Retour sur le culte de « Protestants en fête » 2013 : n’oublions pas d’être des « semeurs d’espérance »

La deuxième édition de « Protestants en fête »*, qui a eu lieu le week-end du 27 au 29 septembre 2013, est dernière nous. Néanmoins, les Protestants sont appelés à aller de l’avant. Porteurs d’espérance et porteurs de l’espérance qui a un nom : Christ.

De ces trois jours, j’ai particulièrement retenu le culte du dimanche 29 septembre. Et plus particulièrement, de ce culte :

-Cette invitation à ce que Christ prenne la place qui lui revient : celle du Roi**.

La très édifiante prédication du pasteur Claude BATY, initiateur de « Protestants en fête et dont le mandat à la tête de la FPF a pris fin. Prédication intitulée : « Espérer, c’est s’oublier », à partir de Marc 4v26-32***.

Ce texte de l’évangile contient deux paraboles du Royaume des Cieux : la parabole de la semence, suivie de celle de la graine de moutarde.

Tout en invitant à suivre « la simplicité des enfants, comme modèle de réception de la Parole de Dieu », suivant en cela l’enseignement de Jésus, le pasteur Claude BATY nous explique que « Les deux histoires que nous venons de lire parlent du royaume De Dieu, la première pour dire comment il fonctionne, la seconde à quoi il ressemble ».

Dans la parabole de la semence, il apparaît qu’il se passe quelque chose de mystérieux qui échappe à l’homme. Le semeur ne peut pas faire pousser la plante. Il est probable qu’il a bien préparé le terrain, labouré, hersé, fait en sorte que les meilleures conditions soient réunies pour la réussite de ses semailles. Mais après il ne peut plus rien, la croissance se fait sans lui. Qu’il dorme ou soit debout, qu’il veille ou pas, la semence grandit. Il lui faut oublier ces graines, sinon le temps va lui paraître très long, trop long, et l’impatience va venir avec des initiatives douteuses(….) »

L’évidence est là : le semeur est là pour semer. Point. Il ne peut rien faire d’autre. A part semer généreusement.  Nous sommes les semeurs. C’est un appel que Jésus adresse à chacun de nous. C’est aussi un appel à la confiance, la confiance en Dieu qui s’occupe de faire pousser la plante. Renonçons donc à vouloir « aider » la semence à être « plus rentable ». C’est là un « appel difficilement audible car il s’oppose à la mentalité de notre époque qui est forcément un peu notre propre mentalité », poursuit Claude BATY.

Car « nous vivons dans une société qui prétend tout contrôler de la naissance à la mort ; et qui veut tout obtenir sans délai. Il suffit de cliquer, c’est bien connu. Or nous sommes loin de tout maitriser, les plus faibles l’expérimentent chaque jour et les puissants de ce monde s’en rendent compte parfois tragiquement. Devant la situation critique de notre monde nous sommes alors tentés de prendre les choses en main. Nous voulons agir et indiquer à Dieu ce qu’il a à faire. Or, le défi qui nous est proposé aujourd’hui est de discerner ce qui relève de notre vocation et pour le reste de ne pas nous substituer aux autres, ni au temps, ni à Dieu. Il nous revient seulement de semer, mais ce n’est pas peu de chose. Ce faisant souvenons-nous qu’une plante ne se développe pas lentement, elle croît à son rythme(…)

Pour nous protestants qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Si j’en crois le contexte, semer c’est répandre généreusement la bonne parole, annoncer l’Évangile, être témoins du Christ(…) » Et
« La parole de Dieu n’est pas une semence stérile, elle agit et se développe, porte du fruit de manière étonnante, elle fait son chemin dans les cœurs ; ses voies sont mystérieuses ».

Semons donc avec confiance en Dieu. Semons la Parole. Semons dans la confiance et avec confiance. Semons avec espérance et semons l’espérance.

La deuxième parabole raconte l’histoire d’une graine de moutarde, soit celle de la croissance étonnante d’une graine minuscule. L’accent mis « sur la disproportion entre le commencement et la fin » nous parle de ce « royaume de Dieu si petit, si faible en ses débuts, pratiquement invisible puisqu’il se résume à Jésus seul dans un coin reculé du monde, avec quelques disciples ignorants, se développe irrésistiblement pour devenir finalement le lieu d’accueil et de protection des créatures de Dieu dans le monde entier ».

