Foireux liens(5) : « à fuir » ou « à éviter »…

Ce n’est pas une question de « morale », mais de « vie ou de mort »…
Face à la banalité ou à la « normalité »(ou ce que l’on veut nous présenter comme tels) de certaines situations, expressions, réactions, décisions, comportements ou même d’objets qui envahissent notre quotidien, certains ne manquent pas de faire de la résistance. Et de nous mettre en garde. Car l’apathie est un danger. Et si l’apathie, elle reviendra…
Nos « foireux liens » font donc leur rentrée de septembre, avec cette petite sélection, privilégiant certains blogs de « juristes » de la « cathosphère », sur le thème de ce qui est « à fuir » ou « à éviter ». De quoi réfléchir pour mieux résister, plutôt que de subir, au-delà de l’indignation simple, et nous inviter à privilégier le fondamental…
« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie »(1 Cor.10v14)

« Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune ».(1 Cor.6v12)

« Fuyez la fornication: quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps ». (2 Cor.6v18)

« Mais évite les discours vains et profanes, car ceux qui s’y livrent iront plus avant dans l’impiété ». (2 Tim.2v16)

« Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur. Combat le bon combat de la foi… »(1 Tim.6v11-12)

 

« Les français sont-ils des veaux ? » ou Gleeden : place aux anticorps
Un billet de « Koztoujours », publié sur son blogue le 4 septembre 2014, par rapport à nos capacités de « résistance » ou de « tolérance » face à ce qui est affiché de façon ostentatoire, y compris sur les bus :

« Est-ce une coïncidence, un acte manqué, la Providence ? La société Gleeden semble choisir les moments où l’actualité la plus chaude étale crûment devant nos yeux les conséquences personnelles ultimes de l’infidélité – jusqu’à la tentative de suicide de la personne trompée – pour enfoncer un coin supplémentaire dans notre dignité collective par ses campagnes perverses.
Refuser ces campagnes doit être le réflexe de tous, doit être la réaction collective spontanée. Cela s’applique au site et à son principe, ainsi qu’à sa promotion publique, et cela va chercher au-delà, au rang même de notre capacité à former une société.
(…) Mais si votre conscience ne se révolte pas spontanément devant ces affiches, c’est que vous êtes des veaux. C’est que cette société, dans ce qu’elle a d’ultimement mercantile, individualiste, et oppressive, a fait de vous les veaux dont elle a besoin ».

Lire la suite sur http://www.koztoujours.fr/gleeden-place-aux-anticorps

 
Heureux celui par qui le scandale arrive !
Un « coup de griffe » d’Aliocha, journaliste, dans une note publiée sur son blogue le 05/09/14
« Tout le monde connait la formule « Malheur à celui par qui le scandale arrive » mais sait-on d’où elle vient ? De l’évangile de Luc : »Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer ». Rassurez-vous fidèles lecteurs, je ne m’en vais pas ici prêcher. La morale n’est pas dans l’air du temps. Elle heurte trop la liberté conçue comme absence de limite et surtout le droit de jouir sans entrave. Vous savez, ce droit dont les médias au sens large nous rappellent à chaque seconde qu’il est sacré et absolu, et pour cause, c’est en appuyant sur ce mécanisme que la société de consommation fourgue à un prix prohibitif le bonheur frelaté d’acheter n’importe quoi(…)Toujours est-il que je voulais juste attirer l’attention sur l’inversion de paradigme qu’est en train d’opérer notre société hyper médiatisée : le scandale désormais est la voie royale vers le bonheur ».

La suite : http://laplumedaliocha.wordpress.com/2014/09/05/test/

 

L’île au Trésor : la banque et les finances publiques
Par « Thomas More », qui signe son grand retour après une longue absence sur son blogue, dans un billet daté du 29 août 2014 :
« Vous vous souvenez, au Bourget, un dimanche de janvier 2012, François Hollande qui est encore candidat à la présidence de la République proclame « Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage […], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » ! La lutte contre la finance devait passer notamment par la séparation des activités dites spéculatives des activités traditionnelles (collecte des dépôts et octroi de crédit) au sein des groupes bancaires remettant en cause le modèle français dit de la banque universelle. Lors d’un récent colloque organisé par Mustapha Mekki et nos centres de recherches respectifs sur le thème du lobbying responsable, j’ai eu l’occasion d’exposer les grandes lignes de l’action de lobbying menée par les banques pour entraver le projet de séparation bancaire en 2013. Parmi les leviers d’influence, il en est un qui semblait assez méconnu : il s’agit des liens entre la banque et l’Etat moderne, au sens large du terme. Ces liens ont permis une plus grande proximité entre le pouvoir et la finance, notamment en France pour de multiples raisons tenant tant à la formation des élites qu’à une longue période de nationalisation des banques mais aussi à une grande familiarité entre l’administration des finances publiques, notamment le Trésor, et la Banque de France, d’une part, et la direction des établissements de crédit, d’autre part…… »

