Ce qui n’intéresse pas Dieu, et ce qui l’intéresse….

« Notre Seigneur est grand et plein de force ; son intelligence est infinie »(Ps.147v5), Lui qui a « mis le sable comme limite à la mer, frontière définitive qu’elle ne passera pas ?
Elle bouillonne mais reste impuissante, ses vagues peuvent mugir, elles ne la passeront pas »(Jer.5v22).

« Il n’apprécie pas les prouesses du cheval,
il ne s’intéresse pas aux muscles de l’homme.
Mais le SEIGNEUR s’intéresse à ceux qui le craignent,
à ceux qui espèrent en sa fidélité » (Ps.147v10-11)

En ce moment, j’écoute « Dieu de toute grâce »

Bonjour ! Voici un chant(1) inspirant à (re) découvrir pour l’été, propre à l’adoration, et pour apprendre à donner et à recevoir :

Bonne écoute, dans Sa présence !

Texte biblique à méditer : 

« Mon Dieu, je veux faire ce qui te plaît,
et ta loi est tout au fond de moi. »
Dans la grande assemblée, j’ai annoncé ta justice ;
non, je ne retiens pas mes lèvres,
SEIGNEUR, tu le sais !
Je n’ai pas caché ta justice au fond de mon cœur,
j’ai parlé de ta loyauté et de ton salut,
je n’ai pas dissimulé ta fidélité et ta vérité
à la grande assemblée.
Toi, SEIGNEUR, tu ne retiendras pas loin de moi ta miséricorde,
ta fidélité et ta vérité me préserveront toujours ». (Ps.40v9-12. TOB)

 

Notes : 

(1) »Dieu de toute grâce » (JEM 3, N° 745). Paroles et musique de Thérèse Motte(2000)/ soliste Estelle Ghyselinck/ flûtes Jean-Louis Olivier/ Violon Emilie Le Van/ Piano Thérèse Motte.

Paroles et accords sur le site shir.fr.

 

« Bereshit »

"Au commencement", c'est "deux"...

« Au commencement », c’est « deux »…

Ou ce qu’un seul mot, voire une seule lettre, peut nous apprendre….

 

« Nous traduisons d’habitude, avec assez de précision », souligne Erri de Luca dans « Noyau d’olive »*, « le premier mot de l’Ecriture sainte : Bereshit » qui équivaut à notre « en commencement » (ou « Au commencement », « premièrement »).

Noyau d'olive, d'Erri de Luca

Noyau d’olive, d’Erri de Luca

« Dans Berechit », poursuit l’écrivain napolitain, « il y a un « b » qui correspond à « en » et il y a « reshit », qui correspond plus ou moins à « commencement ». Reshit vient de rosh qui est la tête, c’est à dire une partie du corps. Elle n’indique pas un avant ou un après, une priorité temporelle. Elle indique un ordre d’importance et reshit est plus précisément la primeur**.
Pourquoi ne peut-t-il pas y avoir un avant et un après ? Parce que jusqu’à ce moment-là, il n’existait ni un avant, ni un après, le temps lui aussi est créé, il est même un effet de la création (…)
Celui qui agit, qui façonne le monde, c’est Elohim, non pas le plus solennel des noms de Dieu, non pas le tétragramme qui se manifestera plus loin (…)
Selon la tradition du commentaire biblique, le monde tient sur deux mesures : la justice et la miséricorde. Le nom Elohim préside à la justice, mais un monde fondé seulement sur la justice n’aurait pas réussi à subsister, car trop coupable.
Alors l’Ecriture intervient au terme des 7 jours de la création, le 7ème compris, pour ajouter le nom le plus sacré, le tétragramme, devant Elohim.
Ainsi avec le secours de la miséricorde contenue dans le tétragramme, le monde tient »(op. cit., pp44-46).

