« Cherem »

¡No pasarán! Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

« Cherem » : en hébreu moderne, le terme signifie aussi « boycott de l’inaccessibilité ».

…ou le « dévouement éternel ».

 

L’ordre donné par Dieu au roi Saül est clair : « Samuel dit à Saül : C’est moi que l’Eternel a envoyé pour t’oindre roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc ce que dit l’Eternel. Ainsi parle l’Eternel des armées : Je me souviens de ce qu’Amalek* fit à Israël, lorsqu’il lui ferma le chemin à sa sortie d’Egypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient; tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes ». (1 Sam.15v1-3. Voir Ex.17v8-16, Deut.25v17-19)

Saül remplit bien son contrat, mais en partie seulement : il « battit Amalek depuis Havila jusqu’à Schur, qui est en face de l’Egypte. Il prit vivant Agag, roi d’Amalek, et il dévoua par interdit tout le peuple en le passant au fil de l’épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs boeufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu’il y avait de bon; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif » (vv7-9).

Epargner les meilleures bêtes, alors que Dieu avait ordonné de les lui dévouer par interdit, n’est que « pure logique » à vue humaine. Car ce qui a été épargné n’est pas mauvais en soi, puisque susceptible d’être « utile » : sacrifice pour l’Eternel ou nourriture, et même-s’agissant du roi Agag-« trophée de guerre » pouvant signifier que la victoire a bien été remportée !

Sauf que… « la logique humaine » n’entre pas en compte ici. Seule compte la Parole de l’Eternel : « obéissance est meilleure que sacrifice » et « désobéissance est aussi coupable que la divination » !(vv22-23)

Le mot « interdit » se dit « Herem »(ou « Cherem ») en hébreu, généralement traduit par « dévoué », « interdit », « filet », « extermination », « destruction », « piège ». Il se rapporte à tout ce qui est éternellement dévoué, consacré à Dieu. Et ce qui est consacré à Dieu(un bien, par exemple) ne peut être repris. Car reprendre le « cherem », c’est voler Dieu.

Ex : Lévit.27v21, 28 : « Et quand l’acquéreur en sortira au jubilé, ce champ sera consacré à l’Eternel, comme un champ qui a été dévoué; il deviendra la propriété du sacrificateur(…)Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Eternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Eternel ».

Ex : Deut.7v25-26 (relative aux idoles-appelées « choses abominables »-que l’on serait tenté d’introduire chez soi) : « Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux. Tu ne convoiteras point et tu ne prendras point pour toi l’argent et l’or qui sont sur elles, de peur que ces choses ne te deviennent un piège; car elles sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu. Tu n’introduiras point une chose abominable dans ta maison, afin que tu ne sois pas, comme cette chose, dévoué par interdit; tu l’auras en horreur, tu l’auras en abomination, car c’est une chose dévouée par interdit ».

Il y a de quoi nous interpeller. Et cela m’interpelle particulièrement. A ce sujet, je ne suis pas encore « arrivé », mais suis « en chemin », comme vous. Cette question, sérieuse, vaut la peine d’être creusée, à la lumière de la Parole de Dieu. A moins de dire que « ces trucs juifs » ne nous concernent pas, nous chrétiens. Sauf que 1 Cor.6v19-20 nous le rappelle : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ».

Cela signifie que quelqu’un-le Seigneur Jésus-Christ-a payé un grand prix, à la croix, pour vous. Parce qu’Il vous aime et parce que votre vie est précieuse à ses yeux. Cela signifie que si Jésus est bien, outre « votre Sauveur », « le Seigneur de votre vie », vous n’avez plus de droit sur votre vie. Vous ne pouvez plus « faire n’importe quoi avec ». Votre vie, désormais entre les mains de Jésus, votre Seigneur, est maintenant « sainte » à Ses yeux (voir 2 Cor.5v15, Romains 14v7-8, Galates 2v20…)

Ce qui signifie qu’être chrétien, et donc « disciple de Jésus-Christ », n’est pas être « un touriste spirituel » ou un « dilettante », quelqu’un « qui joue au chrétien ». Vous n’avez certes « plus de droit sur votre vie », mais le Seigneur Jésus vous aime. Il connaît (et vous enseigne) la meilleure façon (la plus juste, la plus sage, qui ait du sens) de l’utiliser dans ce monde, pour Sa gloire et le bien des autres.

Nous n’avons qu’une vie, et la vie est courte : qu’allons-nous en faire ? Pour qui allons-nous vivre ? Sommes-nous décidés à relever le défi ?

 

Notes :

*On a vu en Amalek « la chair », l’ennemi de nos âmes, tout ce qui est en rébellion contre Dieu : http://www.preparezlechemin.com/article-16343155.html ; http://www.bibliquest.org/BriemC/BriemC-at02-Ch17_Amalek.htm

 

 

 

 

 

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