Au Nom de Jésus, crevons les bulles !

Lecture : « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers (…) vous êtes de la famille de Dieu » (Eph.2v19. TOB).

Vous vivez certainement cette phase où, dans votre église locale ou votre paroisse, le rush de la rentrée est en train de passer : les activités sont lancées, les formations diverses bien avancées et l’annonce de la Bonne Nouvelle (re)déployée dans toute son ampleur. Pour un peu, nous serions déjà dans la période de Noël, avant d’avoir pris le temps de vivre l’Automne !

C’est pourquoi nous serions bien plus inspirés de répondre « présent », en étant pleinement et vraiment là où Notre Dieu nous appelle ; et d’apprendre, pour l’avenir, à ne plus vivre dans l’agitation, sachant que, comme nous le rappelle ce bon vieux Soren Kierkegaard (1813-1855), « de tout ce qui est ridicule dans ce monde ridicule, rien n’est plus ridicule que de s’agiter »(1).
En effet, lorsque notre course est si intense que nos pensées sont constamment occupées par les problèmes passés ou futurs, nous prenons le risque de devenir des étrangers pour ceux qui vivent avec nous. Avez-vous remarqué que les préoccupations construisent une bulle qui nous isole même quand nous sommes avec ceux que nous aimons ? Elles forment en nous un brouillard qui parasite les communications et nous éloigne les uns des autres…

Bientôt, si nous n’y prenons pas garde, nous ne serons plus des frères et des sœurs dans nos maisons, ni des parents et des enfants, ni mari et femme, ni même des étrangers, mais des ennemis.
Ce phénomène est une réalité dans nos foyers mais aussi dans notre relation avec Dieu. Ephésiens 2v22 nous rappelle fort opportunément que « c’est dans l’union avec (Christ), que (nous faisons)partie (nous) aussi de la construction pour devenir avec tous les autres la maison où Dieu habite par son Esprit ». C’est donc ensemble que nous faisons partie d’une même maison. Mais habitons-nous réellement cette maison avec Dieu, Notre Père, ou bien sommes-nous là « sans être là », enfermés dans nos bulles de stress ?

Dieu nous donne, comme autant de cadeaux, des frères et des sœurs qui nous sont précieux : allons-nous partager avec eux nos vies et l’amour de Christ ? Allons-nous, avec Jésus, abattre les murs de séparation pour découvrir en l’autre qui est différent une pierre importante pour l’édifice que l’Esprit construit, un frère que je peux soutenir ?
Car Christ « est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine » (Eph.2v14). En Lui, nous pouvons vivre la paix – c’est-à-dire, non pas l’absence de ce qui nous dérange, mais l’établissement de ce qui est bon et juste – mais aussi l’unité : d’abord avec Notre Père Céleste, mais aussi dans nos foyers et au sein de la grande famille qu’est l’Eglise, corps de Christ.

Ceci dit, par où commencer ? A ce sujet, les Evangiles considèrent que le premier jour de la semaine n’est pas le lundi mais le dimanche (Luc 24v1). Et si, finalement, la saison 2017-2018 de notre église ou paroisse locale, ne commençait pas en septembre mais en juillet, un mois marqué par les temps fraternels de nos fêtes d’église et le début du repos estival ? Et si cette nouvelle saison était marquée, au Nom de Jésus, par l’explosion des bulles, la dissipation des brouillards et l’abattement des murs ? C’est ainsi que nous pourrons vivre, non plus en étrangers, mais en frères et sœurs, membres d’une même famille s’aimant les uns les autres comme Jésus nous a aimés et aimant être ensemble.

 

[Texte adapté d’après Thomas Keller, pasteur. « Vous n’êtes plus des étrangers (…) vous êtes de la famille de Dieu » IN La Flamme, lettre de l’Eglise protestante unie du Marais, Automne-Hiver 2017]

 

Notes : 

(1) Citation tirée de « Ou bien, ou bien », de S. Kierkegaard. Gallimard (Tel), p22.

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Foireux liens de mai (21) : Comment prier pour notre nouveau président et notre pays ?

Les « Foireux liens » de mai : comment être des « ouvriers de paix » et intercéder positivement, intelligemment et spirituellement, pour notre pays et notre nouveau président ?