La suite : http://thomasmore.wordpress.com/2014/08/29/lile-au-tresor-la-banque-et-les-finances-publiques/
Article que l’on peut compléter par cette TRIBUNE de Gaël Giraud du CNRS, sur Challenges : d’après le chercheur, le diagnostic de l’ex-ministre de l’Economie était juste: « la question de savoir qui, de l’industrie ou de la finance, est prioritaire en France ».

« L’ex-ministre de l’Economie Arnaud Montebourg avait au moins compris deux choses: la première, c’est qu’il n’y a pas de prospérité économique sans une industrie puissante ; la seconde, c’est que, pour ressusciter l’industrie française, il faut une politique interventionniste audacieuse de l’État.
C’est pour avoir défendu ce point de vue qu’il a été limogé et, du point de vue du débat économique, c’est pourtant lui qui a raison. La politique d’austérité européenne repose sur un diagnostic erroné: le déni du risque déflationniste qui pèse sur notre continent surendetté.
L’Etat n’est pas l’acteur le plus endetté en zone euro (90% du Pib en moyenne, sous forme de dette publique), c’est le secteur bancaire (350%) qui l’est. L’entêtement à donner la priorité au désendettement public a déjà fait la preuve de son inefficacité dans les pays du sud européen. Le seul acteur à qui une telle politique peut bénéficier, ce sont les banques, fragilisées par l’excès de dettes publiques qu’elles détiennent, et qui seraient au tapis si l’Etat français perdait sa côte d’amour avec les marchés….. »

La suite : http://www.challenges.fr/economie/20140828.CHA7074/et-si-montebourg-avait-raison.html

 

Dans la rubrique « ces nouveaux objets qui envahissent notre quotidien », La cigarette électronique, alternative inoffensive ou nouveau produit dangereux ?
Se questionne Thomas Clerget dans un article publié le 8 septembre 2014 sur Bastamag :
« Apparue il y a quatre ans, la cigarette électronique et ses volutes de vapeur garanties sans goudron ni cancérogènes inondent le marché. Au point d’apparaître, y compris pour une partie des milieux médicaux, comme une alternative possible au tabac, dont la consommation continue de tuer, en France, près de 73 000 personnes par an. Mais le risque existe aussi d’une banalisation de l’e-cigarette, ouvrant la porte à de nouvelles formes de dépendance à la nicotine. Cela d’autant plus que les majors du tabac s’intéressent de très près aux opportunités offertes par ce nouveau marché… Une enquête pour éviter l’enfumage ».

L’essentiel sur http://www.bastamag.net/La-cigarette-electronique

 

Après toutes ces mises en garde, « coups de gueule », « coups de griffe » ou « exhortations négatives », quelques exemples « positifs » :

Gaultier Bès et Marianne Durano : veilleurs au nom de leur foi
Le mouvement des Veilleurs, protestataires non-violents et actifs notamment contre le mariage pour tous, a frappé l’opinion ces derniers mois. Rencontre avec Gaultier Bès et Marianne Durano, militants, qui viennent de publier un petit livre percutant sur « l’écologie intégrale ». Si vous l’avez manqué…

Face à « certains étudiants qui [semblent] avoir perdu ce sens du bien commun, car témoignant d’une liberté poussée à l’extrême, dont le slogan dominant est le « pourquoi pas ? », lequel permet toutes les expériences. Une posture terriblement déshumanisante », le témoignage d’un autre cheminement : « la conversion au Christ, un fondement solide pour [notre] vie et [notre] réflexions », qui permet de « s’ouvrir à la différence de l’autre »..

