Pourquoi Jésus est le Messie

Jésus est le Messie. Mais pas un messie politique. Pas un messie comme certains peuvent en attendre…..(Source : « Mockingbird »)

Jésus est le Messie.

Parce qu’il a vaincu l’ennemi ultime.

Jésus est le Messie pour Israël. Il n’est pas un « messie politique », comme les juifs en attendaient pour chasser l’occupant romain, ou comme d’autres en attendent aujourd’hui, qu’ils aient pour noms « François », « Marine », « Marion », « Laurent », « Emmanuel » ou « Donald »….

Jésus est venu pour libérer Israël de son ennemi ultime, qui est aussi celui de tout le genre humain.

Cet ennemi est bien plus puissant que l’occupant romain de l’époque, et plus puissant que toutes les oppressions possibles, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques, sociales ou physiques. Cet ennemi n’est pas « la Sécu », « les impôts » (servant normalement à financer les services publics, lesquels ne sont pas non plus l’ennemi), « le gauchisme », « les étrangers », « les pauvres », « les chômeurs », « les écologistes », « les grévistes »….

Pâque, c’est « sortir » et « faire sortir »…

Cet ennemi ultime est la mort. Et Jésus est venu libérer l’humanité de ce dernier ennemi(1 Cor.15v26), jusque-là considéré comme « faisant partie de la vie » et dont personne ne pouvait imaginer que l’on puisse en être délivré.

Jésus est le libérateur par excellence : crucifié et ressuscité durant la fête biblique de Pessah (Pâque ou « passage »), il est la Pâque ultime. En ressuscitant, il est celui qui nous fait passer de la mort à la vie.

La Pâque est le mémorial, le souvenir pour les juifs de la libération de l’esclavage en Égypte et la célébration du début d’une vie libre, libre de servir l’Éternel qui les a fait sortir du « pays des angoisses » à « main forte et à bras étendu ».

Aujourd’hui, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré : pour cela, il s’agit de pouvoir nommer ces oppressions.

Jésus a été – et est encore – le plus grand libérateur de l’histoire. Toujours vivant, il continue de libérer ceux qui sont prêts à accepter Son règne comme Seigneur dans ces parties de leur vie où Il ne règne pas encore….

Discernes-tu le discernement ?

Scènes du film "Le Silence des agneaux"(J. DEMME, 1991)

Scènes du film « Le Silence des agneaux »(J. DEMME, 1991)

Parmi les dons spirituels énumérés en 1 Corinthiens 12v10, le discernement paraît discret, peu valorisant et quelque peu « coincé » entre plusieurs autres dons
au caractère plus « charismatique » que lui :  « miracles », « prophétie », « diversité des langues »….
Pourtant, rappelle Neil ANDERSON, dans son ouvrage « Le Libérateur »(Edition Clé, 2002), « le discernement spirituel est notre premier moyen de défense contre la tromperie. Le Saint-Esprit a établi sa demeure dans chaque croyant et il ne reste
pas silencieux quand nous sommes en présence d’une contrefaçon. Le discernement, c’est cette petite sonnerie qui se déclenche en nous quand il se passe quelque chose d’anormal. »(op.cit., p 219)

Le discernement, nous rappelle la Parole de Dieu, la Bible, c’est ce qui caractérise un homme mature, un « homme fait » : « ceux qui, par l’usage, ont le sens exercé à discerner le bien et le mal. »(Hébr.5v14)
C’est ce qui permet de penser d’abord à chercher qui se cache derrière certaines pétitions qui fleurissent sur le net, avant de cliquer. Ou de penser à lire attentivement un programme politique, plutôt que de relayer sans discernement des slogans simplistes et « vulgarisés »(vulgaires ?).

Cependant, ajoute Neil ANDERSON(op. cit., p219), « si nous voulons avoir un esprit de discernement, il est d’abord nécessaire d’examiner nos motivations », à l’instar du Roi Salomon(cf 1 Rois 3v5-14)
« Le véritable discernement n’est jamais motivé par le désir de se mettre en avant, la recherche du gain personnel ou la volonté de s’assurer un avantage sur autrui-pas même sur un ennemi(…)Le discernement n’a qu’une seule fonction : distinguer le bon du mauvais afin que le bon puisse être reconnu et le mauvais rejeté. En 1 Corinthiens 12v10, le discernement est présenté comme étant la faculté accordée par Dieu de distinguer un bon esprit d’un mauvais. Il s’agit d’une manifestation de l’Esprit, qu’il convient d’utiliser dans le but d’édifier l’Eglise »(op. cit., pp 219-220).

Le discernement, c’est ce qui nous permet de ne pas croire tout esprit, mais d’éprouver les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu(1 Jean 4v1 et ss).
Le discernement nous permet d’éprouver les dons, pour vérifier qu’ils viennent bien de Dieu.

« Le discernement spirituel », dit encore Neil ANDERSON, n’est pas une fonction de la pensée, mais une fonction de l’esprit.
C’est parce que nous sommes unis à Dieu que nous pouvons avoir du discernement spirituel. »(op. cit., pp 219-220)

Le discernement est donc un don à rechercher. Est-ce un don que l’on recherche, dans et pour l’Eglise ?
Aspire-t-on à être un homme mature, un « homme fait », capable de faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal ? Bien et mal selon Dieu, s’entend. Cela n’a pas changé, même si, aujourd’hui, on tend à faire passer pour « bien » ce qui est mal et « banal » ou de « bon sens » ce qui est mal.

Le discernement est donc un don. Un don de grâce. Nous pouvons le recevoir. Nous pouvons aussi le perdre, en plus du danger d’en faire un mauvais usage, si nous négligeons de l’exercer.

Tu aspires à être un homme(une femme)spirituel(le) mature ? Aspire au don de discernement pour édifier l’Eglise ! Et exerce-toi à l’exercer !