Que veillons-nous, ce réveillon du 24 décembre ?

"Dieu est lumière...vous êtes lumière...marchez comme des enfants de lumière !"

« Je suis la lumière du monde », dit Jésus… »(Jean 8v12) et il nous dit : « vous êtes la lumière du monde…votre lampe ne doit pas être cachée mais pour être mise sur le pied de lampe, pour qu’elle luise pour tous ceux qui sont dans la maison »(Matt.5v14-16)

Jeudi 24 décembre. Plus que quelques heures, à l’heure où j’écris, avant le fameux réveillon de Noël…Et en attendant le 31 décembre, 7 jours plus tard, qui viendra clôturer une drôle d’année marquée par le deuil, notamment en France.

Un réveillon est une soirée « où l’on veille ». Reste à savoir pour quoi ou pour qui l’on veille…

La Bible, Parole de Dieu, contient plusieurs exhortations à « veiller » : on se souviendra (et on relira) à cet égard la parabole des « vierges sages » et des « vierges folles », en Matthieu 25v1-13. Au départ, toutes partent à la rencontre de l’époux, leurs lampes à la main. Mais « l’époux tardant », toutes finissent par s’endormir….avant de se réveiller « au cri de minuit » : « voici l’époux, venez à sa rencontre ! »(v6). La différence tient dans le fait que « les sages » étaient « sages », parce qu’elles avaient prévu de l’huile en réserve, pour leur lampe, à l’inverse des « folles ». Résultat : « celles qui étaient prêtes purent entrer avec l’époux dans la salle de noces, et la porte fut fermée »(v10). Et « les folles », qui revinrent-trop tard-avec de l’huile qu’elle avait achetée, se virent répliquer par l’époux un « je ne vous connais pas ! Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l’heure »(v12-13). Elles n’ont pas été reconnues par Celui qu’elles ne connaissaient, en fin de compte, pas.

Le Seigneur Jésus se présente comme Celui qui est « la lumière du monde ». Celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres, « mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12). Il nous dit à nous, qui déclarons être ses disciples(des « chrétiens » ou « petits Christs »), que nous sommes « la lumière du monde », et que notre lumière ne doit pas être cachée(Matt.5v14-16). Nous sommes des « enfants de lumière »(Eph.5v8) et « le fruit de la lumière consiste en toutes sortes de bonté, justice et vérité »(Eph.5v9). Pour briller, il nous faut donc suivre Celui qui est « la lumière », et même faire plus que cela : il nous faut passer du temps avec Lui, et nous attacher à Lui, ce que la Bible appelle « marcher avec ». On ne battra sans doute pas le record d’Hénoc, qui a marché « 300 ans avec Dieu », et qui n’a pas connu la mort, saisi par Dieu (Gen.5v24), mais il y a là une exhortation à suivre. En clair, l’enjeu de notre vie chrétienne, est de « connaître » et « d’être connu » par Celui qui est « le Dieu véritable » et « la Vie éternelle ». Et encore, de façon pratique, d’être reconnu comme quelqu’un qui passe du temps avec Jésus(Actes 4v13). Pour cela, pour briller et être lumineux, il convient de veiller,  à l’instar des « vierges sages », à avoir toujours de l’huile sur soi, pour maintenir sa « lampe allumée ».

« Veillons donc » et soyons « réveillés », en ce réveillon du 24 décembre. Agissons « en tout sans murmures ni réticences, afin d’être sans reproche et sans compromission, enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, où (nous apparaissons) comme des sources de lumière dans le monde, (nous qui portons) la parole de vie » (Philip.2v14-16. TOB).

Sur ce, Joyeux Noël et « sur la Terre, paix, et bon plaisir dans les hommes » (Luc 2v14 ).

Je vous donne rendez-vous, Dieu voulant, début janvier 2016.

 

Ecrire après les attentats du vendredi 13/11/15

Ecrire « après » ou « à propos de ». C’est difficile.

 

Surtout ne cessons pas de prier. De prier pour la France.

Surtout ne cessons pas de prier. De prier pour la France.

