Le Défi biblique de l’été : 1-2 Corinthiens, par Joël

« Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église…. »(Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les épîtres de Paul aux Corinthiens, des lettres touchant des sujets variés et d’une actualité impressionnante.

 

1 Corinthiens

Quel est ce livre ?

D’Éphèse, Paul écrit une lettre à l’église de Corinthe qu’il a fondée quelques années auparavant pour traiter divers problèmes qui lui ont été rapportés (divisions, immoralité sexuelle, procès) et pour répondre à diverses questions que les Corinthiens lui ont posées (mariage et divorce, viandes sacrifiées aux idoles, manifestations spirituelles, résurrection, collecte).

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Comprendre le style utilisé par Paul est capital pour bien interpréter cette lettre qui touche des sujets très variés — et d’une actualité impressionnante. L’apôtre manie l’ironie, l’hyperbole, les raisonnements a fortiori, etc. Par ailleurs, il évoque des sujets jamais abordés dans les autres écrits du N.T. et dont l’importance doit donc être relativisée (ex. : voile pour les femmes, baptême pour les morts, etc.). Si l’on n’y prête pas garde, on peut faire dire à cette Épître ce qu’elle ne veut pas dire !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La façon dont Paul recentre les nombreux sujets concernant la pratique de la vie quotidienne ou dans l’église sur Jésus Christ. La présentation de Jésus crucifié et de Jésus ressuscité encadre le développement de la lettre. Notre christianisme n’est pas un ensemble de règles ou de pratiques, mais avant tout une relation avec une personne vivante, chef de l’Église qui est vue sous l’image de son corps.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi faire le fier comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (4.7) Les Corinthiens étaient très fiers de ce qu’ils avaient, en particulier de leurs dons spirituels et en premier lieu les plus spectaculaires, comme les langues ou les miracles. Moi aussi, je peux facilement devenir orgueilleux de mes dons, de mes capacités, de mes biens, de mon église, de mes relations sociales, etc. Alors ce texte me rappelle que tout m’a été donné par pure grâce.

 

Paul face à ses opposants : les « super-apôtres » ! (Source image : public domain pictures)

2 Corinthiens

Quel est ce livre ?

Paul est sur le point d’aller rendre une nouvelle visite aux Corinthiens pour finaliser la collecte au profit des pauvres de Judée. Mais certains opposants, se présentant comme des « super-apôtres » s’étaient établis à Corinthe et influençaient l’église contre Paul. L’apôtre est donc obligé de défendre son ministère tout au long de cette lettre, tout en cherchant à stimuler la générosité des Corinthiens pour la collecte en cours.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

La lettre abonde en textes connus : le trésor dans le vase de terre, voir Dieu en Christ, être ambassadeur pour Christ, quand je suis faible alors je suis fort, etc. Mais il importe de comprendre que ces versets s’insèrent comme des joyaux dans une trame beaucoup plus sombre, méconnue et complexe, celle de la contestation du ministère de Paul qui est le sujet de fond de la lettre.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le dévouement sans compter de Paul pour les Corinthiens : ceux-ci, que Paul a amenés au salut, pour qui il a beaucoup fait, sont ingrats, injustes, influencés, peu généreux… Mais Paul continue à les aimer et la sévérité de son propos, parfois, en est même un témoignage touchant : « Je me dépenserai moi-même pour vous même si plus je vous aime, moins je suis aimé de vous. » (12.15). Quel amour inconditionnel !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. » (10.5) Le combat spirituel se situe avant tout dans nos pensées. Les faux raisonnements que nous cultivons peuvent devenir des « forteresses » mais en changeant nos pensées pour celles de Christ, nous pouvons être vainqueurs !

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Abdias, par Joël

Ce qui est interpellant dans Abdias est la dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave.
(Source image : De retour au couvent, 1868, d’ Eduardo Zamacois Y Zabala)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Abdias.

 

Quel est ce livre ?