Emmanuel Macron vient d’être élu 25ème président de la République Française à 66,10 % des voix [Avis – piqué sur twitter – aux complotistes « mystico-biblico-paranoïaques » : le vrai Chiffre de la Bête est en fait 665,9793 mais il a été arrondi]. Ce n’est peut être pas votre choix, mais notre responsabilité est désormais de prier positivement pour lui, comme nous l’avons certainement tous fait pour son prédécesseur, et pour notre pays. Reste à savoir comment, dans quel but, et avec quel secours. Les présents « foireux liens » sont là pour nous y aider.

1)En guise d’introduction, un peu d’anecdotique :

 « Présidentielle : élu à 100% des voix, abstention massive et choc des générations… les insolites du scrutin de 2017 »

2) 12 (pas moins) manières de prier pour le nouveau président, proposées par « Le Bon Combat ».

D’autres points d’accroche :

3) « L’Economie du Royaume » : prédication sur Luc 9v 23-27 donnée le 9 août 2015 par Gilles Boucomont au Temple du Marais à Paris.

Il est la seule « divinité » évoquée nommément par Jésus, et en plus ce dernier prend bien le soin de souligner la stricte impossibilité de servir Dieu et Mammon. Le choix est radical. Il va même joindre la parole au geste car Mammon a envahi le Temple de Jérusalem : il va tout casser dans le temple en renversant les tables des changeurs. Jésus est catégorique et nous appelle à l’être, dans un monde de capitalisme libéral avancé où Mammon est plus roi que jamais.

4) « Qui est dangereux pour qui ? » : une autre prédication à partir de Marc 13v9-13.

Au moment où Marc rédige son évangile, les chrétiens ont déjà commencé à avoir des problèmes. Ils proposent un type de vie qui est radicalement différent des autres propositions. Ce type de vie est suffisamment différent pour s’opposer au judaïsme dans sa forme de l’époque, parce que ce judaïsme s’était enfermé dans un type de religiosité qui lui faisait proposer de temps en temps de compromissions avec l’envahisseur romain. Ces Juifs convertis au Messie Jésus, ou ces païens de toutes origines, convertis encore plus à un Messie qu’ils n’attendaient même pas, se retrouvent dans une situation où ils sont en danger. Ils sont en danger parce qu’ils ne veulent pas se conformer au temps présent. Ils ne veulent pas se conformer à la pression du Temple et des prêtres, dont quelques histoires du Nouveau Testament nous font penser qu’elle était devenue plus économique qu’autre chose….

Et si l’on ne jouait plus « à (se) faire peur » ? Les chrétiens en premier ?

5) Comment journaux télévisés et chaînes d’information contribuent à la montée du Front National

Comment la télévision biaise-t-elle notre regard sur la société ? Quelle est son influence sur nos choix politiques, en cette période électorale ? Obsession sécuritaire des médias, reportages et micro-trottoirs contribuant à la banalisation de FN, journalistes acquis au néolibéralisme, éditorialistes convaincus de savoir ce que pensent les Français… Samuel Gontier, journaliste à Télérama et animateur du blog « Ma vie au poste », dresse le portrait de ce paysage télévisuel français, fortement droitisé, incapable de prendre du recul sur les idéologies qu’il distille à longueur d’antenne, et se nourrissant de son propre discours.

6) Complotisme : un internaute dénonce des « signes franc-maçonniques » dans un manuel de Maths. A peine remis du discours d’Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre, les complotistes ont déjà trouvé leur nouvelle cible : les manuels de mathématiques. Sur internet, un spécialiste de la question affirme y avoir décelé des dizaines de signes franc-maçonniques. Le fin mot de l’histoire à découvrir, pour qui saura lire avec attention, sur Edukactus.

7) Appelons les choses par leur nom : Est-ce Dieu qui commande de tuer les faux prophètes et de détruire en Deutéronome 13 ?

 Une question fondamentale, contenant deux éléments en un, et une proposition de réponse à lire sur 1001 questions.

