Quelle est ta « viande » ?

L’hebdomadaire La Vie sollicite l’avis de ses lecteurs : faut-il manger de la viande ? Les témoignages recueillis aideront à préparer un futur dossier sur la question. Certains d’entre nous ont choisi de se passer de viande pour des tas de raison (de façon régulière, par croyance, mode de vie ou pendant une période limitée de jeûne-pour le climat ou en guise de purification, pour être plus disponible pour Dieu). Or, Dieu nous invite à aller plus loin : il souhaite que nous échangions cette viande contre une autre. Celle du Seigneur Jésus, qui est « de faire la volonté de Celui qui (l’a)envoyé et d’accomplir son œuvre ».(Jean 4v34)

Et toi ? « Quelle est ta viande ? »

Foireux liens (3) : « grandir et vivre… »

Une foire aux médias(chrétiens)et non des "foireux médias" !

Des foireux liens sur le thème de la sagesse, en réponse à la démesure actuelle

Pour ces nouveaux « Foireux liens », voici un zoom sur quelques personnalités marquantes de ces derniers mois(notamment d’Avril)qui nous exhortent à plus de maturité et de sagesse(ou d’équilibre, de sobriété et de discernement) face aux dérives éthiques et à une accélération de la perte des repères moraux. Lesquelles dérives ont un nom : « démesure », ou ce que les Grecs anciens appelaient « hybris ».

La plupart des personnalités mentionnées plus haut sont non chrétiennes, mais comme l’a dit le Seigneur : « les enfants de ce siècle sont plus avisés à l’égard de leurs semblables que ne le sont(ou ne semblent l’être) les enfants de lumière »(ou ceux qui prétendent l’être ?) cf Luc 16v8

D’autant plus que la Parole de Dieu nous exhorte à la modération(Tite 2v2-6) et que « la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes…nous enseigne à renoncer l’impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le présent siècle sagement(ou sobrement), justement et pieusement »(Tite 2v11-12)

Seule la sagesse de Dieu nous garde de la démesure (cf Eccl.7v11-19). Et le sage « est celui qui connaît ses limites » et qui se confie en Celui qui est plus grand que lui.

 

Tour d’horizon :
– Jacques Testart : vous a-t-on parlé de cet article du « Monde diplomatique » d’avril contre la dérive néolibérale de la PMA ?
Patrice de Plunkett attire notre attention, dans une récente note de blogue, sur la « toute la dernière page » du mensuel, qui est « consacrée à un article fracassant du biologiste Jacques Testart » (pionnier de la fécondation in vitro et qui vient de publier « faire des enfants demain » aux éditions du seuil, 2014) :  »Repenser la procréation médicalement assistée ».

Extrait du « Testart » : « L’eugénisme mou arrive déjà, par exemple quand la biomédecine […] trie les embryons pour retenir le plus conforme à une demande qui n’est pas toujours médicalement justifiée. Ce que l’on peut nommer l’instrumentation consentie, mouture affligeante de la liberté, pourrait conduire insensiblement à un monde biopolitique créé par l’engendrement en laboratoire d’individus programmés. […] Y suffira l’élargissement de l’assistance médicale à des  »raisons sociétales ». Ces  »raisons sociétales » mériteraient d’être interrogées : que signifie la revendication d’un  »droit à l’enfant » grâce à l’assistance médicale, surtout s’il n’est pas justifié par la stérilité ? […] Y aurait-il un rapport entre le  »désir d’enfant » et la pulsion de consommation d’objets de toutes sortes, caractéristique de notre ère de libéralisme  »épanouissant » ? »

Veillons à ne pas oublier le libéralisme économique, dans notre lutte contre le libéralisme culturel et sociétal. Puisque le premier nourrit, engendre le second !

Veillons à ne pas oublier le libéralisme économique, dans notre lutte contre le libéralisme culturel et sociétal. Puisque le premier nourrit, engendre le second !

Ou comment « le libéralisme économique engendre – in vitro – le libéralisme sociétal », commente Patrice de Plunkett. « Il en sortira, dit Testart, le projet  »transhumaniste » où l’homme  »augmenté » sera combiné avec des  »machines intelligentes »…L’espèce humaine, menée là sous prétexte de satisfaire tous ses désirs, se retrouvera dominée par  »les marchands d’électronique, de vaccins et de sperme », dans une société contrôlée et surveillée jusque à l’intime par la technique et l’économie. La déshumanisation ! Comment empêcher ce cauchemar ? »

On retrouve également Jacques Testart dans ces entretiens :
Dans Bastamag : « Demain, il n’y aura plus de limite au tri génétique ».

Tests génétiques, sélection des embryons, multiplication des fécondations in vitro : jusqu’où ira la médicalisation de la procréation ? Avec la sélection des profils génétiques, « nous finirons par orienter l’espèce humaine en fonction d’impératifs économiques », prévient Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé éprouvette. Dans son ouvrage Faire des enfants demain, le chercheur alerte sur les risques d’eugénisme qu’amènent ces démarches.

-et dans le numéro 108, d’avril 2014 de « La Décroissance »(en kiosque) : « vers l’eugénisme »(p 5).