Et Claude BATY de tirer la double leçon de cette parabole : 

premièrement les petits commencements ne sont pas signes d’échec, la faiblesse n’est pas insignifiante ;

– deuxièmement, le royaume de Dieu est appelé à couvrir la terre. Avec la précision suivante : ce grand arbre dit simplement que le règne de Dieu s’étendra à toutes les nations pour le bénéfice de tous ».

Il est utile de rappeler que « L’évangile de Marc annonce la Bonne nouvelle d’un Christ serviteur souffrant qui, même ressuscité ne se montre pas glorieux à ses disciples.

Ainsi le grand arbre n’est pas le signe de la puissance et de la revanche des croyants, il est le signe de la compassion infinie de Dieu pour toute l’humanité. Compassion qu’il offre dans la fragilité et la faiblesse de l’engagement de ses enfants, de nous tous… »

Le pasteur termine par « un autre enseignement de Jésus sur la semence : « En vérité, dit-il, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui aime sa vie la perd, celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle… si quelqu’un veut me servir, qu’il se mettre à ma suite… » Jn 12.24

Cette fois, à la suite du Christ, nous ne semons pas, nous sommes semés, nous devenons des graines jetées en terre ».

Une « invitation à suivre le Christ dans l’oubli de soi », qui « est aussi un appel pour notre protestantisme à ne pas rechercher, en interne ou en externe, son intérêt personnel, la première place et le pouvoir, mais le service de tous dans l’humilité, et le service de la réconciliation dans la réconciliation.

Nous voici donc maintenant envoyés, comme autant de graines dispersées par le Christ dans la terre de notre monde, semées pour porter du fruit en abondance. Dans le pari de l’espérance c’est toute notre vie qu’il faut miser, pour la retrouver dans l’éternité.

Notes :

* Divers comptes rendus de l’événement : http://www.reforme.net/une/religion/protestants-fete-pari-d-esperance-reussi ; http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20130929.OBS8987/exclusif-les-protestants-francais-sermonnent-valls.html ; http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/trackback/5184255

**Selon les termes du pasteur Samuel RODRIGUES, de l’église évangélique du Réveil, lors du temps de louange.

*** Texte en pdf à lire ici.

« Protestants » : en fait…..

Du 27 au 29 septembre, des dizaines de milliers de protestants viendront des quatre coins de France à Paris, à l’occasion de « Protestants en fête ».
Le Palais omnisport de Bercy sera transformé en église géante, pour l’occasion, et le Week-End verra 150 animations dans tout Paris.

On notera qu’il s’agit de « Protestants en fête », et non de « la fête du Protestantisme ». « Protestants » est donc au pluriel, révélant la pluralité et la diversité(dans l’unité, autour des fondamentaux : « sole scriptura », « sola fide », « sola gratia », « solus Christus », « soli Deo gloria » )de cette famille, composée des Luthero-Réformés (regroupés en « église unie »)et des évangéliques(eux-mêmes très divers).

Protestants ? En fait….

….qui sont-ils ? Que(qui)croient-ils ?

Qu’est-ce et qui est-ce qui fait leur espérance ?
Claude Baty, l’initiateur de « Protestants en fête » et bientôt ex- président de la FPF, explique l’esprit de la manifestation* :
« Protestants en fête traduit  notre volonté de nous rassembler pour autre chose que la commémoration de nos malheurs historiques(…)Protestants en fête célèbre la vie, l’avenir. Les Protestants appartiennent à un peuple en marche, qui veut être témoin de l’Espérance. Selon St Augustin, l’espérance a deux beaux enfants : la colère et le courage. Les protestants savent s’indigner contre les injustices de ce monde et ils ont le courage de lutter pour que les choses changent, pour plus de fraternité et d’égalité. Ce courage, ils le puisent dans leur confiance en un Dieu qui les rend actifs ici et maintenant. La spiritualité chrétienne en général, protestante en particulier, n’est pas désincarnée, elle oeuvre dans le concret de notre société. Cette espérance que nous portons s’enracine dans notre foi en Dieu. »

"Soyons plein d'espérance !" Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

Puisque la manifestation est placée sous le signe de l’espérance**, profitons de l’occasion pour revisiter cette notion, qui ne doit pas être confondue ou simplifiée avec « l’espoir », dont nous avons déjà parlé ici, à l’occasion d’une étude biblique sur 1 Pierre.

