Bonus pour Pessah : « Dayenu, Coming Home » – The Fountainheads Passover Song

« Dayènu » – « ça nous suffit », est un poème lyrique – certainement chanté par Jésus avec ses disciples, le dernier soir de sa mort – qui apparaît en première partie du seder juif et par lequel l’on remercie Dieu pour toutes ses œuvres de libération en Egypte. A chaque rappel de ces interventions divines, le choeur répond : « dayènu », « ça nous suffit ».

Voici, via ce clip vidéo, une version moderne, « décoiffante » et pleine d’humour, interprétée en 2011 par « The Fountainheads », un groupe composé de jeunes danseurs, de chanteurs et d’acteurs israéliens, tous diplômés ou étudiants de la « Ein Prat Academy », l’académie israélienne du leadership.

Le croyant en Christ, quant à lui, peut aussi dire « ça me suffit », puisqu’il n’est pas un « tonneau sans fond » réclamant toujours « plus, plus », à l’instar du consommateur rendu perpétuellement insatisfait par la publicité. Il est censé vivre par l’Esprit (Gal.5v25 Rom.8v914)et connaître ainsi perpétuellement la plénitude, au point de déborder positivement sur les autres (cf Eph.5v18 et ss). Celui qui est en Jésus, et le connaît comme Son Sauveur et Seigneur, n’a plus besoin de questionner. Il ne connaît pas « plus », mais mieux.

Pourquoi Jésus est le Messie

Jésus est le Messie. Mais pas un messie politique. Pas un messie comme certains peuvent en attendre…..(Source : « Mockingbird »)

Jésus est le Messie.

Parce qu’il a vaincu l’ennemi ultime.

Jésus est le Messie pour Israël. Il n’est pas un « messie politique », comme les juifs en attendaient pour chasser l’occupant romain, ou comme d’autres en attendent aujourd’hui, qu’ils aient pour noms « François », « Marine », « Marion », « Laurent », « Emmanuel » ou « Donald »….

Jésus est venu pour libérer Israël de son ennemi ultime, qui est aussi celui de tout le genre humain.

Cet ennemi est bien plus puissant que l’occupant romain de l’époque, et plus puissant que toutes les oppressions possibles, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques, sociales ou physiques. Cet ennemi n’est pas « la Sécu », « les impôts » (servant normalement à financer les services publics, lesquels ne sont pas non plus l’ennemi), « le gauchisme », « les étrangers », « les pauvres », « les chômeurs », « les écologistes », « les grévistes »….

Pâque, c’est « sortir » et « faire sortir »…

Cet ennemi ultime est la mort. Et Jésus est venu libérer l’humanité de ce dernier ennemi(1 Cor.15v26), jusque-là considéré comme « faisant partie de la vie » et dont personne ne pouvait imaginer que l’on puisse en être délivré.

Jésus est le libérateur par excellence : crucifié et ressuscité durant la fête biblique de Pessah (Pâque ou « passage »), il est la Pâque ultime. En ressuscitant, il est celui qui nous fait passer de la mort à la vie.

La Pâque est le mémorial, le souvenir pour les juifs de la libération de l’esclavage en Égypte et la célébration du début d’une vie libre, libre de servir l’Éternel qui les a fait sortir du « pays des angoisses » à « main forte et à bras étendu ».

Aujourd’hui, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré : pour cela, il s’agit de pouvoir nommer ces oppressions.

Jésus a été – et est encore – le plus grand libérateur de l’histoire. Toujours vivant, il continue de libérer ceux qui sont prêts à accepter Son règne comme Seigneur dans ces parties de leur vie où Il ne règne pas encore….

Où est notre Pâque, aujourd’hui ?