 

– Vincent Cheynet : après une carrière de publiciste, il fonde l’association « Casseurs de pub » en 1999, puis le mensuel « La Décroissance » en 2003…

Pourquoi notre dissociété casse-t-elle « la famille, dernier rempart du gratuit face à la marchandisation du monde »* ? C’est encore une étape de l’invasion de nos vies par l’idéologie (marchande) de l’illimité… Synthèse du livre de Vincent Cheynet « Décroissance ou décadence » (éditions Le pas de côté, 2014), dans lequel l’auteur questionne la volonté de liberté sans limites qui se donne à voir dans nos sociétés, à lire sur le blogue de Patrice de Plunkett.  (Voir aussi cette interview du même Vincent Cheynet dans La Vie)
Extraits : « Plus nettement qu’il ne l’a peut-être jamais fait, Vincent Cheynet articule dans une commune dynamique le libéralisme économique et le libéralisme culturel : la logique du productivisme et du sans limite relèvent d’un fait social total, venant se loger jusqu’au plus intime des êtres. En cela, toujours sous couvert «d’émancipation» et de «progrès des droits», le mariage pour tous, la PMA-GPA, la banalisation du divorce, l’ouverture des magasins le dimanche, la pression pour la légalisation du cannabis, sont symptomatiques d’un libéral-libertarisme transformé en rouleau compresseur, faisant tomber toutes les limites, lois et interdits ».

 
Erri de Luca : le poète(« Aller simple ») et romancier napolitain de 64 ans, dont nous parlons souvent sur Pep’s Café ! est sur le devant de la scène médiatique, pour avoir appelé au sabotage d’un « grand projet inutile » : la ligne Lyon-Turin**.

Patrice de Plunkett, encore, saisit l’occasion de reparler de ce personnage singulier, qui se définit non comme un « athée », mais comme « quelqu’un qui ne croit pas ». Quelqu’un qui « partage le voyage » des hébreux depuis la sortie d’Egypte « mais non la destination »(Canaan). Néanmoins, il aime suffisamment la Bible pour avoir choisi d’apprendre l’hébreu afin de lire les Ecritures dans le texte, et lui avoir consacré des essais : Première heure (Rivages 2000), Et Il dit, Noyau d’olive (Gallimard 2004), Les saintes du scandale (Mercure de France 2013) ; et des traductions : Kohèlet (1996), Il libro di Rut (1999), Vita di Sansone dal libro Giudio/Shoftim (2002), Vita di Noé/Nòa (2004)…

« Dans (noyau d’olive), De Luca souligne le vrai sens du livre de la Genèse : tout autre chose qu’un permis de saccager la terre, selon le contresens commis depuis Lynn White en 1967 et qui vient de l’ignorance. En effet, explique l’hébraïsant, la polysémie de l’hébreu se perd dans les traductions « quand un seul verbe est disloqué en divers synonymes traduit avec des sens différents » : « Les verbes du travail et de la garde de la terre, avad et shamar, sont les mêmes, terriblement les mêmes, que celui du service dû à Dieu. Pour cette écriture ancienne, travailler la terre et la servir sont le même mot, le même empressement dû au service du sacré. Les voici : laavod et haadama, « servir le sol » (Bereshit/Genèse 2,5) et laavod et Yod Elohenu, « servir Yod/Dieu notre Elohim » (Shmot/ Exode 10,26). La terre est dans la sollicitude de Dieu. Les règles du repos sabbatique, un jour par semaine, un an tous les sept ans, marquent une insistance à la protéger d’une exploitation forcenée. Elles expliquent que la terre n’appartient pas à l’espèce de l’Adam, locataire et non propriétaire du sol… »

 

Gaël Giraud : « L’avenir de l’économie est dans les mains des jeunes »

Propos recueillis dans La Vie par Constance de Buor :

Pour sa quatrième édition, le prix lycéen « Lire l’économie » a été remis au jésuite et directeur de recherches au CNRS Gaël Giraud, pour son livre Illusion financière (éditions de l’Atelier). En décembre dernier, 3000 lycéens de seconde, de bac général, technologique et professionnel tertiaire ont récompensé l’économiste, déjà coauteur avec Cécile Renouard de « Vingt Propositions pour réformer le capitalisme » (Flammarion) qui mise sur la transition écologique pour sortir l’Europe des suites de la crise financière pour cet ouvrage pédagogique.

 
Gilles Boucomont : le pasteur publie sur son blogue un article tous les tremblements de terre, mais cela vaut le coup d’attendre ! Si vous avez manqué le tout dernier : « sortir de la culture du débat » , ne le manquez plus, car il est excellent, pertinent et corrosif (nous en avions parlé ici). A lire et à relayer.

 

 

 

"La vieille croix" : en réalité toujours d'actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de "la neuve" ou de la prétendue "originale", "dans le vent", mais sans puissance

« La vieille croix » : en réalité toujours d’actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de « la neuve » ou de la prétendue « originale », « dans le vent », mais sans puissance

A.W. Tozer : « la vieille croix »

Né en 1897 et mort en 1963, il a exercé un fructueux ministère de pasteur, de prédicateur et d’écrivain aux États-Unis. L’ article qui suit(« La vieille croix », initialement publié dans « Promesses ») a beau avoir été rédigé il y a bientôt un demi siècle, il n’a rien perdu de sa pertinence et de son actualité. Particulièrement en ces temps et au moment où les chrétiens fêtent Pâque(s). TGC Evangile 21 le remet en valeur :
« Sans avertir et presque inaperçue, une nouvelle croix*** s’est introduite dans les milieux évangéliques populaires de notre époque.

Elle ressemble à l’ancienne, mais elle est différente : les similitudes sont superficielles, les différences fondamentales.

