Pour un Noël vraiment « joyeux » : laissons Dieu nous rejoindre

Dieu vient vers toi, en Jésus : sera-t-il chez lui chez toi ?

« Noël repose sur une conviction et non un anniversaire »(1), car il est certain que Jésus n’est pas né un 25 décembre. Certes, reprise d’une fête païenne (la fête de Mithra, la fête de la lumière et du soleil), Noël est bien une fête chrétienne, puisqu’elle célèbre l’incarnation de Dieu, « qui quitte sa zone de confort céleste » pour, non pas juste « passer la soirée » ou « le week-end » avec nous, mais pour habiter parmi nous (Matt.1v23, Jean 1v14).

Nous nous souvenons à cette occasion que Dieu nous a aimé le premier, en décidant de nous rejoindre en se faisant homme – et passant ainsi par toutes les étapes de la vie – naissance (non dans un palais mais dans une mangeoire – il a failli naître dehors ! cf Luc 2v7), enfance, vie adulte… pour venir rétablir la relation brisée par le péché. « C’est Dieu, qui en Christ, réconcilie le monde avec Lui-même » (2 Cor.5v19).

Alors, plutôt que de chercher à rejoindre Dieu, laissons donc Dieu nous rejoindre -et nous surprendre – en cette occasion festive. C’est ainsi que notre Noël célébré ensemble sera vraiment « joyeux » !

 

 

 

Note : 

(1) Voir sur ce « blog vraiment net ».

PEP’S CAFE a lu « une tête de nuage » et vu son auteur, Erri de Luca

« Une tête de nuage » : c’est la tête de celui « qui change de forme et de profil selon le vent »

Lui est un beau jeune homme de bonne famille, qui compte parmi ses ancêtres des noms illustres. Ce méridional au métier recherché, qui a émigré au Nord, s’est fait une situation.  Il s’apprête à épouser une splendide jeune fille de la région. Et voilà que le ciel lui tombe sur la tête, sa fiancée est enceinte avant le mariage, et pas de lui. Très rude épreuve pour un homme, dont nul ne peut juger s’il n’y a pas été confronté.

Lui, c’est Iosèf/Joseph. Elle, c’est Miriàm/Marie. Ils ne sont pas « deux personnes séparées mais un couple » (1)

Vous connaissez sans doute cette histoire, où il se passe « des choses invraisemblables » (2). Elle a été revisitée par Erri de Luca dans « une tête de nuage », un nouveau récit court mais dense(3), découvert « par hasard » (un hasard « avec un grand D », m’empresserais-je de rajouter) dans une librairie à la mi-mars.

Pour l’anecdote, j’ai aussi vu Erri de Luca, l’un des rares auteurs à me toucher personnellement et que j’ai découvert il y a 5 ans dans des circonstances particulières. J’en parle souvent sur ce blogue. J’ai eu l’occasion de le voir et de l’écouter le 27/03/18, à 18h30, à La Procure (Paris 6e), ayant appris le jour même qu’une telle rencontre se tiendrait là. Questionné par le responsable de la librairie, et face au public présent, l’auteur a parlé de son livre, et notamment de son travail de « modification de l’illustration officielle » de cette histoire bien connue : ainsi, par exemple, « Matthieu et Luc, les deux évangélistes qui racontent les faits précédant la naissance de Ièshu/Jésus, ne disent pas (que Iosèf/Joseph) était vieux. Il est donc probablement jeune, beau et très amoureux ».

Iosèf est aussi « celui qui ajoute » (en hébreu, du verbe iasàf, « ajouter») :

Il « ajoute sa foi seconde » à la vérité « invraisemblable », « scandaleuse » de la grossesse de sa fiancée. Quand celle-ci lui annonce qu’elle attend un enfant dont il n’est pas le père, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il croit en sa parole. Il « croit Miriàm, il croit qu’elle est enceinte d’une annonce, même si elle est arrivée à l’improviste en chair et en os dans sa chambre en plein jour et accueillie sans un cri d’effroi(4). Iosèf croit à l’invraisemblable nouvelle parce qu’il aime Miriàm. En amour, croire n’est pas céder, mais renforcer, ajouter quelques poignées de confiance ardente » (5)

Il « ajoute » ensuite son rôle de « mari second », touchant, non une pierre pour être le premier à la lapider, selon la loi, mais la main de Miriàm pour l’épouser.