 

En cette période où l’on fête Pâque, beaucoup de questions sont posées. Ainsi, par exemple, sur le site « 1001 questions », « pourquoi continuons-nous à célébrer des fêtes chrétiennes (et/ou juives) ? Ca fait un peu célébration saisonnière et païenne, non ? » 

« Clairement », lit-on sur ce site en guise de réponse, « les fêtes religieuses peuvent honorer Dieu ou les idoles selon l’esprit qui nous pousse à les célébrer ! Mais dans le doute, abstenons-nous de juger hâtivement…Les fêtes juives sont bibliques, instituées dans l’Ancien Testament elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant son action dans l’histoire d’Israël (exemple dans le livre de l’Exode 12, 24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », elles servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives. Les fêtes chrétiennes ne sont pas instituées bibliquement mais commémorent aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie de Jésus racontés dans les évangiles (Naissance du Christ, Mort et Résurrection, Ascension…) ou de l’action de l’Esprit (Pentecôte). L’hypocrisie religieuse et le conservatisme rituel sont clairement des gros problèmes dans le christianisme contemporain. Mais jeter ces occasions pédagogiques d’enseigner l’action de Dieu est-il plus pertinent que d’essayer de leur redonner leur connexion authentique ? »

Concernant Pâque(Pessah), une autre question se pose : « lorsque demain ton fils te demandera : Que signifie cela ? » Que lui répondras-tu ?.… (Exode 13v14).

Par exemple, s’il te demande : « pourquoi cette nuit-ci est-elle différente depuis que Jésus (ou Yechoua, en Hébreu) l’a observée ? » Et surtout, « où est notre pessah, notre sacrifice de la Pâque aujourd’hui ? »

Dans le processus du Seder, il y a quatre fils, quatre coupes de vin, quatre expressions de rédemption (Exode 6v6-7) et, peut-être les plus connues de toutes, « les quatre questions ». Aujourd’hui, ces quatre questions, énoncées comme des remarques, sont posées par le plus jeune enfant de la famille : Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? Les autres nuits, nous pouvons manger du hametz (levain) ou de la matzah (pain azyme) ; cette nuit nous ne mangeons que de la matzah. Les autres nuits, nous mangeons toutes sortes de légumes ; cette nuit nous mangeons seulement des herbes amères. Etc….

Le père explique alors l’histoire de la Pâque. Les rabbins auraient pu aussi bien choisir d’autres questions. Dans l’esprit de l’adaptation rabbinique, voici quelques questions supplémentaires que les enfants, et même les adultes, pouvaient poser.

POURQUOI PLAÇONS-NOUS TROIS MATZOT ENSEMBLE ?

Il y a un grand nombre de traditions à ce sujet : une de ces traditions enseigne qu’ils symbolisent les trois patriarches : Abraham, Isaac et Jacob. Une autre dit que c’est une image des « trois couronnes », la couronne de la Torah, la couronne de la Royauté et la couronne de la Prêtrise. Une troisième dit que deux des matzot représentent les deux portions de manne, ramassées chaque fin de semaine dans Exode 16v22, et la troisième matzah figure le pain spécial de la Pâque appelé le « pain d’affliction ». Et si cela n’est pas suffisant pour combler l’imagination de quelques-uns, en voici une autre : le rabbin Abraham Isaac Sperling a suggéré que les trois matzot représentent les trois mesures de fleur de farine que Sarah avait préparées pour les trois anges visitant Abraham (Genèse 18). La raison de cette interprétation réside dans le fait que cet événement arriva pendant la nuit de la Pâque !

Au-delà de toutes ces explications, comment pouvons-nous décider laquelle est la bonne, ou peut-il y en avoir une autre ? Pourquoi la matzah du milieu, l’afikomane, est-elle rompue pendant le temps du seder ? Est-ce que nous rompons Isaac, ou la couronne de la prêtrise, ou bien un des gâteaux préparés pour les visiteurs d’Abraham, ou encore le pain d’affliction ? Ou sommes-nous en train de symboliser le passage de la mer rouge (une autre explication) ? Si toutes ces interprétations sont correctes, pourquoi l’afikomane est-elle cachée, puis découverte, et ensuite mangée par tous “en mémoire de l’agneau pascal” comme l’indique un rituel sépharade ?

OÙ EST NOTRE PESSAH, NOTRE SACRIFICE DE LA PÂQUE AUJOURD’HUI ? Les réponses à ces questions peuvent être trouvées en examinant comment et pourquoi le déroulement du seder a changé de façon dramatique au cours du premier siècle.

LE SÉDER CELEBRÉ PAR JESUS ET SES DISCIPLES

Le « Dernier Repas » que prit Jésus fut un Séder et semble avoir suivi l’ordre indiqué dans la Michnah. Dans les récits du Nouveau Testament, nous trouvons la référence de la première coupe, pareille à la coupe de Kiddouch (Luc 22v17) ; à la matzah rompue (Luc 22v19) ; à la troisième coupe, la coupe de Rédemption, Kos Yechouot (Luc 22v20) ; au fait de s’allonger pour manger (Luc 22v14) ; au maror (Matthieu 26v23) et au Hallel (Matthieu 26v30).