De cette nouvelle croix a germé une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette philosophie une nouvelle technique évangélique : un nouveau style de réunion et un nouveau genre de prédication.

Cette nouvelle évangélisation emploie le même langage que l’ancienne, mais son contenu n’est pas le même et sa puissance n’est plus comme auparavant.
La vieille croix n’avait aucun rapport avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d’Adam, elle signifiait la mort. Elle mettait à exécution la sentence imposée par la loi du Sinaï.

La nouvelle croix, elle, n’est pas opposée à la race humaine ; elle en est, au contraire, une partenaire amicale et, si je comprends bien, elle alimente un flot d’amusements légitimes et bons, et d’innocentes réjouissances.

Elle laisse Adam vivre sans entraves, avec une motivation inchangée ; il peut continuer à vivre pour son plaisir et, maintenant, au lieu de se réjouir à chanter des chansons douteuses en buvant des boissons fortes, il se réjouit à chanter des cantiques et à regarder des films religieux. L’accent reste toujours sur la jouissance qui se tient sur un plan plus élevé ! »
(…)

La suite ici.
Un article salutaire. A ce sujet, un évangéliste m’avait dit un jour fort justement que « si l’on n’a pas prêcher la croix, on n’a pas annoncé l’évangile ». D’où l’importance de bien comprendre la (vieille)croix et sa place dans l’évangile.

 

 

 

 
Notes :

*A propos de la famille : celle-ci est-elle « à défendre », parce qu' »institution traditionnelle en péril » et « valeur morale menacée » ?
A moins qu’elle ne soit plutôt un « projet à vivre », « un projet d’ordre créationnel et anthropologique, dont l’idéal demeure accessible avec le secours de la grâce de Dieu, la prière et une écoute confiante de la Parole ». A découvrir le dernier numéro de la revue de réflexion biblique « Promesses » (numéro 188, avril-juin) : « la famille, un défi pour aujourd’hui ». Des articles de Bernard Sautel, Florent Varak, Louis Schweitzer….

 

**Chantier titanesque, le TGV Lyon-Turin suscite la colère des écologistes des deux côtés de la frontière. Les habitants du val de Suse, en Italie, sont mobilisés depuis des années contre ces travaux qui impliquent le percement d’un tunnel de 57 km entre Suse, dans le Piémont, et Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie. Maintes fois repoussé, ce projet de transport mixte, fret et voyageurs, a été lancé en 1991, acté dans un traité international en 2001 et longtemps ajourné faute de financements. L’ensemble devrait coûter 25 milliards d’euros, dont 8,5 pour le tronçon international. Et ce, alors que le trafic se raréfie.

D’autres « grands projets inutiles », rapportés par « La Décroissance » d’avril(« misons sur l’avenir », p 9) : En Angola, contre du pétrole, la Chine a construit 500.000 logements mais comme les habitants n’ont pas les moyens, Kilamba est devenue la plus grande ville fantôme du monde(http://www.afriquinfos.com/articles/2012/7/4/kilamba-ville-fantome-plus-grande-monde-205681.asp ; http://www.lefigaro.fr/immobilier/2012/07/05/05002-20120705DIMFIG00822-en-angola-la-ville-fantome-batie-par-la-chine.php). …..l’aéroport de Notre Dame des Landes, un projet de 250 millions d’euros, qui répondrait à une demande de croissance de transport aérien…alors que la France possède déjà 170 aéroports contre 26 en Espagne ou 19 en Allemagne….Des exemples de grands projets inutiles dans la Bible ? La tour de Babel, qui n’a jamais servi(Gen.11) ou encore la statue de Nabucadnetsar, entièrement en or, haute de soixante coudées et large de six coudées, dressée dans la vallée de dura, dans la province de Babylone(Dan.3v1, 29-30)

 

*** Quant à la « nouvelle croix », il semble qu’on la retrouve dans ce commentaire du responsable d’un blogue « d’actualités chrétiennes » :

Rédaction(12 avril 2014. 10h06 min) : La croix c’est justement le salut la guérison la délivrance et la bénédiction !

Cette affirmation n’est pas fausse et doit être bien entendu replacée dans son contexte, avec les autres commentaires et le court billet qui précède, dans lequel son auteur se livre à un « (Paul)Washer bashing », à l’encontre d’un missionnaire américain qui « a le malheur » de ne pas être « cool » à ses yeux.  A noter que ledit « Washer bashing » prend des allures de « récidive », comme on peut le constater .

 

L’Eglise vers le monde ou le monde dans l’Eglise ? (ou Blogueurs, « culture du débat » et Eglise)

Dans un billet récent publié sur son blogue, le sociologue du protestantisme Sébastien Fath rappelle ce que l’historien Pierre-Yves Kirchleger avait souligné en 2011 dans une synthèse publiée dans La Nouvelle France protestante(aux pages 353-369) : « entre stratégies informative, argumentative, expressive ou englobante, internet alimente une intense présence protestante ».

Présence protestante, qui n’est plus uniquement à la télévision depuis longtemps, mais prenant « un rôle croissant dans le débat ecclésial, y compris chez les catholiques », comme le fait observer l’hebdomadaire La Vie, dans une analyse de Marie-Lucile Kubacki (28/03/14) qui a pour titre : « Les blogueurs sont-ils en train de changer l’ambiance de l’Eglise ? » Analyse que je commenterai de façon indirecte.

