Un défi spirituel : « Rester calme aujourd’hui »

« Lâchez les armes ! Reconnaissez que je suis Dieu !
Je triomphe des nations, je triomphe de la terre ».
(Psaume 46v11. TOB)

« Dis plutôt : ils sont heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui lui obéissent » (Luc 11v28. PDV)

Parole du jour

Comme il est facile de lire ou d’entendre les mots de l’Ecriture et de les oublier ! Jésus dit à un auditeur enthousiaste que la véritable bénédiction vient de la persévérance. Les paroles de Jésus peuvent nous émouvoir par leur beauté ou leur idéal élevé ; mais la charge émotionnel ne conduit pas à l’action, son effet est semblable à celui d’une cartouche à blanc : un éclair, du bruit, un peu de fumée, et rien de plus.

Méditation

Rester calme aujourd’hui va demander de la concentration. Avant d’être agités par le stress de la journée, nous avons besoin de trouver le silence intérieur et de savoir que Dieu est Dieu. Devant tout ce qui réclame dans l‘urgence notre temps, notre attention et nos engagements, nous devons discerner ce qui est d’une importance centrale. Pour cela, nous avons besoin de tranquillité, la tranquillité du centre autour duquel tournent les événements, la tranquillité de Dieu qui agit selon son dessein, et non pas selon celui qui crie le dernier ou le plus fort.

Prière

Quand tu as parlé, Ô Dieu créateur, tu as fait sortir l’ordre du chaos. Mets de l’ordre dans ma vie, afin que je puisse ne pas être distrait par le bruit et la confusion de ce qui est urgent, en perdant de vue ce qui a une véritable importance. Dans toute cette clameur, aide-moi à entendre ta voix, et lorsque je l’entends, donne-moi la grâce de lui obéir, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Notre Père

« Notre Père qui es aux cieux,
fais connaître à tous qui tu es,
fais venir ton Règne,
fais se réaliser ta volonté
sur la terre à l’image du ciel.
Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin,
pardonne-nous nos torts envers toi,
comme nous-mêmes nous avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous,
et ne nous conduis pas dans la tentation,
mais délivre-nous du Tentateur ».

(Matt.6v9-13. TOB)

(Source : d’après « Chaque matin, chaque soir : un compagnon pour la prière quotidienne », de Paul Sheppy. Editions Olivétan, 2011, p32)

« Un moi pour aimer l’essentiel », de Gilles Geiser ou comme un « geyser d’amour » de Dieu

Ces derniers mois, je note dans mon carnet les réflexions et méditations suivantes :

Le 13/09/21 : « un seul mot peut tout changer ». Un seul mot ou une seule parole confessée, donnée, accueillie…pour se réconcilier, revenir, se réajuster, révéler, relever, encourager, édifier, libérer…tels : « pardon », « je me repens », « je te pardonne », « je t’aime d’un amour éternel », « viens (et bois, mange, gratuitement) »….

Le 14/09/21 : « ma nourriture (dit Jésus) est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir Son œuvre » (Jean 4v34).

Le 28/09/21, d’après une lecture d’Ezéchiel 14v1-11 : « quand je me présente devant Dieu pour le consulter [mais aussi pour le prier, l’adorer), qu’y-a-t-il dans mon cœur ? »

Autant d’interrogations et de préoccupations sur ce qui est prioritaire pour Dieu, lesquelles trouvent un écho particulier dans un recueil de méditations quotidiennes reçu il y a quelques mois en service presse de la part de BLF éditions, que je remercie : « Un moi pour aimer l’essentiel : 30 jours pour trouver ta joie en Dieu », de Gilles Geiser, sorti le 15/09/21. Envoi particulièrement bienvenu : je cherchais justement un tel recueil inspirant !

Et inspirant, « un moi pour aimer l’essentiel » l’est particulièrement.

Ce livre étonnant et unique, déstabilisant et souvent drôle, n’est pas un livre à lire d’une traite, comme on boirait « cul sec ». Il est un livre à vivre chaque jour, seul, ou mieux, en couple, « à deux ou (même) trois » (ce qui est le minimum ecclésial » selon Jésus), comme un parcours ou une aventure autour de ce qui fait l’essentiel de notre existence. Nous concernant, mon épouse et moi, nous l’avons vécu à deux, en lisant un chapitre par jour, suivi de temps d’échange et de prière, pour s’encourager mutuellement et concrètement à passer, comme nous y invite l’auteur, « du savoir à l’avoir », pour relever le défi d’« un moi pour aimer mieux ».

