#30 secondes avant d’y croire : une formation pour lutter contre la désinformation

30 secondes de réflexion sur l’information pour l’analyser avant d’y croire, de l’aimer, de la partager ou de la commenter. Source : compte twitter de Gilles Boucomont(3 mai 2017)

Comment éveiller l’esprit critique des 13-17 ans et décrypter les « fake news » ? Le site 30secondes.org, créé et lancé depuis le 15 février 2018 par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) propose une formation spéciale destinée au public scolaire [mais pouvant intéresser tous les citoyens adultes, jeunes et moins jeunes], avec une méthodologie facile à transmettre : 30 secondes de réflexion sur l’information pour l’analyser avant d’y croire, de l’aimer, de la partager ou de la commenter.  

En bref :

30 sec pour lire

Vérifier la Source

Réveiller son Esprit critique

Comprendre le but du message

30 secondes, cela peut paraître peu, à moins qu’il ne s’agisse d’un minimum…Mais la plupart des conseils prodigués sont de « sobre bon sens », comme celui de revenir sur les émotions provoquées par la lecture, vérifier les URL, regarder la page « à propos » du site, ou de comprendre si l’on essaie de me faire peur, de me fâcher, de me manipuler ou de me vendre quelque chose ? Ou bien —ce qui est souhaitable— si l’on essaie vraiment de m’apprendre quelque chose, de m’aider à mieux comprendre le monde qui m’entoure ?

On peut également y apprendre ce qu’est réellement une « fausse nouvelle », pourquoi on les partage et quel est leur impact ; et être sensibilisé au rôle d’une presse responsable.

Les journalistes, enseignants et écoles intéressés à participer à ce projet peuvent s’inscrire sur le site.

Alors, testez-vous ! En « 30 secs » chrono !

Par exemple, voici une photo postée sur une page facebook :

Que voyez-vous ? Qu’en pensez-vous ?

A vous de jouer !

 

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« Foireux liens » de mars : « J’ai placé devant toi la mort et la vie : choisis la vie ! » (26-a)

Les « Foireux liens » de Mars : une actualité placée sous le signe du respect de la vie

Nos « foireux liens » sont de retour, pour ce mois de mars. Du fait de leur densité, nous avons choisi de les publier en deux temps : une première sélection du matin, suivie d’une seconde du soir. Bonne lecture !

Au sommaire de celle-ci, assez « franco-française » pour l’essentiel, avec quelques petites excursions à l’étranger : élections en Russie ; les lycéens rescapés de la tuerie de Parkland (USA) opposent « une marche pour nos vies » au géant NRA ; les États généraux 2018 de la bioéthique en France ; projet de réforme de la SNCF ; projet de loi sur l’immigration ; Bure ; explications des vagues de froid en Europe ; les raisons des erreurs de management ; le concept de « charge mentale » ; dans la peau d’un rédacteur de « Fake news » ; citations apocryphes sur l’éducation…

 

« Poutinocratie », paru dans CQFD n°163 (mars 2018), rubrique Chien méchant, illustré par Fritz

1)  Le dessin du mois : Russie : une élection sans suspens. Sauf coup de théâtre, le président Vladimir Poutine, au pouvoir depuis dix-huit ans, devrait être réélu le 18 mars prochain. Face à lui, les sept candidats semblent bien inoffensifs. L’abstention s’annonce très élevée, d’après l’institut de sondages indépendant Lewada]

2) Aux USA, des jeunes « pro-vie » dénoncent « la culture de mort »

Après la tuerie qui a fait 17 morts à Parkland, de nombreuses voix s’élèvent, notamment chez les jeunes, pour dénoncer la libre circulation des armes à feu dans le pays.

« Piquée sur twitter » : Une parole du Christ réactualisée par The Old South Church de Boston, laquelle ne mâche pas ses mots !