8) Construire une paix qui ne vient pas

Il est rare – et prions certes et agissons pour qu’il en reste ainsi (…) – que le terrorisme, dans un pays occidental, devienne une cause première de mortalité. En France, les accidents de la route tuent vingt fois plus, les accidents domestiques 70 fois plus, les suicides 60 fois, et le tabac trois cents. À l’aune de la peur que nous inspire le terrorisme, le nombre de cancers mortels, et parmi eux, de cancers à cause environnementale, devrait nous inspirer une terreur permanente plongeant la population dans l’hypocondrie. Et aucun politique ne devrait pouvoir être pris au sérieux sans un projet en béton contre l’abus de pesticides et de perturbateurs endocriniens. Si la sécurité est la première des libertés, rationnellement, c’est d’abord cette sécurité médicale et sanitaire qui devrait truster les unes. Il n’en est rien. Pourquoi ? L’acte terroriste est vu comme intolérable, car évitable, anormal. C’est vrai. Il n’est pas question de « nous y faire ». Mais n’en va-t-il pas de même des suicides, des cancers à cause environnementale, des accidents de la route et de la plupart des accidents domestiques ? La suite de la réflexion sur le blogue de ce naturaliste catholique (parce que ça existe !).

On en oublierait presque de……

9) Rendre grâce pour notre pays !

Ou comment cultiver une attitude de reconnaissance, à l’instar de cette exhortation de Phil.4v6, rappelée par Timothée Minard sur son blogue : En cette période électorale, la tendance est à la colère, au rejet, à l’inquiétude. On focalise nos regards vers ce qui ne va pas, vers les difficultés de notre pays, vers le péché des uns et des autres. On nous montre le malaise ambiant, le chômage, les injustices, la corruption, l’immoralité… Et cela nous pousse notamment, en tant que chrétiens, à l’intercession. A juste titre. Toutefois, ce que ce verset de Philippiens nous rappelle, c’est que nous sommes appelés à prier « dans une attitude de reconnaissance » (traduction Segond 21).

Un antidote face à l’injonction assénée chaque jour, notamment via nos postes de TV, radios et écrans : « ayez peur ! » et « consommez » !

Voici deux articles plutôt « théo », sur le même thème, mais dont la lecture parallèle est édifiante :

10) De la Trinité sainte à l’inspiration des Écritures

Le souffle de l’Esprit, vie et force pour le monde

Ou comment, en cet anniversaire des 500 ans de la Réforme, il est légitime de se poser la question du rapport de l’Esprit avec les Ecritures. Et du coup celle de la relation entre l’Esprit, l’Ecriture et le croyant. Mais croire en un Dieu unique, et aussi relations en lui-même au point d’être trois, c’est tout de même un étrange mystère. D’autre part, en « ajoutant » le Fils et le Saint-Esprit à la foi au Dieu unique, les chrétiens ne rendent-ils pas le dialogue impossible avec les autres croyants ? Il y a donc un défi aujourd’hui à clarifier nos convictions pour que, sans renoncer à ce qui fonde notre foi, nous soyons suffisamment au clair en nous-mêmes pour poursuivre un dialogue avec d’autres. Quelle est notre image de Dieu ? Qui est Jésus par rapport au Père ? Comment le connaissons-nous ? Et quelle est notre vision de l’homme ?

11) Sur Point théo, « une version longue des grandes réponses théologiques face aux versions courtes » du site « 1001 questions » :  Le Saint-Esprit, « option + » de l’Évangile ?

En guise de conclusion :

12) On en a peu parlé le 7 mai mais voici une nouvelle d’importance…..

 

Elle ne se donne pas comme le Monde donne

« Elle ne se donne pas comme le Monde donne ». Quoi donc ? La Paix !

La Paix, tout le monde la veut. Plus exactement, on veut que l’on nous « fiche la paix »…ou même « déjeûner en paix », par exemple.

La Paix, tout le monde la réclame, particulièrement après les terribles événements ayant marqué le début 2015. Et ce mois de février, précédé par le dramatique mois de  janvier, semble lui-même marqué sous le signe de la Paix.

A ce sujet, une chose m’a frappé : la récurrence des versets bibliques allant dans ce sens de la Paix. Tout d’abord, m’est revenu-dans un contexte qui n’a rien à voir avec le 07 janvier et les menaces terroristes-« ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des Armées » (Zach.4v6). C’est ainsi que l’on remporte des victoires. De même que « c’est dans le calme et la confiance que sera (notre) force »(Es.30v15). Le voulons-nous ? Enfin, cette promesse que « Tu(l’Eternel)garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi »(Es.26v3-Darby)-pour l’anecdote, le verset du mois, affiché sur un calendrier grand format. Encore une fois, sur qui nous appuyons-nous, lorsque nous déclarons rechercher la paix ?