Le rédacteur du site d' »Actus chrétiennes » (plus un blogue se livrant principalement à de l’agrégation de contenus, qu’un véritable « portail ») , qui reprend quasi intégralement ladite analyse de La Vie, donne d’ailleurs la conclusion suivante :
« Si le milieu évangélique ne craint pas le schisme en raison de sa constitution nébuleuse, l’émergence de nouveaux médias comme Actu-Chretienne.Net (qui attire désormais plus de 200.000 visites par mois), d’un certain nombre de blogs, et l’utilisation massive des réseaux sociaux, changent profondément la conception de l’Eglise ».
Et lequel « rédacteur » de se réjouir de ce qu’il considère comme un « nouveau pouvoir médiatique (fonctionnant) comme un formidable contre-pouvoir face à un institutionnel qui en avait guère l’habitude »(sic). Chaque église locale ne se résumerait ainsi plus « à son cercle de fidèles », mais se retrouverait « de facto comme une composante du village mondiale (re-sic). La moindre dérive scandaleuse, mais également, la moindre innovation étonnante, (serait) rapidement exposée sur la place publique et (ferait) l’objet des commentaires de chacun, sans omettre d’influencer notre pensée ».
Ainsi, estime-t-il, « les pasteurs (qui)faisaient seuls office de «maître à penser» dans leur petite communauté… se trouvent désormais contrariés, d’une part, par les visions divergentes de leurs confrères dont les prédications sont écoutées par les fidèles de leur église, mais également par une nouvelle caste de penseurs qui jouent leur rôle de troublions(re-re-sic) : les chroniqueurs ! »

Faut-il se réjouir de cette « innovation » ?

En réalité, « quoi de nouveau sous le soleil » ? En vérité, rien, semble-t-il. Et en vérité, je m’avoue déçu par le billet de Sébastien Fath qui me paraît manquer de profondeur, se contentant, d’une part, de publier des « avis de décès » ou « d’hibernation » de certains sites ou portails évangéliques*, et de l’autre, de faire la promotion d’un blogue en particulier, sous prétexte du « nombre » de visites par mois**.
Le Tigre magazine rappelait déjà, en septembre 2007, que « poster un commentaire sur un blog, réagir à des articles, classer la pertinence de liens, discuter de vidéos d’actualité » caractérisait ce que l’on appelle « le web 2.0 », soit la « deuxième version » d’Internet, où les hiérarchies habituelles de l’émetteur vers le récepteur du message sont abolies. Les internautes deviennent des acteurs à part entière ». Mais, précise « Le Tigre », « il ne faut cependant pas oublier que l’Internet « 1.0 » était déjà un outil ouvert, permettant à n’importe qui de créer un site ». Et de rappeler le cas du livre du docteur Gubler sur le cancer de Mitterrand (Le Grand Secret), interdit à sa sortie, « mis en ligne[en janvier 1996] par un anonyme qui avait tapé l’intégralité du texte… »
D’autre part, poursuit Le Tigre, « Le blog, forme la plus connue du web 2.0 n’est pas une révolution médiatique, mais tout simplement technique : les plates-formes apparues depuis quelques années permettent à quiconque n’y connaissant rien en informatique de publier du contenu sur Internet, ce qui était réservé, jusqu’à la fin des années 1990, aux courageux prêts à mettre les mains dans le cambouis ». Ensuite, « alors que se développaient les blogs, vint le « commentaire » : la possibilité, pour le lecteur, de publier un petit texte au pied de l’article »  et donc d’interagir avec l’auteur du billet.
La quantité(ou la profusion) de commentaires implique-t-elle de facto la qualité desdits commentaires publiés sur le web ? Des exemples choisis « au hasard » se passent de commentaires***. Mais si l’on veut commenter le phénomène, qu’en penser ? Loin de mettre en valeur l’essentiel ou « l’innovant », l’édifiant, il s’agit d’ « une forme de café du commerce à l’échelle d’Internet, où n’importe qui vient discuter de n’importe quoi, sans sens ni raison. Il ne s’agit évidemment pas de critiquer cette forme de discussion, qui en tant que telle a une évidente utilité, mais de montrer l’hypocrisie flagrante de médias classiques[ou même de certains blogueurs] prompts à dénoncer les ragots, rumeurs voire mensonges qui circulent sur Internet, en leur opposant leur sérieux, leur rigueur, leur sens de l’analyse — tout en laissant n’importe qui dire n’importe quoi au pied de leurs articles ».
« N’importe quoi », ou des propos antisémites et racistes, des vidéos choquantes, des rumeurs et diffamations(du lynchage public, sous prétexte de « transparence »), sans parler d’effet de sur médiatisation d’anecdotes sans intérêt/qui font « buzz »(ou même de sujets populistes).

D’autant plus, qu’aujourd’hui, parallèlement aux commentaires, relève le Tigre, s’ajoutent notations ou classements sur les sites en ligne…Car, sur Internet, « les articles les plus notés[les plus populaires et pas forcément les plus pertinents] sont les plus en vue, ils sont donc les plus vus, et donc les plus notés : vous avez dit démocratie ?

Cela s’appelle plutôt le libéralisme : une main invisible », en réalité « sans contre-pouvoir ni encadrement extérieur, classe et hiérarchise. Cette main invisible, c’est, par exemple, Google qui amplifie les phénomènes : une page « monte » d’autant plus dans le classement Google, et donc plus est visible, qu’un nombre plus important de pages renvoient vers elle… Or cette organisation de l’information souffre de présupposés idéologiques, à la manière de la presse traditionnelle mais sur des sujets différents ».