Nous apprenons donc ce que Dieu a fait et ce, dès le commencement. Et notamment ce qu’Il a créé en premier : la lumière, au milieu des ténèbres (Gen.1v1-3).
« Et quand Elohim dit : « ier or », « soit la lumière »(…), Il enseigne que c’est ce qu’Il dit qui fait naître la lumière et ainsi de suite tout le reste », ajoute Erri de Luca.
« Sa seule volonté muette ne suffit pas, il faut sa parole pour donner un élan à la création. Il n’existe pas d’exemple équivalent d’une importance aussi immense donnée à la parole. Nous qui en sommes ses usagers, pratiquants passifs (…), nous (la) considérons comme un (simple) mécanisme pour communiquer, mais ici Elohim est seul, il ne s’adresse à personne : la parole est directement son acte de création ». (op. cit., p 46)

Le texte nous enseigne aussi la nécessité d’être fidèle à sa propre parole.
« Et Il dit », et cela s’accomplit. Dès le commencement, Dieu témoigne qu’Il est digne de confiance. L’apôtre Jean rappelle que « la nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1v5-7 cf Jean 1v1-5, 9-13 ; Jean 8v12).
La prière de bénédiction, en Nombres 6v22-26, dit ceci : « Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce!Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »

En effet, puisse Sa lumière briller sur nous et en nous, chassant nos ténèbres et que nous-mêmes soyons ces personnes « lumineuses », de parole, produisant le fruit de la lumière(Matt.5v14-16, Eph. 5v8-13)

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

 

Enfin, Marc-Alain Ouaknin*** relève que « la Genèse du monde et de la vie commence par la lettre « bèt », qui signifie à la fois « maison » et « deux » ».
Un « petit clin d’oeil aux deux qui font un », dont il est fait question en Genèse 2v24 (rappelé par le Seigneur Jésus-Christ en Matt.19v4-6)

 

 

 

 

 

 
Notes :

* Erri de Luca. Bereshit IN Noyau d’olive. Folio, 2006, pp 44-46

** « Primeur » apparaissant, par exemple, dans le psaume 111v10 ou dans Jérémie 2v3.

*** Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains. Points seuil, 2013(Essais), p 98

Je veux juste dire…!

Quoi dire à Dieu, à l’approche de ces fêtes de Noël et de fin d’année, en attendant la nouvelle ?

Y a-t-il de quoi Lui exprimer votre reconnaissance, à l’instar du Roi David, dans le psaume 37v25 ?

Vous pouvez aussi le Lui chanter, comme une prière, sur le modèle de ce chant(une belle découverte !), qui s’inspire en partie du texte :

 

Il s’agit de « Just Wanna’ Say »(ou : « Je veux juste dire ») d’ Israel Houghton.

En français, cela donne :

Je veux juste dire, je ne crains rien

Car toujours tu es présent pour moi.

J’ai été jeune, j’ai vieilli

Je n’ai jamais vu le juste abandonné

Je crois en ta Parole

Toujours je serai en sé-curité dans ta main

Et même dans la vallée de l’ombre de la mort

Tu ne m’oublies pas

Et pas un jour je ne laisserai passer sans toi

Laisse-moi le crier

 

Sur ce, le blogue et son blogueur vont prendre quelque repos.

Joyeuses fêtes de Noël et de fin d’année !

Et rendez-vous en janvier 2015 !

Quand le poids du néant est trop lourd, il entraîne la chute ! (Lisons ensemble Esaïe/7)

Nous reprenons  notre lecture des chapitres 40 à 66 du prophète Esaïe, entamée ici.

Ici, une « lourde » démonstration du néant des idoles babyloniennes, qui viennent de chuter. Ces idoles ont pour noms :

-Bel (« Baal » des phéniciens, « le dieu créateur ». Comparer avec le surnom donnée à Daniel : « Belchatsar » )
-Nébo (« Nabi » en hébreux, « le prophète » de Dieu. Comparer avec « Nabucodonosor » ou « Nébucadnetsar »).