Les lycéens de Parkland survivants prévoient un grand rassemblement le 24 mars à Washington (une « marche pour nos vies »), mais invitent aussi les américains à manifester dans leur propre ville. Plusieurs entreprises ont même informé publiquement la NRA qu’elles ne veulent plus être associés au lobby qui promeut les armes aux États-Unis.

3) (France) Débats et consultations : Les États généraux 2018 de la bioéthique

« Quel monde voulons-nous pour demain ? » C’est sur cette question que se sont ouverts le 18 janvier 2018 les États généraux de la bioéthique. Ceux-ci doivent durer six mois et aboutir à une nouvelle loi sur la bioéthique à la fin de l’année 2018. L’actuelle loi bioéthique du 7 juillet 2011 prévoit qu’elle doit faire l’objet d’une révision par le Parlement dans les 7 ans et que cette révision doit être précédée d’un débat public sous la forme d’États généraux organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Le CCNE lance donc une vaste consultation afin de recueillir l’opinion de la société française sur un certain nombre de thèmes. En savoir plus ici sur le cadre, les thèmes, les différentes formes du débat et le calendrier.

 Voir aussi : «  La vie ne peut pas être louée. Un enfant ne peut pas être acheté ». Sylviane Agacinski, philosophe et auteure de « Le tiers-corps, réflexions sur le don d’organes », où elle réfute l’idée d’un marché légal des organes et le consentement présumé du défunt. La philosophe souhaite remettre en avant la misère dans laquelle se retrouvent les gens qui acceptent de vendre leur sang, des organes ou de porter l’enfant d’autrui par intérêt financier.

Offensive des partisans de l’euthanasie à l’Assemblée nationale : Dans une tribune publiée dans Le Monde daté du 1er mars, 156 députés, dont une grande majorité de LREM, souhaitent l’inscription dans la loi d’une « aide active à mourir ».

Exclusif : le Grand Orient de France planche déjà sur l’euthanasie des enfantsAlors que la loi sur la fin de vie est réexaminée à l’Assemblée nationale, la principale obédience maçonnique française organisait le 3 octobre à Paris un colloque dédié à la fin de vie des enfants. Pour les intervenants, l’étape suivante est déjà d’introduire l’euthanasie des mineurs, sur le modèle de la loi belge. Famille Chrétienne s’est glissée parmi l’assistance. Récit.

États généraux de la bioéthique : quel serait LE débat à surveiller ? La modification du génome est en train de passer de fiction à réalité, grâce à Crispr-Cas9, des ciseaux à ADN révolutionnaires. Avec quelles conséquences ?

Ces milliardaires et multinationales qui investissent dans la quête d’immortalité et de jeunesse éternelle

Des start-up se lancent dans des transfusions de sang de patients jeunes vers des personnes plus âgées dans le but de prolonger la vie. Des grandes fortunes ou des multinationales, comme Google-Alphabet, investissent dans des biotechnologies pour identifier les gènes de longévité et ralentir le vieillissement. D’autres mènent des expérimentations pour dupliquer le cerveau dans des machines. L’industrie de la cryoconservation – congeler un organisme en attendant un hypothétique remède contre la mort – connaît un succès grandissant. Tous partagent l’ambition transhumaniste : créer un être humain à la longévité décuplée, voire immortel. Sans aucune réflexion sur les conséquences sociales. Une enquête extraite de l’ouvrage Au Péril de l’humain, co-écrit par Agnès Rousseaux, journaliste de Basta !.

 4) « A quels enfants laisserons-nous le monde ? » (et non le contraire) par Cédric Biagini. De nombreux professionnels de la santé font désormais des constats alarmants à propos de l’impact des nouvelles technologies sur les enfants : dégradation du langage et de la pensée, troubles de l’attention, problèmes de comportement, de communication, difficultés d’apprentissage, pertes de capacités physiques, dépendance…voici ce que génère l’enfermement dans le virtuel. A lire dans le numéro de février de « La Décroissance », le mensuel des « objecteurs de croissance », p3 et 8. Accessible en kiosque ou consultable dans les bibliothèques, ces lieux que l’on peut fréquenter même quand il ne pleut pas ! 😉

 5) Service public : démantèlement de la SNCF : avec 30 ans de retard, Macron va-t-il répéter les mêmes erreurs que les Britanniques ?