Cette illusion de démocratie participative, comme de « sacerdoce universel des croyants » soi-disant restauré à l’échelle du Web, où le rôle de « sacrificateur » ne serait plus réservé aux « spécialistes », masque l’existence d’une nouvelle « caste » de « maîtres du prêt à penser », une nouvelle « aristocratie », tyrannique : celle des « chroniqueurs » ou des « Editocrates », qui disent ce qu’il faut penser plutôt que d’encourager à penser, à l’instar de ceux que l’on peut lire dans la presse généraliste quotidienne ou hebdomadaire.
Mais, au-delà de l’établissement de ce que l’on croit être un « contre-pouvoir », ce qui semble peut-être le plus réjouir le rédacteur d' »Actu », c’est la perspective d’introduire « la (nouvelle)culture du débat »**** dans l’Eglise, à l’image de ce qui règne sur son propre blogue.

« Nouvelle culture du débat, stylistique transversale et désormais obligatoire », que dénonce fort opportunément le pasteur Gilles Boucomont dans un récent billet, car en lien « avec la banalisation du libéralisme théologique[de même que le libéralisme sociétal, économique et social ?] ». Une « culture » que Gilles Boucomont définit selon « les 10 commandements suivants » :

1.Il n’y a pas de Vérité supérieure
« Il n’y a pas de Vérité ultime, mais seulement des vérités »(…) Il y a pourtant, malgré la diversité des points de vue, une Vérité particulière, en Christ… »
2. La Vérité naît de la discussion
Soit « que la Vérité sortirait non de la bouche des enfants mais de la discussion, du débat. Comme si l’acte même de la discussion et du débat était sacramentel. (…)Toute parole ne se vaut pas, les commentaires des stars du football sur les remaniements ministériels ne suffisent-ils pas à le prouver ?
3. L’opinion du peuple est la moyenne des opinions ou l’opinion médiane
La culture du débat pose que l’opinion générale est l’opinion de la majorité, ce qui est une première altération. Elle pose ensuite que l’opinion moyenne est la moyenne des opinions — deuxième altération ; voire qu’elle est l’opinion médiane (…) — troisième altération. En Eglise, elle pose implicitement que cette opinion médiane serait, de surcroît, l’opinion de Dieu lui-même…

Or… il s’avère que le peuple s’égare dans sa conviction majoritaire, notamment quand il demande de mettre fin au système collégial des Juges pour instaurer la Royauté. C’est enfin la vox populi, vox dei qui a crucifié le Christ. 
4. La Raison est souveraine pour trancher
La culture du débat prône que la discussion permettra à chacun d’exercer son libre arbitre pour trancher, et établir, notamment quant à l’éthique, une opinion individuelle. Mais elle étend le raisonnement aux soubassements de la foi. Il n’y a donc plus de Vérité qui s’impose, mais bien le bon vouloir de la raison individuelle, possiblement éclairée, ou habilement aveuglée, par différentes instances.
5. La Bible depuis le Monde
Et non plus la lecture de toutes les Ecritures depuis le roc solide de Christ, pour pouvoir jeter un regard sur le monde….
6. Le refus du christocentrisme
Pour la culture du débat, le christocentrisme est un exclusivisme. Toute pensée universaliste est suspecte car elle est le terreau des totalitarismes. Un christocentrisme trop fort serait donc une forme d’intolérance, car il préconiserait une voie unique pour accéder au divin alors que tous les chemins autour de la montagne permettent d’accéder à son sommet.
Or… Christ semble être le seul chemin vers le Père, si l’on donne encore un peu de valeur à la parole biblique. Il semble aussi être le seul chemin vers la Vie éternelle, la Vie majuscule.
7. Respect et temps de parole
La culture du débat est un démocratisme égalitariste drastique prêt à fantasmer que toute opinion doive être exprimée. Qu’importe qu’une opinion soit celle de 80% des gens, elle sera exprimée comme UNE opinion. (…)Or… si quelqu’un doit avoir une parole qui a plus de poids, c’est celui qui parle selon l’Esprit de Dieu. (…)C’est la personne qui est sacrée, pas ses opinions.
8. Le primat de l’émotion
Comme toutes les paroles ont la même valeur, l’émotion fait foi. Elle permet de refuser l’idée qu’un péché soit un péché. Elle permet de donner une valeur intrinsèque à une expérience vécue parce que le seul fait qu’elle ait été vécue la sacralise.
Or… la psychologie des foules montre à quel point l’émotion est un phénomène manipulatoire. On peut retourner une foule sur un seul témoignage ému, fût-il le comble d’une manifestation idolâtrique ou démoniaque. Le primat de l’émotion interdit toute espèce de prise de recul.
9. Malheur à ceux qui pensent hors du présent cadre
La culture du débat se veut un rempart aux universalismes étroits et exclusifs[ou à la pensée dite « unique »]. Or elle est le point d’apogée de l’hégémonie culturelle occidentale. Le relativisme est une idolâtrie. Si tu n’es pas relativisme, tu es le Mal incarné.
Donc… le relativisme est en réalité le pire des absolutismes. Il est le fruit de la supériorité occidentale et du triomphalisme post-colonial. Il produit les intégrismes en les excluant de la zone de bienséance.
10. L’unité au prix du mensonge
Il s’agit souvent d’un système paradoxalement autoritaire, ou toute voix différenciée, fondamentalement et profondément différente, est sommée de se taire. Il faut rester dans le cadre, ne pas choquer, taire des vérités pour maintenir l’unité.
La culture du débat est donc un produit paradoxal d’une culture de chrétienté en fin de vie, en cela qu’elle est l’inverse symétrique du projet divin exprimé dans la collégialité et la circulation de la Parole régulée par l’Esprit de Dieu. Autant la dérive césaropapiste est lisible pour les protestants comme étant un sous-produit paradoxal d’une Eglise fondée par un homme dont l’autorité et le Royaume n’étaient pas de ce monde, autant nous avons plus de mal en milieu luthéro-réformé à voir à quel point la culture du débat est tout aussi idolâtrique et dangereuse dans son absolutisation telle que nous l’avons connue dans les décennies précédentes.
Il faut débattre, mais ne pas idolâtrer le débat ! »