Il « ajoute » enfin le nom de Ièshu/Jésus comme « le fils de Joseph » sur le registre de naissance, l’inscrivant ainsi dans la lignée de David (cf Matt.1).

Nous le voyons, « une tête de nuage » est un beau petit livre très touchant, qui parle d’une famille et d’un couple où règne l’amour. Plus exactement encore, il nous parle des circonstances de la naissance, marquée par le danger et l’exil, ainsi que de l’appel et de la vocation d’un enfant unique en son genre. Sans oublier le rôle de ses parents dans la libération de cette vocation.

Le titre du livre, mystérieux et poétique, est une belle réponse à tous ceux qui voudraient que Jésus « ressemble à tout le monde », avec la tentation de l’instrumentaliser. Car non, dit Iosèf/Joseph agacé, Jésus « n’a pas une tête de nuage qui change de forme et de profil selon le vent » (6) : pourquoi le raccrocher au passé ? Il est essentiel de le laisser vivre la vie qu’il doit vivre et non celle que les autres rêvent qu’il vive. C’est aussi un encouragement à voir ce qu’un enfant « sera », plus ce qu’il « pourrait être » à nos yeux, et une invitation « à laisser tomber toutes les ressemblances ». Car lorsque (l’enfant Jésus) « sera grand, il aura une apparence bien à lui et définitive » (7).

« Une tête de nuage est (enfin) le destin de (Jésus) qui est pris pour quelqu’un d’autre » et « qui démissionne des attentes des autres » (8), ces autres qui attendent un roi ou un signe de sa part que « le grand soir » est arrivé.

J’ai dit plus haut que j’ai eu l’occasion de voir et d’écouter Erri de Luca. J’ai même pu repartir avec une dédicace du livre. En revanche – et c’est là ma grande déception – je n’ai pu lui parler (ou à peine, au moment de la dédicace : en gros, j’ai pu lui dire que j’étais heureux de le rencontrer et quel a été mon premier livre de lui. « Grazzie molto », m’a-t-il répondu), du fait des conditions de la rencontre, marquée par une absence totale d’interaction avec le public, le responsable de la librairie étant le seul à poser des questions.

Je note tout de même- en risquant ce parallèle – que, si Erri de Luca « écoute Dieu » très tôt, tous les matins, en lisant les Ecritures bibliques dans le texte, il se dit aussi « incapable » de Lui parler, « de le tutoyer » ou de l’interpeller. C’est l’une des raisons pour laquelle il se présente, non comme un athée, mais comme « quelqu’un qui ne croit pas ». Selon lui, comme il nous l’a confié mardi soir, « la connaissance des Ecritures n’a rien à voir avec la foi ». Et « celui qui a la foi a une relation avec Dieu que lui n’a pas ».

Pourtant, le même Erri de Luca écrit ces mots à la page 81 d’ « une tête de nuages » : « dans une ultime énergie de souffle, le dernier vent entré dans sa poitrine écrasée par la position crucifiée, (Jésus) a remis sa vie à l’intérieur des pages de l’Ecriture sainte. Il l’enferme là-dedans afin que quiconque l’ouvre, la retrouve ».

Et l’Ecriture biblique rappelle que « celui qui cherche trouve » et que « la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend par la Parole de Christ… » 

 

Découvrir les 20 premières pages ici.

 

 

Notes :

(1) « Une tête de nuage » d’Erri de Luca, p 51.

(2) op. cit., p 48

(3) Edité chez Gallimard, mars 2018 (Hors Serie Litterature), le livre est structuré par « une préface », « trois actes » et autant « d’appendices » : « dernières instructions (Jésus et les pélerins d’Emmaüs), « le discours » (ou le sermon sur la montagne) et « Dayènu, ça nous suffit » (sur la colline de Gethsémani)

(4) Ce qui la rend encore plus « insoutenable » d’un point de vue légal, pour présenter sa version, n’ayant pas crié face au Messager. Or, Deut.22v23-24 stipule que « si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous les deux à la porte de cette ville, vous les lapiderez et ils mourront : la jeune fille, du fait qu’étant dans la ville, elle n’a pas crié au secours ; et l’homme, du fait qu’il a possédé la femme de son prochain. Tu ôteras le mal du milieu de toi ».

