« Tant que la terre durera… » ou la miséricorde de Dieu(Gen.8v22)

"Même la pluie" : elle vient de Dieu, qui "ne la fait pas payer" et la fait tomber au bénéfice de tous. (Affiche du film "Même la pluie", d'Iciar Bollain, 2010)

« Même la pluie » : elle vient de Dieu, qui « ne la fait pas payer » et la fait tomber au bénéfice de tous.
(Affiche du film « Même la pluie », d’Iciar Bollain, 2010)

(Note : ce billet, publié vendredi, a été amélioré ce dimanche 18/10/15)

Un dernier « verset-harpon »(en gras)pour le week-end(et pour votre route ?). Il importe de le lire dans son contexte, soit celui du récit de Noé et du déluge(Gen.6-9)

« Noé éleva un autel pour le Seigneur. Il prit de tout bétail pur, de tout oiseau pur et il offrit des holocaustes sur l’autel. Le Seigneur respira le parfum apaisant et se dit en lui-même : « je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l’homme. Certes, le cœur de l’homme est porté au mal dès sa jeunesse, mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait.

Tant que la terre durera, semailles et moissons, froid et chaleur, été et hiver, jour et nuit, jamais ne cesseront. »(Gen.8v22. TOB)

Tel est Notre Dieu, qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons », qui « fait pleuvoir sur les justes et les injustes »(Matt.5v45), et qui est « bon pour les ingrats et pour les méchants »(Luc 6v32)

Notre Dieu est donc bon et miséricordieux… »tant que la terre durera ». Car, un jour, cette terre prendra fin. La grâce de Dieu n’a qu’un temps. « La terre dure », comme expression de « la patience de Dieu », « qui ne veut qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance »(2 Pierre 3v9). Mais un jour, tout viendra au jugement, la terre étant « réservée », non pour l’eau(comme aux temps de Noé), mais « pour le feu »(2 Pie.3v7-12).

Ne pensons donc pas que, parce que le soleil se couche et que la pluie tombe, nous n’aurons aucun compte à rendre de nos actions, ou que cet « ordre naturel des choses » cautionne nos mauvaises actions. « Aujourd’hui est le jour du salut » ; « aujourd’hui » est « le temps favorable »(de la grâce), de se repentir, de (re)venir à Dieu(2 Cor.6v2). « Demain » sera sans doute trop tard. Nous ne maîtrisons pas demain, mais nous pouvons décider pour aujourd’hui. C’est pourquoi, vous qui lisez ceci « aujourd’hui », prenez la bonne décision.

 

 

Votre vie est un film

"La fin du film(de la vie)" Scène de "Macadam à deux voies"(1971)de Monte Hellman.

« La fin du film(de la vie) »
Scène de « Macadam à deux voies »(1971)de Monte Hellman.

Beaucoup de décès, ce mois-ci. Sans doute « pas plus » que d’habitude, mais « assez » pour nous interpeller, d’autant plus qu’il s’agit de proches.
Certains appartenaient à Jésus-Christ, ayant vécu et partagé leur espérance autour d’eux, durant leur vie. Avec certitude, nous pouvons dire d’eux qu’ « ils rient (dans la joie) avec leur créateur », dans le ciel. D’autres ne connaissaient pas Jésus comme leur sauveur et seigneur, semble-t-il, ou du moins, n’avaient pas confessé ou proclamé que leur confiance (leur fondement, notamment pour être déclaré juste ») était en Lui. Où sont-ils maintenant ?

Une chose est certaine : au-delà de la peine, de la douleur, des souffrances, causées par le départ d’un proche ou d’un ami cher, il y a un message pour ceux qui restent. Encouragement et consolation, confiance, pour ceux qui partagent la même espérance ; avertissement et invitation à s’arrêter pour se poser « les bonnes questions » et réfléchir, pour les autres.

Ainsi, vous-mêmes ? Quelle est votre relation avec Jésus-Christ (comment le connaissez-vous ? Qui est-il pour vous ?), face au rendez-vous inéluctable de la mort ?
Êtes-vous « prêts à rencontrer votre Dieu » ? (Amos 4v12)

 

Notre vie est courte : elle se déroule comme un film, qui finira par brûler à la fin-à l’instar de la fin de « Macadam à deux voies », le film de Monte Hellman*.

Prenez-vous le temps de penser (et de répondre) à certaines questions essentielles (existentielles) : qui suis-je ? A qui est-ce que j’appartiens ? D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je là ? A quoi consacrer ma vie ? Quelles sont les choses véritablement « durables » ?

