Un verset et une question (5) : « Nous sommes maintenant plus près du salut que lorsque nous avons cru »

Où (en) es-tu ?
Enfant par Alejandro Lizardo

« Nous sommes maintenant plus près du salut que lorsque nous avons cru » (Rom.13v11).

Qui désigne ce « nous » ? Des (déjà) « chrétiens » ? Ou des « pas(encore) chrétiens » ?
Où (en) sommes-nous ? Dans une terre « déjà chrétienne » ou dans une terre « à évangéliser » ?
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Et si, en ce 6 juin, nous « débarquions » dans les coeurs de ceux qui sont perdus ?

La commémoration des 70 ans du "D-Day"  : ne pas oublier les plus petits !

La commémoration des 70 ans du « D-Day » : ne pas oublier les plus petits !

Vous savez sans doute que depuis hier, 5 juin, et jusqu’au 21 août 2014, est célébré le 70e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie(« le jour le plus long »)et de la bataille de Normandie.

Un anniversaire qui se veut « un temps de recueillement et de communion nationale et internationale », peut-on lire sur ce site dédié à la commémoration.

« Parce qu’il sera vraisemblablement le dernier anniversaire décennal en présence des acteurs et des témoins de ces événements, il prendra une dimension particulière ; au moment d’accueillir pour la dernière fois dans le cadre d’un grand anniversaire un nombre encore important de celles et ceux qui sont les dépositaires du « souvenir vivant », l’émotion sera intense. Cet anniversaire sera aussi un moment privilégié pour la transmission de la mémoire et le partage des valeurs fondamentales pour lesquelles tant de jeunes hommes sont allés jusqu’au sacrifice suprême : la paix, la liberté, la fraternité, la dignité de l’Homme ».

La suite ici : http://www.le70e-normandie.fr/le-70eme/70e-anniversaire-du-debarquement-bataille-normandie/

Mais il se peut que vous ne sachiez pas tout cela. Auquel cas, vous « débarquez »…

Parallèlement à ces hommages et devoirs de mémoire, un ami et un frère de mon église(qui a souhaité rester anonyme) m’a envoyé une très belle et touchante réflexion spirituelle personnelle, cette semaine. C’est un cri à Dieu, pour que lui-même puisse crier dans ce désert de solitude… Ce message nous remue et nous remet en question. Voici l’essentiel :

« Il serait bon (que nous profitions des circonstances pour débarquer) dans les coeurs des plus endurcis » et qu' »en tant qu’enfants de Dieu », nous allions « chercher les brebis perdues, c’est à dire tous ceux et celles qui se sont donné à Jésus mais qui se trouvent paralysés dans leur foi par les bombes de la vie…
La guerre a fait de nombreux réfugiés ». Des réfugiés malheureusement « dispersés dans des camps où l’ennemi les retient captifs. Église sors ! Recherche… n’es-tu pas la gardienne de ton frère, n’es-tu pas la gardienne de ta soeur…? Eglise, qui est composée de « Pierres Vivantes »(1 Pie.2v5), n’abandonne pas le plus petit, le plus fragile. Ne vois-tu pas qu’en chemin, il s’est perdu ?
Église, débarque sur la France. Apporte la Bonne Nouvelle, le Salut qui est en notre Seigneur Jésus-Christ et pour tous…Amen !!!

 

Mais avant toutes choses, pour que l’impossible soit possible, « laissons d’abord Jésus débarquer dans nos cœurs ! »

 

Sur ce, bon week-end et bonne commémoration !

 

A lire :

Esaïe 6v1-8 :
« L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire !
Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.
Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi ».

Esaïe 40v3-5 :

« Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons !
Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra ; Car la bouche de l’Éternel a parlé ».

Matthieu 9v9-13 et Matthieu 18v10-14

Luc 15

L’évangélisation personnelle : le prochain dossier de « Promesses »

Qu’est-ce qu' »évangéliser » ?

La réponse semble évidente, semble-t-il. En réalité, elle ne l’est pas tant que cela. Particulièrement de nos jours, dans nos sociétés sécularisées et postmodernes.

Jim PETERSEN, des Navigateurs, rappelle, dans son excellent « Une vie qui parle »*, que « les Écritures nous parlent essentiellement de deux types d’évangélisation » :

La « proclamation de l’Évangile », soit « une action permettant au non-chrétien d’entendre une présentation claire du message fondamental ».

Cette approche est efficace, notamment pour les auditeurs « préparés ».

L’« affirmation de l’Évangile« , soit « un processus de structuration et d’explication du message chrétien »(op.cit. p22), ou, plus simplement encore, « un processus consistant à incarner et à vivre le message chrétien« .(op. cit.p44)

La deuxième approche porte des fruits parmi les auditeurs « non préparés », autrement dit parmi les gens ne disposant pas d’un héritage chrétien et pour lesquels le christianisme ne constitue pas une base crédible pour leur vie.

L’une et l’autre approches sont indispensables, ajoute Jim PETERSEN. Toutes deux sont essentielles et limitées, prises séparément. La question essentielle n’est pas de savoir quelle est l’approche la plus « populaire », mais de savoir quelle est la plus « pertinente », à un moment donné.

Qu’est-ce que donc qu' »évangéliser » ?

Dans le même ordre d’idée, Rebecca PIPPERT souligne, dans « la Saveur partagée »**, qu' »évangéliser » ou « communiquer sa foi », n’est pas du « marketing », mais quelque chose « que le chrétien ne peut pas ne pas faire » : l’évangélisation est quelque chose de « naturel », « automatique », « spontanée ». « Une manière d’être », avec Jésus Christ comme source.(op.cit., p8, 13)

Si le sujet vous intéresse, et surtout, si vous recherchez une base de réflexion plus récente, le prochain numéro de Promesses, revue de réflexion biblique(N° 186, 2013/4, septembre-décembre), dont nous déjà parlé, sera justement consacrée à « L’évangélisation personnelle » !***

Au menu, des articles de Philip NUNN(« annoncer l’évangile »), Scott Mc CARTY(« l’évangélisation personnelle »), Cor BRUINS(« l’exemple de Jésus »), Pierre ODDON(« comment témoigner ? »), Don CARSON(« le contenu de l’évangile »), Henri BLOCHER(« la mission de l’Eglise »), un témoignage et bien d’autres articles.

Ce numéro n’est pas encore sur le site de « Promesses », mais sera disponible en version papier d’ici quelques semaines. N’hésitez pas à contacter les responsables et à vous abonner à cette revue édifiante et pratique pour la soutenir !****

 

Notes :

*PETERSEN, Jim. Une vie qui parle. L’Évangile dans une société sécularisée. Ed. Navpress, 1982(hélas épuisé)

**PIPPERT, Rebecca. La Saveur partagée. Évangélisée : une façon de vivre. Ed. Farel, 1986(collection « vivre »). Ouvrage également épuisé…Voir ici.

***Merci à Jean REGARD, du comité de rédaction et d’administration, de m’avoir communiqué le sommaire du numéro.

****Invitation par ailleurs totalement désintéressée !