Interview à découvrir ici : http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Gaultier-Bes-et-Marianne-Durano-veilleurs-au-nom-de-leur-foi

Ou là : http://www.editions-lecenturion.fr/fr/actualites/actualite/82/un-entretien-avec-les-auteurs-de-nos-limites-dans-pelerin-magazine

 

Tu diras à ton fils…
Un billet sous le signe de la rentrée et du Deutéronome, par le bibliste Pneumatis, publié le 29 août 2014 sur son blogue éponyme

Ou l’on parle de transmission(« religieuse »), « des commandements bibliques », d’une « tradition fondatrice », et « de ce qui fait l’homme, de ce qui fait un homme »…d’abord et avant tout au sein de la famille, d’un père à son fils, et ce, sans exclure la pédagogie. Car, « il se trouve que, malgré leur incroyable talent et leur grande compétence pédagogique (pour ceux que je connais) », son auteur croit « que la transmission religieuse par l’école est vouée à l’échec, dans le cadre de l’idéologie scolaire actuelle. Au catéchisme scolaire, la tradition biblique n’est pas transmise, elle est apprise, comme le sont les mathématiques. Or la Bible, avant de s’apprendre – ce qui est nécessaire – doit d’abord, quand c’est possible, se transmettre ».

A lire la suite de cet excellent article : http://www.pneumatis.net/2014/08/tu-diras-a-ton-fils/

 

 

 

Bonnes lectures !

« Résistance » : « Résiste et tance… »

« …..apostrophe, interpelle, réveille… »

 

Voici un mot marquant, et une action, qui m’a occupé l’esprit ces dernières semaines : « Résistance » ou « résister ».

On se souvient peut-être de Marie Durand, l’une des plus grandes figures emblématiques des Huguenots, emprisonnée à 19 ans et pendant 38 ans à la Tour de Constance, de 1730 à 1768, et de son fameux « Register » (résister, en patois vivarais), gravé sur le mur de la margelle de sa prison.

« Résister » signifie « ne pas céder », « tenir bon ».
« Résister » à quoi, à qui ? Et surtout, pour quoi ?
A ce sujet, il est intéressant de constater que « Résistance » est composée des mots « résiste » et « tance ». « Tance », dans le sens d’une interpellation, d’une « apostrophe ». On résiste donc pour faire (ré) agir et réveiller. Ce qui implique que l’on soit soi-même « réveillé » au préalable.
Cette condition essentielle trouve son fondement en Jacq.4v1-8(particulièrement le v7)* :

« D’où viennent les luttes, et d’ou viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ?
Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.
Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.
Croyez-vous que l’Écriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous.
Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.
Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous ».
L’on peut également découvrir d’autres définitions de ce qu’est « la résistance » ou de « résister », via une interview du « veilleur » Gaultier Bès de Berc** pour « Libertés politiques », que nous nous proposons de décrypter par le biais des enseignements de la Bible :

 

« Nous sommes des amoureux de la vie, c’est-à-dire de ce qui se transmet.»
Le professeur de philosophie Angélique del Rey, dont nous avions déjà parlé sur notre blogue, estime que « le point d’ancrage d’une résistance, au sens de pouvoir créer autre chose », est, justement, la transmission.

L’on transmet la vie, et plus, que cela, que la vie vaut la peine d’être vécue. Ainsi Hénoc, qui, malgré la destinée inéluctable des hommes pécheurs(Le « et il mourut » clôture chaque fin de vie, même chargée de jours, cf Gen.5), a choisit d’engendrer des fils et des filles, et de marcher 300 ans avec Dieu cf Gen.5v21-24.
L’on transmet aussi que la vie a un sens, et donc Celui qui fait sens, Celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie »(Jean 14v6)

« Veiller, c’est justement renoncer à son confort idéologique et à sa bonne conscience morale. C’est accepter d’être désarçonné » et « Si les Veilleurs veillent dehors, c’est pour pouvoir aussi bien interpeller qu’être interpellés »

Outre la référence à Jacq.4v1-8, lire également : Es.40, et son « Une voix dit : crie ! » (cf Luc 3v1-20) ; les interpellations de Daniel (4v24-27), de Jérémie (22v2-5,15), de la Sagesse en Prov.8, et d’Amos (3v1-8)