L’essence de l’essentiel est d’aimer. Non pas d’en savoir « plus, plus, plus » sur ce qu’est l’amour et aimer. Ni même d’« aimer plus, plus, plus », comme un puits sans fond jamais satisfait. Mais de vivre l’appel de Jésus-Christ pour ma vie, qui est d’aimer l’essentiel. Et l’essence de l’essentiel est d’aimer de manière mieux ajustée : aimer « le Seigneur ton Dieu » et aimer « ton prochain, comme toi-même » (Matt.22v36-40).

Ce parcours quotidien nous invite donc à nous focaliser sur l’essentiel de Dieu, enseigné par le Seigneur Jésus-Christ. Comprendre et vivre l’essentiel est en effet là tout l’essentiel, car si on en manque, il nous manque tout, même si nous avons tout le reste, qui reste encombrant et inutile. Et si nous avons cet essentiel, nous avons tout !

Il vaut donc la peine de se plonger dans ce parcours, où nous sommes invités à « aller en eaux profondes », qui est aussi « un torrent d’amour » de Dieu à traverser ensemble, d’abord « avec l’eau aux chevilles », puis « à la taille », et enfin « en nageant », sans jamais nous « noyer » (Ezéch.47v1-5).

Ce parcours percutant nous est proposé par Gilles Geiser, l’auteur, dont le nom me fait penser à « geyser », comme « geyser d’amour ». A l’image de celui que Dieu déverse dans notre cœur par l’Esprit qu’Il nous a donné ! (Rom.5v5)

Au final, nous n’oublions pas d’en ressortir et nous en ressortons « lavés d’une eau pure » (Ezéch.36v25), encouragés et inspirés à vivre cet essentiel.

L’aventure n’attend plus que vous !

Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .

Extraits :

[Un antidote, selon moi, aux tentations du tribalisme et du nationalisme et autres replis identitaires]

« Si nous aimons notre famille par-dessus tout, nous finirons par choisir le bien de notre famille au détriment du bien d’autres familles.

Si nous aimons notre pays par-dessus tout, nous choisirons les intérêts de notre pays et nous ignorerons ceux des autres pays.

Si nous aimons notre intérêt personnel par-dessus tout, nous choisirons de nous servir nous-même au détriment des besoins des autres.

C’est seulement si nous aimons Dieu lui-même par-dessus-tout que nous pourrons aimer et servir tout le monde, toutes les familles, toutes les catégories, tous les peuples » (Jonathan Edwards, cité par Gilles Geiser, « un moi pour aimer l’essentiel », p 127)

« Il y a parfois deux essentiels. Jésus le souligne dans son enseignement [en Matthieu 22v36-40]…..Aimer Dieu, c’est aimer son prochain. Ne pas aimer son prochain, c’est ne pas aimer Dieu. Puisque l’homme est créé à l’image de Dieu, il est impossible d’adorer Dieu en méprisant celui qui en est son image. Impossible d’aimer une personne et piétiner son portrait (….). Quand Dieu nous regarde, il nous voit à travers nos rapports humains. Nous ne nous présentons pas seul devant Dieu. Nos relations, bonnes ou mauvaises, restaurées ou détruites, sont présentes à nos côtés et font partie intégrante de qui nous sommes. Rien ne lui est caché (….) Où es-tu ? C’est la première parole que Dieu adresse à l’homme après que celui-ci a délibérément choisi de lui désobéir. Il n’est pas question uniquement ici de localisation géographique. Il s’agit aussi de localisation relationnelle (….). Laissons-nous interpeller par notre créateur encore aujourd’hui. Tu en es où dans tes relations : avec Dieu et avec ton prochain ? » (op. cit., pp 49-52)

Titulaire d’un master en sciences de l’éducation et en théologie, Gilles Geiser est pasteur à Aigle, en Suisse, depuis 12 ans. Marié et père de trois adolescents, il travaille aussi comme aumônier dans un foyer pour adolescents, et s’est lancé dans un one-man-show mêlant rire, émotion et profondeur.

L’auteur nous parle de son livre ici, lors d’une émission de radio.

PS : je viens de me rendre compte que j’avais déjà lu, il y a quelques années, quelque chose de Gilles Geiser, lequel est notamment l’auteur du premier article [« la sexualité : un constat, un sens, un défi»] du dossier de la revue Promesses (N°183, janvier-mars 2013) intitulé « en attendant le mariage ».

