Un culte à sensations, dont le propre est la réduction de l’espérance de vie…

Qu’allez-vous faire ce week-end ?

 

 

 

Un peu de shopping ?

 

 

 

 

Un homme peut-il se réduire à ne plus être qu’un consommateur ?

Et qu’est-ce que la « vie » d’un consommateur ? Une  « série de nombreuses séquences de nouveaux commencements, où le plaisir du shopping, virtuel ou non, supplante celui de l’achat d’un produit, qui perd très rapidement son attrait »*.

Une vie vouée à un culte (celui du consumérisme), qui consiste, non pas dans l’accumulation des biens, « mais à multiplier les sensations »…Un culte dont le propre est la réduction de l’espérance de vie du désir et « l’exaltation de l’éphémère »*.

Un esclavage permanent.

« D’où viennent les conflits et les querelles parmi vous ? Ils viennent de vos passions qui combattent sans cesse au-dedans de vous.
Vous désirez quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’avoir, et alors vous êtes prêts à tuer ;
vous avez envie de quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’obtenir, et alors vous vous lancez dans des querelles et des conflits.
Vous n’avez pas ce que vous voulez, parce que vous ne savez pas le demander à Dieu.
Et si vous demandez, vous ne recevez pas, parce que vos intentions sont mauvaises : vous voulez tout gaspiller pour vos plaisirs ».

(Jacques 4v1-3. Bible en français courant)

« Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ;
mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».(Jean 4v13-14)

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture », dit Jésus (Jean 7v37-38)

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !
Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents ».
(Es.55v1-2)

Notes :

*D’après « Le Bon coin : un bon coup pour la croissance » de Cédric Biagini, IN « La Décroissance », février 2014, numéro 106, p 9.

« Tu as un secret, qui met du sel dans ta vie… »

« ….et te donne(donne aux autres) soif de fondamental… »

(Note : ce sujet, dont cet autre billet a été une forme d’introduction, a été proposé à des enfants/préados(10-17 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche » su le jeûne. Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe.)

Tout commence par un « Pop-corn »(pas movie)
Le jour de la leçon, faire passer un bol de pop-corn salé(un peu plus que d’habitude, mais de façon à ce que cela reste mangeable) et donner pour consigne à chaque jeune d’en prendre une poignée pour en manger. Faire tourner le bol plusieurs fois. Ne pas distribuer les boissons.

Tout en faisant tourner le bol, en profiter pour prendre des nouvelles des jeunes et pour faire un récapitulatif de la dernière leçon abordée. Au bout d’un moment, chacun devrait éprouver ce qui est attendu : la soif.

Questionner :

Pourquoi avez-vous soif ? Qu’est-ce qui l’a provoqué ? (Réponse attendue : Le sel présent dans le pop-corn)
A quoi sert le sel ? (A donner du goût, à conserver…à donner soif !)
Donner ensuite de l’eau(au lieu des jus de fruits ou sodas habituels) à boire et demander s’ils l’ont appréciée ? Pourquoi ?*
(A ce moment des préliminaires-à ne pas zapper, faire réfléchir sur ce simple geste : « boire de l’eau, manger du pop-corn…c’est tout ce qu’il y a au goûter ? Oui ! »)

I. Enchaîner avec ce temps de discussion quelque peu philosophique ou métaphysique(veiller à le rendre concret, surtout pour les plus jeunes) :

De quoi peut-on avoir soif ?
C’est quoi une « bonne soif » ?
(Avoir soif, c’est ce que se rendre compte que nous avons un manque terrible de ce qui est vital pour nous. C’est d’avoir soif-désirer, vouloir-de ce qui est essentiel, fondamental, important, vital, nécessaire pour vivre, nous faire grandir, etc…)

Puis, lecture de Esaïe 55v1-3(version français courant, pour plus de « Pep’s » !) :

1 Holà, vous tous qui avez soif,
voici de l’eau, venez.
Même sans argent, venez ;
prenez de quoi manger, c’est gratuit ;
du vin ou du lait, c’est pour rien.

2 A quoi bon dépenser de l’argent
pour un pain qui ne nourrit pas,
à quoi bon vous donner du mal
pour rester sur votre faim ?
Ecoutez-moi bien,
et vous aurez à manger
quelque chose de bon,
vous vous régalerez
de ce qu’il y a de meilleur.

3 Accordez-moi votre attention
et venez jusqu’à moi.
Écoutez-moi, et vous revivrez.

(Faire réfléchir sur ce texte et faire énumérer les « bonnes soifs » : les aider ensuite, s’ils ont du mal à trouver, en leur présentant un par un des cartons de couleur, sur lesquels figurera chacune de ces soifs)

Ainsi, l’on pourra avoir soif  :

-d’amour/pardon
-de vérité/d’authenticité(être vrai-le vrai « moi » et pas celui dont je donne une image/un masque)
-de « nouveau »
-d’abondance(de vie)
-de sens, d’être utile
-de justice, de sainteté, de pureté
-d’appartenance(de faire partie d’un groupe, d’une famille…)
-Liberté

Questions : 

Avez-vous soif de ces choses ?
Comment cherchez-vous à satisfaire ces soifs ? Y a-t-il eu un moment, dans votre vie(ou est-ce le cas en ce moment ?), où vous avez cherché à satisfaire vos soifs seuls, ou en allant voir « ailleurs » ?
Etes-vous satisfaits ?