Abdias, le plus petit livre de l’Ancien Testament, traite d’un sujet qui pourrait paraître secondaire : annoncer le jugement définitif d’Édom, le peuple qui descend d’Ésaü, le frère de Jacob, en raison de sa haine séculaire et constante d’Israël.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le défi est de trouver des applications d’un tel livre dans ma vie. Et qui cherche, trouve ! Par exemple, ce livre dénonce l’orgueil de l’homme qui veut s’élever toujours plus haut et croit pouvoir trouver par lui-même sa sécurité.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La dénonciation très nette d’un péché ; se réjouir du malheur des autres est très grave. À sept reprises, Dieu assène : « Tu n’aurais pas dû » ! Une version plus subtile (mais tout aussi grave) : considérer que les épreuves qui arrivent à un frère sont la conséquence méritée de son inconduite et s’en féliciter (au moins en pensée…).

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Le royaume sera à l’Éternel. » (v. 21) Le roi choisi par Dieu, Jésus, est déjà venu et un Édomite, Hérode le Grand, a voulu le faire mourir bébé. Mais le livre se termine sur cette vision d’un règne universel du roi selon le cœur de Dieu qui mettra définitivement un terme à toutes les haines fratricides qui séparent les peuples.

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Nahum, par Eric

« Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé »…
(Source image : Rawpixel)

Eric, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Nahum.

 

Quel est ce livre ?

La prophétie de Nahum. Nahum que l’on qualifie de petit prophète a prédit la chute de la capitale de l’empire néo assyrien au sommet de sa puissance culturelle, économique, militaire.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Nahum n’a rien d’un fou furieux qui annonce le pire auprès de la ville de Ninive. Le nom de Nahum laisse même entrevoir que le prophète fut aussi connu pour sa dimension compassionnelle, consolatrice au point sans doute d’imprégner la mémoire d’un village appelé Capernaüm. Nahum rappelle à ses auditeurs, la bonté de Dieu au verset 7 dès le premier chapitre du livre. Mais au cours de cette lecture, le prophète aborde la brutalité soudaine liée au jugement de Dieu qui entend détruire la ville de Ninive. Un siècle plus tôt, toute la ville de Ninive s’était pourtant convertie au grand dam de Jonas.

Le défi associé à la lecture de ce livre prophétique était de saisir les raisons qui ont conduit Dieu un siècle plus tard à détruire la ville de Ninive après avoir un siècle plus tôt, chercher à la sauver, « 40 jours avant qu’elle ne soit détruite » ? Pourquoi Dieu est-il revenu finalement sur sa décision ?

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Comment une ville pourtant repentie, qui avait atteint son apogée culturel, au fil des générations a fini par fouler de ses pieds le premier avertissement divin ? Voilà ce qui m’a littéralement interpellé.

Souvenons-nous qu’un siècle plus tôt, Jonas parvient « à reculons » à mener cette ville étendue incroyante à la repentance. Il ne fait pas de doutes pour reprendre le texte de l’apôtre Pierre que les habitants de Ninive ont ainsi purifié leurs âmes en obéissant à la vérité. Cette génération un siècle plus tôt avant l’intervention de Nahum, cette ville a été totalement impactée par le message prophétique de Jonas. Un message puissant conduisit alors la ville à un authentique réveil salutaire lorsque Dieu fit une première fois, comprendre que cette ville serait bientôt détruite. La parole de Jonas a été comme la semence incorruptible, la parole vivante et permanente de Dieu qui conduisit la ville Mésopotamienne, capitale de l’Assyrie, à un retour à Dieu. Jonas a bel et bien, semé la parole incorruptible de Dieu et a généré ce fruit qui fut la repentance de toute une ville.

Mais en à peine trois générations la situation spirituelle de la Ville de Ninive qui après avoir connu l’apogée au pinacle de sa domination, se dégrada. Avec le règne d’Assurbanipal celui qui méditait le mal contre l’Éternel, la situation de l’Assyrie déclina brutalement. Génération, après génération, la situation spirituelle de Ninive la puissante, s’est totalement délitée, le dernier grand Roi d’Assyrie s’est même vu affublé d’un surnom « le jouisseur indolent et dépravé », le dernier Roi d’Assyrie Assurbanipal, Roi efféminé s’est surpassé, il a dépassé tous ses prédécesseurs depuis la prophétie de Jonas, et il est allé de débauches, en débauches, de cruauté en cruauté.