Et Gilles Boucomont de conclure : « La culture du débat est un paravent de vertu pour se dérober à l’autorité profonde des Ecritures telle que nous la révèle le témoignage intérieur du Saint-Esprit. Continuerons-nous longtemps à jouer avec les projets de Dieu pour son Eglise ? »

Conclusion :
Bref, il est essentiel de veiller et de garder ce que nous avons reçu, pour que l’Eglise reste l’Eglise, pour être corps de Christ, « lumière et sel » dans ce monde, et non réduite à un gigantesque et futile « café du commerce » ou « talk show » où l’on s’empoigne pour faire le buzz. Il est essentiel que l’Eglise aille vers le monde(comme Jésus nous envoie)et non que le monde entre dans l’Eglise. Il est enfin essentiel que les pasteurs et enseignants soient réellement pasteurs et enseignants pour l’édification du corps de Christ, plutôt que de vulgaires polémistes ou « éditocrates ».
Enfin, il me paraît aussi inquiétant de considérer que le numérique, les réseaux sociaux, seraient LA réponse à une dérive « césaro-papiste » de l’Eglise. Car si cette innovation technique favorisait la communion réelle des membres du corps de Christ(« Actu » parle d’ailleurs de « village global »-un village où l’on cancane ?)cela se saurait ! Car si les réseaux sociaux permettent et facilitent une certaine communication, ces derniers exacerbent en réalité un individualisme farouche, où l’on est replié, isolé, sur lui-même. En tout cas, ils ne sauraient se substituer à la communion réelle et véritable du corps de Christ, qui est un organisme vivant et non une organisation  ou une structure désincarnée.
 Vivons donc cette communion réelle, selon les principes de la Parole(1 Cor.12-14, Rom.12-15, Ephésiens…..), plutôt que par procuration, et redécouvrons(plutôt que de réinventer)ce qu’est véritablement l’Eglise.
Car l’Eglise n’a pas besoin de (ou de plus de) »débat », mais de communion, de relation, et d’édification sur un fondement unique, qui a déjà été posé : Jésus-Christ(1 Corinthiens 3v11).
Dans ce cadre, les blogues chrétiens***** pourront être utiles(je ne boude pas les blogues, puisque, après tout, j’en tiens un), s’ils se distinguent par la qualité, le dialogue(et non le mépris) et contribuent(fondés sur Christ) à l’édification du corps de Christ, en lien avec celui-ci.

 

Notes :
*« Pour durer et peser, il n’y a décidément pas de formule magique, web ou pas », conclue Sébastien Fath dans le billet cité plus haut. En réalité, il n’y a pas lieu de s’étonner de l’échec de certains sites, quand « la formule » de ceux-ci se résume à de l’agrégation d’un même contenu toujours identique et sans cesse remâché, rabâché, et de toute façon relayé ailleurs. Et ce, sans apporter de « valeur ajoutée » : une information réellement édifiante, éclairée et éclairante ; des reportages, des articles de fond, des analyses sérieuses et étayées….bref, un véritable journalisme de qualité(qui ne s’improvise pas)libéré des logiques commerciales et publicitaires, pour des lecteurs exigeants.
**Mais combien de visiteurs réels par mois ? Calculer leur nombre n’est pas simple, selon Le Tigre magazine, « car changer d’adresse IP n’est pas très compliqué : si on n’a pas une IP fixe, il suffit de redémarrer son modem ADSL. Si on a une IP fixe, on peut facilement pirater les connexions wifi non-protégées de ses voisins. Et il y a encore plus simple : demander à ses amis de commenter ou de voter pour ou contre un article.
Cette « nouvelle démocratie électronique » est en fin de compte illusoire : on peut plutôt parler d’une aristocratie déguisée. Une poignée de votants bien organisés font très facilement basculer le vote, vu le faible nombre de suffrages exprimés. On ne saurait mieux montrer la fragilité de l’outil. Et rappeler que les commentaires qui pullulent sont souvent truqués ».
Enfin (c’est aussi vrai pour Internet que pour la presse papier ou la radio), « les lecteurs qui écrivent des commentaires (même si le geste est beaucoup plus simple) sont minoritaires. Il suffit pour s’en convaincre de comparer le nombre de visiteurs au nombre de messages postés ».
 ****  Dans mon « dictionnaire des idées reçues », je proposais les définitions suivantes des termes « débat » et « culture du débat » :
Débat : mot magique, prétexte, justification (à l’instar de l’ «  Art »). Ne vise pas toujours l’accord. Lui préférer le dialogue et la discussion. A Pep’s café ! on aime tellement le débat qu’on lui a consacré une page et un billet
Culture du débat : c’est le « donnez-nous de la viande » moderne. Jugé urgent, prioritaire, pour l’Eglise.
***** Il existe par ailleurs d’excellents blogues, dont nous avons déjà parlé dans nos « foire aux médias » : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2014/03/07/foire-aux-medias3-blogues-et-sites/

Foire aux médias (1) : médias chrétiens

Médias chrétiens : le pluralisme existe-t-il ?