Jésus donne un sens spécial à la matzah et à la troisième coupe : « Ensuite, il prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même il prit la coupe, après le repas, et la leur donna en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » (Luc 22v19-20).

L’AGNEAU PASCAL

Les premiers Juifs messianiques considéraient Jésus comme l’accomplissement symbolique des agneaux de la Pâque sacrifiés chaque année. Puis Paul, un Juif croyant en Jésus élevé avec le rabbin Gamaliel, écrivit : « Le Messie, notre Pessah, a été sacrifié pour nous. » (1 Corinthiens 5v7).

Yohanan (l’apôtre Jean), un autre écrivain juif croyant en Jésus, a noté que Jésus est mort au moment même où les agneaux de la Pâque étaient immolés dans le Temple (Jean 19v14) et que, comme pour les agneaux pascals, aucun de ses os n’a été brisé (par contre, les soldats romains ont brisé les jambes des deux malfaiteurs crucifiés avec Jésus pour hâter leur mort – Jean 19v32-36). L’idée derrière tout cela était que, de même que les Israélites avaient été sauvés de l’esclavage égyptien par un agneau sans défaut, maintenant les hommes pouvaient être libérés de l’esclavage du péché par le Messie, l’Agneau donné par Dieu.

L’ARRÊT DES SACRIFICES DANS LE TEMPLE

Les premiers Chrétiens faisaient partie de la communauté juive jusqu’à la fin du premier siècle, époque où ils furent expulsés de la synagogue. Jusqu’à ce que le Temple fût détruit, ces Juifs messianiques participaient régulièrement à l’office avec ceux d’entre les Juifs qui ne croyaient pas en Jésus. En fait, des communautés entières reconnaissaient Jésus et persévéraient dans l’observance de la Torah. Une telle situation permit un grand brassage d’idées. Jésus déclara au sujet de la matzah : « Ceci est mon corps ». Puisque les croyants juifs de ce temps regardaient Jésus comme l’agneau pascal, il en découla qu’ils considérèrent la matzah comme un symbole de Jésus, l’agneau pascal. Par la suite, avec la destruction du Temple et l’arrêt des sacrifices, la grande majorité de la communauté juive a adopté aussi l’idée que la matzah commémorait l’agneau, même s’ils en refusaient le symbole messianique.

LA CÉRÉMONIE DE L’AFIKOMANE

Ainsi, la signification de la matzah du milieu et la cérémonie la concernant, sont ensevelies dans un mystère. Les dérivés du mot afikomane lui-même donnent quelques éclairages. Le mot vient du grec epikomion, « dessert », ou epikomioi, « festin ». Mais vient aussi de aphikomenos, « celui qui est arrivé ». Le mystère s’éclaircit plus loin lorsque l’on considère les parallèles étonnants entre ce qui est arrivé à Jésus, et ce qui est fait à la matzah du milieu (afikomane), qui est rompue, enveloppée dans du lin, cachée et rapportée. De façon similaire, après sa mort, Jésus fut drapé dans du lin, enterré et ressuscité trois jours plus tard. Est-il possible que la pratique courante ashkénaze – les enfants qui volent l’afikomane – soit un refus rabbinique de la résurrection impliquant que des pilleurs de tombes vidèrent le sépulcre ?

Ces faits suggèrent très fortement que la cérémonie de l’afikomane des judéo-chrétiens fut adoptée par la majorité de la communauté juive qui fit sienne également la cérémonie des trois matzot. Les Juifs messianiques affirment que ces trois matzot représentent la tri-unité de Dieu, et que l’afikomane qui est rompue, cachée et ramenée, représente Jésus, le Fils de Dieu, mort et ressuscité le troisième jour…

Source : « La Pâque » – « Pessah », sur le site de « Juifs Pour Jésus ».

 

A l’Agneau

Un chant bien connu-et de circonstance, car « post-Pâque »*-revisité par mon « DJ » préféré :

Ce chant est du groupe « Exo ». Le mot vient du grec et signifie « Hors de ». « Exo » nous fait bien évidemment penser à « Exode ».