Car il est terrible, ce deuxième attentat de cette année 2015. Il est encore plus terrible, cet attentat, qui a à nouveau touché Paris.
« Un marteau s’est abattu. Un coup assourdissant(…) ensanglantant une fois de plus Paris : au moins 129 morts, une centaine de blessés dans un état très grave. Ce vendredi 13 novembre, entre 21h20 et 21h50, la capitale française et sa banlieue nord ont été attaquées en six endroits différents. Au moins sept personnes ont tué méthodiquement »*.
Qui étaient les cibles ? « Des hommes et des femmes attablés à des terrasses de cafés et de restaurants des quartiers du multiculturel Est parisien, des spectateurs et spectatrices d’un concert de rock californien du Bataclan – proche de la place de la République où se tient traditionnellement nombre de rassemblements de solidarité – et d’une rencontre amicale de football au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France ». Des hommes, des femmes, des enfants de toute opinion ou conviction philosophique et religieuse.
Les terroristes n’ont pas touché « au hasard », mais « Leur but de guerre » est de contraindre « cette société ouverte » à se fermer, se replier, se diviser, se recroqueviller, s’abaisser, s’égarer et à se perdre.
Mais le danger est peut-être moins « le marteau » que « l’enclume, sur laquelle nous risquons d’être fracassés. Elle a déjà vibré à l’écho du marteau. L’enclume, ce sont ceux qui veulent faire avancer le pays sur le chemin de l’arbitraire, de la répression aveugle, de la stigmatisation et suspicion généralisée »*.

 

"La Guerre est déclarée". Comment allons-nous combattre ? Faut-il cesser de vivre pour autant ? ("La Guerre est déclarée" : affiche du film-2011- de Valérie Donzelli)

« La Guerre est déclarée ». Comment allons-nous combattre ? Faut-il cesser de vivre pour autant ?
(« La Guerre est déclarée » : affiche du film-2011- de Valérie Donzelli)

« La guerre est déclarée », donc. Non « contre la chair et le sang », mais contre la haine, la peur et l’ignorance. Il y a là une bataille d’idées, de pensées (et aussi sémantique), à livrer et à remporter (2 Cor.10v3-5, Eph.6v12). Il importe alors d’apprendre ou de réapprendre à penser « juste » et à penser « vrai ». Soyons (restons) sages et lucides. Refusons d’être séduits.

Que dire, qu’écrire, après les attentats du 13/11 ?

(Plus) rien, ai-je envie de dire. Ce n’est plus le moment « des concours d’éloquence », ou de faire la morale à ceux qui assistaient au concert de rock au Bataclan, ou à qui que ce soit.

L’heure est venue, notamment pour les chrétiens, moins d’écrire ou de parler, mais peut-être plus d’être et d’agir.
Face au deuil et à ceux qui souffrent, la meilleure éloquence est peut-être de se taire**, pour mieux « pleurer avec ceux qui pleurent » et manifester à leur égard la compassion de Christ.

Que faire ? Qu’être ?

Arrêtons d’écrire, de parler. Sortons (notamment de derrière nos écrans) pour se parler, et se regarder, pour comprendre que derrière un nom, un visage, une confession….il y a, non pas « une statistique » ou « une cible », mais une personne précieuse, de valeur***. Sortons pour se comprendre et s’attacher à l’essentiel. Vivons la réciprocité. Réapprenons à connaître véritablement. C’est une question de vie ou de mort.

Soyons (restons) ensemble. Et surtout ne cessons pas de prier et de veiller, d’aimer, de témoigner. Soyons des repères, porteurs de sens et d’espérance (et non « d’espoir »). « Faisons les présentations » (dans le sens de faire connaître Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie »)

Prions pour la France. Prions pour la compassion de Dieu sur les familles des victimes.
Sachant que Dieu déclare vouloir « tendresse[bonté, miséricorde, loyauté]et non sacrifice. Et connaissance de Dieu plus que des holocaustes »(Osée 6v6). Et l’« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Michée 6v8)

Prions pour nos autorités. Pour eux-mêmes et leurs proches, mais aussi pour leurs prochaines(difficiles et délicates) décisions en réponse à ces attentats. Puissent-elles être prises en toute sagesse, pertinence et justice.

Prions pour la crédibilité de l’Eglise, c’est-à-dire, nous, croyants. Ne perdons pas notre temps en distractions, scandales, « humour cool gras » et vulgaire****. Souvenons que notre ministère est celui, non « de la condamnation », mais « de la réconciliation »(2 Cor.5v18 et ss), et de « la nouvelle alliance » (2 Cor.3v6).
On ne tue donc pas « au nom de Dieu », et encore moins « pour le servir », ou « lui rendre culte » (Jean 16v2)

« Soyons donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchons dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur »(Eph.5v1-2).

