L’action du mois : soyons « des hommes de la Parole et de parole » (2)

Il n’est jamais trop tôt pour devenir « un homme de la Parole » !

Cette « action du mois » est en réalité celle de toute l’année !

Chers frères, encourageons-nous encore, cette année, à être premièrement des hommes de la Parole, surtout quand il peut paraître anti-spectaculaire d’étudier, méditer et partager la Bible seul ou en groupe.

Puissions-nous déclarer, à l’instar d’Adolphe Monod(1802-1856), que toutes nos recherches et nos études, « soit de l’Ecriture, soit de notre propre cœur, et que toutes les discussions [sur les forums ou IRL] relatives à l’inspiration et l’autorité divine de la Parole de Dieu », n’auront fait que nous « confirmer dans la conviction inébranlable » que « quand l’Ecriture Sainte parle, c’est Dieu qui parle ! » [Et que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur quand Il parle]

« Et que, quand elle proclame sa volonté, la voie du salut, les grandes doctrines du péché, de la grâce du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce qu’elle nous dit n’est pas moins véritable et moins assuré que si le ciel s’ouvrait au-dessus de nos têtes en cet instant, et si la voix de Dieu retentissait comme autrefois en Sinaï, nous disant les mêmes choses »(1).

Jérémie disait : « J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon coeur; Car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées » (15v16)

Cette Parole de Dieu n’est pas inaccessible – ni trop haute dans le ciel, ni trop bas dans l’abîme – mais « elle est tout proche de nous, dans notre bouche et dans notre cœur, pour que nous la mettions en pratique » (Deut.30v11-14 et Rom.10v8).

De là, soyons aussi des hommes de parole et soyons de ceux qui ont la joie d’aller au bout – et d’achever – ce qu’ils ont commencé. Soyons des hommes à la ressemblance de Dieu, lequel, qui a constaté à chaque étape de Sa création que « c’était bon » (Gen.1v4, 10, 12, 18, 21, 25)et même « très bon » (v31) au final, « a achevé Son œuvre qu’Il avait faite au septième jour ». C’est ainsi qu’ll a pu « se reposer de toute Son œuvre qu’Il avait faite » (Gen.2v2-3).

Soyons confiants qu’Il est aussi puissant pour faire Son œuvre en nous, et qu’Il poursuivra et achèvera ce qu’Il a commencé en nous. Livrons-nous avec espérance à l’action de Sa puissance créatrice !

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, équipé pour toute oeuvre bonne » (2 Tim.3v16-17)

 

 

 

Note :

(1) D’après « L’Ecriture » d’Alfred Monod. Méditation datée du 10/01 et joyau découvert dans ce recueil de méditations journalières commencées depuis début janvier. Le recueil a pour auteur principal Louis-Michel Fillatre, et s’intitule « Une année de grâce » (éditions du Cèdre, 2016)

« Stratégiquement vôtre » : David et Goliath ou l’histoire d’une victoire annoncée

« Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 ! » (Georges Hilton, dans « le temps du massacre », un « western spaghetti » de Lucio Fulci, 1966)

Les Philistins étaient vers la montagne d’un côté, et Israël était vers la montagne de l’autre côté: la vallée les séparait. Un homme sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il se nommait Goliath, il était de Gath, et il avait une taille de six coudées et un empan. Sur sa tête était un casque d’airain, et il portait une cuirasse à écailles du poids de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux jambes une armure d’airain, et un javelot d’airain entre les épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la lance pesait six cents sicles de fer. Celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin s’arrêta; et, s’adressant aux troupes d’Israël rangées en bataille, il leur cria: Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi! S’il peut me battre et qu’il me tue, nous vous serons assujettis; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. Le Philistin dit encore: Je jette en ce jour un défi à l’armée d’Israël! Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et saisis d’une grande crainte (…) A la vue de cet homme, tous ceux d’Israël s’enfuirent devant lui et furent saisis d’une grande crainte. Chacun disait: Avez-vous vu s’avancer cet homme? C’est pour jeter à Israël un défi qu’il s’est avancé! Si quelqu’un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël.(1 Sam. 17v3-25)

Ce récit est l’un des plus connus de la Bible. Son interprétation classique, d’après la tradition, en est que David, un petit berger de 17 ans, affronte Goliath un homme de guerre aguerris mesurant plus de 2,90 m. Sa victoire est perçue comme hautement improbable, et relève du miracle, d’une aide divine expliquée par les motifs purs de David.