Un chant de circonstance, décidemment…

 

Note :

« A l’agneau »

Steve Thompson – Chris Christensen – Thierry Ostrini

© 2004 Exo JEM 725

 

Tous les anges louent sa sainteté.

L’univers crie sa majesté.

Chantons gloire et puissance,

Force et louange,

À l’Agneau, à l’Agneau immolé, À l’Agneau, à l’Agneau immolé.

Les ténèbres ont reculé

Devant l’œuvre de la croix,

Devant l’Agneau immolé

Et le sang versé pour moi.

De la vie qu’il a donnée

À la vie qui brûle en moi,

Tant d’amour et à jamais,

Ma reconnaissance au roi.

Pont

Vivant, vivant,

Puissant, puissant,

Vivant, Dieu vivant,

Puissant, tout puissant,

Dieu vivant, Dieu tout puissant,

Dieu vivant, Dieu tout puissant !

 

« C’est maintenant le moment où se décide le sort de ce monde » : lecture de Pâque(s) selon Jean

Plante verte par George Hodan

Plante verte par George Hodan

Nous sommes vendredi. Voici une lecture pour Pâque(s). Originale. Selon Jean.
Voici d’étranges et mystérieuses déclarations du Seigneur Jésus-Christ, qui semblent-en apparence-« à côté de la plaque », vu les questions de départ posées. A moins qu’elles ne nous prennent à contre-pied et nous invitent à une décision personnelle à son sujet.
Une lecture sans commentaire. Pour que nous soyons attentifs au texte même et aux paroles du Seigneur Jésus.

Bonne lecture, bonne méditation et réflexion(n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions à ce passage au pied du présent billet) ! Et un bon « Jésus-Christ est(réellement)ressuscité ! »(Luc 24v34)

 

Parmi ceux qui étaient venus(à Jérusalem)pour adorer Dieu pendant la fête, il y avait quelques Grecs. Ils allèrent trouver Philippe qui était de Bethsaïda en Galilée et lui firent cette demande : nous voudrions voir Jésus.
Philippe le dit à André, puis tous deux allèrent ensemble le dire à Jésus.
Celui-ci leur répondit :
L’heure est maintenant venue où le Fils de l’homme va entrer dans sa gloire. Vraiment, je vous l’assure :

si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne passe pas par la mort, ll reste ce qu’il est, un grain unique. Par contre, s’il meurt, il donne naissance à d’autres grains et il porte du fruit en abondance.Celui qui est attaché à sa vie propre la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la retrouvera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut être à mon service, il devra me suivre et passer par le même chemin que moi. Mon serviteur sera là où je serai. Si quelqu’un est à mon service, le Père lui fera honneur.
A présent, je suis angoissé, mon coeur est en émoi. que dois-je faire ? Vais-je dire : Père, épargne-moi cette heure de souffrance ? Mais c’est précisément pour passer par cette heure-là que je suis venu ! Je dirai : Père, glorifie ton nom.
Alors, une voix se fit entendre, venant du ciel :
J’ai déjà fait éclater ma gloire, et je continuerai à le faire.
Les gens qui se trouvaient là et qui avaient entendu le son de cette voix crurent que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient :
Un ange vient de lui parler.

Mais Jésus leur déclara :
Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, c’est pour vous. C’est maintenant le moment où se décide le sort de ce monde. Oui, maintenant, le prince de monde va être destitué.

"La vieille croix" : en réalité toujours d'actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de "la neuve" ou de la prétendue "originale", "dans le vent", mais sans puissance

« Et quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi », dit Jésus

Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.
Par cette expression, il voulait faire allusion à la manière dont il allait mourir.

La foule objecta : la loi nous apprend que le Messie vivra éternellement. comment peux-tu dire que le Fils de l’homme doit être élevé au-dessus de la terre ? Au fait, qui est donc ce Fils de l’homme ?
Jésus leur dit alors :
La lumière est encore parmi vous, mais plus pour longtemps. Marchez tant qu’il fait clair, pour ne pas vous laisser surprendre par l’obscurité, car celui qui marche dans l’obscurité ne sait pas où il va. Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, confiez-vous en elle afin que vous deveniez vous-mêmes des enfants de lumière.

Après avoir dit cela, Jésus s’en alla et se tint caché loin d’eux.