Ce n’est pas ce qu’on voit qui importe (Luc 9v28-36)

Un complément édifiant de notre dernière recension de « La guerre des spectacles » de Tony Reinke, ouvrage consacré à ce qui nous captive si aisément, avec cette méditation étonnante du « Pain quotidien »*, relative à l’épisode de la Transfiguration, en Luc 9v28-36 :

Ou quand ce n’est pas ce qui captive notre regard qui importe….

Bonne écoute !

 

 

*Depuis le 16 mars 2020, « Le Pain quotidien » est une série de très courtes méditations (2 min maxi environ), postées chaque soir, à 20h00, sur youtube.

« Une année de grâce » : genèse d’un recueil de méditations quotidiennes

« Une année de grâce » : des pensées partagées avec le lecteur, pour son édification et son encouragement….

Louis-Michel Fillatre, un frère et un ami pasteur, a bien voulu « jouer le jeu » des questions-réponses par mail pour PEP’S CAFE, pour nous parler d’ « une année de grâce », un ouvrage dont il est l’auteur, paru aux éditions du Cèdre, et présenté comme « un recueil plutôt insolite de pensées contemporaines et de réflexions un peu plus anciennes ».  

Qu’il en soit remercié !

 

Bonjour Louis-Michel,

Présente-toi (en quelques mots !)

Marié depuis 40 ans avec Aline, nous avons eu 5 enfants, et pour l’instant 9 petits-enfants. Après des études écourtées, j’ai travaillé en usine, puis, appelé par le Seigneur, j’ai étudié la Parole de Dieu et me suis engagé dans le ministère. A la fin des années 80, avec d’autres personnes, nous avons créé une école chrétienne.

Quels sont tes engagements actuels ? Quels seront ceux à venir et pourquoi ?

Actuellement, je suis surtout occupé par le service pastoral et je travaille encore dans le domaine éducatif et scolaire. L’avenir ? Je ne sais pas … Dieu seul sait ce qu’Il me demandera d’accomplir pour Lui et mon prochain. Avec mon épouse, nous avons confiance qu’Il nous conduira dans les verts pâturages, que ce soit à travers l’épreuve ou par la voie royale …

Tu es aussi l’auteur d’ « une année de grâce », un recueil de « pensées journalières » publié en 2016 aux éditions du Cèdre. Est-ce là ton premier livre ?

En termes de livre, j’ai déjà publié « L’école en Poésie », un recueil de poèmes aux styles divers, modernes et classiques, adaptés aux enfants comme aux adultes.

Un recueil de méditations quotidiennes « de plus », pourrait-on dire ! En quoi se distingue-t-il des autres ?

Il y en a plein effectivement. Je n’ai jamais eu la prétention d’écrire des « méditations ». Ce ne sont que des pensées que j’ai accepté de partager avec le lecteur. C’est ce qu’il y a dans mon coeur, dans ma tête, dans mon quotidien avec Dieu et mon environnement proche ou lointain … Une différence notable avec les autres ? Je ne suis pas Surgeon, Chambers, F. Berger, ou Bob Gass … donc la différence est grande. J’ai quand même une originalité : la diversité des thèmes proposés. Ce n’est pas toujours des versets bibliques à méditer, mais des pensées à partir des fêtes, de la Création, des habitudes humaines, etc.

Ton livre a pour titre « Une année de grâce » : que signifie une telle expression ? Pour un tel choix de titre ?

Dans Luc 4v18-19, Jésus reprend le prophète Esaïe (chapitre 61). Jésus a reçu l’onction du Père pour proclamer l’Evangile (Bonne Nouvelle) : Guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer la délivrance et la liberté, annoncer l’année de Grâce. Cette « année de grâce » n’est pas terminée tant que Christ n’est pas de retour ! C’est le message de mon livre : la Grâce ! C’est merveilleux ! Vraiment ! Ce n’est pas seulement un mot, un concept, c’est Jésus qui nous accorde Sa présence et qui agit dans notre vie de chaque jour …

Quelle a été la genèse de ce livre ? Comment et pourquoi as-tu choisi de révéler au grand public des pensées bibliques initialement recueillies dans l’intimité « du lieu secret » (Matt.6v6) ?

Une maison d’édition m’avait demandé un écrit de ce genre, mais j’ai finalement répondu à l’attente des Editions du Cèdre. Nous avons travaillé en équipe. Je désirais faire profiter au lecteur des découvertes précieuses, des réflexions positives, joyeuses, propres à fortifier la foi et le courage. On a tous un jardin secret, mais le garder tout le temps fermé serait égoïste ! Il faut dire que si on ne m’avait rien demandé, ce projet n’aurait pas vu le jour.