Le gouvernement envisage d’accélérer la libéralisation du rail et la transformation, sinon le démantèlement, de la SNCF. Les recettes proposées sont les mêmes que celles qui ont été appliquées aux autres entreprises publiques, de France Télécom à EDF, et qui n’ont bénéficié ni aux salariés ni aux usagers. L’exemple de la libéralisation des chemins de fer britanniques, initiée dans les années 1990 et marquée par une succession de faillites et de scandales, devrait pourtant inciter à la prudence. Au Royaume-Uni, un mouvement pour la ré-appropriation de ce service public par les usagers et les salariés prend de l’ampleur.

6) Immigration : le projet de loi contesté

Gérard Collomb, qui porte ce projet de loi asile et immigration, l’a décrit comme « un texte totalement équilibré qui s’aligne sur le droit européen. »Pour le directeur général de France Terre d’Asile, Pierre Henry, invité du Soir 3, ce n’est pas vraiment le cas. « La totalité des associations qui travaillent dans le secteur, le défenseur des droits, mais aussi la commission nationale des droits de l’homme, la plupart des experts pensent que ce texte est déséquilibré. On peut se poser la question de son utilité. La dernière loi date de 2016 et les décrets ne sont même pas sortis », déplore-t-il. Alors est-il vraiment utile ?

7) « Bure et Bure et ratatam » : 20 ans de projet et de contestation

C’est à la lumière du dossier Notre-Dame-des-Landes, de sa ZAD et de son évacuation, que le projet de stockage de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse s’est révélé au grand public, au-delà des territoires concernés. Alors que le gouvernement a lancé l’évacuation du terrain occupé par des opposants, coup de projecteur sur le projet et les raisons de l’opposition au projet de stockage de déchets nucléaires, qui ne datent pas d’hier. Voir aussi https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/bure-quel-est-ce-projet-de-stockage-de-dechets-nucleaires-et-pourquoi-est-il-conteste-1519292642

8) Froid ici, mais trop chaud au Pôle : et c’est lié !

Les vagues de froid européennes de ces dernières semaines et des années récentes sont liées au réchauffement de l’Arctique : voir, sur le blogue de Patrice de Plunkett, la démonstration des scientifiques, non pour ceux qui la refuseront « jusqu’à la tombe », mais pour ceux qui, de bonne foi, ne la connaitraient pas.

9) La fin du management et du manager ?

Le management hiérarchique traditionnel est mort. Vive « le nouveau management » ! Les premières graines qui ont poussé les entreprises à se « bouger » sont celles qui ont miné les Etats-Unis au moment de la crise des subprimes. Tout le monde savait qu’on allait dans le mur, et la plus grande banque américaine Enron fait faillite. Pourquoi ? Parce qu’on n’ose s’exprimer. On n’ose pas remonter les problèmes. La responsabilité est laissée au final à une hiérarchie coupée de la base. Des erreurs sont faites dans les entreprises qui ont refusé l’écoute, et au contraire cultiver le silence. Explications par « Zeboute », sur son blogue.

Quel « partage des tâches » dans le couple Luther ? Par Andy Singer

10) « Fallait demander ! » Emma, blogueuse devenue star du Web féministe depuis la publication de sa BD sur « la charge mentale ». Voir aussi ce portrait dans La Croix.