(Jean 12v20-36. version « Parole vivante »)

Pour ne pas être « à côté de la P(l)âque »…

Pâque (ou Pessah) commence ce soir…..

 

Chaque année, en cette circonstance, la communauté juive fait disparaître tout levain des maisons, et durant 8 jours, ne mange plus que du pain azyme. Les plus anciens racontent également une très belle histoire aux plus jeunes : d’où ils viennent et ce que Dieu a fait(cf Exode 1-15). « Pessah »(l’institution se trouve en Exode 12) est donc la célébration d’un « passage »(c’est le sens du mot « Pâque »), d’une libération et d’une renaissance, comme vous pourrez le découvrir à la lecture de ces chapitres du livre de l’Exode cités plus haut.
Ce premier soir a lieu le « séder », célébré en famille.

Sur la table, on réserve une coupe de vin à Élie(la coupe « messianique »), prophète dont l’histoire est racontée en 1 Rois 17-2 Rois 2v11. Ce dernier n’a pas connu la mort(à l’instar d’Hénoc cf Gen.5v21-24), puisqu’il a été enlevé au ciel par Dieu, dans un char de feu(2 Rois 2v11). Depuis cette ascension, le prophète Elie est considéré comme l’annonciateur de la venue du Messie(comparer avec Luc 1v13-17), promesse de libération définitive pour le peuple d’Israël(cf Malachie 4v4-6). Cette coupe pour Elie est une façon de souhaiter la bienvenue au prophète, ou bien à son prochain. Traditionnellement, la porte d’entrée est ouverte ce soir là pour l’accueillir*.

Les chrétiens, quant à eux, célèbrent, non seulement « la mort du Seigneur » Jésus-Christ, « notre Pâque »(1 Corinthiens 5v7 cf Matt.26-27 ; Marc 14-15 ; Luc 22-23 ; Jean 18-19), mais aussi, surtout, Sa résurrection**(Matt. 28 ; Marc 16 ; Luc 24 ; Jean 20). Ils attendent Son retour. Ils célèbrent eux aussi un « passage », celui de la mort à la vie(nouvelle) cf Romains 6v4. Ils se souviennent « d’où ils viennent »(ils étaient « esclaves…du péché »)et « de ce que Dieu a fait » en Jésus-Christ(1 Pie.1v18-21).
Ils sont également exhortés à faire disparaître de leur vie et de leur coeur « tout levain de malice et de méchanceté » (cf 1 Cor.5v8) ou tout ce qui viendrait s’ajouter à la vérité biblique ou qui n’aurait rien à voir avec Pâque(les oeufs, les lapins et les poules en chocolat, par exemple). Et « célébrer la fête » avec « des pains sans levains de la pureté et de la vérité »(1 Cor.5v8)

Vous-mêmes, vous êtes sans doute croyants(pratiquants, confessants ou de tradition) et Pâque a du sens(ou un certain sens)pour vous….Lorsque vous célèbrerez cette fête, la place d’honneur sera-t-elle réservée au Christ, au Messie ? « La porte d’entrée »(de votre coeur) sera-t-elle ouverte, ce soir-là, pour l’accueillir ? Attendez-vous Son(prochain, prompt) retour ? Le fait de savoir qu’Il est vivant a-t-il une conséquence réelle et pratique dans votre vie ?

 

Prochainement, seront publiés deux billets, l’un sur le sens de la mort de Jésus-Christ à la croix et l’autre sur une conséquence de Sa résurrection.

 

En attendant, je vous souhaite une « bonne Pâque » ou un « Christ est(réellement)ressuscité ! »(Luc 24v34)

 

Notes :

* http://www.rosee.org/rosee/page90.html ; http://www.chiourim.com/f%C3%AAtes/pessah/la_coupe_du_prophete_elie.html ; http://www.chiourim.org/paracha-pinhas/la-chaise-du-prophete-eli.php

** A noter que les chrétiens(orthodoxes) grecs se saluent de la sorte : (Le)Christ (est) ressuscité ! (Χριστός Ανέστη! Christos anesti).

Nous avons célébré Pâque…et après ?

Cette année encore, « Pâque » sans « s » ou « Pâque » avec « s », a été fêté dans le milieu chrétien, catholique, protestant ou protestant-évangélique.

Dans mon église, et ce, pour la première fois cette année(à moins que ce ne soit la deuxième ?),  le samedi 23/03/13, nous avons célébré un « pessah(Pâque) des rachetés »(ou célébration de notre liberté en Christ).