La cruauté de la ville de Ninive, sa débauche, ses idoles ont fini par exaspérer Dieu. S’adressant à la ville de Ninive Nahum lui déclara ceci « Malheur à la ville sanguinaire, pleine de mensonge, remplie de violence, qui ne cesse de se livrer au pillage… au verset 3, Nahum décrit la multitude de blessés, la foule des cadavres, les morts innombrables. Nahum dénonce les prostitutions de Ninive, les pratiques magiciennes ». Nahum finit par annoncer la destruction de la ville qui avait foulé de ses pieds le premier avertissement qui fut donné un siècle plus tôt par le prophète Jonas. Ainsi « Dieu est lent à la colère », mais il ne laisse pas impuni le pécheur. Nahum 1.3

Le verset de ce livre qui m’inspire

Nahum 1.7 : « L’Eternel est bon, Il est un refuge au jour de la détresse; Il connaît ceux qui se confient en lui ».  Alors, confions-nous en Dieu et prenons ses avertissements très au sérieux.

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Michée, par Louis-Michel

Le défi de Michée : vivre le « vrai culte » selon la grâce de Dieu », avec ce verset-clé : « On t’a enseigné, ô homme, ce qui est bien, et ce que l’Eternel attend de toi » (Source image :  Reporterre. A Sao Paulo, le 9 décembre 2013, les étudiants de l’école de communication et d’art de l’université de Sao Paulo investissent un centre commercial de Natal, pour une marche des zombis « blind ones » contre le consumérisme aveugle)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Michée.

 

Le Livre :

Michée, fils de Moreshet en Juda, exerce son ministère sous Yoram, Ahaz, et  Ezéchias. Il a connu la chute de Samarie en 722. Michée prêche après Amos. Il s’oppose à la corruption et annonce la restauration de Dieu pour le « reste »  sous la conduite d’un roi-berger, et c’est ce que Jésus confirme dans Jean 10. Alors viendra la paix de Dieu.

Le roi-berger est annoncé au chapitre 5 « De toi (Bethléhem), sortira celui qui règnera sur Israël ». Le Nouveau Testament reprend ce thème plusieurs fois au sujet de Jésus-Christ.

Le défi :

Pour moi, le défi de Michée est de vivre le « vrai culte » selon la grâce de Dieu. Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Avec quel contenu ? Ce « vrai culte » passe devant toute forme de culte à Dieu : « Avec quoi m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? » (Michée 6:6) ou quel sera le contenu de mon adoration ?

L’interpellation :

Dieu déclare qu’il veut faire disparaître ce qui empêche son peuple de lui rendre un culte en esprit et en vérité. Dieu dit : « Je ferai disparaître :

  • les chevaux de guerre, les chars,
  • les cités fortifiées,
  • les actes de sorcellerie,
  • les idoles
  • les dieux fabriqués
  • les villes (qui servaient l’orgueil humain) ».

En fait, Dieu veut « ôter le péché du monde ». N’est-ce pas le prémice de ce que Jean-Baptiste dira au sujet de Jésus :  « Voici, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29).

Le verset :

« On t’a enseigné, ô homme, ce qui est bien, et ce que l’Eternel attend de toi : c’est que tu te conduises avec droiture, que tu prennes plaisir à la bonté et que tu vives dans l’humilité avec ton Dieu » (Michée 6:8).

Le chemin ? Jésus mon Sauveur et mon Seigneur !

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Amos, par Louis-Michel

Le défi du livre d’Amos : ne jamais accepter la corruption ! (Source image : public domain pictures)

Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Amos.

 

Le Livre :

« Amos » signifie « fardeau ou plus exactement « porteur de fardeau ». C’est le rôle du messager. Amos est un berger et un cultivateur de la bourgade de Tekoa, un homme simple et travailleur. Il exerce son ministère dans le nord d’Israël sous le roi Jéroboam II. Le livre est rédigé au milieu du VIII°siècle avant Jésus-Christ. Cette période est paisible tant en Israël qu’en Juda et même avec les nations voisines. Période de paix veut dire aussi temps de prospérité, et malheureusement, de relâchement spirituel. Des abus sont commis, et la corruption se répand partout.