11) Petit cimetière des citations apocryphes sur l’éducation

Plongée distrayante dans l’obscurantisme numérique moderne : Les citations apocryphes pullulent sur le web, parfois sans auteur ou au contraire attribuée à une foule d’auteurs très différents, le plus souvent sans aucune référence, parfois même à contresens du texte d’origine… quand ce texte existe seulement ! Cet usage compulsif des citations dit quelque chose de notre modernité : par sa brièveté, elle se prête parfaitement à l’immédiateté du prêt-à-penser, sa réplication à l’infini fait de la citation un poncif au sens propre. Et plus que jamais les idées sont reçues. En voici quelques-unes concernant l’éducation, que vous connaissez sans doute déjà…

12) Insolite : Dans la tête d’un rédacteur de Fake news

« Je favorise l’ignorance, certainement, et peut-être que je contribue à une atmosphère de haine. Mais je ne crois pas que des gens soient morts en conséquence de mon travail. Peut-être que je suis plus nihiliste que la plupart des gens, mais à la fin, c’est un travail et il paye bien.» C’est un jeune thésard britannique qui écrit. Étudiant en arts, se considérant de gauche, il se fait passer pour un Américain pro-armes d’âge mûr, militant sur des sites d’extrême droite : cela cultive un certain sens de «l’humour absurde», s’amuse-t-il avec ses amis.(…) Cette mise à distance forcenée des discours qui cherche à les présenter comme simples tours de passe-passe sans conséquences tend à faire oublier que derrière les mots, il y a des idéologies, et devant les idéologies, des vies…

 

Bonne lecture !

Deuxième partie de ces « foireux liens » à 17h00.

 

 

 

De vraies solutions aux fausses nouvelles : Comment reconnaître les Fake news ?

Comment repérer des fausses informations ? Voici une excellente infographie de l’ IFLA, La Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (1), disponible en plusieurs langues. Voici sa version en français.

Une infographie de l’IFLA (Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques) pour apprendre à détecter les Fake news

Une contribution essentielle, car l’enjeu est de taille : Les libertés d’accès à l’information et à l’expression en ligne sont menacées. La diffusion d’informations délibérément trompeuses, ou « fausses nouvelles », risque de compromettre la confiance en l’Internet, alors que des attitudes restrictives de la part de certaines autorités et de certains services limitent les droits de l’homme fondamentaux.

Pour l’IFLA, aucune de ces situations n’est souhaitable. Lorsque les gens sont déconnectés de l’Internet, ils risquent de perdre l’accès à des informations et des idées qui renforcent le développement de nos vies et les enrichissent. 

Afin de répondre à ces risques, l’IFLA a développé une infographie sur la détection des fausses nouvelles ; il s’agit d’un outil simple mais efficace pour procurer une alternative, basée sur la conviction que l’éducation est la meilleure manière de donner confiance aux utilisateurs, et de rendre inexcusable la censure abusive de la part des gouvernements.

Cette infographie a rencontré beaucoup de succès. Elle a été traduite dans 37 langues, et a été reprise dans des lettres d’information, des kits éducatifs, et sur CNN International. Ce succès est aussi le résultat d’un processus de réflexion de professionnels de l’information qui ont utilisé les infographies de différentes manières, en les adaptant à leurs besoins locaux.

La suite sur le site de l’IFLA.

Voir aussi ce tutoriel canadien (Québec) également proposé par des bibliothécaires, pour apprendre à connaître et à appliquer les critères d’évaluation de la qualité des sources d’information.

Et maintenant, à vous de jouer !

 

Note :

(1)La Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA) est la principale organisation représentant les intérêts des bibliothèques et des services d’information et de leurs usagers. Au niveau mondial elle est le porte-parole de la profession des bibliothèques et de l’information.

 

 

Comment reconnaître une #FAKENEWS ?

Aujourd’hui, il semble venu ce moment « où certains ne veulent plus écouter l’enseignement juste. Mais suivant plutôt leurs désirs, ils font appel à une foule de maîtres qui leur disent ce qu’ils ont envie d’entendre. Ils ferment leurs oreilles à la vérité et les ouvrent pour écouter des histoires fausses » (2 Tim.4v3-4. Parole de Vie). 