Bon week-end ! Et puissiez-vous rencontrer l’espérance : Christ.

 

 

Notes :

*Entretien publié dans le « gratuit » de « Regardsprotestants », diffusé pour l’occasion. A lire également, dans La vie, cet entretien avec Sébastien Fath, chercheur au CNRS. Un autre entretien du même est à découvrir dans « Réforme ».

** Un « manifeste de l’espérance » peut être signé sur le site de « Protestants en fête » à Paris ou « Paris d’espérance ».

« Les licornes existent : j’en ai rencontré (au moins)une ! »

Mythique. Rare, donc précieux….et donc à conserver !

Dernièrement, nous réfléchissions sur la notion d’ « adhérence » ou d’engagement, de fidélité, soit le fait de « coller à ».
« Coller à », ou « aimer comme une colle », est aussi le commandement adressé à l’homme pour sa femme, dans le cadre du couple marié. Et la caractéristique d’un homme mâture, d’un « homme, un vrai », comme le rappelle Florent Varak, citant Ephésiens 5v31 et Gen. 2v24  :
« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » Le terme grec traduit par « s’attacher » veut littéralement dire « coller », avec une portée sexuelle explicite. La caractéristique d’une bonne colle, c’est d’unir sans qu’il soit possible de séparer. Une image idéale du mariage ! Une deuxième caractéristique d’une bonne colle, c’est d’unir deux objets sans qu’il soit possible d’y intercaler quoi que ce soit d’autre. En bref, la Bible parle de pureté au sein du mariage (Héb 13.4). Cette image à deux aspects. L’un positif : il faut déborder d’imagination pour apprendre à créer une union mutuellement satisfaisante. L’autre négatif : il interdit à toute autre présence de s’installer entre les époux, ce qui trahirait l’alliance du mariage ».

 
Quel est le rapport avec les licornes du titre, me demanderez-vous alors ?
Tout d’abord, que croire à la réalité et au respect d’une telle union voulue de Dieu et posée par Dieu « dès le commencement » (l’union entre un homme et une femme dans le cadre du mariage. Une « alliance » et non « un contrat ») peut paraître aujourd’hui « mythique » ou « chimérique », à l’instar, par exemple, de la croyance aux licornes…Croire au mariage biblique de nos jours, c’est croire aux licornes.

C’est le parallèle audacieux, plein d’humour et de poésie (et de pertinence) qu’ose faire le blogueur « Ecbatane » dans un billet datant du 29 mai 2013, intitulé : « Du mythe de l’indissolubilité du mariage et de l’existence des licornes! »
Un billet à lire attentivement et pas en diagonale, qui nous invite à croire et à espérer. D’ « Oser l’amour » pour que « le monde (recommence) à croire en l’amour », au point d’en avoir soif et de « (vouloir) essayer lui aussi! »
Parce que « ce n’est pas parce que l’idéal est minoritaire qu’il ne peut pas être le modèle auquel tout le monde doit aspirer ».
Parce que(comme nous le disions ailleurs, la meilleure réponse à la banalisation du divorce et à ce que l’on présente comme un « progrès humain », reste la défense et le respect du mariage tel qu’il a été conçu « dès le commencement »(voir ce que le Seigneur Jésus en dit dans Matt.19v4-6).

La meilleure réponse, comme le souligne Ecbatane, c’est non seulement d’y « croire »(au mariage biblique). Mais de « le prouver » et d’« affirmer » ce qui peut pourtant paraître comme une évidence.

Parce que le mariage n’est pas un jeu. Mais un enjeu pour aujourd’hui.