Comme par un fait « exprès », je reçois la lettre de nouvelles de « Juifs pour Jésus »(une édition spéciale, intitulée « Je suis Juifs Pour Jésus »). L’édito de Josué Turnil s’ouvre sur cette promesse du Seigneur Jésus-Christ : « je vous laisse ma paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point et ne s’alarme point »(Jean 14v27). Présent avec son équipe à la manifestation qui a eu lieu à Paris, Josué rappelle que « le fameux slogan a été proclamé dans le monde entier. « Je suis Charlie » signifie « je condamne cette attaque » ,« je suis pour la liberté d’expression », « je veux une nation démocratique en paix avec toutes les religions, pensées et points de vues, à l’exclusion de tous les fanatiques et fondamentalistes ». C’est pourquoi la déclaration de Jésus semble vraiment à propos, parce qu’Il offre « la paix » mais Il ajoute aussitôt: « pas comme le monde donne  ». En d’autres termes, ce que les gens veulent n’est pas ce que Jésus offre. Jésus n’est pas Charlie . Lorsqu’Il dit « Ma Paix », cette paix n’est pas ce que nous entendons nécessairement par paix. Jésus a utilisé le mot « Shalom ». Shalom vient de « Shalem » qui signifie « plénitude » et « harmonie spirituelle », remplissant chaque aspect de nos vies…et pas seulement « je suis Charlie ». Il s’agit de beaucoup plus que cela. Il s’agit de la plénitude de la présence de Dieu ». Et  « sa présence », c’est « hamakom » en hébreu, c’est-à-dire « la place ». Sa présence est la place la plus sûre. Comment trouvez-vous cette plénitude de paix ? Cette abondance de vie ? » C’est là la bonne nouvelle de l’Evangile.

Concernant « la bonne nouvelle de l’Evangile », nous avons déjà rappelé ici que l’Evangile est « la grâce et la paix »(Gal.1v3). La grâce nous révèle d’abord la colère de Dieu contre « toute impiété et toute iniquité des hommes »(cf Rom.1v18). Et « la paix que Jésus offre commence en reconnaissant que nous sommes en guerre…non contre les djihadistes ou les terroristes, mais contre Dieu », rappelle Josué Turnil. Ensuite, nous est révélé comment se manifeste l’amour(Rom.5v6-8) et la justice de Dieu(cf Rom.3v19-28)

C’est cette justice de Dieu qui nous donne la vraie paix(Rom.5v1). Sans justice, pas de paix. Et pas de paix, sans le Prince de Paix qu’est le Seigneur Jésus-Christ, lequel a volontairement « donné sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45). Non pour »des gens sympas », « cools », « justes » ou « de biens », mais pour ses ennemis, pour « des impies »(Rom.5v6-8)  : « La Paix, la vraie Paix » dépend de votre réponse à ce que Jésus a fait pour vous.

Et comme le dit encore Juifs pour Jésus, « la Paix véritable n’est pas uniquement l’absence de ce qui ne va pas, mais la présence de ce qui est bon ».

 

Chaque jour, deux rois viennent à toi….

Ce n'est pas une histoire de "tout blanc" ou "tout noir", de "bien" ou de "mal". C'est une question de vie ou de mort !

Ce n’est pas une histoire de « tout blanc » ou « tout noir », de « bien » ou de « mal ». C’est une question de vie ou de mort !

Lequel choisis-tu ?*

 

Lecture : Genèse 14v17-24

« Après qu’Abram fut revenu vainqueur(…), le roi de Sodome sortit à sa rencontre(…). Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin. Il était sacrificateur du Dieu très haut. Il bénit Abram(…)et Abram lui donna la dîme de tout. Le roi de Sodome dit à Abram : donne-moi les personnes et prends pour toi les richesses. Abram répondit au roi de Sodome : je lève la main vers l’Eternel, le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre : je ne prendrai rien de tout ce qui est à toi, pas même un fil, ni un cordon de soulier… »

 

J’aime beaucoup ce récit.

Un homme sort vainqueur, avec son armée de quelque trois serviteurs, d’un combat contre cinq ennemis redoutables. Mais c’est toujours l’après-victoire qui s’avère être une épreuve encore plus redoutable.

Deux rois viennent alors à la rencontre du héros vainqueur. Le premier est devancé de façon opportune et providentielle par le second, une figure mystérieuse qui disparaîtra ensuite tout aussi mystérieusement, une fois sa mission accomplie.