« Depuis le prophète jusqu’au prêtre,
Tous usent de tromperie. […]
Paix ! paix ! disent-ils ;
Et il n’y a point de paix. » (Jérémie 6v13-14)

Souvenez-vous…« Fake news » avait été désigné « mot de l’année » par le dictionnaire Collins en 2017. Le terme-valise de « fake news » désigne « des fausses nouvelles qui peuvent prendre en réalité plusieurs aspects. Ce sont des formes de désinformation spécifiques aux réseaux sociaux : ainsi, les fausses informations inventées de toutes pièces, les faits détournés, ou encore les informations présentées selon un certain angle »(1).

Aujourd’hui, Emmanuel Macron veut « protéger la vie démocratique des fausses nouvelles ». Le Président français a déclaré, lors de ses vœux à la presse, mercredi 3 janvier, qu’il souhaitait une nouvelle loi pour renforcer le contrôle sur internet et lutter contre les « fake news » en période électorale. Mais quel contenu peut être considéré comme une « fausse nouvelle » ? Quelles mesures seraient mises en place ? Mais au-delà des nombreuses interrogations soulevées par le projet du chef de l’État(2), comment reconnaître des « fake news » dès qu’elles se présentent ?

La grâce peut-elle être « bon marché » ou a-t-elle un prix ?

Ainsi, par exemple, « l’Évangile de la grâce à bon marché » en est-il une, comme le demande l’internaute « Henry » aux « Répondants » de « 1001 questions » ?

La question peut se poser en effet, car il n’y a pas que les politiques qui sont des trompeurs. Les théologiens le sont aussi souvent. On prétend même méchamment que le saint patron des théologiens est le Serpent de la Genèse. Car il est le premier à avoir enclenché la sacro-sainte « pensée critique » avec son : « Mais… Dieu a-t-il vraiment dit… ? » (Genèse 3v1).

Une fausse prophétie est une fausse information.

Une parabole tordue pour la mettre à notre service est une fausse information, un mensonge.
Une prédication de la grâce qui ne conduit pas à la repentance, à l’humilité, à fuir le péché et à changer de vie est une fausse information, une grâce qui n’est pas donnée par Dieu.

La suite sur 1001 questions.

 

Notes : 

(1) Essais de définitions sur La Croix et Télérama.

(2) Lire, par exemple, l’analyse de France Info.

« Foireux liens » de novembre (24) : « Big Bang »

« La suppression des emplois aidés… »
Dessin de Baptiste Alchourroun, paru dans CQFD n°158 (octobre 2017)

Bonjour ! Les « Foireux liens » sont de retour ! Cette édition de Novembre témoigne d’une actualité dense et diversifiée. Il y est notamment question de « Big Bang » (territorial et institutionnel, social), de Glyphosate, du procès Merah, de terrorisme et d’Halloween, d’avortement, d’hyperconnexion et de droit à la déconnexion, des 500 ans de la Réforme protestante abordés sous certains angles, et de « Fake niouze ». Bonne lecture  (bien entendu, pas d’une traite) !

1) « Big bang » institutionnel et territorial : Comment Macron veut remodeler l’Ile-de-France
Cela vous a peut-être échappé, mais le chef de l’Etat souhaite fusionner les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) avec la Métropole du Grand Paris. Un projet de réforme qui suscite l’inquiétude des sept départements franciliens. Le département de Seine-Saint-Denis a décidé d’en appeler à ses citoyens pour interpeller Emmanuel Macron et le gouvernement via une pétition intitulée « comment ferons-nous demain ? », laquelle réclame « le maintien des services publics de proximité » et demande « plus de démocratie ».

Mais ledit « Big Bang » institutionnel annoncé par nos gouvernants « pour faire des économies », au-delà de la question de sa pertinence, est-il possible ? Gilbert Meyer, Maire de Colmar, Président de la Communauté d’Agglomération de Colmar et Député honoraire, répond « non » et explique pourquoi, dans un article daté…de 2014.