En stratégie, l’histoire de David et Goliath est devenue un archétype, celui du challenger de l’adversaire sous-estimé victorieux. Ce concept est popularisé en anglais sous le terme « Underdog ». Nous percevons cette histoire comme un miracle. Pour nous, David n’aurait techniquement pas du vaincre. Pour nous, Goliath était le plus fort et David le plus faible. 

Et si nous avions tort et si nous n’avions pas compris la portée stratégique de cette histoire ? Et si le sens original de ce qui est maintenant légende avait été perdu avec la création de la tradition ? Et si notre conception de la force et des géants était incorrect ?

Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les répéta devant Saül, qui le fit chercher. David dit à Saül: Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui. Saül dit à David: Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse. David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant. David dit encore: L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l’Eternel soit avec toi! Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse. David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül: Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas accoutumé. Et il s’en débarrassa. Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.

Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David: Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta: Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin: Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. (1 Sam.17v31-45)

Les Goliath sont grands mais ils ne sont pas forts partout.

Les anciennes armées avaient trois catégories de guerriers :

1- la cavalerie: Des hommes montés sur des chevaux ou des chars.

2- l’infanterie: Des hommes à pied en armure avec des boucliers et des épées

3- l’artillerie: Des archers et des frondeurs.

Etre un frondeur demande énormément de compétences. Et l’histoire retient que la fronde fut une arme puissante. Un frondeur expérimenté pouvait tuer ou blesser grièvement à une distance de plus de 180 m.

Selon l’historien Baruch Halpern, la fronde était si importante qu’un équilibre entre les trois armées existe. La cavalerie, par sa vitesse, échappe à l’artillerie et l’écrase. Mais l’infanterie la stoppe, infanterie qui ne peut faire face longtemps à la cavalerie. C’est un jeu de pierre papier ciseaux.

Goliath est donc « de l’infanterie lourde ». Cependant il ne se comporte pas exactement comme un homme de guerre victorieux. Goliath est dans l’attente de David, il lui demande de s’approcher de lui, c’est une position statique qui ne convient pas à son identité d’homme de guerre (V.33). Un homme porte son bouclier et fait rempart entre lui et David (V.41). De plus ses armes sont nombreuses et peu complémentaires. Certes, elles sont imposantes mais Goliath ne peut pas manipuler l’épée le bouclier et la lance et le javelot simultanément. Il a 2 bras et 4 armes dont 2 plutôt similaires. Goliath a des problèmes de vue: il observe plusieurs bâtons (V.43). Or, David n’en a qu’un (V.42). Certains commentateurs parlent d’une maladie – l’acromégalie – causée par une tumeur de l’hypophyse, augmentant la production d’hormone de croissance, ce qui expliquerait la taille de Goliath mais aussi ses problèmes de vue (la glande finissant par pincer les nerfs optiques).

Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains. Aussitôt que le Philistin se mit en mouvement pour marcher au-devant de David, David courut sur le champ de bataille à la rencontre du Philistin. Il mit la main dans sa gibecière, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans le front du Philistin, qui tomba le visage contre terre. Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin; il le terrassa et lui ôta la vie, sans avoir d’épée à la main. Il courut, s’arrêta près du Philistin, se saisit de son épée qu’il tira du fourreau, le tua et lui coupa la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était mort, prirent la fuite.(1 Sam.17v46-51)

David, quant à lui est stratégiquement le plus fort : il reste calme et choisit ses armes et son terrain. (V.39) Il impose son rythme au combat et bénéficie de l’effet de surprise et de la rapidité de sa condition physique (V.49).

Selon Eitan Hirsch, un expert en balistique des forces de défense Israélienne, une pierre du type qu’a utilisé David lancé par un frondeur expérimenté à une distance de 35 mètres aurait frappé la tête de Goliath avec une vitesse de 34 mètres par secondes. Plus que suffisant pour pénétrer le crâne d’un homme. David était en mesure de toucher Goliath en moins de 1 seconde, ce qui laisse très peu de temps à ce dernier pour parer le coup. Qu’aurait pu faire Goliath ? Son équipement très lourd l’a rendu complétement vulnérable à l’attaque de David. Il a d’abord observé David avec mépris puis avec surprise pour certainement terminer par de l’horreur.