Comme pour Abram, deux rois viennent à toi. Chaque jour. Et particulièrement après une victoire que tu viens de remporter. Lequel choisis-tu ? Qui va régner dans ta vie ?

« Le roi de Sodome », roi de la célèbre ville**, lequel te propose « les richesses » en échange « des personnes »(ou des âmes) ?

Ou Melchisédek, le roi de « justice et de paix »*** ?

 

Répondras-tu comme Abram, lequel refuse, de la part du roi de Sodome, ne serait-ce qu’un « fil »(Gen.14v23) ? Un fil est un élément apparemment insignifiant, sauf qu’il peut devenir une corde, un lien. « Le fil de la compromission ».

Accueilleras-tu « le roi de justice et de paix, lequel te bénit et t’apporte le premier repas de communion de l’histoire : du pain et du vin ?

Esaïe 9v5 nous enseigne que Jésus-Christ, le Messie, est appelé « Prince de Paix ». Ouvrons-lui la porte lorsqu’Il frappe et Il « entrera souper avec nous »(ou « prendre la cène » avec nous, cf TOB), apportant lui-même le repas. Confions-nous dans le Dieu sauveur, qui nous peut nous délivrer de tous nos ennemis**** et donnons-lui « la dîme de tout ». Ce temps de communion avec Lui nous nourrit, nous équipe, nous éclaire et nous permet(au-delà des apparences) de discerner « le véritable »(1 Jean 5v18-21).

Ayons donc « la foi d’Abram », qui implique une relation personnelle, véritable et vivante avec « le Dieu véritable et la vie éternelle ». (cf 1 Jean 5v20, Jean 17v3) : « sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, car il faut que celui qui s’approche croit que Dieu est, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent ».(Hébr.11v6)*****

 

 

 

Notes :

* D’après un enseignement du pasteur Claude Houde : « relevez le défi 10/30 » (ou 10 jours de prières-de la Bible-avec Claude Houde)

** On connaît l’histoire de Sodome(comme celle de Gomorrhe) grâce à Genèse 13v12-13, 18v20-21, 19v1-29(Chacun pourra vérifier qu’il n’y a aucun « ange ninja » dans cet épisode du récit biblique….)et aussi grâce à Ezéchiel 16v49-50.

*** C’est le sens du nom de Melchisédek (« roi de justice »), et celui de « Salem »(« paix », « salut ») cf Hébreux 7v1-3 et ss

**** Cf Luc 11v21-22 ; Hébr.2v14-15 ; Col.2v9-15 ; 1 Cor.15v20-28 ; 1 Jean3v8, 4v4, 5v4-5….

***** « Beaucoup disent avoir la foi » : certes, ils croient que « Dieu existe », mais « cette foi n’est ni plus moins qu’une virtualité, une construction mentale ». Ils n’ont pas de véritable relation avec Lui. Ils ne disent rien à Dieu ou alors ils monologuent dans la prière, sans se préoccuper de savoir si Dieu leur dit quelque chose en retour. Or, Dieu existe dans le sens « qu’Il est disponible pour une relation, qu’Il est là pour nous. C’est nous qui ne sommes pas là pour Lui, la plupart du temps. Nous disons que nous voulons de Dieu dans notre vie »…en réalité, nous aspirons à un dieu à notre image, « qui serait une construction mentale pour nous émerveiller, nous émoustiller, nous faire sentir qu’on est vivant parce qu’il y a du mouvement là, à l’intérieur ». Laissons le virtuel, le fantasme, la construction mentale et « commençons par exister. Et notre foi deviendra relation. Un amour partagé ». (D’après Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus, libérer le corps, l’âme, l’esprit. Ed. Première partie, 2010, p 171)

« Président bashing » ou « Président blessing » ?

« Bashing », c’est une tendance tristement « tendance » : il suffit d’observer les couvertures de nos magazines et la une de nos quotidiens, qui proposent ainsi « un titre radical, un  mec à descendre, une tête à trancher ». ou…à « déprécier » – c’est la traduction officielle de « bashing ».
 D’après l’édition anglophone de Wikipédia : « Bashing is a harsh, gratuitous, prejudicial attack on a person, group or subject. » Pour les autres, traduction: « Le bashing est une attaque violente, gratuite et préjudiciable lancée contre une personne, un groupe ou un sujet ». Et de préciser que cette pratique s’applique à des domaines tels que « la religion, la nationalité, la sexualité et la politique ».