Plan possible : a-Jugements contre les nations (ch.1 à 2:16), b-Reproches à l’égard d’Israël (ch.3 à 6:14), c-Visions sur le jugement et la restauration (ch.7 à 9:15)

Le défi :

Ne jamais accepter la corruption ! Ni de la part de Satan, ni des ennemis, encore moins des proches ! Tant de gens défendent leurs intérêts personnels qu’il est parfois difficile de ne pas se laisser attirer … Mais nous avons un Dieu qui désire se tenir auprès de chacun. Et je veux relever ce défi : Demeurer dans la présence bénie du Seigneur afin qu’aucune corruption vienne faire son nid dans mon coeur !

L’impression :

L’annonce du Jugement me concerne, bien sûr. Mais l’annonce de la restauration aussi. C’est cela qui m’impressionne le plus ! Le messager Amos prononce des paroles qui apportent au peuple toutes les raisons de se rapprocher de Dieu, comme par exemple : « Le vin nouveau ruissellera de toutes les montagnes » (Amos 9:13). L’amour de Dieu ne cesse jamais de se manifester !

Le verset :

« Prépare-toi, Israël, à rencontrer ton Dieu » (Amos 4:12).

Questions :

Lorsque le Mal envahit le monde autour de moi alors que la paix règne, comment est-ce que je réagis vis-à-vis de Dieu ?

 

Le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Luc, par Luc

« Luc nous présente un Jésus plein de compassion, de bonté et de générosité pour les pauvres, les malades, les opprimés, les laissés-pour-compte. C’est le sauveur universel ».

Luc, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Evangile selon Luc.

 

Tout d’abord je suis frappé par la simplicité et l’authenticité de cet évangile adressé à un haut dignitaire, que Luc qualifie d’excellent, Théophile.

Par la simplicité : Luc ne cherche pas à nous présenter un exposé théologique, mais nous décrire un récit suivi et ordonné de Jésus qui s’est fait Homme pour racheter et sauver l’humanité.

Par l’authenticité : Luc a fait des recherches très poussées quant aux événements de la vie de Jésus pour qu’à travers Théophile, ses lecteurs puissent avoir la certitude des enseignements qu’il a composés.

Le grand défi pour moi, c’est ce Jésus qui s’est vidé de toute sa Divinité, sa Gloire et sa sainteté pour devenir semblable aux hommes en tout point hormis le péché, le parfait second Adam, l’un des nôtres qui désormais relie l’humanité à Dieu.

Contrairement aux juifs pieux qui sous-estimaient samaritains, femmes, enfants, païens, collecteurs d’impôts, pécheurs, Luc nous présente un Jésus plein de compassion, de bonté et de générosité pour les pauvres, les malades, les opprimés, les laissés-pour-compte. C’est le sauveur universel. Aussi n’a-t-il pas dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur » (Luc 4 : 18, 19)

Dans un monde où la violence règne, Luc nous montre un Sauveur plein d’empathie qui pousse à aimer, à prendre de la hauteur dans ce monde de jungle où la raison du plus fort est toujours la meilleure.

 

Le verset qui m’inspire est Luc 19 : 10 : « car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».

Personne n’est exclu, même les pécheurs les plus endurcis, ce verset m’invite à aimer par-dessus tout et à croire à Dieu Le Père, Dieu Le Fils, Dieu Le Saint Esprit, à la foi seule, à la Bible seule.

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Aggée, par Annabelle

Sortez de votre zone de confort ! (Out the box)

Annabelle, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente le livre du prophète Aggée.

 

Quel est ce livre?

Le livre d’Aggée a été écrit par la personne du même nom, vers 520 avant JC et environ 18 ans après la conquête de Babylone par Cyrus. Cyrus a donné un décret en 538 AVANT JÉSUS CHRIST pour permettre aux Juifs captifs de retourner en Judée et de reconstruire le temple. Cela était nécessaire pour que les Juifs restaurent leurs pratiques et revivent leur culture pleinement après 70 ans d’exil.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi?

Pour moi, le défi du livre se trouve au début du chapitre 1, où le peuple d’Israël est si préoccupé par la construction de ses propres maisons et de ses propres vies, qu’il ne considère pas un instant le Temple de Dieu qui se trouve en ruines.