Depuis, je suis resté occupé(ou préoccupé) par un élément spécifique de la célébration : comment vivre une communion réelle et durable ?

Vivre une communion réelle, durable et vivante, d’abord individuellement avec Dieu, puis collectivement « les uns avec les autres »- soit cultiver des amitiés dans l’église locale et d’être attentif aux besoins de nos frères et sœurs.(dans cet ordre : ce qui est essentiel !)

A ce sujet, la leçon donnée par le premier « repas sacré »(du pain et du vin, préfiguration de la communion, Sainte-cène instituée par le Seigneur dans les évangiles) offert par Melchisedek à Abram, dans Genèse 14, m’a beaucoup parlé. Dans son commentaire sur « Abraham. Pionnier de la foi pour aujourd’hui »(Maison de la Bible, 1991, pp 55-63), John Alexander relève qu’Abraham, vainqueur de cinq rois, voit venir au-devant de lui le roi de Sodome, image du tentateur. Or, Melchisedek, roi de Salem, et « sacrificateur du Dieu très haut »(Gen.14v18-20 et Hébr.7) s’interpose de façon providentielle et permet à Abram de vivre la communion avec Dieu, en lui offrant du pain et du vin. C’est cette communion qui équipera le patriarche en prévision de la tentation qui va suivre, lui permettant d’en sortir vainqueur (Gen.14v21-24).

Il est donc vital d’être constant et fidèle dans ce « recentrage permanent sur l’essentiel » : la communion vivante et vraie avec Dieu, en cultivant et nourrissant des « rendez-vous quotidiens » avec Dieu. Pour cela, il importe de veiller à tout ce qui peut entraver cette communion : nos vieilles idoles, par exemple, ou

Pessah Matsa par Marina Shemesh

Pessah Matsa par Marina Shemesh

le « vieux » levain, que nous sommes invités à « ôter ». Car « un peu de levain fait lever toute la pâte ». (1 Cor.5v6-8)

A ce sujet, on notera que le Seigneur Jésus nous met littéralement en garde contre trois levains clairement identifiés : « le levain [ou la doctrine] des pharisiens et des sadducéens » (Matt.16v6, 11-12 ; Luc 12v1) et le « levain d’Hérode » (Marc 8v15). En clair, l’hypocrisie et le légalisme, sans la compassion, pour les premiers ; le scepticisme et le rationalisme pour les seconds (les sadducéens ne croyaient ni à la résurrection des morts, ni à l’existence des anges) ; et la compromission pour les derniers (un « silence embarrassé et politique », qui prend le parti du pouvoir en place)

Ce « vieux levain » ainsi ôté, nous pourrons être « une nouvelle pâte », comme nous sommes « sans levain ». Nous sommes ainsi invités « à célébrer la fête », la Pâque tous les jours, « non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité. » (1 Cor.5v7-8)

Une belle façon de vivre de façon pure et vraie(sans levain) les conséquences de la Pâque, et donc de notre libération en « Christ, notre Pâque », qui « a été sacrifié » ! (1 Cor.5v7)

« T’es cap de passer le cap à Pâque ? »

[En guise de clôture des billets sur Pâque. Parole qui m’est venue lors du culte d’hier, dimanche 31/03/13]

Quand Dieu se manifeste à nous, Il nous parle.

Là où nous sommes. Là où nous en sommes.

L’important, dès que nous entendons sa voix, est de nous retourner pour l’écouter, a-t-il notamment été rappelé lors de la prédication du culte de dimanche dernier. L’exemple de Jean à ce sujet dans Apocalypse 1v10, 12 avait été mis en avant : « Je fus en Esprit, dans la journée dominicale, et j’ouïs derrière moi une grande voix, comme d’une trompette(…)Et je me retournai pour voir la voix qui me parlait… »(Le Seigneur Jésus dans toute sa gloire)

Ce qui m’a alors inspiré la parole qui suit :

Sors !

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

La voix de Jésus-Christ a la puissance de réveiller les morts.