Mais ce qui « marche » le plus est le « Hollande bashing ».*

Tapez « Hollande bashing » sur Google et vous obtenez « environ 182 000 résultats. (0,17 secondes)

Plus simplement encore, tapez « Hollande » sur Google, et à ce nom se trouvent associés : « démission », « sondage », « Syrie », « hué »[un certain 11 novembre 2013], « popularité », « juif », « guignol »…..**
Après « l’hyperprésident », l’ « hypercontesté »*** ?

Mais ceci posé et constaté, que vous ayez voté François Hollande ou non, et que vous soyez « déçus » ou non par le Président de la République, notre réflexion se veut ailleurs : comment, dans une telle situation, les chrétiens peuvent-ils, ou doivent-ils, se positionner ? A quoi, d’ailleurs, sont-ils appelés à « être » ?

A ce sujet, Henri BLOCHER, ancien professeur de théologie systématique au « Wheaton College »(USA) et à la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine(France), rappelle, dans un article pour la revue « Promesses »****,  que « les deux volets principaux de la mission de l’Eglise dans le monde sont bien résumés par les deux images que le Seigneur Jésus utilise dans le Sermon sur la Montagne (Matt.5v13-16) :

Sel et poivre par Marina Shemesh Sel ou poivre de la terre ?

Sel et poivre par Marina Shemesh
Sel ou poivre de la terre ?

vous êtes le sel de la Terre ; vous êtes la lumière du monde ».

Etre « lumière du monde », « c’est la mission de l’Eglise, des chrétiens, de communiquer la Bonne Nouvelle » de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour nous rendre justes(op cit, p14).

Etre « le sel de la terre », c’est la mission des chrétiens « présents dans la cité terrestre, dans la société qui elle-même n’est pas chrétienne, en mission en faveur du bien, comme continuant la guerre de Dieu contre le mal.
En Jérémie 29, le prophète parle au nom de Dieu aux exilés du peuple qui sont en Babylone et dit au verset 7 : recherchez la paix de la ville où je vous ai exilés et intercédez pour elle auprès du Seigneur, car votre paix dépendra de la sienne ».
Ce mot paix(shalom)suggère aussi la prospérité, la bonne santé. La situation des chrétiens, dans le monde aujourd’hui, est assez semblable. en effet, ce verset(Jér.29v7)ne s’adresse pas à Israël dans son pays, avec un état spécialement construit par le Seigneur.
Il est donné aux Judéens, membres du peuple de Dieu, au coeur d’une société païenne. Or, nous sommes le peuple de Dieu dans une société païenne, et le Seigneur nous dit : recherchez la paix, la prospérité de cette société même. C’est le rôle de sel de la terre.
(…)Nous sommes engagés dans des relations interpersonnelles, de prochain à prochain(relations dites courtes).
C’est par exemple, le Samaritain qui, voyant l’homme[qui n’est même pas son « compatriote », bien au contraire ! Note perso]qui gît au bord de la route, s’arrête, le prend en charge, panse ses plaies et le conduit à l’auberge. Un amour du prochain qui s’exprime de manière immédiate(…)Mais notre relation avec ce prochain se réalise aussi dans la vie de la société entière, dans le cadre de toutes les structures qui déterminent notre façon de vivre :
ce sont les relations longues, indirectes à bien des égards. Elle s’exprimera, par exemple, en favorisant une politique anti-chômage, en votant une loi en faveur des exclus. »*****(op cit, pp 12-14)

Etre le sel de la terre, c’est donc rechercher la paix de la société où nous vivons en « étrangers », c’est prier et intercéder « pour tous les hommes » et particulièrement pour les autorités, « les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. C’est bon et agréable devant Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »******(1 Tim.2v1-4)

C’est prier positivement, à cette fin, pour le Président de la République et ses ministres, afin que ceux-ci gouvernent avec sagesse et justice.

