Quand Jésus-Christ libère, Il libère vraiment : Marc 5v1-20

Jésus et l'homme de Gedara : une libération totale mise en oeuvre !

Jésus et l’homme de Gedara : une libération totale mise en oeuvre !

Nous connaissons l’histoire de l’homme possédé par l’esprit de « légion », à Gédara, en Marc 5. « Cet homme avait sa demeure dans les sépulcres, et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne. Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers, et personne n’avait la force de le dompter. Il était sans cesse, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres »(Marc 5v3-5). Jésus y opère une délivrance à tous les niveaux. L’homme était nu, incontrôlable et malade : il ne l’est plus. Le voici désormais « assis aux pieds de Jésus »(Luc 8v35), « vêtu et dans son bon sens »(v15). C’est bien la totalité des plans de sa vie personnelle qui est guérie et sauvée : son corps, son âme, son esprit, ses relations, sa place dans la société.

Mais la libération ne se limite pas à un seul individu et à son réseau, puisque c’est aussi toute une économie locale (la principale de la région) qui est libérée de l’élevage du porc, animal impur par excellence pour les Juifs. Selon Gilles Boucomont, il s’agit d’« une souillure contingente de la dégradation sociale qui consistait à ce qu’un membre d’une communauté vive dans un cimetière, hurle et soit enchaîné dans ses crises les plus terribles. La purification de cet homme conduit à la purification d’un système marchand qui avait une influence sur toute une région. D’autant plus qu’à la corruption sociale et économique s’ajoutait l’impureté politique : le démon s’appelait en effet « légion ». Cela veut dire qu’il est lié à la domination romaine et c’est ce qui explique qu’on élève dans le coin des porcs, afin de nourrir les armées de l’envahisseur »(1), ou de l’occupant, dirai-je. Soit une région entièrement sous la tutelle de l’ennemi, l’ennemi physique et l’ennemi spirituel, depuis les plans les plus intimes de la vie des gens jusqu’au système économique et politique(1).

Bref,

« Quand Dieu libère une personne, il enclenche la libération d’une famille.

Quand Dieu libère un citoyen, il libère sa nation.

Quand Dieu libère sur un des plans de la vie, il veut libérer sur tous les plans »(1).

N’oublions jamais que Dieu est le créateur de la Terre et que la Terre lui appartient(Ps.24v1). « Le pays est à Lui » et « nous sommes ici chez Lui comme des émigrés et des hôtes »(Lévit.25v23. TOB), bien qu’elle soit trop souvent, par nos compromissions, sous la domination du malin, qui se fait appeler « le prince de ce monde »(Jean 16v11), alors que Lui est le Roi de l’Univers(Ps.93v1). Et Jésus est « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs »(Apoc.19v16)

L’homme intelligent ou l’homme sage, selon la sagesse de Christ(1 Cor.1v19 et ss ; Col.2v3), est celui qui fait le lien, sachant que tous les problèmes sont liés, et qu’il n’y a pas de domaines cloisonnés, où Christ ne serait pas appelé à régner. Le mandat de l’homme intelligent, de l’homme sage, est celui de la réconciliation(2 Cor.5v19). A tous les niveaux.

Quel sera notre impact, en tant que témoin de Christ ? Il est facile, aujourd’hui, de trouver une actualisation de ce qui précède.

Examinons-nous : quel Evangile proclamons-nous ?(2) De même, examinons si notre implication, en tant que chrétiens, disciples de Jésus-Christ, dans les domaines de l’économie, l’éducation, la politique…comporte des effets réellement salutaires et réellement significatifs des principes du Royaume de Dieu…..

 

Notes : 

(1) Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus (T.2): Mener le Bon Combat. Ed. Première Partie, 2011, pp 323-324. L’essentiel de cette étude provient de là.

(2) Sachant que « l’Evangélisation prend toujours trois P » : « Présence »(« incarnation »), « Parole », « Puissance », comme le rappelle ce billet sur le blogue « Théologeek ». Ou alors l’Evangélisation se dit « CCP » : « Compassion, Communication(proclamation, affirmation), Puissance ».

 

 

Tout ne se vend pas

« Tout se vend », dit-on.

Or, le sage dit : « Acquiers la vérité, et ne la vends pas, La sagesse, l’instruction* et l’intelligence ».(Prov.23v23)

« Ne la (re)vends pas ». Même si tu te trouves un jour dans l’extrémité. Même si quelqu’un te promet un gain(ou une rentabilité)plus grand(e), ou prétend « t’en offrir plus ».

Car, « tout ne se vend pas » et « tout ne se vaut pas »**.

Justement, comment « acquérir » ce qui « en vaut la peine » : la vérité, la sagesse, l’instruction et l’intelligence ? Certainement pas par « des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or »(1 Pie.1v18), mais en connaissant « Celui qui est la vérité »(Jean 14v6), « le seul vrai Dieu »( Jean 17v3), « le Dieu véritable »(1 Jean 5v20-21), et en connaissant la Parole de Dieu, « qui est la vérité »(Jean 17v17)

De même, Dieu dit encore « que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de (le) connaître…. »(Jér.9v24). Lui  « qui donne la sagesse »(Prov.2v6), dont le commencement est la crainte de l’Eternel(Prov.9v10)…sagesse qui « vaut mieux que l’or », de même que l’intelligence vaut mieux que l’argent.(Prov.16v16)

Bref, si tu acquiers la vérité, ne la vends pas, « de même que la sagesse, l’instruction* et l’intelligence ». L’une et l’autre sont sans prix.

Vraiment, « tout ne se vend pas » et « tout ne se vaut pas » !**

Notes :

* Ici, instruction se dit « muwcar » en hébreu, soit : discipline, châtiment, correction. Traduit généralement par corriger, instruction, enseigner, ceinture, outrager, avis, leçon, science, exemple.

** Une histoire de la Bible, où il est question de quelqu’un qui « ne voulait pas vendre », dans 1 Rois 21v1-29.

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« L’Homme de bien transmet son héritage aux enfants de ses enfants… »(Prov.13v22)

L' »homme de bien » est aussi un homme sage. A mille lieux d’une vision à court terme, il pense à l’avenir. Et même au-delà de ses propres intérêts, de ce qui peut « rapporter tout de suite », ou même de ses propres enfants. Il se soucie de ce qui sera laissé aux petits enfants.

« Ce qui sera laissé »(« l’héritage ») est révélateur de ce qui a (pré)occupé cet « homme de bien » durant sa vie : cet héritage sera-t-il matériel, moral, culturel, environnemental ou spirituel ? A moins qu’il ne soit…Dieu Lui-même ? (Deut.10v9) Sachant qu’en comparaison, Dieu s’est choisi des personnes pour héritage.(Deut.9v29)

A quoi rêvent les petits garçons ? Et les petites filles ?

Nos (petits)enfants nous accuseront-ils ? Et d’ailleurs, se préoccuperont-ils de ce qui leur sera laissé ?

Mais ce qui est aussi révélateur est la façon dont les bénéficiaires recevront l’héritage. Car la question qui suit-au delà du « comment transmettre »- reste d’actualité :

Qu’en feront-ils ?