« Stratégiquement vôtre » : David et Goliath ou l’histoire d’une victoire annoncée

« Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 ! » (Georges Hilton, dans « le temps du massacre », un « western spaghetti » de Lucio Fulci, 1966)

Les Philistins étaient vers la montagne d’un côté, et Israël était vers la montagne de l’autre côté: la vallée les séparait. Un homme sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il se nommait Goliath, il était de Gath, et il avait une taille de six coudées et un empan. Sur sa tête était un casque d’airain, et il portait une cuirasse à écailles du poids de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux jambes une armure d’airain, et un javelot d’airain entre les épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la lance pesait six cents sicles de fer. Celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin s’arrêta; et, s’adressant aux troupes d’Israël rangées en bataille, il leur cria: Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi! S’il peut me battre et qu’il me tue, nous vous serons assujettis; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. Le Philistin dit encore: Je jette en ce jour un défi à l’armée d’Israël! Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et saisis d’une grande crainte (…) A la vue de cet homme, tous ceux d’Israël s’enfuirent devant lui et furent saisis d’une grande crainte. Chacun disait: Avez-vous vu s’avancer cet homme? C’est pour jeter à Israël un défi qu’il s’est avancé! Si quelqu’un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël.(1 Sam. 17v3-25)

Ce récit est l’un des plus connus de la Bible. Son interprétation classique, d’après la tradition, en est que David, un petit berger de 17 ans, affronte Goliath un homme de guerre aguerris mesurant plus de 2,90 m. Sa victoire est perçue comme hautement improbable, et relève du miracle, d’une aide divine expliquée par les motifs purs de David.

En stratégie, l’histoire de David et Goliath est devenue un archétype, celui du challenger de l’adversaire sous-estimé victorieux. Ce concept est popularisé en anglais sous le terme « Underdog ». Nous percevons cette histoire comme un miracle. Pour nous, David n’aurait techniquement pas du vaincre. Pour nous, Goliath était le plus fort et David le plus faible. 

Et si nous avions tort et si nous n’avions pas compris la portée stratégique de cette histoire ? Et si le sens original de ce qui est maintenant légende avait été perdu avec la création de la tradition ? Et si notre conception de la force et des géants était incorrect ?

Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les répéta devant Saül, qui le fit chercher. David dit à Saül: Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui. Saül dit à David: Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse. David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant. David dit encore: L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l’Eternel soit avec toi! Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse. David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül: Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas accoutumé. Et il s’en débarrassa. Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.

Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David: Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta: Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin: Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. (1 Sam.17v31-45)

Les Goliath sont grands mais ils ne sont pas forts partout.

Les anciennes armées avaient trois catégories de guerriers :

1- la cavalerie: Des hommes montés sur des chevaux ou des chars.

2- l’infanterie: Des hommes à pied en armure avec des boucliers et des épées

3- l’artillerie: Des archers et des frondeurs.

Etre un frondeur demande énormément de compétences. Et l’histoire retient que la fronde fut une arme puissante. Un frondeur expérimenté pouvait tuer ou blesser grièvement à une distance de plus de 180 m.

Selon l’historien Baruch Halpern, la fronde était si importante qu’un équilibre entre les trois armées existe. La cavalerie, par sa vitesse, échappe à l’artillerie et l’écrase. Mais l’infanterie la stoppe, infanterie qui ne peut faire face longtemps à la cavalerie. C’est un jeu de pierre papier ciseaux.

Goliath est donc « de l’infanterie lourde ». Cependant il ne se comporte pas exactement comme un homme de guerre victorieux. Goliath est dans l’attente de David, il lui demande de s’approcher de lui, c’est une position statique qui ne convient pas à son identité d’homme de guerre (V.33). Un homme porte son bouclier et fait rempart entre lui et David (V.41). De plus ses armes sont nombreuses et peu complémentaires. Certes, elles sont imposantes mais Goliath ne peut pas manipuler l’épée le bouclier et la lance et le javelot simultanément. Il a 2 bras et 4 armes dont 2 plutôt similaires. Goliath a des problèmes de vue: il observe plusieurs bâtons (V.43). Or, David n’en a qu’un (V.42). Certains commentateurs parlent d’une maladie – l’acromégalie – causée par une tumeur de l’hypophyse, augmentant la production d’hormone de croissance, ce qui expliquerait la taille de Goliath mais aussi ses problèmes de vue (la glande finissant par pincer les nerfs optiques).

Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains. Aussitôt que le Philistin se mit en mouvement pour marcher au-devant de David, David courut sur le champ de bataille à la rencontre du Philistin. Il mit la main dans sa gibecière, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans le front du Philistin, qui tomba le visage contre terre. Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin; il le terrassa et lui ôta la vie, sans avoir d’épée à la main. Il courut, s’arrêta près du Philistin, se saisit de son épée qu’il tira du fourreau, le tua et lui coupa la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était mort, prirent la fuite.(1 Sam.17v46-51)

David, quant à lui est stratégiquement le plus fort : il reste calme et choisit ses armes et son terrain. (V.39) Il impose son rythme au combat et bénéficie de l’effet de surprise et de la rapidité de sa condition physique (V.49).

Selon Eitan Hirsch, un expert en balistique des forces de défense Israélienne, une pierre du type qu’a utilisé David lancé par un frondeur expérimenté à une distance de 35 mètres aurait frappé la tête de Goliath avec une vitesse de 34 mètres par secondes. Plus que suffisant pour pénétrer le crâne d’un homme. David était en mesure de toucher Goliath en moins de 1 seconde, ce qui laisse très peu de temps à ce dernier pour parer le coup. Qu’aurait pu faire Goliath ? Son équipement très lourd l’a rendu complétement vulnérable à l’attaque de David. Il a d’abord observé David avec mépris puis avec surprise pour certainement terminer par de l’horreur.

Pour l’historien Robert Dohrenwend, Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 !

Interprétation stratégique : L’identité

« Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous -même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous »(Sun TZU)

Pourquoi n’avons-nous pas compris ? La tradition, le manque de compréhension contextuelle, le manque de curiosité et de révélation.

La victoire de David est logique ! Mais pas automatique. David  est ouvert aux suggestions. Mais il se connait et reste ferme dans ses voies quand elles sont justes. Si David avait écouté Saul, il serait mort. La compréhension de son identité est une clé.

Se connaitre, c’est connaitre Christ et l’Esprit de Dieu en nous [si c’est bien le cas cf Rom.8v9]. Mais c’est aussi s’accepter.

Accepter ce que Dieu dit de nous et ainsi reconnaitre les armes qui sont les nôtres, afin de livrer le combat sur le bon terrain et avec notre plein potentiel.

C’est aussi accepter nos limites, et ne pas chercher à les compenser mais plutôt tirer profit de nos forces. David n’a pas voulu affronter Goliath en face à face viril comme les grands héros de son temps le faisaient. Il a accepté sa condition sociale et a cherché son point fort. Il ne s’agit donc pas de se satisfaire de ce que l’on a mais de savoir qui l’on est profondément.

Le combat entre David et Goliath est une partie de « pierre-feuille-papier-ciseau ». Goliath est une pierre très dure. Mais David, le meilleur frondeur, une feuille de papier. C’est ainsi que les frondeurs battent l’infanterie lourde.

 

[De notre plume invitée « Iyasou Antoine », un frère en Christ. Qu’il soit remercié pour sa contribution]

 

 

 

 

« Les Combattants » : simplement survivre ou vivre, simplement ?

"Les combattants" : Arnaud(Kevin Azaïs ) et Madeleine (Adèle Haenel), dans un film de Thomas Cailley(2014). Trouveront-ils au nom de quoi ou de qui "combattre" ?

