Elle ne se donne pas comme le Monde donne

« Elle ne se donne pas comme le Monde donne ». Quoi donc ? La Paix !

La Paix, tout le monde la veut. Plus exactement, on veut que l’on nous « fiche la paix »…ou même « déjeûner en paix », par exemple.

La Paix, tout le monde la réclame, particulièrement après les terribles événements ayant marqué le début 2015. Et ce mois de février, précédé par le dramatique mois de  janvier, semble lui-même marqué sous le signe de la Paix.

A ce sujet, une chose m’a frappé : la récurrence des versets bibliques allant dans ce sens de la Paix. Tout d’abord, m’est revenu-dans un contexte qui n’a rien à voir avec le 07 janvier et les menaces terroristes-« ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des Armées » (Zach.4v6). C’est ainsi que l’on remporte des victoires. De même que « c’est dans le calme et la confiance que sera (notre) force »(Es.30v15). Le voulons-nous ? Enfin, cette promesse que « Tu(l’Eternel)garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi »(Es.26v3-Darby)-pour l’anecdote, le verset du mois, affiché sur un calendrier grand format. Encore une fois, sur qui nous appuyons-nous, lorsque nous déclarons rechercher la paix ?

Comme par un fait « exprès », je reçois la lettre de nouvelles de « Juifs pour Jésus »(une édition spéciale, intitulée « Je suis Juifs Pour Jésus »). L’édito de Josué Turnil s’ouvre sur cette promesse du Seigneur Jésus-Christ : « je vous laisse ma paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point et ne s’alarme point »(Jean 14v27). Présent avec son équipe à la manifestation qui a eu lieu à Paris, Josué rappelle que « le fameux slogan a été proclamé dans le monde entier. « Je suis Charlie » signifie « je condamne cette attaque » ,« je suis pour la liberté d’expression », « je veux une nation démocratique en paix avec toutes les religions, pensées et points de vues, à l’exclusion de tous les fanatiques et fondamentalistes ». C’est pourquoi la déclaration de Jésus semble vraiment à propos, parce qu’Il offre « la paix » mais Il ajoute aussitôt: « pas comme le monde donne  ». En d’autres termes, ce que les gens veulent n’est pas ce que Jésus offre. Jésus n’est pas Charlie . Lorsqu’Il dit « Ma Paix », cette paix n’est pas ce que nous entendons nécessairement par paix. Jésus a utilisé le mot « Shalom ». Shalom vient de « Shalem » qui signifie « plénitude » et « harmonie spirituelle », remplissant chaque aspect de nos vies…et pas seulement « je suis Charlie ». Il s’agit de beaucoup plus que cela. Il s’agit de la plénitude de la présence de Dieu ». Et  « sa présence », c’est « hamakom » en hébreu, c’est-à-dire « la place ». Sa présence est la place la plus sûre. Comment trouvez-vous cette plénitude de paix ? Cette abondance de vie ? » C’est là la bonne nouvelle de l’Evangile.

Concernant « la bonne nouvelle de l’Evangile », nous avons déjà rappelé ici que l’Evangile est « la grâce et la paix »(Gal.1v3). La grâce nous révèle d’abord la colère de Dieu contre « toute impiété et toute iniquité des hommes »(cf Rom.1v18). Et « la paix que Jésus offre commence en reconnaissant que nous sommes en guerre…non contre les djihadistes ou les terroristes, mais contre Dieu », rappelle Josué Turnil. Ensuite, nous est révélé comment se manifeste l’amour(Rom.5v6-8) et la justice de Dieu(cf Rom.3v19-28)

C’est cette justice de Dieu qui nous donne la vraie paix(Rom.5v1). Sans justice, pas de paix. Et pas de paix, sans le Prince de Paix qu’est le Seigneur Jésus-Christ, lequel a volontairement « donné sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45). Non pour »des gens sympas », « cools », « justes » ou « de biens », mais pour ses ennemis, pour « des impies »(Rom.5v6-8)  : « La Paix, la vraie Paix » dépend de votre réponse à ce que Jésus a fait pour vous.

Et comme le dit encore Juifs pour Jésus, « la Paix véritable n’est pas uniquement l’absence de ce qui ne va pas, mais la présence de ce qui est bon ».

 

« Le Premier jour de la semaine » : dimanche, pas lundi

Et alors ?

« Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous !
Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur ».(Jean 20v19-20)

Ce jour est le premier de la semaine : lundi ? Non ! le dimanche.

C’est le premier jour de la semaine que Jésus, mort et enseveli trois auparavant, est ressuscité, « selon les Ecritures » (Jean 20v9 et cf Luc 24v25-27, 44-47, 1 cor.15v3-4).