Il s’agit de lire attentivement le chapitre et être attentif à :
1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ;
2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme,
3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

Maintenant que les « vaines idoles » sont par terre, que reste-t-il au peuple, qui s’y confiait jusqu’à présent, à faire « d’intelligent » ou de sensé ? Et pourquoi ?

Bonne lecture !

 

Esaïe 46 :

1 « Bêl a fléchi, Nebo s’est affaissé; leurs statues ont été posées sur des animaux, des bêtes de somme.

Vous les portiez jadis, maintenant elles sont chargées, pesant fardeau, sur des montures qu’elles accablent.
2 Ensemble ils ont fléchi et se sont abattus; ils n’ont pu sauver la charge et sont allés, de leur personne, en captivité.
3 Ecoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, débris de la maison d’Israël, qui êtes soutenus [par moi] depuis le berceau et portés depuis votre naissance.
4 Jusqu’à votre vieillesse, je resterai le même [pour vous]; jusqu’à votre âge extrême, je vous porterai. Comme je l’ai fait, je continuerai à vous porter, à vous soutenir, à vous sauver.
5 À qui oserez-vous me comparer, m’égaler? Avec qui me mettrez-vous en parallèle comme étant semblables?
6 En voilà qui sortent avec profusion l’or de leur bourse et pèsent de l’argent à la balance; ils engagent un orfèvre pour qu’il en fasse un dieu, puis se courbent et se prosternent.
7 Ils le chargent sur leur épaule, ils le transportent et le mettent en place: le voilà fixé, il ne bouge plus! Que si l’on crie vers lui, il ne répond pas, il ne vient en aide à personne dans le malheur.

 8 Souvenez-vous de cela et comportez-vous en hommes; infidèles, prenez-le à cœur.
9 Rappelez-vous le passé, les temps reculés, car je suis le Tout-Puissant, il n’en est pas d’autre, je suis Dieu, et nul n’est comme moi.
10 Dès le début, j’annonce les choses futures, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je parle ma décision demeure, et tout ce que je veux, je le réalise. 11 Du Levant j’ai appelé un aigle, d’un pays lointain l’homme de mon dessein. Oui, ce que j’ai annoncé, je le fais arriver; ce que j’ai conçu, je l’exécute.
12 Écoutez-moi, hommes au cœur endurci, si éloignés du bien!
13 Je hâte la venue de ma justice, elle n’est plus loin; mon secours ne se fera pas attendre. Dans Sion, je dispenserai le salut à Israël, qui est ma gloire ».
(Version du Rabbinat français)

« Sens » + « utile » = « ustensile » (ou : la foi, concrètement)

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. L’accroche s’inspire de celle utilisée par Judith ERDMANN, pour son article « Vivre sa foi au quotidien », paru dans le volume 1 d' »Efferv’Essence », ressources d’études bibliques et de thèmes pour Jeunes, pp 88-89(Ed. LLB, 2001)

Objectifs :

– (Re)découvrir ce qu’est la foi et ce qu’est « avoir la foi »

– Développer et manifester ma foi en Dieu au quotidien

-Découvrir que ma vie a du sens et est donc utile, pour être un « ustensile » entre les mains de Dieu, pour le but que Lui a prévu pour moi.

Passage à étudier : Hébreux 11v1-7

Accroche :

1)Présenter à vos enfants/jeunes un premier groupe de lettres(découpées dans du carton, par exemple) dans le désordre. Celles-ci doivent être réunies pour former le mot à découvrir : U T I L E

Inscrivez-vous - Une façon par Andrew Schmidt Plus d'issue ? Si ! Une !

Inscrivez-vous – Une façon par Andrew Schmidt
Plus d’issue ? Si ! Une !

2)Présentez-leur un deuxième groupe de lettres, avec la même consigne. Ils doivent trouver S E N S

3)Mélanger toutes les lettres et demandez enfin de trouver un nouveau mot.

Ce sera……..U S T E N S I L E !

« Moralité » : une vie qui a du SENS est une vie UTILE. Soit la raison d’être d’un USTENSILE.