« ….ne pose strictement aucun problème ».
Dessin de Baptiste Alchourroun, paru dans CQFD n°158 (octobre 2017)

2) « Big Bang » social : « Des contrats vraiment pas aidés »
Emmanuel Macron a raison, les CUI-CAE, c’est bidon. Mais ce qui vient est bien pire. À commencer par la brutalité du méga-plan social que suppose la suppression de dizaines de milliers de ces emplois « aidés ». Enquête par CQFD, mensuel indépendant de critique et d’expérimentation sociales – par ailleurs mis en difficulté, du fait notamment de la suppression de leurs deux contrats aidés.

3) « Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre »
Ils sont près de 40 000 conseillers à suivre, au quotidien, les six millions de chômeurs inscrits au Pôle emploi. Mais ces agents, dont le métier évolue sans cesse au gré des décisions politiques, ne savent plus trop où ils en sont. Sommés de faire du chiffre sans en avoir les moyens, souvent au détriment du respect des droits des usagers, beaucoup s’interrogent sur le sens de leur travail, quand ils ne sont pas purement et simplement en grande souffrance. Bastamag les a rencontrés.

4) Glyphosate : l’ombre de Monsanto plane sur l’Europe
Les Etats membres de l’Union européenne doivent se prononcer le 9 novembre sur la réautorisation du glyphosate. Ce pesticide est le principe actif du Roundup, le désherbant le plus vendu au monde, commercialisé par la firme américaine Monsanto, rachetée en 2016 par le géant allemand de la chimie Bayer. Produit depuis les années 1970, il a été classé en 2015 comme un cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une évaluation qui a dû peser sur la position du gouvernement français, lequel a déclaré le 30 août qu’il voterait contre le renouvellement pour dix ans de l’autorisation de cette substance. Réautorisation, proposée par la Commission européenne.

Voir aussi :
Pourquoi la FNSEA est-elle accro au glyphosate ?
Alors que de plus en plus d’agriculteurs français dénoncent une « hécatombe » provoquée par les cancers liés aux pesticides, le principal syndicat agricole, la FNSEA, met tout en œuvre pour défendre l’usage du glyphosate, le plus longtemps possible, quitte à s’allier avec l’industrie des pesticides. Basta ! s’est penché sur les raisons d’une telle détermination, entre business et conflits d’intérêts.

5) Beurre : une « pénurie » liée aux pratiques des multinationales
Le beurre manque dans les linéaires de certains magasins. Une absence qui ne relève pas d’une pénurie de lait chez les producteurs, mais d’ « un problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs », selon la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers. Ces derniers jours, plusieurs actions ont été organisées par des agriculteurs dans des grandes surfaces précisant dans des tracts : « Ce magasin manque de beurre parce qu’il ne veut pas le payer à son juste prix ! ».

 

« La théorie du Ruissellement expliquée par les chiens ». Dessin de Nicolas de la Casinière. Paru dans CQFD n°159 (novembre 2017), rubrique « Chien méchant ».

6) Le “ruissellement“ coule-t-il de source ?
Peut-on vaincre la pauvreté en passant les riches à l’écumoire ? L’idée est alléchante. Mais assécher et empaler un riche bien dodu comme un lièvre à la broche est du gâchis : c’est quand il ruisselle et dégouline du portefeuille que le riche est le plus utile, car il irrigue l’économie. Il ne s’agit pas d’un secret de cuisine, mais d’une théorie économique : la « théorie du ruissellement ». Coule-t-elle de source ? Décryptage dans La Vie.