Pour l’historien Robert Dohrenwend, Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 !

Interprétation stratégique : L’identité

« Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous -même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous »(Sun TZU)

Pourquoi n’avons-nous pas compris ? La tradition, le manque de compréhension contextuelle, le manque de curiosité et de révélation.

La victoire de David est logique ! Mais pas automatique. David  est ouvert aux suggestions. Mais il se connait et reste ferme dans ses voies quand elles sont justes. Si David avait écouté Saul, il serait mort. La compréhension de son identité est une clé.

Se connaitre, c’est connaitre Christ et l’Esprit de Dieu en nous [si c’est bien le cas cf Rom.8v9]. Mais c’est aussi s’accepter.

Accepter ce que Dieu dit de nous et ainsi reconnaitre les armes qui sont les nôtres, afin de livrer le combat sur le bon terrain et avec notre plein potentiel.

C’est aussi accepter nos limites, et ne pas chercher à les compenser mais plutôt tirer profit de nos forces. David n’a pas voulu affronter Goliath en face à face viril comme les grands héros de son temps le faisaient. Il a accepté sa condition sociale et a cherché son point fort. Il ne s’agit donc pas de se satisfaire de ce que l’on a mais de savoir qui l’on est profondément.

Le combat entre David et Goliath est une partie de « pierre-feuille-papier-ciseau ». Goliath est une pierre très dure. Mais David, le meilleur frondeur, une feuille de papier. C’est ainsi que les frondeurs battent l’infanterie lourde.

 

[De notre plume invitée « Iyasou Antoine », un frère en Christ. Qu’il soit remercié pour sa contribution]

 

 

 

 

« De l’unité en crise à l’unité en Christ » : le défi des hommes réunis pour l’étude biblique

Ezéchiel 37v22 : « Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël : ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. »

Jean 17v11 : « Qu’ils soient un comme nous sommes un. »

« …rappelons que notre destinée éternelle (…) est liée à un appel communautaire. Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres ». Source : Pixabay

Depuis cette prière du Fils au Père [rapportée par Jean dans son évangile], nous sommes promis à une existence unie et interdépendante. Nous ne formons plus « deux royaumes », à l’image d’Israël et Juda au temps du prophète Ezéchiel, mais nous avons à jamais un « même roi », et une même destination à atteindre dans la communion de l’Esprit. Ce même Esprit a été répandu sur tous les membres du corps de Christ (Joël 3v1).

Quant à parler du « corps de Christ », nous nous rappelons que notre destinée éternelle (incluant notre passage dans le monde) est liée à un appel « communautaire ». Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres. Si nous pensons avoir à choisir entre avancer seul ou ensemble, rappelons-nous seulement que les deux sont interdépendants. Tout comme Dieu est « un et trois » à la fois, Dieu nous a « réglé » de la même manière, afin d’être au milieu de nous (extrait de Matthieu 1v23 : « Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu parmi nous »).

Selon 1 Jean 1v7 notre marche doit être « dans la lumière, comme le Père est lui-même dans la lumière, mutuellement en communion, purifiés de tout péché par le sang de Jésus son Fils. »

Qualifierions-nous aujourd’hui notre marche comme une marche « unie » ? Cette prière du Seigneur Jésus, « Qu’ils soient un comme nous sommes un. » (Jean 17v11) demeure dans nos Bibles, mais nous approprions-nous le fruit de cette prière prophétique ? En d’autres termes : « vivons-nous », pratiquons-nous notre unité en Christ ? Si oui, de quelle manière ?

Il faut admettre que notre vision du « corps de Christ » est mise à l’épreuve, quand le monde nous enjoint au développement « personnel » et à un amour propre qui dépasse l’amour du prochain. A ce sujet, il est bon de méditer sur le second plus grand commandement de Dieu (semblable à son premier), selon Matthieu 22v34-40 : « Aime ton prochain comme toi-même. »

Nous positionnant sur la vérité de la Parole, posons-nous à présent 4 (remises en) questions :

  1. De quoi avons-nous réellement, et visiblement, le plus soif ?
  2. Comment le partage entre frères, l’étude de la Parole et le soutien mutuel peut-il y contribuer ?
  3. Selon moi, suis-je vraiment membre du corps de Christ ? [Et de son expression locale ?] Comment le savoir, et surtout comment le vivre ?
  4. Comment « ma » marche en Christ peut-elle devenir « notre » marche en Christ ?

