même acabit.
Bonne journée.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 13 h 27 min
(….)c’est dommage que vous vous soyez converti à la religion catholique et non à Christ. C’est là ce qui nous sépare.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Bref, Paul Ohlott, qui semble se focaliser sur le fait que l’internaute « Pneumatis »(alias Joël Sprung) se soit présenté comme « catholique pratiquant », fait de l’anticatholicisme primaire(alors qu’il sait être « autre » face à des journalistes catholiques ou orthodoxes, lorsqu’il est parfois invité sur Radio Notre Dame pour commenter l’actualité), ignorant que « Pneumatis », bien que non évangélique, et certaines divergences doctrinales mises à part, est un croyant(voir ce portrait). Ce dernier est aussi animateur du blog éponyme(qui est aussi le nom de son association) qui a pour sous-titre : « Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres (ls 61, 1 ; Lc 4, 18) », et dont le but est de « promouvoir les études bibliques faisant plus particulièrement appel aux racines juives de la foi chrétienne ».
Bref, « ce qui le sépare » de pneumatis n’est pas forcément ce que croit Paul Ohlott.

Paul, écrivant à Timothée, chargeait celui-ci de reprendre certains, qui « égarés dans de vains discours(…)veulent être docteurs de la loi », alors qu' »ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment »(1 Tim.1v6-7).
Ce besoin est toujours d’actualité. Mais où sont les « Timothée » d’aujourd’hui ?

Et le plus beau est toujours à venir : en guise de « réponse », Paul Ohlott choisit de consacrer son billet suivant-qui ressemble plus à une autojustification ou à une diversion-à un énième « débat » sur « le sexe des anges »(dans le genre de celui qui occupa la hiérarchie ecclésiastique durant le siège de Constantinople), ou plutôt sur « les anges-ninjas » à partir d’un extrait vidéo. Choisir de se recentrer sur les anges, mêmes « ninjas » : un choix à la fois artistique et éditorial discutable, mais qui ne mérite pas que l’on s’enfonce dans une énième dispute.
Mais pendant que l’on débat sur le sexe des anges…

Notes :

*On appréciera aussi sa « critique » de mauvaise foi de la critique de télérama qu’il juge de… »mauvaise foi » datée du 09 mars 2013, et ce, d’autant plus qu’il n’a pas vu lui-même l’oeuvre en question à l’époque de la critique(datée du 06/03/13).

D’autres critiques intéressantes et pertinentes sur cette série :

Celle de Télérama(datée du 06-07/03/13) et celle-ci.