Alors, « Président bashing » ou « Président blessing » ?******* 😉

 

 

Notes : 

*A ce sujet, concernant les médias dits « séculiers », « qui en a fait le plus (et est-ce que ça fait vendre) ? » (http://www.erwanngaucher.com/article/27/06/2013/hollande-bashing–qui-en-a-fait-le-plus-et-est-ce-que-ca-fait-vendre-/1120 )

 
Sur un blog d' »actualités chrétiennes », les mots-clés « Hollande » ou « François Hollande » renvoient aux pages suivantes : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/2/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/3/ http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/francois-hollande/

Avec les qualificatifs suivants : « franc-maçon », « imposteur », « dangereux », « sans expérience »(pour Bernard Tapie), « élu grâce au vote musulman », « autiste »…et accusé de vouloir « supprimer la race »(par Alain Escada, militant et activiste belge issu du courant d’extrême droite national-catholique, secrétaire général de Civitas-groupement intégriste catholique proche des leféveristes-depuis 2009, ancien cadre du front nouveau de Belgique et lepéniste historique)
A l’inverse, et comparativement, les mots-clés « Marine Le Pen », « FN », « Front national »(et par extension, « extrême-droite », « identitaires »), renvoient à des articles généralement ou le plus souvent favorables-quand ils ne sont pas « neutres »-à cette personnalité et à ce mouvement politique : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/fn/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/front-national/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/marine-le-pen/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/identitaires/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/extreme-droite/

 
Mais le « bashing politique » n’est-il pas vain ? Car où mène-t-il ? « À la dépréciation de la politique en général. Bonne affaire pour les populistes de Droite et de Gauche, mais pas forcément pour une presse de plus en plus faiblarde. Déprécier, c’est ce qui reste quand à partir de trois dépêches d’agences on pond huit mille signes avec du goudron et des plumes… «  juge sévèrement Bakchich info.

**Une des fonctionnalités  du célèbre moteur de recherche appelé « Google Autocomplete » ou « saisie semi-automatique », qui nous permet « de rechercher des informations rapidement en nous proposant des requêtes de recherche similaires à la nôtre à mesure que nous saisissons notre requête dans le champ de recherche Google. » ( https://support.google.com/websearch/answer/106230?hl=fr  )
Et comment Google associe-t-il ces mots ? Tout simplement grâce à un algorithme qui brasse tous les termes tapés par les utilisateurs pour proposer les mots complémentaires les plus fréquemment utilisés.
En d’autres termes, si la saisie automatique associe le mot « démission » au nom du président de la république française, c’est parce que des millions de personnes ont, par exemple, cherché ou tapé sur Google la requête « Hollande démission ». Autrement dit si le moteur de recherche doit être reconnu fautif pour ses suggestions parfois tendancieuses, douteuses, voire racistes(http://www.metronews.fr/high-tech/google-a-l-origine-du-plus-grand-fichier-juif-de-l-histoire/mldB!9buB4r33l6ODs/ ; http://owni.fr/2012/05/23/le-vrai-faux-proces-google-suggest-juif/ ), les millions d’internautes à l’obsession « hollandaise » le sont tout autant.

 
***  Comme le titre Médiapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/291013/hollande-lhyperconteste
Après un an et demi seulement de pouvoir pour François Hollande, les mécontents seraient nombreux, y compris dans son camp, pour des raisons économiques et sociales, sociétales, fiscales….

**** »BLOCHER, Henri. La mission de l’église » in « Promesses », octobre-décembre 2013, numéro 186, pp 12-18.

*****John STOTT,  cf Le Chrétien et les défis de la vie moderne, vol.1. Ed. Sator(collec. Alliance), 1987, p 21., fait la distinction entre « l’action sociale »(la suppression des causes de souffrance humaine, la lutte contre les causes structurelles des inégalités et de la pauvreté, les activités politiques et économiques… »les relations longues ») et « le service social »(l’aide humanitaire, les actions caritatives et philanthropiques, le soutien des individus et des familles-les « relations courtes »). Deux formes d’actions inséparables et complémentaires

******« La fidélité d’une Eglise ne se mesurera pas au degré de contrôle qu’elle opèrerait par rapport à la société, mais par sa capacité de pouvoir vivre le projet divin comme signe et messagère du shalom. Dans cette perspective, la préférence est donnée à l’amour envers tous par rapport à la domination. Selon ce modèle, l’éthique se dégage de la pratique sociale préconisée en temps d’exil ou de diaspora par Jérémie (« Recherchez le shalom de la ville, car votre shalom dépend du sien », Jér. 29.7). C’est l’éthique que devaient adopter les synagogues juives du temps de la diaspora. Cette éthique est cohérente avec une eschatologie chrétienne en voie de réalisation ».