Médias chrétiens : le pluralisme existe-t-il ?

Suite à l’introduction de notre dossier « Foire aux médias »(et non « foireux médias »)publiée hier, voici notre première partie consacrée aux « médias chrétiens » : journaux, magazines, radios, sites et portails…[Mise à jour le 17/12/16]

 

Médias, sites et portails chrétiens

 

CNEF : le site du Conseil National des Evangéliques de France.

Le Christianisme Aujourd’hui : il est actuellement, à ma connaissance, le seul mensuel d’information et de réflexion protestant évangélique francophone de référence. A ce titre, une source d’information essentielle sur cette branche du christianisme. Né en 2003 de la fusion du « Christianisme au XXIe siècle » (fondé en 1871 !) et du mensuel « L’Avènement », il est publié en deux éditions distinctes, l’une française et l’autre suisse. Le Christianisme Aujourd’hui fait partie du groupe de presse protestant Alliance Presse, qui propose plusieurs magazines, notamment pour les enfants, les jeunes, la famille(Family), ou les femmes(SpirituElles).

Christ seul :  magazine des Eglises Evangéliques Mennonites de France, qui paraît 11 fois par an, et dont l’ objectif est « de contribuer à une foi et une éthique chrétiennes fondées sur Jésus-Christ, vécues en Eglise, pour le bien de tous ».
Découvrir le site du journal et le blogue.
Une bonne publication, au très beau nom, pour mieux connaître cette branche du protestantisme, issue du mouvement anabaptiste parfois qualifié de « Réforme radicale ». Ces premières « Eglises de professants » se caractérisent par : la primauté de la démarche personnelle de choix de la part du croyant, le baptême des seuls adultes, la pratique de la non-violence, et la participation de tous-sans distinction entre clercs et laïcs-« à une vie de simplicité, de partage et de prière ».

La Croix. Fondé en 1880, un des meilleurs(le meilleur ?) quotidiens nationaux français, qui a su rester lui-même, indépendamment des modes. Appartenant au groupe Bayard, il prône un catholicisme moderne et progressiste. Points forts : informations internationales et couverture de faits sociaux. Pas de faits divers. A noter que le responsable du service photo est très à cheval sur les questions éthiques liées à l’image, le respect de la dignité des personnes faisant directement écho aux valeurs du journal.

Croire et Vivre : Un magazine destiné à « donner l’envie de croire », quel que soit le lectorat mais particulièrement pour ceux qui se posent des questions sur leur foi. Il appartient à Croire-Publications, fruit de la rencontre de plusieurs revues complémentaires nées au sein de la FEEBF(Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France)  : Croire-Pocket, Hokhma, Les cahiers de l’école pastorale, Tom et Carotte…

Fait-religieux : ce site non confessionnel indépendant d’actualité (2012-2015)parlait exclusivement(et de façon transversale) du « fait religieux », ou des effets sociaux de toutes les croyances religieuses. Et ce, afin d’informer une population française comprenant 40 % de non croyants, mais aussi des personnes aux convictions religieuses très différentes. Fondé par Sophie Gherardi, ancienne rédactrice en chef du Monde et ancienne journaliste à la Tribune, et par son mari Jean-Luc Pouthier, historien des religions à Sciences Po Paris ; parrainé par le Centre d’études du fait religieux contemporain (Cefrelco), présidé par Jean-Luc Pouthier.
Sur la même thématique :  « Laïcité & religions », une pertinente mais éphémère (septembre 2015-juin 2016) « lettre professionnelle de 8 pages à destination du monde de l’éducation, des acteurs publics et de la société civile ». Remplacée depuis octobre 2016 par LaïCitésLettre pédagogique des faits religieux et de la laïcité, un mensuel de 12 pages diffusé sur abonnement sous forme électronique (format PDF).

Famille chrétienne : Un hebdomadaire « ouvertement catholique » et « confessant », créé en 1978 et appartenant à Edifa. Magazine familial (celui des parents mais aussi de leurs enfants-il est aussi lu par des étudiants catholiques), il contient des reportages et des informations de qualités sur des sujets tels que la famille(évidemment), l’éducation, la vie spirituelle…et des témoignages. Il reflète fidèlement la « ligne » de l’Eglise catholique, surtout en matière éthique privée. Sur le plan spirituel, FC semble plutôt ouvert(voir la place donnée au Renouveau charismatique dans ses colonnes…)et branché « nouvelles évangélisations ». Un lecteur évangélique pourrait s’y retrouver.
Son lectorat est généralement aisé, tendance « tradismatique »*. Néanmoins, l’hebdo sait être à « contre-courant » et souhaite dépasser une certaine étiquette.

Interbible : portail catholique francophone(québecois)  interactif créé le 18 février 1999. Avec un moteur de recherche pour accéder au texte complet de la Bible en français courant. La grande clé de l’originalité du site réside dans le fait de créer une zone de dialogue entre les spécialistes de la Bible et le grand public. A explorer.