Je vous livre une partie de son article et vous invite à en découvrir l’intégralité sur son propre blogue :

(…)« Déjà la définition du couple du XXIème siècle s’éloigne vraiment du mariage chrétien tel que défini par Jésus lui-même : « Au commencement, le créateur les fit homme et femme et il leur dit : « voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère; il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matthieu 19 4-6). Le couple moderne ne croit pas en l’indissolubilité, il fonde toute sa base sur le sentiment amoureux (purement hollywoodien) et ses fluctuations. Il ne croit pas en la fidélité, mais en l’instinct et en la passion. Il ne croit pas en la liberté de choix. Des contraintes financières, émotionnelles, sexuelles (etc…) peuvent entrer en jeu. Enfin il ne croit pas en la fécondité, vu qu’il limite volontairement le nombre d’enfants au minimum (mais il y a des exceptions). Le couple moderne ne repose donc sur aucun des 4 piliers du mariage chrétien : indissolubilité, fidélité, liberté, fécondité. Et cette vision moderne du couple prédomine complètement la société. Elle est devenue la norme. En fait, on ne peut pas vraiment parler de norme vu que cette modernité du couple a une infinité de combinaisons possibles (et éphémères), mais c’est justement cette infinité de possibilités qui devient norme par rapport à la vision que l’Eglise nous donne du foyer conjugal.
Le modèle qu’on ose présenter comme « traditionnel » est un leurre. Un seul papa, une seule maman, et des enfants. Vraiment ? Très sincèrement, je ne pense pas que ça soit si répandu que ça. L’adultère a existé de tout temps, la polygamie et les répudiations sans raisons valables étaient largement ancrées dans la mentalité de l’ancien testament. Veuvage, remariage, violences dans le couple jusqu’au meurtre, inceste et j’en passe et des meilleures.
Pourtant, il y a ceux qui osent essayer le modèle d’amour présenté par l’Eglise [un modèle qui paraît « minoritaire » et « chimérique » comme les licornes, donc]
(……)
Alors quand on voit l’état des familles de nos jours (en France et dans le monde), on peut comprendre que le peuple soit choqué qu’une minorité se lève pour affirmer que les licornes existent. Il y a un énorme fossé entre ceux qui n’ont jamais vu de licorne et ceux qui en élèvent. Mais le tout n’est pas d’affirmer que les licornes existent, il faut le prouver! »

La suite ici :
http://encheminversecbatane.wordpress.com/2013/05/29/du-mythe-de-lindissolubilite-du-mariage-et-de-lexistence-des-licornes/

Et toi ? Crois-tu aussi « aux licornes » ?  😉

« Ni pour, ni contre »(bien au contraire)

Divers pavillons par Petr Kratochvil

Divers pavillons par Petr Kratochvil

« Dieu vous garde ! » lance un officier sudiste à l’un de ses espions, dans un album des « Tuniques bleues »(« Les Cavaliers du ciel »).

Je me souviens qu’en lisant cette BD, enfant, je m’étais demandé naïvement : « ils ont Dieu, eux aussi, pour leur faire gagner la guerre ? »

Pour qui donc est Dieu, dans cette guerre(celle de Sécession, 1861-1865)relatée dans cette série ?

En réalité, comme le relève Richard Borgman, dans son « Royaume équilibré de Dieu »*, Dieu n’est ni dans notre camp, ni dans « celui d’en face ». Il est dans le Sien.

Josué, dans le livre qui porte son nom(ch.5v13-15), demande à l’homme qui se tient devant lui, « son épée nue à la main », s’il est ami ou ennemi. Ce à quoi le mystérieux inconnu répond : « ni l’un, ni l’autre(ni pour vous, ni contre vous). Je travaille pour Dieu. »(v14) De même, que répondrait aujourd’hui le Seigneur Jésus si nous lui demandions « à quelle église »(ou quel parti, quel organisme, quel lobby…)il appartient ? Chacun de nous peut chercher à répondre.

Eau turbulente par Daniele Pellati Suivre le courant, au risque de se laisser emporter...ou vivre à contre-courant ?

Eau turbulente par Daniele Pellati
Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ?

Or, la lecture des quatre évangiles semble plutôt révéler un Jésus « non conformiste » et particulièrement déconcertant, puisque sans cesse à contre-courant.** Il n’est ni fait à notre image, ni manipulable par une façon de prier frisant la formule magique(ou « la vaine redite », cf Matt.6v7), nos « bonnes oeuvres », nos(bonnes)causes, nos croisades, un programme politique, un certain style(ou pratique)religieux(ou non)…Il ne se laisse pas mieux enfermer dans un personnage.***

Car Jésus est notre Dieu. « Le Dieu véritable et la vie éternelle »(1 Jean 5v20), « le Seigneur et le maître »(Jean 13v13), « la Parole faite chair, qui a habité parmi nous »(Jean 1v14 ; 1 Jean 4v2), « Je suis »(Jean 6v35 ; 8v12, 58).