Je peux le comprendre dans une certaine mesure. En soixante-dix ans d’exil, ils ont manqué et souffert de vivre à Babylone et tout ce qu’ils veulent, c’est retrouver leur confort, reconstruire leur propre vie ! Après tout, ils ont été libérés de Cyrus ! Mais Aggée n’est pas d’accord. Il soutient que c’est à cause de leur manque de préoccupation pour la reconstruction de la maison de Dieu qu’ils luttent pour cultiver, qu’il n’y a pas de pluie, qu’ils sèment beaucoup mais récoltent peu, mangent et boivent mais sont insatisfaits, se vêtent eux-mêmes, mais ne peuvent pas se réchauffer. Ils ne retirent pas la quantité de ce qu’ils ont semés !

C’est alors que Josué et Zorobabel, le Grand Prêtre, écoutent les paroles d’Aggée, obéissent à la voix du Seigneur, et décident qu’il serait peut-être bon de mettre d’abord en priorité la reconstruction du Temple. Ils ont également été corrigés dans le fait que leur attitude du cœur n’était pas juste et leurs mains étaient donc impures, même dans la reconstruction du Temple. Dans le verset 14, Dieu est mécontent : le travail de leurs mains est impur et leurs offrandes le sont aussi.

Faire passer Dieu avant tout, plutôt que ma propre vie, est probablement la chose la plus évidente qui me défie. Si les choses dans ma vie ne vont pas aussi bien que je le voudrais, malgré tous les efforts et le travail, peut-être que je ne considère pas ce que Dieu veut que je fasse pour lui d’abord dans ma vie, et alors mes propres choses commenceront à travailler naturellement et seront fructueuses. Aussi, mon attitude du cœur doit être juste, faisant l’œuvre de Dieu gracieusement et non avec mépris et ressentiment. La repentance et le changement de cœur sont nécessaires.

Le verset de ce livre qui m’inspire

Verset 9 du chapitre 2 : « La dernière gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit le Seigneur des armées […] Et en ce lieu, je donnerai la paix… » Et la fin du verset 19 : « Mais à partir de ce jour, je vous bénirai ».

La fidélité de Dieu, toujours, même après avoir jugé le peuple d’Israël. Il permet leur libération, et leur permet de reconstruire la maison du Seigneur. Il a refusé sa bénédiction, mais c’était temporaire. Il les bénit vraiment alors qu’ils se tournent vers Lui avec un cœur pur et des mains pures. Même quand nous suivons notre propre chemin, faisons notre propre chose et réalisons que nous ne sommes pas féconds parce que nous ne prêtons pas attention à l’œuvre de Dieu ; si nous nous humilions, nous nous repentons et choisissons de faire l’œuvre de Dieu en premier dans notre vie et de Le mettre en premier dans ce que nous faisons, dans nos choix, alors il nous pardonne et comme un bon père, nous bénit au-delà de nos attentes..

Le Défi biblique de l’été : les Actes des Apôtres, par Annabelle

Les Actes des Apôtres : un livre rempli de rebondissements ! Et quand les choses paraissent au plus sombre, il y a toujours un miracle qui se fait et de nombreuses personnes inattendues deviennent aussi des disciples de Jésus. ( Source : Pixabay)

Annabelle, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente les Actes des Apôtres, lesquels sont plus exactement « les actes du Saint-Esprit » !

 

Quel est ce livre?

Les Actes ou les Actes des Apôtres,

D’après ce que j’ai appris, le livre a été écrit par Luc. L’Evangile selon Luc précède le livre des Actes.

Pourquoi sa lecture représente-elle un défi pour moi?

Ce livre était un véritable défi, rien que dans le nombre de chapitres et dans la quantité d’événements qui ont eu lieu. Ayant lu ce livre déjà plusieurs fois dans mes lectures annuelles de la Bible, je suis toujours dans l’émerveillement de ce que je lis. Je suis toujours défiée par le courage des Apôtres, leur  persévérance de partager cette nouvelle vie en Jésus. Ils ne sont intimidés ni par les religieux ni par les autorités Romaines ni par aucune crainte de mourir. Au contraire, ils attirent beaucoup d’attention et les accusations n’aboutissent pas à une concrète preuve de malfaisance, mais pour apaiser les foules, les autorités sont toujours menées à les punir sous quelque forme, mais sans un manque de témoignage d’amour et d’espoir en Jésus. Le livre est rempli de rebondissements, et quand les choses paraissent au plus sombre, il y a toujours un miracle qui se fait et de nombreuses personnes inattendues deviennent aussi des disciples de Jésus.