C’est la même voix qui a crié : « Lazarre, sors ! »(Jean 11v43)

La même voix t’appelle aujourd’hui pour te réveiller et te dit : « sors ! »

Cette voix est celle de Jésus-Christ, qui a vaincu « l’homme fort », l’a dépouillé de ses armes et nous a fait sortir de la maison de servitude(Luc 11v21-22 ; Marc 3v27 ; Matt;12v29)Comme jadis, lorsque Dieu a fait sortir son peuple d’Egypte, où il était esclave, « à main forte et à bras étendu »(Exode 20v2 ; Deut.5v15)

« Sortir », c’est une libération et une nouvelle naissance :

« Je t’ai fait sortir(d’Egypte) : du réseau de canaux du grand fleuve pour te mettre au sec de la liberté. Le Sinaï s’appelle aussi Horeb, assèchement. Telle est aussi la naissance, se trouver projeté à l’air libre. Une fois sorti d’Egypte, tu as entendu le bruit de grandes eaux se refermer après ton passage, une porte claquée dans ton dos. La sortie fut une naissance, aventure d’un aller simple. »(Erri de Luca. Et Il dit, pp 42-43)

« Sortir », pourquoi ?

« Quand tes descendants demanderont pourquoi je t’ai fait sortir, ils compteront la valeur numérique de hotzetikha, « je t’ai fait sortir », et ils la trouveront égale à levasser, « pour annoncer ». Je t’ai fait sortir pour apporter une annonce. »(Erri de Luca, op. cit. p 43)

Sortir pour annoncer, pour proclamer la victoire de Jésus sur la mort. Pour proclamer la victoire de notre libérateur, dont la voix réveille les morts.

« (Jésus s’est fait homme), afin que, par la mort, il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude ».(Hébr.2v14-15)

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. »(Rom.6v4)

« Tu es né pour renaître », a-t-il encore été rappelé lors de la prédication du culte de dimanche 31/03/13. En cette occasion de Pâque, fêtons la plénitude de Jésus-Christ en nous, car nous avons tout pleinement en Lui(Col.2v9-10)

Jésus t’appelle aujourd’hui, pour te réveiller, et il te dit : « sors ! »

Alors... »cap » de passer le cap de Pâque ?

Dans le repas de la Pâque, il y a aussi des herbes amères…

[Le présent billet fait suite à cette première accroche, publiée ici : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/03/19/six-jours-avant-la-paque-a-bethanie/
L’un et l’autre sont également à lire en parallèle avec cet autre billet, plus axé sur le souvenir : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/02/05/souviens-toique-tu-es-un-homme-libre/ ]

« Pessah » (ou « Pâque » sans « s ») a déjà commencé pour les juifs, depuis le 25/03(jusqu’au 01/04), tandis que « Pâques »(avec « s », ce qui  ne veut rien dire) débutera le 31 mars pour les chrétiens qui suivent le calendrier liturgique.
Pour  le repas de la Pâque, il faut l’agneau, des pains sans levains, et des herbes amères (Exode 12v8) : ces trois éléments (auxquels les juifs en ont rajouté d’autres) constituent un véritable livre d’histoire, puisqu’il est destiné à commémorer la sortie d’Egypte du peuple d’Israël, racontée dans le livre de l’Exode.
De ce repas, on retient bien entendu ce qui nous paraît être l’essentiel, à savoir l’agneau pascal. Néanmoins, ai-je envie de rappeler,