Jésus, « le non-conformiste », a dit aussi qu’Il est venu « pour donner la vie en abondance »(Jean 10v10). Et le secret de cette vie abondante n’est pas dans l’imitation d’un modèle stéréotypé. Le secret est dans une rencontre et une relation personnelles et quotidiennes avec Jésus-Christ ****, cultivée dans la prière, la lecture, l’étude et la méditation de la Parole de Dieu, l’obéissance à Jésus, notre amour pour Lui et les uns pour les autres*****.

Notre espérance, c’est « Christ en(nous), l’espérance de la gloire« (Col.1v27 et ss). C’est « Christ qui vit en moi », « dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré Lui-même pour moi »(Gal.2v20). C’est Lui que nous devons annoncer(Col.1v28-29) et sur lequel nous devons « fixer les regards »(Heb.12v2)….au risque de passer, à notre tour, pour « non-conformistes » !

 

 

 

Notes :

*Edition « Le Lion et l’agneau », 1996.  Les éléments ayant servi à élaborer ce billet se trouvent aux pages 75-85. Nous reviendront prochainement sur ce livre lu cette année.

**Par exemple : Marc 10v45 ; Jean 4 et 6 ; Marc 1v40 ; Marc 8v31-33 ; Marc 9v36 ; Marc 10v13 ; Matt.9 ; Matt.16 ; Matt.19 ; Matt.23 ; Luc 10v25-37 ; Luc 19v28-45….

*** Présenter Jésus comme un « non-conformiste », n’est-ce pas encore « l’enfermer » dans un personnage ? Le paradoxe est intéressant. Mais mieux vaut peut-être découvrir ce que Jésus dit de Lui-même(voir notamment les « Je suis »)dans les évangiles.

**** Jean 3v14-21, 14v21-23, Jean 15v1-17, 17v3 ; 1 Jean 1v1-2v2, 4v15-16, 5v20 ; Apoc.3v20

***** 1 Jean 3v11-24 ; Rom.12v17-21, 13v8-10 ; Luc 10v25-37

« Et la lumière brillait dans les seules maisons des hébreux… »

Voici un passage tiré de 1 Thes.5v4-11 et que nous connaissons peut-être tous :

Tard dans la nuit par Jani Ravas

Tard dans la nuit par Jani Ravas

« Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour [le jour du Seigneur, cf versets précédents]vous surprenne comme un voleur;
vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.
Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.
Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit.
Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.
Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ,
qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui ».
C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites ».

Plusieurs choses ont retenu mon attention. Et vous ?

Si nous sommes « des enfants de la lumière », alors nous ressemblons à Notre Père !
Qui est-il ? Quelle est Sa nature ? Comment le reconnaît-on ?

1 Jean 1v5 nous rappelle que « Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres ».

Si nous sommes « des enfants de la lumière », quels fruits produisons-nous ? Quel est le « fruit de la lumière » ?
Eph.5v9 dit que « le fruit de la lumière consiste en toute bonté, et justice, et vérité ».

Ensuite, si nous sommes « des enfants du jour », nous ne sommes pas « de la nuit ». Et donc, nous veillons et ce que nous faisons est manifeste : « celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu », dit le Seigneur(Jean 3v21).
Si « nous sommes du jour », nous ne dormons pas. Ceux qui dorment sont ceux qui sont morts, dit Eph.5v14.
Mais nous, nous vivons dans l’espérance présente et l’espérance future « de vivre avec Lui ».

Nous vivons et l’attendons donc.
C’est cette attente qui conditionne notre façon de vivre. Une façon de vivre « active »,  ni paresseuse, ni fanatique ou extrémiste.

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

Je me souviens encore qu’alors que les ténèbres frappaient l’Egypte (9ème plaie), la lumière brillait(brûlait)dans les seules maisons des hébreux(Ex.10v22-23).
Une maison, ce n’est pas seulement un bâtiment : c’est une famille.

Qu’est-ce qui peut seul entretenir cette lumière, cette flamme ?

Que jamais il ne manque d’huile dans nos maisons, pour que brûlent nos lampes en continue, de façon à éclairer ceux qui sont dehors…(Luc 8v16)

« Pour une vie utile, porteuse de sens et sans pub »

« Un autre journalisme est possible », le Manifeste du « mook » (mot-valise pour désigner un « book-magazine »)XXI , plaidait début 2013 pour un « journalisme utile, porteur de sens et sans pub ».