Qu’est-ce qu’un USTENSILE ? C’est un objet d’usage quotidien, pour un usage précis. Ainsi, une gamelle doit pouvoir contenir de l’eau, des aliments et résister aux chocs, au feu…Elle ne sert, « ne vit » que si elle est utilisée pour le but pour lequel elle est prévue.

Si l’on utile la gamelle pour un usage « contre-nature »,

l’on « se plante »*. Son usage doit être JUSTE.

Par association d’idées, comment notre vie à nous peut-elle être juste ? Avoir du sens, être utile, dans le but prévu…? En acceptant d’être un USTENSILE dans les mains de Dieu !

Et à quelle condition Dieu pourra-t-il diriger notre vie, pour qu’elle ait du SENS et pour qu’elle soit UTILE et JUSTE ?

Si nous lui faisons confiance, en faisant preuve de foi, bien sûr !

Lisons ensemble ce passage de la Bible, Parole de Dieu, pour découvrir un premier principe sur la foi :

« Or le juste vivra de foi » (Hébr.10v38)

Qu’est-ce que la foi ? Avoir la foi** ?

« Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas.
Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage.
Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent.
Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste,
Dieu rendant témoignage à ses dons; et par lui, étant mort, il parle encore.
Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.
Or, sans la foi il est impossible de lui plaire; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent.
Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi »(Hébr.11v1-7).

1) La foi, c’est….

« une assurance », « une conviction », une certitude. Du solide !C’est croire sans voir(cf 2 Cor.5v7), en se fiant à quelque chose/quelqu’un de sûr, de sérieux, fiable et digne de confiance.

La foi nous donne un bon témoignage, une bonne réputation. De qui ? De Dieu !

Celui qui a la foi est-il un fou ou un sage, un homme intelligent ? La foi rend intelligent, car « c’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la Parole de Dieu….(Le monde que nous voyons a donc du sens, un but et une origine)….de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible »(ce que l’on voit n’est pas tout)

La foi rend humble : car face à un créateur invisible et infini, plus grand que nous, nous prenons conscience que nous sommes limités. Nous sommes face à une réalité qui nous dépasse. Nous ne maîtrisons pas tout

et nous n’avons pas de vue d’ensemble des choses. Dieu, oui.

La foi, c’est enfin chercher à plaire à Dieu et donc (re)considérer nos priorités : pour quoi, pour qui vivre ?

La foi me pousse à être fidèle à quelqu’un d’autre que moi.

2)Avoir la foi, c’est….

« Croire que Dieu existe » et que ce Dieu qui existe est digne de confiance. Il récompense celui qui le cherche. Cherche Sa volonté. Et sa récompense, c’est Son approbation, Son « bravo ».

La foi repose sur le fait de croire en l’existence de Dieu et sur Sa fidélité : on ne sera donc pas effrayé par les circonstances ou les épreuves ; on ne se reposera pas sur nos limites ou les limites de ce que l’on voit.

Terminons par trois exemples d’hommes de foi, présentés dans les vv1-7 d’Hébreux 11 : quel témoigne chacun a-t-il reçu de la part de Dieu ? Pourquoi ?

– Abel (Hébr. 9v22 ; 11v4 ; Gen.4v4) : « par la foi », il a offert à Dieu un sacrifice de plus grande valeur(« des premiers-nés de son troupeau, et leur graisse ») que celui de Caïn. Par sa foi, il fut déclaré juste. Dieu témoigne de ses offrandes : par elles, Abel « parle encore »***.

– Hénoc(Hébr.11v5 ; Gen.5v22-24) : voilà un homme dont on ne sait que très peu de choses,  à part qu’il a « marché 300 ans avec Dieu », c’est à dire qu’il a vécu en étroite relation avec Dieu et pour Lui plaire à tous égards. Le contexte de sa vie est édifiant à souligner : le chapitre 5 du livre de la Genèse, dont lequel on trouve cette information sur Hénoc, est une généalogie, comme on aime à en lire dans la Bible. Les personnes mentionnées vécurent un grand nombre d’années, mais tous avec la même conclusion : « et il mourut ».