Qu’est ce qui m’a bousculé/interpellé, impressionné dans cette lecture?

Tout d’abord, on lit l’ascension de Jésus. Ce livre commence avec son départ, mais il précise bien qu’il ne les laisse pas seuls. En effet, il leur parle d’une aide : l’Esprit Saint qui va venir. C’est lui qui sera avec eux sur leur chemin pour partager cette Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Et en peu de temps, les 120 sont baptisés du Saint-Esprit qui vient sur eux comme des langues de feu, et ils commencent à parler des langues différentes. Ils sont là pour Shavouot ou la Pentecôte et sont parmi des Juifs de plusieurs nations qui sont montés à Jérusalem pour cette fête. C’est la Torah qui continue à être accomplie via la vie de Jésus le Messie, d’abord avec la Pâque et maintenant avec Shavouot/Pentecôte. Tout le monde n’est pas convaincu et il y a tout de même des personnes très sceptiques qui pensent qu’ils ont simplement fait trop la fête en buvant plus qu’ils n’auraient dû. Et c’est vraiment à partir de ce moment, que l’église primitive commence à s’accroitre. De plus en plus de Juifs acceptent Jésus comme leur Messie et ils commencent à vivre en communauté, à partager leurs biens et leur argent. Ce qui leur à été enseigné dans la Torah, est totalement accompli. Ceux qui sont pauvres, ne manquent pas, ce qui sont riches partagent et vendent leurs terres. Hommes et Femmes, esclaves ou libres, sont égaux dans cette communauté. Le joug de statut social et culturel a été soulevé. Oui, la bonne nouvelle est de nous rendre libre de ces choses du monde.

Pierre et Jean vont dans les villes en parlant de Jésus et son Royaume et c’est là où les miracles commencent: des malades, des infirmes et ceux possédés de démons sont guéris, sont libérés. Cela provoque un malaise avec les autorités et les hommes se retrouvent en prison. Mais l’histoire ne finit pas là, ils sont libérés par un ange pendant la nuit! Cela ne les empêchent pas de continuer a proclamer la bonne nouvelle. Ils ne sont pas craintifs de se retrouver en prison.

Pierre a eu aussi sa vision des animaux impurs (pas casher), pour qu’il puisse tuer et manger. Pierre reste perplexe : dans quoi les Gentils ont-ils une part dans cette bonne nouvelle ? Est-elle pour eux aussi?

Après cela, il se retrouve dans la maison de Corneille, un Centurion Romain qui croit en Jésus et sa famille. Nous avons également l’eunuque Ethiopien qui se convertit et demande à être baptisé.

Etienne sera un autre disciple rempli du Saint-Esprit qui proclamera cette vie en Jésus jusqu’à être lapidé par les gens religieux. Justement Etienne met au défi les juifs religieux. Ils les accusent eux et leurs ancêtres d’avoir toujours rejetés les envoyés de Dieu, les prophètes.

Malgré cela, il les pardonne et voit les cieux s’ouvrir au-dessus de lui. La Paix de Jésus sera plus fort que la lapidation.

Plus tard dans le livre, mon héros : Paul ou d’abord Saul de Tarse, qui était présent lors de la lapidation d’Etienne.  Un « pharisien des Pharisiens » zélé à tuer tous ces chrétiens de « la Voie ». Enseigné par Gamaliel, il connaissait bien la Tanakh et pourtant, cet incident ne lui fait rien. Au contraire, il pense bien servir Dieu.

Et le voilà arrêté par Jésus Lui-même sur la route de Damas. Nous connaissons tous cette histoire incroyable de conversion de quelqu’un tellement anti-Dieu et qui se retrouve à être l’apôtre qui va nous écrire maintes livres du nouveau testament: Corinthiens, Thessaloniciens, Galates, Ephésiens, Romains, Philippiens, Timothée, Tite, Philemon. Et ces livres ont été écrits, lorsqu’il s’est retrouvé de nombreuses années en prison!  Paul a connu des moments faciles, des moments très difficiles, il a été battu, il a fait naufrage à plusieurs reprises, bref, il a du tout subir afin d’apporter la bonne nouvelle et d’encourager, réprimander les nouvelles églises d’où viennent les livres dont il a écrit et qui font partie du Nouveau Testament.