(5) op.cit., p 10

(6) op. cit., p51

(7) op. cit. p48

(8) op. cit., p 57, 61

Qui recevra le Messie ? Récit de la naissance de Jésus, lu par un comédien

Une « bonne pêche », dans « Un Poisson dans le net », un site « nettement » au service de l’Evangile, dont nous avons déjà parlé :

Un comédien, Benjamin Kraatz, lit des extraits de l’Evangile de Luc et de l’Evangile de Matthieu, lesquels racontent que le Messie (et Rois des rois, le Sauveur annoncé par les prophètes)Jésus a failli naître dehors, parce qu’il n’y avait pas de place pour lui dans les hôtels, ni même dans les médias*. L’Evangile de Jean précise même qu’Il est venu chez les siens, mais que les siens ne l’ont point reçu. Les extraits lus révèlent qu’une place dans un endroit inattendu Lui a finalement été trouvée….Qu’en sera-t-il pour toi, aujourd’hui ? Une promesse spéciale est donnée pour celui qui le reçoit, encore aujourd’hui !

Ecoutez et…partagez autour de vous !

Et « Joyeux Noël » !

 

 

Notes :

* Lesquels médias(certains) tendent souvent à braquer le projecteur sur des futilités. Or, en cette période où l’on va fêter les lumières, souvenons-nous et proclamons que :

-La première chose que Dieu a créée, au milieu des ténèbres et du chaos, est la lumière(Gen.1v1-4)

« Dieu est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres »(1 Jean 1v5)

-Jésus-Christ est « la lumière du monde ». (Jean 1v4-9 ; 8v12)

Comment, pourquoi et pour qui Jésus est-il venu dans le monde ?

Sauf erreur de ma part, les protestants évangéliques n’aiment pas les crèches. De même qu’ils n’aiment pas voir certaines représentations de Jésus sur la croix. Peut-être par crainte que l’on ne laisse Jésus dans la crèche, à l’état de « bébé permanent », ou que l’on le laisse sur la croix, oubliant qu’Il est « aussi » ressuscité.

Néanmoins, il importe de se souvenir dans quelles circonstances(et pour quelle raison)

Il est venu dans ce monde :

C’est pour cela que je vous propose quelques lectures des évangiles à ce sujet :

Matt. 12, 9v10-13

Marc 1, 2v15-17, 10v32-45

Luc 124

Jean 1, 10

Avec quelques épîtres du Nouveau testament :

2 Corinthiens 8v9

Philippiens 2v1-11

Sur ce, bonnes lectures et  joyeux Noël !

Et avec une pause nécessaire pour ce blogue, avant de reprendre au plus tard le 11 janvier, jour d’anniversaire de Pep’s Café !

En attendant, vous pouvez lire et relire les billets précédents et rédiger(si vous le souhaitez) des commentaires au pied des articles.

« C’est complet !… »

Privé No Entry par George Hodan

Privé No Entry par George Hodan

Il y a deux mille ans, le Fils de Dieu a failli venir au monde dans la rue, car il n’y avait pas de place pour Lui dans l’hôtellerie(Luc 2v7).

 
Il est donc solidaire de tous les SDF et assure que toutes les fois que l’on accueille l’étranger, c’est Lui que l’on accueille (Matt.25v31-40)

« Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont point reçu. »(Jean 1v11)
Il est venu dans l’indifférence totale des grands et des religieux.
Il n’est pas né dans un palais, mais dans une humble crèche.

Et vous ? 
Y a-t-il une place pour Lui-toute la place-dans votre coeur ?

Lui-même vous promet « qu’à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom« (Jean 1v12)

Lui-même vous assure qu’Il ne mettra point dehors celui qui vient à Lui(Jean 6v37)