¡No pasarán! Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

¡No pasarán!
Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

« Nous sommes de la tradition d’Antigone ***, C’est-à-dire l’individu qui se lève contre la puissance établie pour réaffirmer qu’au-dessus de la loi positive il y a des lois immémoriales qu’il est dangereux de transgresser, que tout ce qui est légal n’est pas légitime…. » Ainsi, si Jésus a rappelé qu’il convient de « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »(Marc 12v17 , cf Rom.13v1-7), « Veiller, c’est donc en somme rappeler à César qu’il n’est pas Dieu, que son pouvoir n’est pas un blanc-seing, et qu’il ne lui appartient pas par exemple de définir et de modifier à son gré, de manière arbitraire, la réalité en travestissant le sens des mots ».
« César n’est pas Dieu » : voir la fin d’Hérode qui se croyait tel (Actes 12v21-23), et la leçon apprise par Nebucadnetsar, le Roi de Babylone, dans Daniel 4.
« Ce qui est légal n’est pas forcément légitime » : c’est pour cette raison que des femmes et des hommes courageux ont risqué leur vie pour sauver des juifs, condamnés par les lois de Vichy, en 1940. C’est pour cette raison que Martin Luther King et les siens ont combattu les lois ségrégationnistes, dans les années 50-60, aux USA. C’est pour cette raison que les parents de Moïse, qui ont vu que leur enfant était beau, n’ont pas craint l’édit du Roi »(Heb.11v23, Ex.2v1-2). C’est pour cette raison, et parce qu’elles avaient la crainte de Dieu, que les Sages femmes ont résisté à l’ordre du Roi (Ex.1v15-21). Si la Bible nous exhorte à être soumis aux autorités(Rom.13v1-7), elle rappelle que, dans certains cas, « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. »(Actes 5v29)

La résistance, c’est aussi refuser d’être enfermé dans une case ou un discours : « Les Veilleurs…veulent s’engager mais refusent d’être du troupeau, quel qu’il soit. Voilà déjà une forme essentielle de révolte contre les schémas artificiels, ces cases, si l’on veut jouer avec les mots, qui deviennent bientôt des cages où l’on vous neutralise, et finalement des caves où l’on vous cache, vous invisibilise…… »
Et de refuser « les mots pipés de l’adversaire….….L’intelligence sémantique est la condition sine qua non de la clairvoyance politique ».

Ainsi, le Seigneur Jésus-Christ a toujours refusé d’être enfermé dans une case, un discours, ou un personnage. Voir, concernant le sens du mot « Messie » et de Sa mission, face aux pharisiens ou même à Pierre : voir Matt.12, Marc 8v27-38, Jean 5-8…..
« Résister, c’est aussi ne pas céder à la tentation du militantisme étroit qui risque toujours de se dégrader en sectarisme partisan.
Résister en tant que Veilleur, c’est se détourner des faux clivages….C’est ne pas succomber à la facilité du manichéisme, c’est accepter de se confronter à la complexité ».

Pièges dans lesquels sont tombés Jacques et Jean : Marc 9v38-40, Luc 9v51-56

« Résister, c’est d’abord faire face et tenir dans la durée. C’est ainsi que nous éviterons la facile et confortable posture de l’indigné pour atteindre le principe du résistant, qui sait ce qu’il affronte, ce qu’il risque, et qu’il lui faudra payer de sa personne s’il veut que son action soit féconde »

Ces belles paroles de Jésus : Jean 10, 12v24-25
« Veiller, c’est chercher ce qui peut nous relier ». Et témoigner de Celui qui « est notre paix » et a renversé les murs de séparation(Eph.2v13-18)

En guise de conclusion, cette belle prière du XIIIè siècle, attribuée, sans certitude, à François d’Assise :

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

Là où se trouve la haine, que nous apportions l’amour,

Là où se trouve l’offense, que nous apportions le pardon,

Là où se trouve la discorde, que nous apportions l’union,

Là où se trouve l’erreur, que nous apportions la vérité,

Là où se trouve le doute, que nous apportions la foi,

Là où se trouve le désespoir, que nous apportions l’espérance,

Là où se trouve les ténèbres, que nous apportions la lumière,

Là où se trouve la tristesse, que nous apportions la joie.

Fais, Seigneur,
que je ne cherche pas tant
d’être consolé que de consoler,
d’être compris que de comprendre,
d’être aimé que d’aimer,
parce que c’est en se donnant que l’on reçoit,
en s’oubliant soi-même que l’on se trouve soi-même,
en pardonnant qu’on obtient le pardon,
en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

 
Note :

* Voir aussi Rom.12v2, 1 Jean 2v15-17

* *Agé de 25 ans, Gaultier Bès de Berc est professeur agrégé de lettres dans un lycée public de la banlieue sud de Lyon. L’un des premiers animateurs du mouvement des « veilleurs », et co-auteur de « Nos limites : pour un écologie intégrale »(édition « Le Centurion »)

Il sera également l’invité(avec Henrik Lindell, journaliste à La Vie et auteur de « Les Veilleurs, enquête sur une résistance) d’une soirée rencontre ce vendredi 13 juin, à 19h30, à la Librairie Téqui, autour du thème “Les Veilleurs, pour quoi faire ?” (8 rue de Mézière, Paris VIe)
La soirée se poursuivra à partir de 20h30 au Parloir (8 rue du Vieux Colombier, Paris VIe) animée par l’équipe des Cahiers Libres”, qui sera l’occasion de libres discussions autour d’un verre avec les deux invités.