"Veillez, priez, résistez"

« Veillez, priez, résistez »

Soyons « lumières » et « marchons comme des enfants de lumière »(Matt.5v14 et ss, Eph.5v8-9), comme « Dieu est lumière »(1 Jean 1v5 et ss) et Christ est « lumière »(Jean 8v12). Manifestons « le fruit de la lumière : bonté, justice et vérité »(Eph.5v9).

Prions pour que tout ce qui est « ténébreux », caché, soit « toutes choses, étant reprises par la lumière, (soient) manifestées[dévoilées]; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière ».(Eph.5v13)

Prions pour que nous soyons réellement « des ouvriers de paix ». Sachant que la paix véritable n’est pas uniquement l’absence de ce qui ne va pas, mais la présence de ce qui est bon.

 

 
A lire, enfin, de belles interventions, dignes et pertinentes- de la part d’autres blogueurs :

Cahiers libres : http://cahierslibres.fr/2015/11/totalite-et-infini/

Elle croit : http://www.ellecroit.com/attentats-du-13-novembre-paris-douleur-souffrance-esperance/

La rebellution : http://www.larebellution.com/2015/11/14/attentats-prayforparis/

Phylloscopus : https://phylloscopus.wordpress.com/2015/11/16/361/

Stratpolitix : http://stratpolitix.com/2015/11/17/pourquoi-la-france-une-courte-reflexion-sur-un-impact-psychologique-et-un-traitement-mediatique-particuliers-2/
Thomas More : https://thomasmore.wordpress.com/2015/11/16/libertes-et-securite-dans-un-monde-dangereux/

TGC – Evangile 21 : http://www.thegospelcoalition.org/evangile21/article/pray-for-paris

 

Notes :

* cf Ivan Duroy. Attentats : entre le marteau et l’enclume.
A rapprocher avec cette analyse de Pierre-Jean LUIZARD, chercheur CNRS et membre du GSRL, auteur du Piège Daech, relayé par Sébastien Fath sur son blogue :
Daech veut faire en France ce qui a réussi en Irak : « Cet acte de terrorisme en France n’est selon moi pas du tout une marque de faiblesse. Il illustre une guerre qui nous est déclarée. L’État islamique essaie de faire en France ce qu’il a parfaitement réussi en Irak, en multipliant les violences envers certaines communautés, à savoir finir par convaincre les différentes communautés qu’elles ne pouvaient plus vivre ensemble. »
** Cf Job 2v11-13, le silence des amis de Job est peut-être ce qu’ils ont dit de mieux.

*** En cela, ces terribles et tristes événements du vendredi 13/11 redonnent une actualité troublante à deux billets publiés il y a quelques temps, relatifs à « l’indifférence » et à « l’individualité ».

**** Cf Eph.5v3-8 : « Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints; ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.
Que personne ne vous séduise par de vaines paroles; car, à cause de ces choses, la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance. N’ayez donc pas de participation avec eux;
car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur…. »

Qui recevra le Messie ? Récit de la naissance de Jésus, lu par un comédien

Une « bonne pêche », dans « Un Poisson dans le net », un site « nettement » au service de l’Evangile, dont nous avons déjà parlé :

Un comédien, Benjamin Kraatz, lit des extraits de l’Evangile de Luc et de l’Evangile de Matthieu, lesquels racontent que le Messie (et Rois des rois, le Sauveur annoncé par les prophètes)Jésus a failli naître dehors, parce qu’il n’y avait pas de place pour lui dans les hôtels, ni même dans les médias*. L’Evangile de Jean précise même qu’Il est venu chez les siens, mais que les siens ne l’ont point reçu. Les extraits lus révèlent qu’une place dans un endroit inattendu Lui a finalement été trouvée….Qu’en sera-t-il pour toi, aujourd’hui ? Une promesse spéciale est donnée pour celui qui le reçoit, encore aujourd’hui !

Ecoutez et…partagez autour de vous !

Et « Joyeux Noël » !

 

 

Notes :

* Lesquels médias(certains) tendent souvent à braquer le projecteur sur des futilités. Or, en cette période où l’on va fêter les lumières, souvenons-nous et proclamons que :

-La première chose que Dieu a créée, au milieu des ténèbres et du chaos, est la lumière(Gen.1v1-4)

« Dieu est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres »(1 Jean 1v5)

-Jésus-Christ est « la lumière du monde ». (Jean 1v4-9 ; 8v12)

Le commandement de Dieu le plus difficile…

Marchez pendant vous avez la lumière

La fête de Soukkot passera-t-elle inaperçue parmi les chrétiens, cette année ?