Bien avant lui, on peut discerner de telles exigences dans la vie de deux « héros de la foi » du XIX : Charles Studd et Georges Müller.

"Soyons plein d'espérance !"Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Une vie utile, porteuse de sens (et d’espérance) », car avec et pour Christ, amenant les hommes à Christ.

« Sans pub » : de même qu’un journaliste ne saurait être un « publiciste », ces deux hommes de foi, « serviteurs de Christ », ne dépendaient pas d’ « annonceurs » ou d’intérêts divers, et donc ne cherchaient pas à plaire aux hommes(Gal.1v10). Mais ils annonçaient Christ. « Christ crucifié »(1 Cor.1v23, 1 Cor.2v2). « Christ venu en chair »(1 Jean 4v2). « Christ mort pour nos péchés, enseveli et ressuscité, selon les Ecritures » (1 Cor.15v3-4). Christ, « le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr. 13v8)

« Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi ».(Hebr.13v7)

« Une espérance vivante ! » Questions pour l’étude de 1 Pierre 1v2-12

Après l’introduction de la Première épître à Pierre, exposée précédemment, je vous propose d’entrer dans le vif du sujet !

A noter que la version utilisée est la « Darby », qui me paraît particulièrement adaptée à l’étude systématique.

 

1 Pierre 1

« Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent parmi les nations(v1), élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : la grâce et la paix vous soient multipliées ! »(v2)

Voyage par George Hodan  Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

Q 1 : les destinataires de la première épître de Pierre sont « étrangers » et « dispersés » (v1) : qu’est-ce qui, dans cette adresse, pourrait ici les encourager et les fortifier, dans leur isolement ?

Q 2 : qu’est-ce que « l’élection », sous l’ancienne Alliance ? Qui concernait-elle ? (Lire, par exemple, Es. 41v8 ; 43v20 ; Deut. 7v6 ; 9v4-6)

Q 2 bis : Quelle est la caractéristique de l’élection de Dieu, pour les chrétiens en général et les destinataires de l’épître en particulier ? (v2)

Q 3 : Qui intervient successivement et comment, dans cette élection, d’après 1 Pie. 1v2 ?

Q 3b : qu’est-ce que cette « préconnaissance » de Dieu ? (Lire, par exemple, Amos 3v2, 1 Cor.8v3, 1Pierre 1v20 ; Romains 8v28-29 ; Ephésiens 1v3-5). Sur quoi l’élection est-elle fondée ? Sur qui repose-t-elle ?

Q 3c : Dieu nous élit-il pour qu’ensuite nous agissions à notre guise ? Qui intervient ensuite, dans cette élection ? (cf 1 Pie.1v2 et lire 1 Thessaloniciens 4v7 ; 2 Thessaloniciens 2v13-14).

Q 3 d : dans quel but sommes-nous « appelés » et « sanctifiés », ou « mis à part » ?

Qu’est-ce que l‘aspersion du sang de Jésus-Christ ? A quel usage de l’Ancien Testament ce terme est-il emprunté ? Dans quel but ? (cf Exode 24v7 ; Lévitique 4v6, 17 ; 16v14 ; Hébreux 9v19 ; 12v24)

Remarque : « l’aspersion du sang de Jésus-Christ » est mentionné après la sainteté (ou sanctification)de l’Esprit, dans ce passage. Pourquoi ? Comparer avec 1 Jean 1v7.

 

Synthèse : compléter les trous, d’après vos réponses aux questions sur le passage de 1 Pie.1v2 : …..par le Père, …..par le Fils et ….. par l’Esprit. Ces trois actions forment un tout et sont indispensables à notre salut.

 

Quelles sont les deux conséquences, découlant de l’œuvre de Dieu (v2) : ………….et………….

Quelles conséquences, pour ma vie personnelle ?

 

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts »(v3)

Tombes dans la roche par Petr KratochvilUn tombeau vide : une espérance vivante

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil
Un tombeau vide : une espérance vivante

Q 4 : Il est fait question de l’espérance vivante du chrétien(v3). Pourquoi est-elle « vivante » ?