Même si nous vivons tous extrêmement longtemps, nous finirons tous par mourir un jour. Quelle attitude avoir, alors, dans une telle perspective bien peu réjouissante ? Soit « jouir de la vie sans entrave », être pessimiste, ou, au contraire, « s’investir » dans ce qui est « durable » : la Parole de Dieu et les hommes.

Hénoc a (bien) choisit : il « engendra des fils et des filles »(et a sans doute été préoccupé de leur éducation ?), confiant dans l’avenir, et a « marché 300 ans avec Dieu ». La conclusion de sa vie ? « Et Hénoc marcha avec Dieu; et il ne fut plus, car Dieu le prit ».

-Noé, enfin(Hébr.11v7 ; Gen.6v1-22) : « c’est par la foi que Noé, divinement averti[implique de sa part une grande communion avec Dieu, particulièrement à une époque où l’humanité était pleine de corruption et de violence : pas de quoi encourager à la droiture et à plaire à Dieu, soit à vivre à contre-courant ! ]de ce qui ne se voyait pas encore[l’annonce et l’exécution du jugement de Dieu sur une humanité corrompue] et saisi d’une pieuse crainte, construisit une arche pour sauver sa famille : c’est(par cette arche)qu’il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi ». Par la foi, Noé a obéit à Dieu. L’arche construite est à la fois le moyen de salut révélé par Dieu, et le révélateur du jugement de Dieu.

Quel est le point commun de ces trois hommes de foi ?

Voyage par George Hodan   Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

 

 

Ils ont témoigné de fidélité(foi), de persévérance et de patience. Et ils ont ainsi confessé qu’ils étaient « étrangers et résidents temporaires » sur cette terre : « dans le monde », quoique « pas du monde » !

 

 

 

 

 

 

Notes :

* Au risque de prendre une gamelle ?

** « Foi » se traduit aussi par « adhérence ».

*** L’offrande de Jésus-Christ parle mieux encore.

La fidélité ne paye pas de mine, mais sa valeur(sa solidité)s’éprouve dans la durée…

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre du billet, nous n’allons pas parler du mariage.

Mais plutôt de la fidélité de Dieu.

Je vous invite à lire, aujourd’hui, le psaume 89, et plus particulièrement les versets 1-18, dans la version du Rabbinat français.

Il s’agit d’un « Maskîl »(ou cantique) d’Ethân l’Esrahite.

Connaissez-vous Ethân l’Esrahite ? Non ? Vous avez tort, car il s’agit d’un homme sage(quoique moins que le Roi Salomon). Ce cantique est, semble-t-il, sa seule oeuvre. Mais quelle oeuvre ! Elle est pour le Roi !

« Toujours », dit-il, « je chanterai les bontés du Seigneur; d’âge en âge, ma bouche proclamera ta fidélité. Car, dis-je, la bonté aura une durée éternelle; dans les cieux tu as rendu immuable ta fidélité.(v2-3)

…….les cieux célèbrent tes merveilles, ô Seigneur, l’assemblée des saints ta fidélité(v6).
Seigneur, Dieu-Cebaot[Dieu des Armées], qui comme toi, est éternellement puissant? Ta fidélité rayonne autour de toi.

Tu domines l’orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, tu apaises leur fureur. Tu as écrasé la fière Egypte comme un blessé à mort; par ton bras puissant tu as dispersé tes ennemis.(v9-11)

Ton bras est armé de force, puissante est ta main, sublime ta droite. La justice et le droit sont la base de ton trône, l’amour et la vérité marchent devant toi.  Heureux le peuple connaissant les chants de victoire, cheminant, Eternel, à la lumière de ta face! Sans cesse ils sont en joie à cause de ton nom, et s’élèvent par ta justice. Car la parure de leur force, c’est toi; par ta bienveillance s’élève notre puissance« .(v14-18)

Dieu est fidèle. Il est fiable. Il est puissant.