Quel est, parmi les commandements de Dieu, celui qui est le plus difficile à accomplir ?

Celui qui nous exhorte à « n’être que joyeux »(ou « à se livrer entièrement à la joie »), à l’occasion de la fête des Tabernacles(« soukkot »), cf Deut.16v15(voir aussi Néhémie 8v9-10 et ss), célébrée ce mois-ci par les Juifs du monde entier.

Des trois fêtes bibliques principales relevées dans les Ecritures(Deut.16 et Lévitique 23), Soukkot est la moins « défigurée » de nos jours. Sans doute parce qu’elle est la plus oubliée au sein des chrétiens, comme l’a rappelé récemment mon pasteur. Que signifie-t-elle ? Un « non Juif » peut-il se sentir concerné ? Sachant que, comme le souligne encore mon pasteur, beaucoup fêtent Noël qui n’est pas dans la Bible(ou même fêtent Pâque d’une façon qui n’est pas dans la Bible)…alors qu’ ils ne fêtent pas Soukkot qui est pourtant dans la Bible.

L’édito de la lettre de nouvelles d’octobre de « Juifs pour Jésus »* souligne que, à cette occasion « les Juifs du monde entier fêtent la lumière parmi tant d’autres symboles de Soukkot. » Car « c’est par la lumière[en rappelant les prophéties d’Esaïe] que Jésus a pu montrer à ses détracteurs qu’il représente bien l’accomplissement des Ecritures(…)A la fin du premier jour de la fête de Soukkot, le temple était merveilleusement illuminé(…)La lumière était destinée à rappeler au peuple comment la glorieuse « Shekinah » de Dieu avait jadis rempli le Temple. Mais la gloire de Dieu était encore une fois dans le Temple, manifestée dans la personne de Jésus qui utilisa cette cérémonie pour illustrer ce fait. » Celui-ci déclara à tous ceux qui étaient assemblés là : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie »(Jean 8v12). Mais Jésus n’a pas été reconnu(cf Jean 7**). Beaucoup ont refusé que leurs ténèbres soient exposées à Sa lumière. Mais il y en a eu qui furent attirés à la lumière, dont le cœur brûla de la vérité de Jésus. » (Jean 3v19-21 ; Jean 1v8-14)Nous qui connaissons Jésus-Christ comme Messie, Sauveur et Seigneur, nous sommes ses témoins aujourd’hui. En attendant Son retour.

Pour ce mois-ci, tellement important pour le peuple Juif, laissons donc luire notre lumière pour ceux qui sont encore dans les ténèbres(cf Matt.5v16 ; Eph.5v8-13)et donnons à voir la lumière de Jésus. Célébrons donc la fête. Celle de l’Eternel, qui est donc la nôtre ! Et, conformément au commandement de Dieu, livrons-nous entièrement à la joie !

 

On fête Soukkot à Paris ce week-end : ici(ce soir)ou , « pour tout savoir » !

 

Notes :

*Octobre 2014, numéro 59, p1(Edito de Josué Turnil)

** Il est par ailleurs révélateur, dans ce chapitre 7 de Jean, que la fête des tabernacles soit appelée « la fête des Juifs » et non plus « la fête de l’Eternel ». Son sens véritable était-il déjà perdu à l’époque de Jésus ?

Il semble donc que cette fête soit la seule qui n’ait pas été véritablement accomplie lors de la première venue de Jésus et qu’elle le sera enfin lors de Sa seconde venue. Et Il « vient bientôt » !(Apocalypse 3v11 et 22v7-20 ). Désirons Sa venue !

« Seigneur de tout…ou pas du tout ? »

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée ».(Matt.22v37)

 

 

 

Voici un jeu* : relisez cette phrase et dites-nous quel est le mot le plus important ?

 

 

 

 

 

 

Avez-vous trouvé ?
Il s’agit du mot…« tout », bien sûr !

Jésus présente ce commandement comme étant « le premier et le plus grand »(Matt.22v38). Donné encore aujourd’hui, il nous implique tout entier. Il n’y a d’ailleurs aucun domaine, corps, âme et esprit(1 Thes.5v23), où Dieu ne serait pas souverain.
Ou pour dire les choses autrement, si Dieu n’est pas le Seigneur « de tout », Il n’est pas Seigneur « du tout » !

