Le Défi biblique de l’été : l’épître de Paul aux Galates, par Louis-Michel

Pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Galates.

 

L’Épître :

Excusez mon originalité, mais j’imagine l’organisation télévisée d’un grand débat entre deux leaders : le premier représenterait la loi, le second serait le fer de lance de la foi. Incontestablement, c’est Paul, le défenseur de la foi qui l’emporte !

Il écrit sa lettre aux églises de Galatie en 49 ap. J.-C. Des prédicateurs partisans de la loi de Moïse pour les chrétiens veulent détourner les membres des églises de la foi toute simple que Paul avait prêchée lors de son premier voyage missionnaire.

Le défi :

C’est très simple : Je dois choisir entre vivre par la loi, et vivre par la foi. Paul, aux Romains, parle de la foi avec ces mots : « La loi de foi ». C’est ce que Jésus a fait par Son Esprit, nous donner de vivre, non avec la lettre qui tue, mais avec l’Esprit qui vivifie ! D’ailleurs, Luther, reprenant un mot de la Bible, s’écrie : « Mon juste vivra par la foi ! »

L’interpellation :

Ne nous laissons pas prendre par le légalisme ! C’est la plus grande menace contre l’Eglise. En effet, pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? Parce que nous voulons une église parfaite, sans aucun défaut, parce que nous voulons une belle apparence ?

Les versets :

« Nous avons compris qu’on est déclaré juste devant Dieu, non parce qu’on accomplit les oeuvres que commande la loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ » (Ch.2:v.16).

« Tu n’es plus esclave, mais tu es fils ou fille, héritier des biens promis, grâce à Dieu » (Ch.4:v.7).

Question :

La loi vient des commandements de Dieu, doit-on les retirer de la Bible ? Il faut répondre à cela, que Jésus, à cause de l’amour divin, nous rend capables d’accomplir toute la loi selon l’Esprit !

 

 

 

La grâce, ce n’est pas un style de vie « gras », qui se voudrait « cool ».

La grâce ? C’est évident ! Tellement évidente qu’elle est, en vérité, souvent bien mal connue ou mal comprise !

La grâce est en vérité difficile à définir, tant elle est éloignée de nos schémas de pensée, qui reposent sur le mérite, le dû, le « deal ».
Or, la grâce n’est pas du dû ou du « deal », puisqu’elle nous donne ce que nous ne méritons pas et ne pouvons mériter. Elle vient de Dieu et de Dieu seul(Eph.2v8-10), qui ne peut rien recevoir de l’homme*.

La grâce révèle la colère de Dieu « contre toute impiété[une vie sans loi, sans frein] et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive »(Rom.1v18)

Tout homme, sans exception, quelle que soit sa classe sociale, sa religion (ou son absence de religion), son niveau de vie, son niveau intellectuel, son niveau de sainteté ou de bassesse(Ex : l’apôtre Paul-ancien persécuteur de l’Eglise et de Christ, le théologien Nicodème, le Roi Manassé, le collecteur d’impôt et collabo Zachée, la prostituée Rahab, le jeune homme riche qui cherchait quoi faire « pour hériter la vie éternelle »….)a besoin de la grâce de Dieu, parce que Dieu est saint et que tout homme est pécheur(Rom. 3v19, 22-23). Et que « le salaire du péché, c’est la mort »(Rom.6v23)

Sur quelle base s’exerce cette grâce de Dieu ?

 

La grâce, « source de salut pour tous les hommes », « a été manifestée »(Tite 2v11) en Jésus-Christ (Jean 1v17 ; 2 Tim 1.9-10).
Accepter la grâce pour être ainsi « gratuitement justifiés, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Rom 3.24) et vivre par elle nous libère de  « la loi(ou « la malédiction ») de la loi » (qui repose sur : « tu dois mener une vie parfaite » et « si tu transgresse même le plus petit point de la loi, tu es mort »cf Gal.3v10-13)
Enfin, la grâce nous « enseigne », selon Tite 2v11-12**, « à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines »(qui sont personnelles, puisque « chacun est amorcé par sa propre convoitise » cf Jac 1v14), et à « vivre », non pas isolé, de façon « bizarre », ou même « confondu avec », mais « dans le siècle présent », aux conditions suivantes(comparer avec Jean 17) :

-« sagement »(ou « sobrement », « équilibré »), quant à soi : ce qui exclue la mentalité infantile du « no limit » et l’obsession de satisfaire nos moindres désirs.

"Comparaisons", par Andy Singer

« Comparaisons », par Andy Singer

-« justement » quant aux autres : ce qui exclue l’égoïsme, l’individualisme, l’esprit de comparaison et de compétition.

-« pieusement » quant à(notre relation avec) Dieu : soit une manière de vivre pleine de respect pour Dieu, ce qui implique de nous préoccuper moins de ce que nous faisons pour Dieu(et donc de nous-même) et plus de ce que Dieu est et a fait pour nous…De quoi nous inspirer pour l’adorer Lui et Lui seul, en esprit et en vérité(Jean 4v34)

 

La grâce, ce n’est donc pas un style de vie « gras », qui se voudrait « cool », justifiant n’importe quoi.***

La grâce, formidable moteur de notre vie chrétienne, nous encourage à la sainteté, à vivre une vie qui plaît à Dieu, dans la perspective du retour du Seigneur Jésus-Christ (1 Pi 1.13)

 

 

 

 
Notes :

*Des exemples de la grâce à découvrir : dans ces paraboles de Jésus (Matt.22v1-14 ; Matt. 20v1-16) ou l’histoire de Ruth(comparer avec Deut.23v3)…autant d’illustrations(particulièrement dans Ruth) de la bonté de Dieu.

Un dossier sur l’amour et la grâce de Dieu dans ce numéro de Promesses : http://www.promesses.org/arts/184p01.html, dont l’article de Joël Prohin m’a inspiré la structure du présent billet.

Un livre de Jerry Bridges : Vivre sous la grâce(ed. Farel, 1996). Malheureusement épuisé. Si vous avez « la chance » d’en trouver un….

** A rapprocher du résumé de la loi par Jésus : « tu aimeras ton Dieu…et ton prochain, comme toi-même » cf Matt.22v37-39

*** C’est le cas des Corinthiens cf 1 Cor.1v10-13 ; 3v16-23 ; 4-8 ; 10…

Mais il est tout à fait possible de vider la grâce de son sens, à la manière(légaliste)des Galates.