« Puissamment » bon et fidèle.

« La fidélité de Dieu est immuable » et elle ne fait jamais défaut. Si c’était le cas, tout s’écroulerait.

Mais Dieu n’est pas un homme(instable, changeant)pour décevoir. Sa fidélité est notre stabilité(ainsi que celle de l’univers) et notre sécurité.

La justice et le droit de Dieu(v15) ne sont pas « ce qui se voit immédiatement », mais ils constituent la base, le fondement, de Sa Seigneurie. « Immédiatement visibles » sont « l’amour et la vérité », qui « marchent devant Lui », et le « précèdent ».

C’est par l’amour(ou la grâce) et la vérité que Dieu se fait connaître aux hommes.

Ces quatre piliers(la justice, le droit, l’amour et la vérité), révélateurs de ce que Dieu est, sont également une réponse à ce qui peut nous opprimer. « Par (Son) bras puissant (Il a) dispersé (nos) ennemis »(v11).

La Parole de Dieu nous rappelle qui sont nos ennemis : la chair(1 Pierre 2v11 ; Rom.8v5-8 ; Gal.5v19-21), le monde(1 Jean 2v16) et le diable(1 Pierre 5v8).

Juges 7v25, 8v10-21, nous donnent les noms de quatre autres :

-« Oreb »(« le corbeau », ou « le voleur ») ;et « Zéeb »( » le loup », ou « le tueur »), princes de Madian(Juges 7v25). Nous bénéficions du droit de Dieu, contre le voleur, et de Son amour, contre le tueur.

-« Zébach »(« victime ») et Tsalmunna(« Protection déniée »), autres rois de Madian(Juges 8v10-21) : la vérité de Dieu nous protège contre le premier, et Sa justice contre le second.

Dieu est « comme un héros qui sauve » : Il nous rend capable d’aimer comme Lui, de vivre selon Sa justice, et d’être fidèle(cf 1 Jean ; Gal.5v22). Jésus « nous a lavés de nos péchés par son sang » et a fait de nous « Rois et sacrificateurs pour Dieu, son Père »(Apoc.1v5-6). Et le devoir du Roi, c’est d’« ouvrir la bouche en faveur du muet, pour la défense de tous les vaincus du sort ». D’« ouvrir la bouche pour juger avec équité et faire droit au pauvre et à l’indigent »(Prov.31v8-9).

Le cantique de Moïse : cantique-témoin, cantique pour le souvenir

Éléphant par Anna Langova Souviens-toi de la fidélité de Dieu, alors que tu lui tournais le dos.

Éléphant par Anna Langova
Souviens-toi de la fidélité de Dieu, alors que tu lui tournais le dos.

Le cantique dit de Moïse, que l’on peut lire dans Deutéronome 32*, semble souffrir, de prime abord, de plusieurs handicaps pour des personnes du XXIe siècle :
Il est long-très long, même-et surtout, bien peu « fun ».
Pourtant, à l’heure où l’on peut déplorer le manque de profondeur de certains « chants de louange » d’aujourd’hui, « coupables » d’être trop répétitifs, trop niais ou trop guimauves, ce cantique mérite grandement d’être (re)découvert.

Premièrement, il commence par Dieu. Ce qui nous rappelle pour qui un cantique doit être chanté.
Ensuite, il nous apprend un certains nombre de choses sur Dieu, et sur Ses œuvres, ainsi que, par contraste, sur l’homme. Sur nous.
Lisez attentivement. Relevez. Puis comparez.

 

Lecteur MP3 par Junior Libby

Lecteur MP3 par Junior Libby

Ce cantique est long, mais il est à apprendre, pour servir de « témoin » aux générations présentes et futures(Deut.31v19 et ss).