 

« …pour un héritage qui ne se peut corrompre, ni souiller, ni flétrir, conservé dans les cieux pour vous »(v4)

Q 5 : L’objet de l’espérance, la vie éternelle, est appelée par Pierre un héritage : d’où vient cette désignation ? (Cf Genèse 13v15 ; 28v4 ; Deutéronome 4v21 ; 12v9 ; Galates 3v18, Ephésiens 5v5 ; Hébreux 9v15)

Q 5 b : Quelles sont les trois caractéristiques de notre héritage (v4) ?

 

«…qui êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut qui est prêt à être révélé dans les derniers temps ! »(v5)

Q 6 : Quelles sont les deux certitudes ou assurances, liées à cet héritage cf v4-5 ?

 

« C’est là ce qui vous fait tressaillir d’allégresse, bien que maintenant, pour un peu de temps, s’il le faut, vous soyez attristés par diverses tentations »(v6)

Des diverses tentations ou épreuves. Comparer avec Jacq.1v2

Q 7 : quelles sont les quatre indications que l’apôtre nous donne sur ces tentations ou épreuves (v6-7) ? Quelles conclusions en tirez-vous, pour chacune de ces indications ?

 

Le feu par Petr KratochvilL'épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l'or qui périt

Le feu par Petr Kratochvil
L’épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt

« afin que l’épreuve de votre foi, beaucoup plus précieuse que celle de l’or périssable, qui cependant est éprouvé par le feu, tourne à votre louange, et à votre gloire, et à votre honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ »(v7)

Le mot rendu ici par l’épreuve ne se retrouve, dans le Nouveau Testament, que dans Jacques 1v3. Que signifie-t-il ?

Que nous enseigne l’image de « l’or éprouvé » sur le sens et la finalité(le but) de l’épreuve du croyant ?

 

« lui que vous aimez, sans l’avoir vu ; à l’égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie ineffable et glorieuse »(v8)

Q 8 : cette joie « ineffable et glorieuse » est produite par deux sentiments. Lesquels ? Pour qui ?

Quel est le lien entre ces deux sentiments ? Comment peut-on bien les nourrir ?

 

« remportant, ce qui est le but de votre foi, le salut des âmes »(v9)

Le mot remporter nous parle de prix ou de couronne obtenue par un vainqueur (1Pierre 5v4 ; 2Timothée 4v8 ; 2Corinthiens 5v10 ; Ephésiens 6v8…). Il semble qu’il ait ici le sens de « but » ou « fin(alité) ».

Quel est ce but de notre foi ? (v9) Quand pouvons-nous vivre cette espérance ?  

 

« C’est au sujet de ce salut que les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, ont fait leurs recherches et leurs investigations, scrutant pour quel temps et quelles circonstances l’Esprit de Christ qui était en eux, indiquait, en les attestant d’avance, les souffrances destinées à Christ, et les gloires dont elles seraient suivies »(v10-11)

Q 9 : de qui ce salut a-t-il été l’objet des désirs, des recherches et des espérances, dans les v10-12 ?

Q 10 : relevez les termes employés pour exprimer la nature de ces recherches et investigations. (Comparer avec Matthieu 13v17).

Q 11 : que cherchaient particulièrement à découvrir les personnes dont il est fait question dans ce passage ? Pourquoi ? (v11-12)

Q 12 : sous quelle inspiration cette enquête est-elle menée ? (V 11)

Q 13 : qui est au centre de cette œuvre de salut ? Ce dont l’Esprit de Christ rendait témoignage à l’avance ?

Précisions : De quoi parlent particulièrement les textes suivants de l’Ancien Testament, que Pierre avait sans doute à l’idée ? (cf 1Pierre 2v23-25)  Lire, par exemple, Psaume 22 et Esaïe 53…

Quel est le but de Pierre, en rappelant ces données à ses lecteurs ? Quel titre lui-même se donne-t-il ? (1Pierre 5v1)

 

« Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous ont été maintenant annoncées par l’entremise de ceux qui vous ont prêché l’Evangile par l’Esprit-Saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards »(v12)

Q 14 : le ministère des prophètes concernant le salut à venir fut-il sans utilité pour eux mêmes et pour leurs contemporains ?  Sinon, comment comprendre leur persévérance ?