Et alors ? Et alors, voici les conséquences de la résurrection de Jésus :

Sors ! Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

Sorti !
Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

-Une évidence : il n’est plus dans le tombeau. Il n’est plus parmi les morts. Il n’est donc pas à chercher là.(cf Matt.28v6)

– Jésus ressuscité se manifeste à ses disciples dans la crainte, qui s’étaient pourtant enfermés à double tour. Il leur déclare : « la paix soit avec vous ! »

Jésus ressuscité transcende les barrières, dépasse les murs et nous rejoint là où nous (en) sommes. Il vient au milieu de nous nous apporter la paix : la paix avec Dieu, la paix de Dieu, établissant des relations nouvelles et meilleures avec ceux qui étaient dans la crainte, enfermés sur eux-mêmes.

« Sans justice, pas de paix ». Or, justement, Jésus est ressuscité « pour nous rendre justes ».

-Jésus est réellement ressuscité. Il montre à ses disciples « saisis de frayeur et d’épouvante », qui croyaient voir un esprit », les preuves de sa résurrection : « il leur montra ses mains et son côté »(Jean 20v20) et « il leur dit(…)Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu’ils étaient dans l’étonnement, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il mangea devant eux ».(Luc 24v37-43)

-Et donc, « Les disciples furent dans la joie quand ils virent le Seigneur »(Jean 20v20).

Rencontrer Jésus ressuscité procure la paix et la joie.

Rencontrer Jésus ressuscité marque le début d’une nouvelle naissance, une nouvelle vie.

Jésus ressuscité fait renaître ses disciples : Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit (Jean 20v20 : comparer avec Gen.2v7)et les équipe.

Il les équipe-« il leur ouvre l’Esprit »-pour comprendre les Ecritures, qui déclarent que « le Christ souffrirait et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour », et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem »(Luc 24v45-47), pour faire d’eux « les témoins de ces choses »(v48)

 

Tout ceci s’est passé « le premier jour de la semaine ».

Et alors ?

Savez-vous que Jésus est mort pour vos péchés et ressuscité pour vous rendre justes ? (Rom.4v25)

Avez-vous fait cette rencontre avec Jésus ressuscité ?

Ce « premier jour de la semaine » est-il le premier d’une nouvelle vie, pour vous ?

Si c’est oui, vous n’avez peut-être pas vu Jésus, comme l’ont vu les disciples. Néanmoins, la Bible, Parole de Dieu, vous le déclare :

« Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20v29)

« (Jésus)que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse… »(1 Pierre 1v8)

 

« C’est pas juste ! » Justice de Dieu, justice des hommes(bis)

Ce billet fait suite au précédent, intitulé « c’est pas juste ! » et qui peut être considéré comme une amorce à celui-ci.

L’ensemble constituera une leçon pour enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ «école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Le livre de James Packer «Connaître Dieu », ainsi que celui de Jerry Bridges-« L’évangile de la semaine »- a été une grande source d’inspiration concernant la notion de propitiation.

Femme jeunesse d'esprit par Petr Kratochvil

Femme jeunesse d’esprit par Petr Kratochvil

Hier, nous nous interrogions sur ce qui « n’est pas juste » ou « qui est juste », selon l’homme, à travers trois exemples.

Et pour Dieu ?

Qu’est-ce qui « est juste » ou « pas juste », selon Lui ?

 

Lisons ensemble Romains 1v18-21 ; 3v9-12, 19-20, 23

Que nous dit Dieu au sujet de l’homme ? (Il est pécheur et coupable)

Que mérite l’homme ? (Il mérite la colère de Dieu)

Arrêtons-nous un instant sur l’ expression « Colère de Dieu » : Dieu est saint et Il ne peut voir le mal sans le punir. La « colère de Dieu », c’est sa juste et sainte condamnation du péché, qu’il ne peut tolérer. Car le péché-qui est une rébellion à son égard-nous sépare de Lui. Le « salaire du péché, c’est la mort »(Rom.6v23)

Que peut faire l’homme pour échapper à la colère de Dieu ? Rien ! Il est impuissant et ne peut ni manipuler Dieu, ni faire fléchir Dieu.

Quelle issue nous reste-t-il alors ?

Inscrivez-vous - Une façon par Andrew SchmidtPlus d'issue ? Si ! Une !

Inscrivez-vous – Une façon par Andrew Schmidt
Plus d’issue ? Si ! Une !

Nous sommes coincés !

Il nous reste, soit à subir la colère et le jugement de Dieu, soit à demander pardon et à implorer le secours de Dieu.

Comment se manifeste la justice de Dieu ? Que nous offre-t-il ?