Il s’agit, pour le peuple, de prendre  » au sérieux les commandements (…)donnés aujourd’hui ». Et de les transmettre à leurs descendants, « pour qu’ils veillent à mettre en pratique tout ce qu’exige la loi de Dieu. En effet, ces commandements ne sont pas des paroles creuses. Ils (leur) permettront de vivre et de passer de nombreuses années dans le pays dont ils allaient prendre possession au-delà du Jourdain ». (Deut.32v46-47)

Il est un réquisitoire contre l’homme pécheur, mais aussi un plaidoyer.
Ainsi, dit Dieu, « je te rappellerai toutes ces choses et qui je suis, afin que tu te souviennes du passé, et que tu rougisses, afin que tu n’ouvres plus la bouche et que tu sois confus, quand je te pardonnerai tout ce qu tu as fait ».(Ezech.16v61-63)

Il commence par Dieu, et se termine par Dieu. Car Dieu(et sa grâce, qui ne saurait contredire ce qu’Il est) a le dernier mot.

Alors ? Oserons-nous chanter « le cantique de Moïse » ? Intégralement ?

Dans le genre « vis ta vie sur le dancefloor de Dieu, wouuuuuh et on tapeuh dans les mains ! » comme dit Génération Hillsong nutella(dont je recommande la lecture de l’excellent blog, fort bien écrit) ? 😉

Mais si quelqu’un se sent de composer une musique inspirée et inspirante pour ce chant, en respectant ses paroles, qu’il se lance**. Pour la seule gloire de Dieu.
Avis aux amateurs et aux musiciens-compositeurs !