Q 16 : de qui parle-t-on enfin, en rapport avec ce salut ? (v12)

Q 16bis : Comparer l’expression « qui désirent regarder de près » avec celle employée dans Jacques 1v25. Pourquoi les anges s’intéressent-ils au plan de salut de Dieu (Lire, par exemple, Luc 2v8-14, 15v10, Apocalypse 5v11 ; 7v11,12) ? Qu’est-ce que ce salut leur apprend du Dieu qu’ils servent ?

« L’espérance(vivante), pas l’espoir » : Première épître de Pierre (introduction)

On connaît le vieux dicton « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »…un proverbe qui n’est pas « biblique », mais romain (de Cicéron ou Sénèque).

En effet, la Bible ne parle pas « d’espoir »….mais « d’espérance ».

"Soyons plein d'espérance !"Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

Lu sur un forum  philosophique :
« L’espoir est relatif à l’existence humaine quotidienne, matérielle. Il se rapporte à une situation désirable sans que ce que cela soit assuré. Même s’il y a de la confiance dans l’espoir, il y a forcément de l’ignorance à l’égard de l’avenir. Cela s’accompagne d’une attente, mais aussi de la crainte. La crainte d’un mal à venir qui serait la non-réalisation du bien à venir. Il est donc conditionnel et incertain.
L’espérance fait appel au moins à un principe transcendant, qui dépasse notre seul monde. Un incroyant complet ne peut faire l’expérience de l’espérance s’il est complètement incroyant ».

L’espérance, selon la Bible et selon Dieu, n’est pas déterminée par le fait de vivre. Elle repose en Dieu. Elle est « une espérance vivante ».
Cette « espérance vivante » est le thème de cette première épître de Pierre, que je vous propose d’étudier (de façon hebdomadaire)pour commencer un premier cycle, qui se poursuivra avec la Première épître de Jean et l’épître de Paul aux Galates.

Avant de commencer l’ étude de la Première épître de Pierre, familiarisons-nous d’abord avec son auteur, les destinataires de l’épître et les raisons de sa rédaction. Un document d’étude(avec un plan) est proposé ici : Infos de base étude biblique 1 Pierre

L’étude prendra la forme d’une série de questions, auxquelles nous ne donnerons pas de suite la réponse. Libre à vous de poster vos réponses en commentaire, par exemple, ou de nous les envoyer.

A noter que si l’on n’a pas de Bible sous la main, l’épître peut se lire en ligne.

L’AUTEUR

Comment l’auteur de l’épître se présente t-il en 1 Pierre1v1 ?

Que savons-nous de l’apôtre Simon Pierre par l’ensemble du Nouveau Testament ? Voir, notamment, Jean 1 ; Matthieu 14, 16 et 26 ; Marc 1, 5 et 14 ; Actes 3, 10 et Galates 2v1-14.

Quel nom Jésus lui a-t-il donné ? Pourquoi ?

 
DATE ET LIEU

L’un et l’autre sont incertains.

D’où Pierre écrit-il, selon 1 Pie.5v13 ?

Note sur « La Babylone » mentionnée en 5v13 : il est possible qu’il s’agisse de la célèbre ville du bord de l’Euphrate et où se trouvait une importante communauté juive. Beaucoup pensent qu’il s’agissait de Rome, appelée « Babylone » de manière figurative ou « codée ». En tout cas, il semble certain que Pierre n’a pas fondé l’église de Rome, puisque Paul avait pour principe de « ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rom.15v20). Ainsi, si Pierre avait fondé Rome, Paul n’y serait pas allé évangéliser.

DESTINATAIRES 

Comment Pierre les appelle-t-il ?(1 Pie 1v1-2a)

Soyons attentifs sur chacun des termes qualifiant les destinataires de l’épître, dans ce passage : que signifient-ils ? Quelles conclusions pourrions-nous en tirer, notamment pour nous personnellement ?

BUTS DE L’EPÎTRE

Elle se découvre en 1 Pierre 5v1-4, 12-14.

Quels commandements particuliers le Seigneur Jésus avait-il donné à Pierre, en Luc 22v32 et en Jean 21v15-17 ?

En écrivant cette épître, Pierre a-t-il fait ce qui lui était demandé ?
Pourquoi étudier cette lettre aujourd’hui ?

Quels sont les trois ou quatre MOTS CLES de l’épître ? (cf notamment 1 Pie.5v10)

 

Bonne étude !