Herbes par Petr Kratochvil

Herbes par Petr Kratochvil

dans le repas de la Pâque, il y a aussi des herbes amères.
Composées de laitues sauvages, raifort ou chicorée, les herbes amères figurent l’état de souffrance dans lequel Israël avait vécu pendant ses 400 ans d’esclavage en Egypte et dont il allait sortir (cf Exode 1v14 : « Ils leur rendirent, la vie amère »).
Sur ce sujet, une fort intéressante et pertinente parabole- Une tarte à la citrouille avec du raifort– est à lire ici.
Elle est, certes, en rapport avec la façon de célébrer Pessah, mais tout chrétien saura en faire une application personnelle :
Imaginez une famille américaine rassemblée autour d’une table le jour de l’action de grâces. Ils célèbrent la survie des pèlerins lors de leur premier hiver sur le sol du nouveau monde, le futur continent américain. Placé près de la dinde, se trouve un bol de neige, symbolisant le froid féroce que les pèlerins endurèrent. Juste à côté on a posé l’emblème d’un cimetière en souvenir des 45 personnes sur 102 qui moururent. Et la tarte à la citrouille (plat traditionnel de ce jour) est recouverte de raifort afin que personne n’oublie combien ils souffrirent
La question : « quel est le but de la souffrance » plane sur le Seder.
En réalité, aucun américain ne rendrait amère sa célébration de l’action de grâces avec des symboles de souffrance. Pourtant, c’est précisément ce que nous les juifs, faisons pendant le repas du seder de Pessah. Nous mettons du sel en souvenir des larmes que les hébreux versèrent, de la ‘harosset en souvenir du mortier utilisé pour les pénibles tâches de construction et des herbes amères afin d’expérimenter l’amertume que connurent nos ancêtres. Et même la galette de Pessah, la matsa, appelée pain de la liberté, est aussi appelée le pain de l’affliction, la pitance des esclaves. La Haggadah, histoire de la délivrance, contient de longs passages et de nombreux détails de la servitude et de la souffrance en Egypte. Est-ce une manière de célébrer notre rédemption?
En fait, le seder force à se poser la question qui est l’énigme de la célébration pascale: nous célébrons le fait que Dieu nous ait sortis d’Egypte, mais c’est bel et bien Lui qui nous y avait mis? Le rôle des plaies était de rappeler aux juifs, mais aussi aux égyptiens, que Dieu a un pouvoir absolu sur la nature et qu’Il la contrôle minutieusement. Il aurait pu stopper l’immense souffrance des hébreux bien avant. Pourquoi la souffrance? Cette question que le peuple juif se pose avec entêtement depuis l’époque de Moïse, plane sur le seder comme une mystérieuse présence.
Clairement, le seder traite de la connexion entre la souffrance et la délivrance. Il avance l’argument retentissant que la délivrance est le résultat de la souffrance. Cette dernière nous débarrasse de la superficialité et du superflu et nous amène à la vérité. Elle dévoile chez ceux qui souffrent des niveaux de don de soi et de transcendance qu’ils n’imaginaient pas posséder. Evidemment, l’être humain a le libre arbitre, on peut choisir de réagir à la souffrance avec amertume et ressentiment. Mais pour celui qui réagit différemment, il peut atteindre la véritable grandeur.
Les sages surnomment les années de torture en Egypte: le creuset de fer.

Le feu par Petr Kratochvil"Ma Parole n'est-elle pas comme un feu...?"

Le feu par Petr Kratochvil
« Ma Parole n’est-elle pas comme un feu…? »

Le creuset est l’instrument que les orfèvres utilisent pour raffiner l’argent. Il y a quelques années, des femmes étudiant le livre biblique de Malachie, furent frappées d’étonnement par le verset suivant: « Dieu s’assiéra comme un raffineur et un épurateur d’argent et Il épurera (le peuple d’Israël) » (Malachie 3:3). Curieuse de savoir en quoi le fait de faire fondre de l’argent s’appliquait au traitement de Dieu envers le peuple d’Israël, une des femmes partit regarder un orfèvre au travail.
Pendant qu’il passait une pièce d’argent au feu, l’artisan lui expliqua qu’il était obligé de la placer à l’endroit le plus chaud de la flamme afin d’enlever toutes les impuretés. La femme, en référence au verset, lui demanda s’il avait besoin de s’asseoir pendant le processus d’épuration. Il répondit que non seulement il devait rester assis pendant tout le processus mais aussi qu’il devait garder un œil vigilant sur la pièce, car si l’argent restait un moment de trop dans la flamme, il serait détruit.
« Comment savez-vous quand l’argent est entièrement raffiné? » demanda la femme.
« C’est facile, c’est lorsque j’y vois mon visage apparaître » répondit-il.
La métaphore du prophète Malachie était éclaircie: Dieu maintient le peuple d’Israël dans la partie la plus forte du feu des souffrances afin de complètement le purifier; mais Il reste avec lui pendant tout ce processus et ne le lâche jamais du regard, de même il ne le laissera pas être détruit. La purification sera complète seulement lorsque Dieu pourra voir Son image en nous.

 

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

De même, quelle la place de ces « herbes amères » (dans un sens spirituel, dans le Nouveau testament) dans le repas du souvenir de la mort du Seigneur (la Sainte cène, que j’ai envie d’appeler notre « plateau de seder ») ?
On le mangera avec des herbes amères, car :
Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rom 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!
http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html