« Les combattants » : Arnaud(Kevin Azaïs ) et Madeleine (Adèle Haenel), dans un film de Thomas Cailley(2014).
Trouveront-ils au nom de quoi ou de qui « combattre » ?

Sorti depuis le 20 août, « Les Combattants »* est l’un des derniers films(nous l’avons vu il y a quelques jours) à découvrir, si vous souhaitez sortir des sentiers battus ou si vous en avez assez de certaines comédies françaises actuelles, « fun à regarder dans un premier temps » mais « laissant une impression de vide ensuite », et qui semblent toutes se ressembler.

Le film aurait pu s’appeler « collisions ».

-D’abord, celle du spectateur face à ce qui n’est pas un « film familial » à proprement parler, mais un premier film sur l’engagement et la recherche de combats à mener ; Film-« fable », « quête initiatique » ou portrait d’une génération( la génération « Y »). Un film multi-récompensé, dynamique, souvent drôle, atypique et décalé, glissant sans cesse d’un genre à l’autre.

– Ensuite, « collision » entre deux personnages-deux jeunes, Arnaud et Madeleine, environ la vingtaine. Tout les oppose : Lui hésite. Elle fonce. Lui est un rêveur. Elle, un garçon manqué et une véritable force de la nature : elle ne vit que pour s’entraîner « à la romaine »(nager dans la piscine familiale avec un sac à dos lesté de tuiles, ingérer du maquereau cru mixé, faire un stage commando…)et se préparer au pire, convaincue que la fin du monde est pour bientôt, qu’elle survienne sous forme d’épidémie, de sécheresse, d’émeutes de la faim, ou de pollution chimique. C’est d’abord elle, « la combattante ». Mais plus pour elle-même(comment devenir « la plus apte » à survivre) que pour les autres ou une « bonne cause ». Elle sera progressivement rejointe par Arnaud(pour d’autres motifs), qui apportera son apport personnel dans cette quête de combat à mener.

– Enfin, « collision » face au réel, quand on a épuisé toutes les réalités***. Mais laissons découvrir…

A noter(une métaphore ?)la présence récurrentes d’incendies de forêts durant le film. « La faute à un imbécile, qui aurait jeté son mégot », demande le grand frère d’Arnaud ? « Non », répond ce dernier. Et d’expliquer que lorsque la forêt atteint ses propres limites, elle « brûle toute seule », avant de renaître à nouveau de ses cendres.

Conclusion :

La fin du film est assez surprenante et reste ouverte. Elle satisfera ou non, mais donnera sans doute à réfléchir. Une seule façon d’en parler : aller voir le film.
Mais qu’en avons-nous personnellement retenu ?
Quelle est la clé pour « mener le (bon)combat » ? Cette clé nous semble triple : outre le fait de vivre de façon intense(« à fond »)pour l’essentiel, cette « triple clé » implique la prise en compte de nos propres limites, l’entraide et la solidarité(vivre ensemble, plutôt que la compétition permanente) et-surtout, la découverte d’un « centre de gravité » pour sa vie(selon la formule de Kierkegaard).