« Pour une éthique de la paix ». Claude Baecher. Directeur du Centre Mennonite du Bienenberg, Liestal.

******* A lire sur le site de l’hebdomadaire protestant « Réforme », cette fort intéressante analyse du pasteur Olivier Brès intitulée « Les athées du Hollandisme », une « analogie pertinente entre foi et politique ».

Un homme rempli de l’Esprit !

Mot de paix dans le sable par Petr Kratochvil

Mot de paix dans le sable par Petr Kratochvil

Lire 1 Chron.12v17-18 :

Il y eut aussi des fils de Benjamin et de Juda qui se rendirent auprès de David dans la forteresse.
David sortit au-devant d’eux, et leur adressa la parole, en disant : Si vous venez à moi dans de bonnes intentions pour me secourir, mon coeur s’unira à vous ; mais si c’est pour me tromper au profit de mes ennemis, quand je ne commets aucune violence, que le Dieu de nos pères le voie et qu’il fasse justice !
Amasaï, l’un des principaux officiers, fut revêtu de l’esprit, et dit : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui te secourent, car ton Dieu t’a secouru ! Et David les accueillit, et les plaça parmi les chefs de la troupe.

Amasaï. Un homme revêtu de l’Esprit…..*

Un homme revêtu (ou rempli)de l’Esprit apporte la paix.

(L’Esprit de Christ est un Esprit de paix, d’unité. La paix est aussi le fruit de l’Esprit, selon Galates 5v22)

Un homme revêtu(ou rempli) de l’Esprit a du discernement et a ainsi la capacité de voir au-delà de l’apparence, de ce qui frappe les yeux. Il reconnaît aussi ce que Dieu fait.

(Le discernement est un don de l’Esprit, cf 1 Cor.12v10, situé entre la prophétie et « diverses sortes de langues ». Demandons-nous « instamment » à Dieu ce don ? Le recherchons-nous, pour que l’Eglise soit édifiée ?)

On reconnaît les « hommes faits »(ou mûrs) à « ceux qui, par l’usage, ont le sens exercé au discernement du bien et du mal »(Hebr.5v14).

Et David(qui a aussi l’Esprit du Seigneur) ne s’y est pas trompé, puisqu’il a accueilli et élevé Amasaï, cet « homme fait », cet homme sage, cet homme spirituel, « revêtu de l’Esprit », aux rangs de ses chefs de troupe ! (1 Chron.12v18)

 

 

Note :

*des contre-exemples : les corinthiens (1 Cor.1v4-7 et 3v1-3)

La justice de Dieu : « Si on la cherche, on la trouve ! »

Lecture du Psaume 85. 

Un psaume des fils de Coré(v1).
Il est possible de lire l’histoire de leur père dans Nombres 16.

« T’irriteras-tu contre nous à jamais ? Prolongeras-tu ta colère éternellement ? » (Ps.85v6)
Que sont devenus ses fils ? (Nombres 26v9-11). Pourquoi ? Qu’exprime ce psaume 85 ?

« La bonté et la fidélité se rencontrent, La justice et la paix s’embrassent (v10);
La fidélité germe de la terre, Et la justice regarde du haut des cieux(v11).
(…)
La justice marchera devant lui, Et imprimera ses pas sur le chemin(v13).

 
« Justice et paix ».

Sans justice, pas de paix.

L’évangile est grâce et paix(Gal.1)

« Éternel ! fais-nous voir ta bonté, Et accorde-nous ton salut ! » (Ps.85v7)
La justice est dans le ciel : serait-elle inaccessible aux hommes ?
Elle descend sur la terre. Elle marche devant l’Eternel et « imprime ses pas sur le chemin ».
Elle fraye un chemin pour que nous la suivions (1 Pie.2v21, 24).
Elle se voit : elle est concrète et donc proche de nous !

Elle n’est donc pas hors de portée.
Si on la cherche, on la trouve !

 
Pour la vivre et la pratiquer :

« J’écouterai ce que dit Dieu, l’Éternel ; Car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, Pourvu qu’ils ne retombent pas dans la folie(v8).
Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, Afin que la gloire habite dans notre pays »(v9).

Ecouter l’Eternel et le craindre(vivre pour Lui plaire).
S’attacher à Lui : croire en Lui et mettre en Lui notre confiance, parce qu’Il nous a aimé le premier.