Comment certains pensent-ils satisfaire leur soif de sens, d’abondance(être « plein »), d’appartenance, d’amour ? (Par l’alcool, la drogue, le tabac, le travail, le sport, les activités diverses, les jeux-virtuels, par ex, « les écrans », l’internet, les réseaux dits sociaux, les bandes, le flirt…) Est-ce que ce sont de bons moyens ?
Il est possible de lire un extrait tiré du roman de science-fiction de F. POHL et de C. KORNBLUTH : « Planète à gogos » (ou « The Space Merchants ». Ed. Denoël, 1953) : dans le futur décrit par ce roman, la publicité est omniprésente et irrésistible. Au point où il est presque impossible de résister à un « Craquesel », puis à l’envie de boire de la limonade pour étancher la soif que cela vous donne(un seul verre ne suffit généralement pas), et ensuite à l’envie de fumer des cigarettes Starr, suscitée par le goût laissé par la limonade. Sans compter que les cigarettes Starr donnent, elles, envie de manger des Craquesels…(voir extrait, pp 105-106). Un cycle sans fin, et un cercle vicieux, qui laisse insatisfait.

Quel est le problème des personnes addictives citées plus haut ? Elles sont désespérément à la recherche de « sel » dans leur existence, soit ce qui va donner du « goût » et du sens, à leur vie. Mais elles cherchent ce « sel » de la mauvaise façon, d’une façon qui laisse insatisfait, esclave et dépendant.

Quel est ce sel que l’on peut ajouter dans notre vie, pour avoir soif des bonnes choses ? Et pour que notre soif soit satisfaite réellement ?

II. Comment avoir soif et faim de ce qui est fondamental ? En mettant du sel dans notre vie !

Ce sel…..vous avez un secret ! Une vie secrète avec quelqu’un qui rend libre et donne du sens à notre vie.

Dans la nouvelle « Quizz aux travaux forcés », de Dino Buzzati(dans le recueil « Le K »), un prisonnier condamné aux travaux forcés raconte à tout le monde qu’il a un secret : il peut emprunter un passage secret lui permettant, de sa cellule, d’atteindre un jardin secret, où il peut se rendre quand il le souhaite et y retrouver une femme qui l’aime. (op. cit., p 318).

Dans la réalité, ce quelqu’un qui rend libre et donne du sens à notre vie, c’est Jésus-Christ.

La réalité de votre relation avec Jésus est le « sel » de votre existence : Jésus est à la fois le sel qui donne soif de l’essentiel, et Celui qui satisfait de façon durable, véritable, vos soifs.

Voilà ce que Jésus affirme :
(Lecture de Jean 4v13)
« Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’où jaillira la vie éternelle. »

Bref  : « ayez soif et faim de Jésus ». Allez vers Jésus. Il est vital de se repositionner, de se recentrer sur Jésus.

Comment se repositionner, se recentrer sur Jésus ? En passant plus de temps avec et pour Lui. En se rendant plus disponible pour Lui, pour l’écouter et savoir ce qu’Il veut pour nous(comment ? Par la lecture de la Parole et la prière avec un coeur et un esprit écoutant et obéissant).
Quand nous sommes trop « pleins » ou trop occupés de ce qui n’est pas fondamental/essentiel/vital ou même nocif, nous ne pouvons avoir soif(désirer)ce qui est bon et fondamental.

Un temps de jeûne partiel, dit « de Daniel », peut nous y aider : Quand on jeûne de ce dont on a l’habitude de manger, de s’occuper, de se distraire…on aura beaucoup plus de temps pour mieux nous consacrer à ce qui est essentiel.
Nous priver volontairement de certaines choses va vous donner faim et soif des choses essentielles/fondamentales » énumérées plus haut.

Le but de ce jeûne, c’est de vous permettre de vous repositionner et de vous recentrer sur Jésus.

Il est également possible de citer l‘exemple de David Wilkerson, dans « La Croix et le Poignard »(ed. Vida, 1963, pp 9-11) : celui-ci, jeune pasteur d’une église rurale en pleine croissance, se trouvait insatisfait. Mettant Dieu au défi à la façon de Gédéon, il décida un jour de vendre sa télévision, devant laquelle il passait deux heures par soirée, pour prendre le temps nécessaire et vital avec Dieu. Ce n’est qu’après cette décision qu’il a reçu son appel d’aller évangéliser les Gangs de jeunes à New York.

III. Se préparer au jeûne

Pendant le jeûne, il est important de confesser devant Dieu(et de s’en repentir) « notre dieu personnel », soit tout ce qui peut entraver notre relation avec Jésus.

Le jeûne n’est pas un jeu mais un enjeu pour notre vie spirituelle.
Le jeûne, c’est un combat spirituel, dont il est possible de sortir vainqueur, en restant en et avec Jésus.

Pour quoi, enfin,  jeûner ?(Dans quel but ?)