Et ce « centre de gravité »-fondamental, puisque c’est de là que découlent les deux autres points-n’est pas « quelque chose » mais « quelqu’un » : « le modèle sera toujours le Christ », affirme par exemple le pasteur Gilles Boucomont dans l’un de ses livres(« Au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit ». Ed. Première Partie, 2010, p 73-en cours de lecture), « car lui seul a réussi à trouver l’équilibre », étant « vraiment un être de chair autant qu’il est un être spirituel »(op. cit., p 72. cf 1 Jean 1v1-2, 4v2 ; Jean 1v14…). Il est un modèle pour ce qu’il a été sur la Terre [cf Phil.2v1-11]. « L’humilité de Jésus », poursuit Gilles Boucomont, « c’est cette capacité à ne pas oublier qu’en hébreu comme en français, « humanité » a une racine commune avec la terre, « l’humus »**. En hébreu, l' »adam » est tirée de la « adamah ». L’humilité véritable consiste à rappeler que nous sommes d’une part tirés de la terre, que nous sommes des « glébeux » comme traduira Chouraqui dans sa version de la Bible. Mais ces terriens doivent garder les pieds sur terre. Nous sommes au-dessus de la terre mais connectées à elle par les pieds. Nous avons autorité sur elle[cf Gen.1v2627, 2v8, 15-en tant que « gestionnaires », puisque la Terre appartient, en fin de compte, à Dieu] mais nous ne devons jamais oublier que nous sommes faits de cette poussière-là et que de toute façon nous y retournerons ! Ce qui veut dire que l’humilité véritable consiste à avoir les pieds sur terre et que la façon dont Jésus a vécu cet impératif, c’est en se mettant à genou devant ses congénères les humains pour leur laver les pieds, justement, pour les servir(Jean 13v1-17 et cf Luc 22v24-27, Marc 10v42-45). Le service est la meilleure facette de l’humilité, il est un des très bons fruits de l’âme équilibrée. Une âme équilibrée, c’est une âme où chacune des composantes psychiques est en équilibre avec elle-même. La pensée est conduite loin, les situations sont réfléchies, la mémoire est intense, le raisonnement est acéré. Les affects sont entiers. »(op. cit., p73)

Jésus-Christ est ce « centre de gravité », car Lui est la clé pour une nouvelle identité et une nouvelle vie, nous permettant de vivre une telle vie équilibrée : Jean 1v1-14 ; 3v3-17 ; 6v35-40, 68 ; 8v28, 36 ; 10v9-10 ; 12v32-33 ; 14v6 ; 15v1-17 ; 1 Jean 5v20 ; 2 Cor.5v15, 17-19…

 

Notes :

* Les Combattants
Réalisation: Thomas Cailley(France, 2014)
Scénario: Thomas Cailley, Claude Le Pape
Musique: Lionel Flairs, Benoit Rault et Philippe Deshaites pour Hit’n’Run
Interprétation: Kevin Azaïs (Arnaud), Adèle Haenel (Madeleine), Antoine Laurent (Manu Labrède), Brigitte Roüan (Hélène Labrède).
Date de sortie: 20 août 2014
Durée: 1h38

Résumé : Après la mort de son père, Arnaud a le choix : aider son grand frère à reprendre l’entreprise de menuiserie familiale, ou trouver sa propre voie. Alors que se profile devant lui un été tranquille et prévisible avec « ses potes », tout en travaillant comme charpentier, il rencontre subitement(voir la scène de leur premier contact !) Madeleine, une jeune fille de son âge qui ne vit que pour se préparer à survivre à la fin du monde, qu’elle estime imminente. Arnaud deviendra-t-il, à son tour, « un combattant » ?

Critiques : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/les-combattants.html ; http://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Les-combattants-survivre-coute-que-coute-2014-08-20-1194221

Interview du réalisateur : http://www.quinzaine-realisateurs.com/interview-de-thomas-cailley-l14024.html

** Une même réflexion se retrouve dans l’ouvrage « Nos limites, pour une écologie intégrale »(auquel nous avons déjà fait allusion ici et ) de Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Norgaard Rokvam. Ed. Le Centurion, 2014(Voir notamment p. 110) : un manifeste pour « vivre plus simplement pour que chacun puisse simplement vivre. Veiller sur l’avenir, en respectant notre fragilité et celle de notre environnement. Face à la technique sans âme et au marché sans loi, l’écologie intégrale offre ainsi l’espérance d’un monde à la mesure de l’homme, fondé sur l’entraide et le don-fruits de nos limites ».(Résumé de quatrième de couverture). Lire cette critique du livre sur http://cahierslibres.fr/2014/06/limites-manifeste-nouvel-art-vivre/

*** « Le réel, c’est ce qui advient de façon brute. La réalité, c’est ce que nous faisons du réel », explique encore Gilles Boucomont (Op. cit., p21)