Phare FM, « la Radio Autrement » – Ensemble de radios web associatives, catégorie A. Le programme national est produit par Phare FM Mulhouse et offert gracieusement aux autres radios Phare FM. Sa ligne éditoriale repose sur l’annonce de l’Évangile, mais « la 1ère radio musicale chrétienne(protestante) en France et en Francophonie » offre particulièrement une musique fraiche, dynamique et positive. Elle se veut ouverte à chacun et propose de courtes rubriques inspirantes, de nature à nous encourager dans la foi et notre vie de tous les jours. Une radio…plein de « pep’s » à découvrir !

Promesses, revue de réflexion biblique : une excellente revue dont nous parlons régulièrement sur Pep’s Café ! S’il y en avait qu’une, ce serait celle-là…

Protestants.org : le portail de la Fédération Protestante de France.

Radio Evangile : Annoncer le message de la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ pour tout homme et femme, sans considération d’âge, d’arrière-plan social, d’origine religieuse ou de culture: telle est sa vocation depuis 1961 !
Ecouter son « trésor sonore »,  plateforme de téléchargement sur laquelle il est possible de récupérer des sons de différentes catégories : message, témoignage, rubrique radio, conférence, jeunes, enfants, livre audio, Bible audio et même musique (soit par téléchargement manuel, soit par abonnement aux podcasts).

D’autres radios protestantes peuvent se découvrir ici.

Radio Notre Dame. Une excellente chaîne de radio communautaire catholique, créée en août 1981 par Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Elle partage la fréquence 100,7 FM avec Fréquence Protestante (autre radio de qualité) à Paris. L’une et l’autre peuvent s’écouter en direct(ou se réécouter) via Internet.

Réforme. Hebdomadaire emblématique du Protestantisme français. Créé à la Libération(le premier numéro paraît le 24 mars 1945) par Jean Bosc, Albert-Marie Schmidt, Denise Berthoud (la fille du pasteur Boegner) et Albert Finet, des protestants français, résistants actifs ou philosophiquement engagés. Réforme représente surtout les sensibilités réformée et luthérienne, mais est très ouvert à l’œcuménisme. On peut apprécier tout particulièrement sa volonté d’être « au plus près de l’actualité », son goût pour la confrontation des idées et les débats contradictoires par-delà les sensibilités, sa façon de « problématiser » et sa capacité à prendre des risques face aux grands événements de l’histoire contemporaine : en témoignent son engagement en faveur de la décolonisation, sa dénonciation des tortures pendant la guerre d’Algérie, son soutien de la construction européenne, sa recherche du sens de la contestation de mai 68, comme son opposition au choix de la France de développer l’énergie nucléaire et au surarmement….

Regardsprotestants.com. Un grand portail Internet, créé en décembre 2012 par des protestants et qui fédère la diversité des médias du protestantisme francophone européen.

La Revue réformée : une excellente revue de haut niveau, qui se veut « théologique et pratique », fondée en 1950 par le pasteur Pierre Marcel. Depuis 1960, la publication est assurée par la Faculté libre de Théologie Réformée d’Aix-en-Provence(devenue en 2009 « Faculté Jean Calvin ») « avec le concours des pasteurs, docteurs et professeurs des Eglises et Facultés de Théologie réformées françaises et étrangères ». Elle est destinée à tous ceux – fidèles, conseillers presbytéraux et pasteurs – qui ont le souci de fonder leur témoignage, en paroles et en actes, sur la vérité biblique.
La maintenance du site de diffusion de La Revue réformée est assurée depuis 1997 par Un poisson dans le net, dont nous avons déjà parlé ailleurs. Les numéros sont publiés en texte intégral avec un décalage d’un an environ par rapport à la version papier.

Top Chrétien. « la communauté chrétienne en ligne », fondée en 1999 par le pasteur Éric Célérier, mérite le détour pour plusieurs raisons : portail chrétien le plus visité en francophonie, le « Top » est géré par des évangéliques mais s’adresse à tous. Son offre est extrêmement diversifiée : vidéos, émissions TV, musiques, cultes en ligne, lectures et études de la Bible, prières, enseignements, messages, formations, témoignages, infos/événements, liens vers d’autres sites référencés…
Tous les chrétiens peuvent donc trouver de quoi satisfaire leur curiosité.

La Vie. Hebdomadaire fondé en 1924 sous le nom de « La Vie catholique ». En 1977, il a choisi de devenir « La vie » tout court, tout en restant fidèle à un « catholicisme d’ouverture » aux progressismes et privilégiant un témoignage chrétien axé davantage sur…la vie plus que par la parole. En règle générale, sa ligne éditoriale(actuellement beaucoup plus « confessante » depuis ces dernières années)traduit une approche moderne de la spiritualité et une grande ouverture à toutes les religions. Il appartient au groupe La Vie-Le Monde.

(A suivre, avec, prochainement, des sites « pour s’approcher de Dieu ». Et même « pour aller plus loin avec Dieu », avec un « spécial jeunesse »)

 

 

 

Notes :

* « Tradismatique » : mot valise ou jargon catholique pour illustrer un mix entre « traditionaliste »-dans un sens non schismatique-et « charismatique » catholique. Aux dires des connaisseurs, le jeune « tradismatique » semble avoir beaucoup de points communs avec le jeune évangélique charismatique.