Rappelons-nous, « le sel de votre existence », c’est votre vie secrète avec Jésus. Ce temps passé avec Jésus dans le secret, ce que vous faites avec Lui(prier, lire la Parole)…doit rester un secret ! Ce que l’on doit voir, c’est le résultat de ce temps d’intimité (de cette « vie secrète » avec Dieu) dans nos vies, nos rapports avec les autres (Mt 6, 16-18).

Le résultat du jeûne dans notre vie :

On aura soif de Jésus, du fondamental, de vie…et on donnera soif aux autres de ce qui est bon, essentiel, vital en étant « lumière et sel ». On « fera envie » de connaître autre chose, de connaître Jésus. On sera plus sensible à ce que dira Jésus et on sera plus sensible aux autres : ceux qui ont besoin de toi, ceux qui ne connaissent pas encore Jésus et qui sont perdus.

 

Conclusion :

Ce sel de notre vie, et qui est notre « jardin secret », notre « vie secrète », c’est la façon dont nous cultivons une relation privilégiée, personnelle et intime avec quelqu’un de Plus grand que toi ; c’est aussi de se consacrer à ce quelqu’un de Plus Grand que nous(autre que nous), à une cause plus grande que nous et de durable : se consacrer à Dieu et aux autres.

Mais avant toutes choses, « venir à Jésus….et boire ! » pour que nos soifs soient satisfaites.
(Mettre les papiers de couleur contenant « les soifs » dans une bouteille étiquetée « Jésus-Christ », faire passer la bouteille et inviter à « boire »(en imaginant que l’on boit « l’eau que donne Jésus »), et lire ce qui suit, pendant que chacun « boit » : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur», comme dit l’Écriture. Jésus parlait de l’Esprit de Dieu que ceux qui croyaient en lui allaient recevoir. » Jean 7v37-39)

Avoir soif d’une eau éternelle

L’on trouve beaucoup d’invitations, dans la Bible.

 

Notamment une, « à celui qui a soif », que l’on peut découvrir dans Esaïe 55, l’Évangile selon Jean 4 et 7, et(l’invitation ultime) dans Apocalypse 21v5-7.

 

 

 

 

Qui a soif ? Soif de quoi ?

Par exemple :

1)soif d’authenticité, de vérité. De savoir « qui je suis ? »

2)soif d’amour, de compassion, de pardon

3)soif de « nouveau »

4)soif d’une vie abondante

5)soif de justice, soit vivre de la meilleure façon qui soit(avec quels standards ?)

6)soif d’appartenance

7)soit de sens et d’utilité

 

Aussi simple que d'offrir un verre d'eau en Son nom...

Aussi simple que d’offrir un verre d’eau en Son nom…

Qui peut étancher de telles soifs ?

Un seul, Jésus-Christ.

L’Évangile de Jean est sans doute l’évangile qui nous permet de découvrir comment et pourquoi le Seigneur Jésus-Christ est le seul capable de répondre à toutes ces soifs :

L’on peut lire Jean 8v12-18, 28-32 ; Jean 14v1-11, 23…pour découvrir ce que Jésus dit de Lui-même.

Jean 7, 8 et 11v1-46 nous permettent de découvrir la compassion de Jésus et son pouvoir miraculeux de changer les vies.

Jean 3 et 4 contiennent les réponses de Jésus à un théologien et à une femme de mauvaise réputation.

Jean 10 et 19(ainsi que Marc 89) nous révèlent pourquoi Jésus devait mourir.

Et Jean 20 rappelle que Jésus n’est plus dans le tombeau et qu’il est ressuscité(voir aussi Luc 24). Ce qui est essentiel(voir 1 Cor.15)

Selon Florent Varak, celui qui a soif est « celui qui cherche Dieu(…)son salut »(…)et « l’essence du christianisme(c’est)être rassasié d’une eau éternelle ».* Le prix de cette eau ? « Elle est gratuite ! Ou plutôt, elle a été (payée)par quelqu’un d’autre, en sorte qu’on en bénéficie par pure grâce(Eph.2v8-9)….la seule nécessité est de se repentir dans la foi. Seul Christ ouvre l’accès à cette promesse(Actes 4v12).

 

Pour celui qui a accepté Christ comme sauveur et seigneur, il importe aussi d’avoir soif. Notamment de la présence de Jésus et de désirer son retour.

Sel et poivre par Marina Shemesh Sel ou poivre de la terre ?

Sel et poivre par Marina Shemesh
Sel ou poivre de la terre ?

D’avoir soif et de donner soif de Celui qui, seul, peut satisfaire nos soifs…en étant « sel de la terre »(Matt.5v13).

Le sel, en effet, donne soif,  « conserve »(préserve de la corruption), augmente la tension(ou l’attention !), donne de la saveur ou « relève » celui qui est abattu(Es.40v29-31, Col.4v6)…à condition de saler avec mesure et à bon escient !

*Varak, Florent. « Le Nouvel univers »(Apocalypse 21v1-8) IN Promesses juillet-septembre, numéro 185(« L’Apocalypse : l’avenir pour le présent »), pp 36-40