A ce sujet, un autre exemple, découvert lors d’un séminaire cet été(et qui m’a beaucoup parlé, à l’instar d’un autre thème similaire : celui de l' »ouverture »), est cette promesse du Seigneur Jésus, qui se lit dans Apocalypse 3v20-un verset (trop)bien connu :

"La Lumière du monde", par William Holman Hunt (1851-1853, église Saint-Paul, Londres)

« La Lumière du monde », par William Holman Hunt (1851-1853, église Saint-Paul, Londres)

« voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ».

Il est d’ailleurs intéressant de faire une comparaison avec une série d’exhortations données par Jésus, dans Luc 11v9-10 : « demandez…cherchez…frappez… ».
Lui-même donne(et montre)lui-même l’exemple, puisqu’ Il 1)nous cherche(Matt.18v12-13, Luc 15v1-7), 2)frappe à notre porte et 3)demande à entrer(Apoc.3v20).
Le Seigneur « est à la porte » et il frappe…peut-être avec un peu plus d’insistance aujourd’hui(Il « revient bientôt » et n’a peut-être été jamais aussi « proche » de nos jours, cf Matt.24v33, Luc 21v31). Mais sans forcer, « sans défoncer la porte ».

Le Seigneur « est à la porte » et il frappe. A quelle porte frappe-t-il ?
Bien sûr, on dit généralement qu’il s’agit de « la porte de notre coeur ». « Ouvrir la porte », c’est inviter à entrer Jésus, pour qu’Il devienne « le Sauveur et le Seigneur de notre vie ». C’est effectivement vrai, mais d’autres sens sont également possibles(voir contexte d’Apoc.3v20-à qui est d’abord destinée cette invitation de Jésus ?)

Le Seigneur frappe. A quelle(s) porte(s) frappe-t-il aujourd’hui ? Dans quel(s)domaine(s)de ta vie, où Il n’est pas (encore) maître, souhaite-t-il entrer ?
Quelle est notre part ? Entendre(comprendre, reconnaître) la voix de Celui qui frappe(cf Cant.2v8-3v2 ; 5 ; Jean 10v1-5, 7-14 ; 1 Rois 19v1113…) et ouvrir la porte, pour laisser passer la lumière(ou plutôt Celui qui est « la lumière du monde » cf Jean 1v9 et ss ; 8v12) dans les parties de ma vie où le Seigneur n’est pas(encore)maître(Jean 3v21).
Rappelons-nous : S’Il n’est pas le Seigneur de tout….

Le Seigneur se tient à la porte et frappe. Si nous entendons sa voix et ouvrons la porte, Il entrera chez nous et « soupera avec nous(« prendra la cène » – TOB)et Lui avec nous »(Apoc.3v20). Le Seigneur veut « prendre la cène » avec nous. La cène ou « le repas du soir ». Il veut partager avec nous un repas de communion-un repas où l’on parle, échange, et où l’on s’ouvre(contre-exemple : Luc 7v36, 50).

Le Seigneur vient sans doute « frapper » dès le matin, mais aussi, peut-être, particulièrement le soir. A un moment où nous avons plus d’appréhension, à l’approche de la nuit et des ténèbres. Le Seigneur frappe aujourd’hui à notre porte, pour nous apporter, outre la lumière dans nos vies, la paix et la véritable sécurité, dans une véritable relation avec Lui.
Vous connaissez sans doute ce récit des « pèlerins d’Emmaüs » dans Luc 24v13-28, et de leur rencontre avec un mystérieux voyageur. Voici la conclusion, aux vv28-29 : « lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée. Et il entra, pour rester avec eux ».
Les pèlerins s’inquiétaient-ils de ce que leur mystérieux compagnon allait rester dehors la nuit, dans le noir, ou de ce qu’eux-mêmes allaient passer la nuit seuls ?
A moins que « l’amour du Christ » ne les « étreigne »(2 Cor.5v14), puisqu’eux-mêmes témoigneront plus tard que « leur coeur brûlait » en eux, lorsque leur mystérieux compagnon leur parlait en chemin et « leur ouvrait les Ecritures ? »(v32)

 
Notes :

* »Jeu » imaginé, à la base, par ma chère moitié.