Lire Rom.3v21-26

Il nous offre la paix. Sa paix. La paix avec Lui.

Comment cette paix avec le Dieu saint et juste est-elle possible, pour nous pécheurs ?

 La colère de Dieu qui nous était destinée a été apaisée, ou plutôt absorbée, drainée :

C’est ce que la Bible appelle « la propitiation ».

Trois croix sur une colline par Lucy TonerTrois croix...Sur l'une, un seul s'est donné volontaire comme "propitiation" ou sacrifice pour nous sauver.

Trois croix sur une colline par Lucy Toner
Trois croix…Sur l’une, un seul s’est donné volontairement comme « propitiation » ou sacrifice pour nous sauver.

C’est-à-dire une offrande, une victime, offerte à Dieu pour apaiser ou absorber sa colère.

Trois choses, concernant la propitiation :

1) La propitiation est l’œuvre, l’initiative de Dieu. Et de Dieu seul.

Lire Jean 3v16, 1 Jean 4v8-10

Dieu manifeste ainsi sa grâce envers nous, pécheurs, donc non méritants. La grâce est complètement à l’opposée du mérite. Dieu nous a aimé et a voulu nous sauver, alors que nous n’étions pas aimables. De même, en Genèse 1, Dieu a créé les cieux et la terre alors que c’était encore le chaos. Si c’est le chaos dans ta vie, Dieu veut faire de toi une nouvelle création : il a le pouvoir de changer ta vie, pour que tu repartes à zéro.

Cette grâce s’est manifestée « par le moyen de la rédemption (salut par le rachat)en Jésus-Christ ».

Et cette « offrande », cette « victime propitiatoire », c’est le Seigneur Jésus, qui a été choisi par Dieu pour nous sauver. Dieu a voulu, depuis le début, nous sauver de cette façon là. Et le Seigneur est d’accord : il s’est aussi offert volontairement en sacrifice pour nous sauver, pour que la colère de Dieu soit apaisée ou absorbée (et donc ne nous touche pas).

Lire Jean 10v10-18

2) Très important : ce qui a apaisé, absorbé, drainé, la colère de Dieu, ce n’est pas la vie du Seigneur Jésus. Ce n’est pas sa vie parfaite, ni son enseignement, ni même ses miracles ou le bien qu’il a fait. C’est sa mort à la croix, comme sacrifice.

Lire Gal.3v13 ; 1 Pie.1v18-20 ; 1 Pie.2v24 ; 1 Pie.3v18

Le Seigneur Jésus a été notre substitut : lui le juste, il est mort à notre place, nous injustes et a absorbé, drainé la colère de Dieu.

Pour bien comprendre l’œuvre de Dieu, voir l’exemple et l’image des deux boucs, dans Lévitique 16v5, 7-10, 15, 21-22 :

Le jour des expiations, un premier bouc est sacrifié pour le péché.

Un deuxième -appelé le « bouc émissaire »- est chargé des péchés du peuple par le souverain sacrificateur, qui les confessait à haute voix pour que tout le monde entende. Puis le bouc était chassé et éloigné dans le désert.

Le premier bouc sacrifié représente la propitiation : la colère de Dieu s’apaise ainsi par ce sacrifice, qui annonce à l’avance celui -parfait- de Jésus.

Avant la venue de Jésus, Dieu avait « patienté » vis-à-vis de la punition du péché. Par ce sacrifice de bouc, Dieu montre qu’il est juste, car le châtiment a eu lieu.

Le deuxième bouc représente l’expiation : le péché, éloigné, ne trouble plus notre relation avec Dieu.

Quel est le résultat de cette œuvre de Dieu, de ce sacrifice ?

La paix de Dieu et la paix avec Dieu : la paix, ce n’est pas la tranquillité, l’absence de ce qui nous embête. C’est la venue de ce qui est bon.

Nous bénéficions ainsi d’une nouvelle relation avec Dieu. Il ne nous voit plus comme des pécheurs, mais comme des fils, qu’il a adoptés pour Lui.

Résumé :

-La justice des hommes : le mérite

-La justice de Dieu : la grâce

Le cœur de l’évangile : la grâce et la paix.

Qu’est-ce qui prime ou domine réellement dans notre vie, votre vie, ma vie ?

Notre propre justice…ou la justice de Dieu ?

 

Il est possible de terminer par une prière(silencieuse) : que j’apprenne à vivre par la foi (en faisant confiance en Dieu)selon la justice de Dieu et non par la mienne.

Remercier Dieu pour ce qu’Il a fait pour que nous ayons la paix avec Lui.

Versets à retenir : Rom.5v1, 6-8 et Eph.2v4-9