A moins que vous n’estimiez que ces questions ne soient pas pour vous, vous estimant :
– Trop jeunes
– Trop forts, trop sûrs de vous
– Trop heureux (vous êtes actuellement « comblés »)
– Trop occupés-à gagner votre vie, de l’argent, ou trop occupés à changer le monde…
– Trop « pourris », ou trop « justes »
– Trop intelligents, trop sérieux
– Trop malades
– Trop vieux
– Trop morts. Mais vous ne serez plus là pour lire ces lignes et il sera alors trop tard. N’attendez pas d’en être là !

 

 

 
Face à la mort et concernant le sens de la vie, ce message est toujours actuel :
Eccl.11v912v1-8, 13-14
Les choses véritablement durables : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/02/22/deux-choses-eternelles/
« Aujourd’hui… » est le mot de Dieu cf 2 Cor.6v2(« plus tard » étant un mot piège, vous empêchant de prendre les bonnes décisions cf Actes 24v25)
Venez donc à Jésus-Christ, « tels que vous êtes »(Jean 6v37-40). Il a le pouvoir de répondre à votre crainte de la mort(Hébr.2v14-15)

 

 

Note :

« Macadam à deux voies », un film de Monte Hellman (1971), avec James Taylor, Warren Oates, Laurie Bird, Dennis Wilson… qui questionne le rapport à l’espace et à la fuite : deux garçons quasi mutiques-« Mécano » et « Conducteur », et un quadragénaire-« GTO », rejoints par une fille versatile, « the Girl »-tous quatre sans nom et sans passé- « sillonnent les routes à deux voies des Etats-Unis. Chaque fin d’étape est ponctuée par des courses automobiles. Avec l’argent engrangé lors de ces rallyes urbains, nos compagnons d’infortune peuvent payer leur carburant et reprendre la route. Enfermés dans ce système absurde et sans fin, ils traînent nonchalamment de ville en ville, de bars en motels miteux ». (cf http://www.dvdclassik.com/critique/macadam-a-deux-voies-hellman )

Un film qui se distingue par son absence totale de violence, de sexe et de drogue.

Là où Dieu habite et règne

Voici le verset d’un psaume, lu cette semaine dans un contexte particulier.
Il s’agit du psaume 84v5(version Darby) :
« Bienheureux l’homme[ou la femme] dont la force est en toi, et ceux[ou celles] dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! »*

Ce verset, qui intrigue le jeune héros d’un roman-jeunesse(« La grande Décision »**, que j’ai relu subitement ces jours-ci)trouve un éclaircissement à la fin de l’histoire.
Voici la méditation(avec quelques adaptations-l’original est en italique)qui suit :

« Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! » est un verset dérangeant et préoccupant.
On serait peut-être tenté de le réécrire différemment, dans le genre :

« bienheureux l’homme[ou la femme] dont la force est au service de Dieu ».
Or, la force humaine, vite épuisée, n’est qu’illusoire. La véritable force, il faut la recevoir de Dieu, jour après jour. Il la donne quand on la Lui demande.
Il veut que nous dépendions de Lui, comme l’enfant dépend de sa mère. Cela signifie que tu ne marches plus seul, que tu soumets ta volonté à la Sienne.
Cette attitude est si contraire à notre nature indépendante et volontaire que Dieu doit sans cesse nous l’enseigner à nouveau.
Lorsqu’on défriche une forêt, il y a tant de choses à arracher pour obtenir un terrain uni. C’est un long travail qui ne se fait pas sans peine.
Ainsi, Dieu permet les difficultés et les épreuves de la vie pour opérer en nous ce défrichement et lui laisser la place.
« Les chemins frayés » représentent sans doute l’image de l’état d’un cœur où Dieu habite et règne [sous-entendu qu’un cœur où Dieu n’habite pas est un cœur en friche], d’un cœur préparé par Dieu à jouir d’un bonheur qu’Il est seul à donner.

Ce sont là des pensées et des réalités que je trouve personnellement très profondes et difficiles à expliquer.
Plus difficiles encore à vivre.

Mais « La Grande Décision » est de suivre ces « chemins frayés », sachant que Jésus-Christ est « le chemin, la vérité et la vie et que nul ne vient au Père que par (Lui) ».

Lectrice, lecteur, si tu as déjà prise cette décision que Dieu seul t’inspire, Lui te guidera pour toutes les autres.

 

En prolongement, lire :

Jean 14v6(« Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie; nul ne vient au Père que par moi »)

Jean 15v5(« Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire »- cad de durable)

Es.40v3-5(« Préparez le chemin de l’Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu »)

 

 

Notes :

* Autres versions : « Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés ».(Ps.84v5. version Segond) ou « Heureux l’homme qui met sa force en toi, dont le cœur connaît les vraies routes »(Ps.84v5-Version du Rabbinat français)

** »La Grande Décision », de Ruth Demaurex. Ed. Le Grain de blé, 1973