Le verset de ce livre qui m’inspire:

Actes 1 v 8 LSG: “Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.”

Ce verset nous explique, que Jésus nous a donné Sa puissance, et que Sa bonne nouvelle est pour le Juif et toutes les nations.

Le Défi biblique de l’été : le livre de Job, par Louis-Michel

Le feu par Petr Kratochvil
Job ou l’histoire d’un homme confronté à une terrible épreuve de souffrance…

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre de Job, dont le nom est lié à une expression proverbiale…

 

Le livre :

La Bible de Jérusalem commence ainsi : « Il y avait jadis un homme … ». C’est ainsi que tous les contes commencent selon la tradition. Celui-ci est pourtant un récit bien réel. Il raconte l’histoire de Job. Cet homme est confronté à une terrible épreuve de souffrance. Son affaire est l’affaire de Dieu. Lui, il combat sur terre. Dieu combat au ciel face à Satan, ange déchu.

Le livre de Job est un hymne à Dieu qui occupe le rôle principal, et montre qu’Il est un Dieu plein de compassion (J. MacArthur).

Un défi pour moi

Ce livre me place devant un incroyable défi : tout accepter de la main de Dieu et savoir lui ouvrir mon coeur comme l’a fait Job, avec liberté.

Interpellation

S’il y a une chose importante dans la vie d’un homme, c’est l’amitié. Pourtant, j’ai expérimenté que l’amitié s’arrête là où se situe la faiblesse de nos amis. C’est aussi une des souffrances de Job. Suis-je moi-même un véritable ami pour mes frères ? Un proverbe dit : « L’ami aime en tout temps » …

Le verset

« As-tu un bras comme celui de Dieu ? » (chapitre 40:4a). Le Nouveau Testament révèle que Jésus est le « bras de l’Eternel » ou « sa droite ». Le prophète Esaïe avait dit « Non, le bras de l’Eternel n’est pas trop court pour sauver » (Esaïe 59). N’est-ce pas Jésus le Sauveur (Yoshoua) ?

Que vois-je dans ce magnifique récit ?

Le fait que Dieu accepte une réunion du conseil divin montre qu’il est le Tout-Puissant (1:6-12). Il laisse même Satan siéger … Jésus a choisi Judas pour faire partie des 12 … Qu’est-ce que cela m’enseigne sur la personnalité de Dieu ?

Alors, Dieu peut aider Job dans son dialogue avec ses amis. Oui, Dieu est compatissant ! Alléluia !

 

Le Défi biblique de l’été : le livre d’Esther, par Nadine

Esther, film d’Amos Gitaï (1985), une histoire de survie et de résistance (Source image : amosgitai.com)

Nadine, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente le livre d’Esther.

 

Ce livre pourrait s’apparenter à un conte de fée moderne : une jeune fille Esther est choisie comme reine à la place de l’ex reine à cause de sa beauté et douceur de caractère mais le conte ne s’arrête pas à « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

L’histoire nous dévoile ce qui se passe après avec toutes les intrigues de la cour. C’est un livre qui se lit facilement puisqu’il raconte une histoire. Le mal est partout et il s’agit de réprimer coûte que coûte celui ou celle qui se révolte contre l’ordre établi ; c’est réussi dans le cas de Vashti mais échoue pour Mardochée.

Aussi est-il impressionnant de constater que ce livre, loin d’être ringard, cadre parfaitement à l’actualité de ce que nous vivons et particulièrement en cette période de confinement imposé.  Il y est question de juifs confinés suite à un décret visant leur mise à mort. Les circonstances de la publication de ce décret et les mesures de courage par lesquelles il a été déjoué, constituent l’objet du livre. Sans que Dieu ne soit cité, on voit cependant sa main qui agit par une remarquable série de providences pour protéger le peuple Juif d’une destruction quasi certaine.

Et moi-même, devant les manipulations et les oppressions du monde d’aujourd’hui, suis-je capable d’agir à la fois avec la même docilité et le même courage tout en faisant confiance à la providence de Dieu ?

Le verset qui m’inspire dans ce sens est Esther 4 : 14 : Ne suis-je pas comme Esther placée en bon endroit au bon moment pour parler et agir dans un temps comme celui-ci ? Ce sont des questions que chacun de nous devrait se poser après la lecture de ce livre.