Es-tu le seul auteur de ces textes ? Quels ont été les critères de sélection des différents textes de différents auteurs qui composent ton recueil ? Pourquoi ce grand nombre de textes d’Adèle Pelaz (1850-1940) ?

Je suis l’auteur dans le sens où j’ai écrit mes textes et collecté des textes « en voie de disparition ». Je ne suis pas le seul à pouvoir apporter un « bout de pain » … d’autres, avant moi, ont dit ou écrit des choses tellement formidables ! Ces « anciens sentiers » peuvent aussi contribuer à la construction de l’édifice aujourd’hui. Le passé reste un fondement. Il ne faut pas en faire un « haut-lieu » mais le prendre comme un héritage utile. Quant à Adèle Pélaz, sa vie et son ministère ont été une grande bénédiction pour Genève, la France frontalière, et le reste de la Suisse. Son message était direct, fondé sur la Parole. Elle défiait la jeunesse, et triomphait par la foi de leurs détresses. Des délinquants sont devenus des hommes d’affaire … Ce fut un bon temps de Réveil. Pour la petite histoire, mon père et mon beau-père étaient issus de ce mouvement de l’Esprit.

Erri de Luca, auteur napolitain de nombreuses méditations bibliques et qui se présente, non comme un athée mais comme « quelqu’un qui ne croit pas », confiait que « ces pages (rédigées) ne sont pas le fruit d’insomnies, mais de réveils » (Première heure. Folio, p 9). Est-ce aussi le cas pour les pages rédigées d’ « une année de grâce » ?

J’ai eu aussi mon lot d’insomnies, mais honnêtement, tous ces textes n’ont rien à voir avec elles. J’ai une image pour expliquer : un enfant, lorsqu’il joue à l’extérieur, est capable de mettre tant de choses dans ses poches, jusqu’à les faire craquer ! Et pour lui, tout ce qu’il ramasse est beau ! Là, je dois remercier mon éditeur car il a su me conseiller pour faire le tri, parfois même enlever des choses « belles pour moi » mais inutiles pour les autres ….

Toi-même, que souhaite-tu « éveiller » (ou « réveiller ») chez ton lecteur ?

L’amour ! Que chacun arrive à « aimer Dieu de tout son coeur » parce qu’Il nous a aimés en premier, de tout son coeur. Ce qu’Il a fait pour moi est sans prix. Comment aurais-je pu payer le prix de mon salut, de ma guérison ? Le psalmiste déclare : « Je t’aime, Ô mon Dieu ». Si nous avons la Bible sans l’Amour, nous devenons légalistes. Si nous avons l’Amour sans la Bible, nous n’avons pas de fondement et nous risquons de dévier…

Ton livre comprend également une préface de Dominique-Jean Pelou, fondateur du magazine « Invitation ». A quoi cette publication nous invite-t-elle ?

Dominique-Jean a accepté de préfacer ce livre, et cela m’a bouleversé. Je l’ai connu à travers mon éditeur. C’est un homme qui ressemble à un alpiniste accroché à la paroi, et qui veut sans cesse s’élever pour arriver au sommet. La qualité de sa foi fait la qualité de son magazine : magnifique (photos professionnelles), pertinent dans son contenu, connecté avec le monde qui l’entoure tant avec l’héritage du passé qu’avec la modernité, et si vivant. Quand on ouvre ce magazine, on a l’impression d’un album de famille. Il est vrai que j’aime beaucoup ce qui vient de la Suisse, puisque mon épouse est Suissesse… « Invitation » nous pousse à la louange, à l’adoration, à la reconnaissance envers notre Créateur.

 

Le mot de la fin est pour toi !

Je souhaite que ce livre « Une année de grâce » soit comme une petite goutte d’eau dans l’océan de la littérature évangélique ; qu’elle contribue à l’édification du Corps de Christ (l’Eglise), qu’elle encourage chaque croyant à persévérer … et qu’elle s’intègre dans la marche du peuple du Seigneur (Apoc.7 et 14) pour la seule Gloire de Dieu.

Merci !

 

 

En bref : Fillatre, Louis-Michel. Une année de grâce : pensées quotidiennes. Editions du Cèdre, 2016.  Disponible dans toutes les bonnes librairies chrétiennes ou chez l’éditeur.