Ne doutons pas que Dieu ait véritablement pourvu à nos besoins : sa Parole en est un témoin fidèle ! Il se pourrait simplement que nous ayons du mal à le percevoir.

En ce sens, il est bon de se rappeler quelques bénéfices pour les hommes de (la) Parole qui entreprennent de « Lire et étudier la Bible », et de la lire, l’étudier ensemble : 

  1. C’est notre nature selon Dieu ! Le mâle, « zakar » en hébreu, signifie « celui qui se souvient ». Dieu a adressé ses commandements au genre masculin. Les hommes ont ainsi le devoir de les retenir, et de les transmettre dans leurs sphères d’influences (famille, église, société).
  2. Jésus nous donné une promesse (Matthieu 18v20) que « là où nous sommes deux ou trois en son nom, Il est là au milieu de nous »: nous connaissons donc une plus grande faveur dans la révélation de Jésus, Parole vivante, lorsque nous venons nous soumettre ensemble à sa Parole. La Parole de Dieu a donc vocation à être étudiée en groupe, pour expérimenter la communion du Fils de Dieu.
  3. Dieu désire que nous le connaissions pleinement, et que nous connaissions toute sa Parole. Voici un grand bénéfice de notre étude en groupe : lorsque nous sommes seul nous nous heurtons à nos limites, et lorsque nous sommes en fraternité, notre faiblesse est compensée dans les forces de nos vis-à-vis.

Gardons également en vue des objectifs pertinents et communs à l’ensemble du groupe :

  1. Croître en conviction : connaître et comprendre la personne de Jésus-Christ
  2. Croître en caractère : vivre en homme à l’image et à la ressemblance de Dieu
  3. Croître en compétence : connaître toute la Bible pour mieux la comprendre, garder et transmettre fidèlement son message à d’autres.

POUR FINIR EN MAJUSCULE : UNE BONNE ÉTUDE NOUS CONDUIT A L’HUMILITE, EXALTE LE SAUVEUR ET PROMEUT LA SAINTETÉ

 

[Une nouvelle contribution de mon frère en Christ Pierre-Louis, par ailleurs très impliqué dans mon groupe d’étude et de partage biblique pour hommes : qu’il en soit remercié !]

Pourquoi créer une « cellule de vie » pour hommes

L'esprit d'équipe selon "Lagaan"("Once Upon a Time in India"), un film indien réalisé par Ashutosh Gowariker(2001)

Vivre l’esprit d’équipe, comme dans « Lagaan »(« Once Upon a Time in India »), un film indien réalisé par Ashutosh Gowariker(2001)

Salut !

Tu connais certainement le principe des “cellules de vie”? Des groupes composés de personnes qui se lient ensemble en décidant de développer des relations authentiques.  En gros, comme on peut le lire sur le site du Temple du Marais, à Paris, « c’est l’Église, vécue au niveau le plus local possible ».

Les “cellules de vie” sont généralement mixtes et axées autour du partage, de la communion, la prière et l’étude de la Parole de Dieu. Mais existent-ils des cellules ou des groupes de partage et d’étude biblique spécifiquement pour hommes, dans ton église ? Envisages-tu d’en intégrer ou d’en créer un ?

Voici quelques bonnes raisons fondamentales de le faire, inspirées de celles qui ont conduit à la création de mon propre groupe de Partage et d’Etude de la Parole, depuis 2010, au sein de mon église locale. Si tu es un homme et si tu aspires à être un homme selon le Coeur de Dieu, “à l’image et selon la resemblance de Dieu”, ce qui suit est pour toi :

Une cellule de vie pour les hommes

Alors que notre époque tend à nier ou effacer les différences sexuelles, l’hébreu se permet le luxe de distinguer le masculin du féminin à l’intérieur du verbe et du pronom. Ainsi, « les 10 commandements » ont été donnés initialement en hébreu, au genre masculin. Ainsi, par exemple, le « tu ne tueras pas » (« lo tirtzàh ») s’adresse d’abord à un homme. D’autre part, le « mâle » se dit « zakar » en hébreu, qui signifie « celui qui se souvient ». Mâle et souvenir ont la même racine. Dieu a employé le masculin pour lui confier la charge « du souvenir », afin d’être « l’arbre de transmission » de sa loi pour les générations. Pour que l’homme soit en mesure « de se souvenir » et « de transmettre » fidèlement la Parole de Dieu, (et donc être « véritablement un homme » selon Dieu, « à son image et selon sa ressemblance » cf Gen.1v26, 1 Cor.15v45-49)-ce que n’a pas su faire Adam- il lui est donc nécessaire de bien connaître cette Parole.

