La vraie jouissance

« Plaire à Dieu », c’est simple comme un verre d’eau ! (Source image : public domain pictures)

« Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes…. » (Ps.51v16)

« Discernez ce qui plaît au Seigneur » (Eph.5v10)

« La vraie jouissance n’est pas dans ce dont nous jouissons, mais dans l’idée que nous nous en faisons. Si j’avais pour me servir un esprit obséquieux qui m’apporte, quand je lui demande un verre d’eau, une coupe remplie d’un délicieux mélange de tous les vins les plus rares du monde, je le mettrais à la porte, jusqu’à ce qu’il apprenne que la vraie jouissance n’est pas dans ce dont je jouis, mais dans ma volonté exaucée. » (Kierkegaard. Ou bien…Ou bien…. Gallimard, 1943, p 27)

« Ma nourriture », dit Jésus, «  c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean 4v34)

Lanceur d’alerte

« Il (le Bouffon) insista ; on rit de plus belle…. » (Première de couverture de « Fondation et Empire » d’Isaac Asimov. Denoël, Présence du futur)

« Il arriva que le feu prit dans les coulisses d’un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On pensa qu’il faisait de l’esprit et on applaudit ; il insista ; on rit de plus belle. C’est ainsi, je pense, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce ».

(Kierkegaard. Diapsalmata IN Ou bien, ou bien. Gallimard, 1973, p 27)

Phénomène(s)

"Si vous voyez un grand canard blanc au long cou, soyez sûr qu'il s'agit...d'un cygne !

« Si vous voyez un grand canard blanc au long cou, soyez sûr qu’il s’agit…d’un cygne !

« Il ne faut jamais perdre courage ; lorsque les malheurs s’accumulent le plus effroyablement autour de soi, c’est alors qu’on aperçoit une main secourable dans les nuages » ; ainsi parla le Révérend Jesper Morten(1) aux dernières vêpres. J’ai l’habitude d’aller et venir en plein air, mais n’ai jamais rien remarqué de semblable. Pourtant l’autre jour j’ai observé pendant une promenade un phénomène de ce genre. En vérité ce n’était pas à proprement parler une main, mais plutôt un bras qui sortait des nuages. Je me plongeai dans mes réflexions. L’idée me vint : « Ah ! Si seulement Jesper Morten était là pour me confirmer que c’est bien ce phénomène qu’il avait en vue ! » Au milieu de ces pensées, un passant m’interpelle et, tout en montrant les nuages, me dit : « Avez-vous vu cette trombe d’eau ? Il est rare d’en voir dans ces parages ; elles enlèvent parfois des maisons entières. » Ah, mon Dieu ! Pensai-je, c’est une trombe d’eau. Et je tirai mes chausses au plus vite. Qu’aurait-il donc fait à ma place, monsieur le Révérend Pasteur Jesper Morten ?(2)

« Cette génération méchante et adultère, qui demande un miracle, est incapable de discerner l’aspect du ciel, et ne sait pas mieux discerner les signes des temps », pourrait dire Jésus aujourd’hui…(Matt.16v3).

 

 

Notes : 

(1) Personnage imaginaire, dont le nom est à consonance péjorative.

(2) Parabole racontée par Søren Kierkegaard, penseur chrétien danois (1813-1855), dans « Ou bien, ou bien ». Gallimard, 1973 (Classiques de la philosophie), p 24.