*Note : le cantique dans Deut.32v1-43

1    Cieux, prêtez l’oreille, et je parlerai: et toi terre, écoute les paroles de ma bouche.
2    Ma doctrine distillera comme la pluie; ma parole descendra comme la rosée, comme une pluie fine sur l’herbe tendre, et comme des ondées sur l’herbe mûre.
3    Car je proclamerai le nom de l’Éternel: Attribuez la grandeur à notre Dieu!
4    Il est le Rocher, son oeuvre est parfaite; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui; il est juste et droit.
5    Ils se sont corrompus à son égard, leur tache n’est pas celle de ses fils; c’est une génération tortue et perverse.
6    Est-ce ainsi que vous récompensez l’Éternel, peuple insensé et dénué de sagesse? N’est-t-il pas ton père, qui t’a acheté? C’est lui qui t’a fait et qui t’a établi.
7    Souviens-toi des jours d’autrefois, considérez les années de génération en génération: interroge ton père, et il te le déclarera, tes anciens, et ils te le diront.
8    Quand le Très-haut partageait l’héritage aux nations, quand il séparait les fils d’Adam, il établit les limites des peuples selon le nombre des fils d’Israël.
9    Car la portion de l’Éternel, c’est son peuple; Jacob est le lot de son héritage.
10    Il le trouva dans un pays désert et dans la désolation des hurlements d’une solitude; il le conduisit ça et là; il prit soin de lui, il le garda comme la prunelle de son oeil.
11    Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes,
12    L’Éternel seul l’a conduit, et il n’y a point eu avec lui de Dieu étranger.
13    Il l’a fait passer à cheval sur les lieux hauts de la terre; et il a mangé le produit des champs, et il lui a fait sucer le miel du rocher, et l’huile du roc dur;
14    Le caillé des vaches, et le lait des brebis, et la graisse des agneaux et des béliers de la race de Basan, et des boucs, avec la fine graisse du froment; et tu as bu le vin pur, le sang du raisin.
15    Mais Jeshurun s’est engraissé, et a regimbé: tu es devenu gras, gros, replet; et il a abandonné le +Dieu qui l’a fait, et il a méprisé le Rocher de son salut.
16    Ils l’ont ému à jalousie par des dieux étrangers; ils l’ont provoqué à colère par des abominations.
17    Ils ont sacrifié aux démons qui ne sont point +Dieu, à des dieux qu’ils ne connaissaient pas, dieux nouveaux, venus depuis peu, que vos pères n’ont pas révérés.
18    Tu as oublié le Rocher qui t’a engendré, et tu as mis en oubli le Dieu qui t’a enfanté.
19    Et l’Éternel l’a vu et les a rejetés, par indignation contre ses fils et ses filles.
20    Et il a dit: Je leur cacherai ma face, je verrai quelle sera leur fin, car ils sont une génération perverse, des fils en qui il n’y a point de fidélité.
21    Ils m’ont ému à jalousie par ce qui n’est point Dieu, ils m’ont provoqué à colère par leurs vanités; et moi, je les exciterai à la jalousie par ce qui n’est pas un peuple, je les provoquerai à la colère par une nation insensée.
22    Car un feu s’est allumé dans ma colère, et il brûlera jusqu’au shéol le plus profond, et dévorera la terre et son rapport, et embrasera les fondements des montagnes.
23    J’accumulerai sur eux des maux; j’épuiserai contre eux mes flèches.
24    Ils seront consumés par la famine et rongés par des ardeurs dévorantes, et par une peste maligne; Et j’enverrai contre eux la dent des bêtes, avec le venin de ce qui rampe dans la poussière.
25    Au dehors l’épée, et au dedans la terreur, détruiront le jeune homme et la vierge, l’enfant qui tette et l’homme à cheveux blancs.
26    Je dirais: Je les disperserai, j’abolirai du milieu des hommes leur mémoire,
27    si je ne craignais la provocation de l’ennemi, que leurs adversaires ne s’y méprissent et qu’ils ne dissent: Notre main est élevée, et ce n’est pas l’Éternel qui a fait tout cela.
28    Car ils sont une nation qui a perdu le conseil, et il n’y a en eux aucune intelligence.
29    Oh! s’ils eussent été sages, ils eussent compris ceci, ils eussent considéré leur fin!
30    Comment un seul en eût-il poursuivi mille et deux en eussent-ils mis en fuite dix mille, si leur Rocher ne les avait pas vendus, et si l’Éternel ne les avait pas livrés?
31    Car leur rocher n’est pas comme notre Rocher, et nos ennemis en sont juges.
32    Car leur vigne est de la vigne de Sodome et du terroir de Gomorrhe; leurs raisins sont des raisins vénéneux, et leurs grappes sont amères;
33    Leur vin est un venin de monstres et un poison cruel d’aspic.
34    Cela n’est-il pas caché par devers moi, scellé dans mes trésors?
35    A moi la vengeance et la rétribution, au temps où leur pied bronchera. Car le jour de leur calamité est proche, et ce qui leur est préparé se hâte.
36    Car l’Éternel jugera son peuple, et se repentira en faveur de ses serviteurs, quand il verra que la force s’en est allée, et qu’il n’y a plus personne, homme lié ou homme libre.
37    Et il dira: Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils se confiaient,
38    Qui mangeaient la graisse de leurs sacrifices, et buvaient le vin de leurs libations? Qu’ils se lèvent, et qu’ils vous secourent, qu’ils soient une retraite pour vous!
39    Voyez maintenant que c’est moi, moi, le Même, et il n’y a point de dieu à côté de moi; Moi, je tue, et moi, je fais vivre; moi, je blesse, et moi, je guéris; et il n’y a personne qui délivre de ma main.
40    Car je lève ma main aux cieux, et je dis: Je vis éternellement.
41    Si j’aiguise l’éclair de mon épée et que ma main saisisse le jugement, je rendrai la vengeance à mes adversaires et je récompenserai ceux qui me haïssent.
42    J’enivrerai mes flèches de sang, et mon épée dévorera de la chair; je les enivrerai du sang des tués et des captifs, de la tête des chefs de l’ennemi.
43    Réjouissez-vous, nations, avec son peuple: car il vengera le sang de ses serviteurs, et il rendra le sang à ses adversaires, et il pardonnera à sa terre, à son peuple.

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