Pourquoi rester tout seul avec sa Bible et son café ? (Source : Rawpixel)

Pourquoi rester tout seul avec sa Bible et son café ? (Source : Rawpixel)

En effet, si nous apprenons des uns des autres, nous avons aussi tous besoin d’une base de vérité : c’est alors qu’une cellule d’étude biblique pour hommes prend tout son sens. Sont conviés tous les hommes qui ont « soif de Dieu et de sa Parole », à partir de 18 ans révolus. Le cadre reste l’église (ou la paroisse) locale, avec la couverture des Anciens et Pasteurs.  L’activité principale est l’étude systématique et le partage d’un livre de la Parole de Dieu sur l’année, dans un cadre et un esprit fraternel et convivial. Mais au-delà de l’étude, il s’agit de s’Equiper, s’Edifier et s’Exhorter à être un homme selon le cœur de Dieu !

– S’exhorter : Mettre en pratique ce que signifie « nous sommes membres les uns les autres » (Rom.12v5), par l’écoute, l’encouragement, la prière commune, le soutien mutuels, des activités communes, mais aussi des occasions spontanées pour créer/renforcer des liens pendant les réunions, comme d’une réunion à l’autre….

S’édifier : Développer et forger son caractère, dans la dépendance de Dieu et la soumission les uns aux autres, pour être un « homme fait » (1 Cor.14v20 et Hébr.5v14), en chemin vers la maturité, à la ressemblance de Christ.

 S’équiper : Pour être un homme selon Dieu, « celui qui se souvient » et qui transmet à d’autres, propre à lire, étudier et partager la Bible dans toutes ses sphères de vie et d’autorité : avec son épouse, ses enfants, ses collègues de travail, un « nouveau-né dans la foi », ou ses frères en Christ.

D’autre part, il s’agit de s’encourager mutuellement entre hommes à « sortir de notre zone de confort », et de vivre à la fois un véritable esprit d’équipe – à l’instar de ces quatre(Marc 2v3-4) – et de don(cf Eph. 2v225), de fidélité, avec la volonté de chercher à plaire à quelqu’un d’autre qu’à nous-mêmes ! Sachant que nous disposons des ressources suivantes :

-Un modèle, le Seigneur Jésus-Christ (Marc 10v45)

– Une base, un fondement de vérité : la Parole de Dieu (1 Pie.1v22-25 2 Tim.3v16)

– Un conseiller, le Saint-Esprit en nous, qui nous équipe et nous rend capable d’être (1 Cor.12 Jean 14– et ss ; Eph.4 ; Rom.8….) un « homme, un vrai », « à l’image et selon la ressemblance de Dieu ».

 

« Pratico-pratique » :

Une fois la cellule autorisée par les Anciens de ton église et une fois clarifié le point du ou des responsables, il s’agit de déterminer le rythme et le moment des rencontres selon le contexte de ton église locale : une fois par semaine, une fois ou deux fois par mois ? Quel jour de la semaine ? Et quel lieu ? A l’église ? Ou chez le responsable de la cellule ?

Il est aussi possible d’inclure des moments récréatifs dans l’année (sortie culturelle, détente, repas…), des « ciné-discussions » (films sur la thématique de l’identité masculine, par exemple : « De toutes nos forces », « Snow therapy », « Courageous »…) et un moment « spécial » avec Sainte-Cène, pour répondre à cette invitation du Seigneur : « souvenez-vous de moi »….jusqu’à « ce que (je) vienne ».