Sur les veilleurs : http://www.lavie.fr/actualite/societe/quels-lendemains-pour-les-veilleurs-16-07-2013-42567_7.php ;
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/06/07/communique-des-veilleurs-5386390.html

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/04/06/henrik-lindell%C2%A0-les-veilleurs-enquete-sur-une-resistance-sal-5340966.html

Leur site : http://www.les-veilleurs.eu/wp/ (avec leur bibliothèque : http://www.les-veilleurs.eu/wp/les-textes-de-la-semaine/) et leur page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LesVeilleursOfficiel

***Antigone, personnage mythologique : http://mythologica.fr/grec/antigone.htm

Opposants au « Mariage pour tous » : par où continuer ?

 

Dans un billet sur son blog, datant du 22/04/13, Patrice de Plunkett renvoit à une émission de France Info, « fort instructive », selon lui, lors de laquelle Tugdual Derville-l’un des porte-parole de « La Manif pour tous »- « rappelait le seul objectif de la mobilisation de masse : défendre la famille et la filiation contre le saccage de l’état-civil.

A France Inter, les débatteurs constataient l’absence d’incidents hier à Paris et l’émergence du phénomène des Veilleurs : courant jeune, gandhiste, et immunisé radicalement contre… la « radicalisation »(…)

Cela dit, par où continuer ? Le pari des manifestations à répétition ne peut durer indéfiniment, ne serait-ce qu’en raison des vacances : celles de printemps et celles d’été. Présenter des candidats aux municipales est une idée, mais lointaine. Dans l’entre-deux, il est urgent de lancer le mouvement d’écologie humaine auquel Tugdual Derville a fait de nouveau allusion (…) à France Info. A la condition d’aller réellement au fond des choses, c’est-à-dire jusqu’à la mise en cause du modèle économique dominant.

Par où continuer ?

« par une manif pour tous pour les victimes de trafics d’humains, les prostitués, handicapés, les abandonnés… pour les Français !(…)
pour les paysans, réduits en quasi servage par les supermarchés et l’agro alimentaire
pour les marins-pécheurs :idem
pour les français d’outre-mer victimes de la corruption administrative et dont on ne s’occupe pas parce que eux ne font pas de chantage à l’indépendance
pour les habitants de régions touristiques (leurs élus, prostitués à la manne touristique, les oublient complètement)
pour les profs qui passent leur temps à faire le boulot de parents,
pour les parents qui font le boulot de l’éducation nationale
pour les femmes qui « s’excusent de demander pardon » à leur employeur d’être enceintes
pour les maires courageux qui résistent au chantage de Valéo
pour les prisonniers abandonnés dans les zones de non-droits que sont les prisons
pour les avortées qui sont sommées de ne pas parler de leurs troubles psychologiques
(…)
pour la dignité du corps
pour les familles éclatées par l’économie folle
pour le droit à la beauté, à l’intelligence dans les médias
pour les villages ravagés par une autoroute inutile
pour les déracinés »

commente le même jour l’ internaute E. Levavasseur, en réponse au billet du journaliste.

Par où continuer ?

Au lendemain du vote solennel adoptant la Loi Taubira en assemblée nationale hier soir, Patrice de Plunkett, encore, rappelle, dans un billet posté le 24/04/13  « tout  l’engrenage du « changement de civilisation » annoncé par Madame la Garde des Sceaux :

: Vieux engins par Peter Griffin

: Vieux engins par Peter Griffin

Loi Taubira > PMA > GPA »

Car, explique  le journaliste, « la loi votée hier est vide tant que les réseaux biotechnologiques n’auront pas le feu vert. Ils pensent l’obtenir.

L’un de ces réseaux a ouvert une antenne à Paris avant même le vote de la loi.

Le fond du problème est là : la dislocation de la filiation, et l’artificalisation du vivant, sont voulues par le système économique et commercial occidental. D’où l’engagement spectaculaire de Goldman Sachs (et autres) pour booster ce processus aux Etats-Unis et en Europe.

Disons-le aux centaines de milliers d’indignés par la loi Taubira : maintenant il faut comprendre que le libéralisme sociétal est inséparable du libéralisme économique et financier ; on ne combat pas les effets sans combattre la cause.

Sur le terrain, des Français de tous bords et des immigrés de toutes origines se rencontrent dans ce combat pour l’humain. Cette rencontre doit devenir un creuset ».