7) La robe en lambeaux
« Au procès Merah, l’opinion publique a eu beau tirer sur la manche du juge, elle n’a rien obtenu ; alors pleine de colère et de dépit elle s’en est allée déchiqueter la robe de l’avocat. EDM [Eric Dupond-Moretti] a dit à l’antenne que le procès de Nuremberg, souvent cité par les parties civiles lors du procès Merah, était plus digne notamment parce que nul n’avait songé à contester la présence des avocats. Il a précisé plus tard dans une interview qu’à Nuremberg on n’avait pas non plus traité les accusés d’animaux. Quel constat terrifiant », analyse la juriste-blogueuse « Aliocha ».

8) New York – « Contre la terreur » : Halloween !!!
L’Ouzbek de Manhattan a bien choisi son jour. Tuer huit personnes au moment de Halloween, c’était attirer l’inéluctable « réponse » occidentale : « Tout ça est pour nous empêcher de faire la fête mais nous la faisons quand même. » Réponse imbécile, puisque les djihadistes (commandos organisés ou lumpenterroristes comme dit Bauer) ont bien d’autres objectifs que de nous empêcher de faire la fête… Mais réponse terriblement éloquente quand la « fête » en question est celle de… Halloween, où l’on défile déguisés en vampires et en zombies. Se grimer en cadavres de cinéma pour effacer les cadavres réels….L’analyse de Patrice de Plunkett sur son blogue.

9) Ne faites pas (la) peur
Comme chaque année, pendant la période fin octobre-début novembre, « le bon goût » a été de « jouer » à (se) faire peur. Certes, les festivités macabres sont derrière nous, mais le thème me paraît toujours d’actualité, d’autant plus que l’on connaît cette sorte de « fascination » pour la peur, de la part de notre prochain, dont les plus jeunes (du moins, ce qu’ils en disent)-illustré par exemple, via un certain goût pour les « films d’horreur ». Mais qu’est-ce que la peur ? D’où vient cette fascination pour la peur ? Est-elle saine ? Comment la gérer ? Est-on « moins » un « homme » parce que l’on a peur ou parce que l’on a avoue avoir (eu) peur ?…L’un de nos anciens articles, qui garde toute son actualité, à redécouvrir sur Pep’s café !

10) Avortement : la question qui tue
Le test du mois à découvrir sur « Visiomundus », un blogue d’apologétique culturelle : Dans une série de tweets récents, Patrick Tomlinson, auteur de science-fiction et humoriste, affirme ceci : « Depuis maintenant une dizaine d’années, à chaque fois que les partisans de l’idée que « La vie commence dès la conception » se mettent à parler de l’avortement, il y a une question que je leur pose. En dix ans, JAMAIS aucun d’entre eux n’y a répondu honnêtement ». Après cette introduction accrocheuse, il poursuit en évoquant un scénario imaginaire, proposé avant lui par Michael Sandel (philosophe américain, professeur à Harvard) lors d’une réunion du Conseil Présidentiel de Bioéthique, et encore avant eux, par George Annas (professeur de droit à Harvard et spécialiste en droit médical, bioéthique et droits de l’homme)……

11) Hyperconnection
Alors que neuf français sur dix possèdent un téléphone portable, le gouvernement veut étendre l’accès au haut débit. Voilà l’occasion de lire ou relire l’ensemble de la chronique de La Croix, parue en août, autour de l’hyperconnexion grandissante – qui modèle notre société – et des pistes esquissées pour prendre du recul. En guide d’introduction, Dominique Boullier, sociologue du numérique, fait le point sur les effets de la généralisation du smartphone sur nos comportements : « Le téléphone portable est une façon de vivre ensemble séparé (…) la question de l’hyper connexion pose la question de la présence, à l’Autre, à une œuvre d’art, à Dieu, à une relation amoureuse… On pense être présent à tout le monde grâce à la connexion. Mais en réalité, on finit par ne plus jamais être présent à rien ni à personne, on est sans arrêt ailleurs. Pendant ce temps-là, les concepteurs des applications dans la Silicon valley font des cours de méditation et envoient leurs enfants dans des écoles sans écran… »