Les réunions peuvent se dérouler comme suit :

Accueil dès 19h00 ; 19h30-20h00 : partage d’un repas commun et discussions ; 20h00 à 21h00 : lecture, partage et étude biblique d’un passage du livre choisi pour l’année ; 21h00 à 21h30 : temps de prière pour des personnes faisant partie de nos cercles d’influence/d’autorité respectifs : nos connaissances/collègues qui ne connaissent pas encore Christ ; nos conjoints/familles ; nos frères en Christ ; les membres de la cellule…..Prévoir une réunion « 0 », pour démarrer et expliquer la vision. Chacun peut venir « pour voir », sans engagement, au départ, ou venir avec un ami. Il est important de préciser qu’il s’agit d’une étude suivie et de recommander la fidélité toute l’année pour recevoir pleinement et être en mesure de donner à son tour ce que l’on aura reçu.

 

Un exemple de programme d’études possible :

Les fondamentaux de la foi, avec 1 Jean, Galates et 1 Pierre ; une vision originale de Jésus-Christ à travers l’épître aux Hébreux (un livre qui donne tout son sens à l’Ancien Testament).

Mais aussi l’identité et la vocation masculine(ce qu’est « un homme, un vrai »), avec :

La Genèse, ou « le livre des commencements » (ch.1-5 au minimum, voire les 11 premiers chapitres).

L’évangile selon Jean, pour fixer nos regards sur le Seigneur Jésus-Christ, LE modèle de ce qu’est un homme véritable.

En effet, Dieu souhaite au départ créer l’humain « à son image » et « selon sa ressemblance ». Cependant, il s’avère que l’homme n’est créé « qu’à l’image de Dieu », et non « à sa ressemblance ». (Gen.1v27). Que nous manque-t-il pour qu’à l’image s’ajoute la ressemblance ? Une réponse à ce manque se trouve en 1 Cor.15v45-49 : vivre en homme spirituel ! Le but de notre vie « spiritualisée » est d’ajouter la ressemblance à l’image. Jésus-Christ est l’exemple parfait d’un homme « à la ressemblance de Dieu ». Adam est-il parvenu « à vivre par l’Esprit » ? Non, il a échoué. Il a oublié Dieu, au lieu de se souvenir ; il a gardé le silence, plutôt que de s’engager ; il s’est montré négligent, au lieu de garder/protéger….Les temps d’étude de la Parole entre hommes auront pour but de rappeler que notre destinée est de vivre, non comme Adam, de façon « animale »(comme si nous n’étions que « corps et âme », en suivant nos désirs/appétits, émotions, pensées, volontés), attaché à la terre, mais comme Christ, pleinement humain et spirituel(où l’Esprit est à sa vraie place), attaché et obéissant à Dieu, manifestant la foi en Dieu.

 

« Le Discours de la Méthode » :

Il existe plusieurs méthodes d’étude de la Parole de Dieu. Mais l’essentiel n’est pas tant de « préparer la réunion »mais plus de « se préparer à la réunion ». Il ne s’agit pas de « suivre un programme », mais plutôt de chercher ensemble à mieux connaître Christ (« l’homme parfait »), « apprendre de Lui », « croire en Lui », le suivre, et l’imiter.

Versets-clés : « ….ils ne virent plus personne. Jésus seul était avec eux »(Jean 9v8. BFC) ; « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles qui donnent la vie éternelle. Nous le croyons, nous le savons : tu es le Saint envoyé de Dieu….ne vous ai-je pas choisis…. ? (Jean 6v68-70, Jean 15v16)

« Me voici ! » (Pour être d’abord avec toi, ensuite pour faire ta volonté et être envoyé par toi) cf Gen.22v1, 11 ; Exode 3v4 ; 1 Sam.3v4, 16 ; Esaïe 6v8….Marc 3v13-15)

 

Enfin, pour « bien se préparer à la réunion », il est important de vivre premièrement la disponibilité et l’écoute de Dieu : En se « saturant » de la Parole, en lisant et relisant(ou en écoutant, par la Bible audio) les livres étudiés, pour avoir une vue d’ensemble de ces textes. Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de vivre la disponibilité et l’écoute des autres : notre conjoint, les membres de notre famille, nos frères en Christ, nos connaissances…..

Et régulièrement, entre les réunions,  prenons l’habitude d’appeler (ou de retrouver quelque part) un ou deux frères de la cellule pour prendre des nouvelles/partager nos luttes/parler de nos lectures bibliques/s’encourager/prier ensemble…..

 

Alors ? Es-tu motivé pour intégrer une telle cellule ou pour créer ta propre cellule ? Partage-nous tes témoignages à ce sujet !