Notre sélection pour les 500 ans de la Réforme protestante :

12) La liberté chrétienne selon Martin Luther
Le Traité de la Liberté Chrétienne rédigé par le Réformateur allemand Martin Luther en 1520 et dédié au pape Léon X (un an avant sa rupture définitive avec la papauté) est l’un des plus grands et plus beaux écrits de son auteur, mais aussi de la littérature chrétienne en général. Bien qu’écrit il y a bientôt cinq siècles, son contenu reste d’une actualité et d’une profondeur sans pareille. Le thème de la liberté chrétienne y est développé en relation avec la foi (…), une liberté (qui) s’exprime dans une relation du croyant avec le monde, dans le combat propre de la foi qui lie le chrétien à ses semblables par une relation fondamentale de service.

13) Etre sauvé(e) et reconnaissan(e) – 500 ans de la réforme protestante : ou comment ne pas tomber dans « la routine » de savoir que nous sommes sauvées par grâce. A lire sur le blogue chrétien féminin « elle croit ».

14) Petit plaidoyer pour la liberté de conscience, par le pasteur Matthieu Sanders, qui reste « frappé ces derniers temps par l’évolution, plus ou moins assumée, d’une petite partie du milieu évangélique français vers un positionnement qu’on pourrait qualifier d’identitaire ».Or, ajoute-t-il, « si nous maintenons- comme nous l’avons toujours fait – que la foi est affaire de conscience et non de naissance ou de contrainte ; si nous nous croyons enjoints à aimer notre prochain, quel qu’il soit, comme nous-mêmes ; si, enfin, nous faisons confiance à Dieu pour que l’Evangile prévale sur toute autre vision du monde, comment pouvons-nous refuser à l’autre la liberté d’expression et de culte que nous revendiquons pour nous-mêmes ? »
A découvrir sur le tout nouveau site d’Évangile 21.

15) Les projets de Marlène Schiappa sur la laïcité inquiètent
Des voix s’inquiètent d’un risque de dérive après l’annonce de la secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes de soumettre une charte de la laïcité aux associations subventionnées.

16) « Une religion trop libérale aura du mal à survivre » : Jörg Stolz, sociologue des religions à l’université de Lausanne, analyse la désaffection des églises – protestantes ou catholiques – et le succès de l’évangélisme protestant : les Evangéliques « ont plus d’enfants que la moyenne et ils se défendent davantage contre les alternatives séculières », par exemple en mettant l’accent « sur la socialisation religieuse de leurs enfants », en faisant en sorte « qu’ils aient des contacts avec d’autres familles évangéliques » et « régulent l’accès à Internet, à la télévision, aux médias, pour les éloigner des alternatives qui pourraient entrer en concurrence. Les protestants traditionnels, eux, sont plus libéraux et ouverts sur le monde extérieur. Leurs enfants sont plus exposés à la concurrence d’autres influences, ils vont donc se séculariser plus facilement ».

17) « Fake news » : si vous l’avez manqué, voici le rappel d’un nouvel épisode de la guerre de la désinformation : « la prière musulmane (supposée) imposée en Angleterre ». En à peine 24 heures, une vidéo datée du 09 août dernier montrant, à première vue, un imam récitant une prière lors du conseil municipal d’Oldham, une ville dans le nord de l’Angleterre, est devenue virale sur Facebook et sur Twitter. Elle a été visionnée près de 355.000 fois sur Facebook et retweetée plus de 1.500 fois sur Twitter.
L’idée partagée de cette « info scandaleuse » émanant des réseaux d’extrême-droite français, et trouvant (hélas) écho dans certains réseaux chrétiens évangéliques, consiste à dire «Voici ce qui nous attend en France ». Décryptage proposé par Le Sarment, pour une « désintox » salutaire.

18) Quand vous priez, dites : « Notre Père ». Une saynète écrite pour un culte famille et construite principalement autour du texte de Luc 11v1-13.