Le Défi biblique de l’été : lettre de Paul à Philémon, par Louis-Michel

« Embrasser, c’est accueillir » (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un grand nombre de défis bibliques, nous présente la lettre de Paul à Philémon. Petite en taille, celle-ci est toutefois loin d’être insignifiante…..

 

Quel est ce livre ?

C’est la plus belle lettre biblique au sujet de l’amitié. D’abord, l’amitié entre Paul et Philémon, ensuite entre Paul et Onésime. Paul se trouve au carrefour d’une réconciliation.

L’auteur est donc Paul. Il écrit à son ami en 60 après JC. Cet ami, PHILEMON, est un homme riche qui possède une propriété dans les environs de Colosses, là où des chrétiens se réunissent. Le prénom de ce croyant signifie « l’ami qui embrasse ». Embrasser c’est accueillir. Celui qu’on embrasse est un ami. Imaginons ! Paul demande à Philémon d’accueillir ONESIME. Ce jeune homme, non converti, avait volé son maître. Il s’est enfui vers Rome où il s’est retrouvé en prison, avec Paul. Finalement, Philémon accueille Onésime par amitié et à cause de l’amour de Dieu. Quelle lettre ! On y découvre l’amitié, la repentance, le pardon, et la grâce !

Mon défi

Si je suis l’apôtre Paul, je conduis les âmes à Jésus-Christ et plaide leur cause. Si je suis Philémon, j’accueille le repentant comme un frère en Christ ! Si je suis Onésime, j’ai le courage d’obéir à Jésus, de me repentir, et de m’attendre à Dieu ! Cette lettre m’encourage à vivre totalement dépendant de la Grâce de mon Père céleste !

Ce qui m’impressionne, c’est l’autorité de Paul conjuguée à une formidable liberté ! Il ne commande pas quoi que ce soit à Philémon, mais lui partage sa préoccupation pour réinsérer concrètement Onésime. Dans nos églises, souvent nous sommes soit légalistes soit trop cool. Paul nous donne un modèle d’équilibre spirituel.

Le verset à retenir

« J’ai éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour. Par toi, frère, le coeur des saints a été tranquillisé » (Philémon, verset 7).

 

 

Commentaire consulté : Les épîtres de Paul aux Colossiens et à Philémon.

Bible consultée : Genève 79 (commentaires de McArthur).

Savoir perdre pour mieux retrouver

Comment rendre visible cette bonne nouvelle ? Par une vie qui parle-en paroles et en actions !

Les mains ouvertes, pour donner ou laisser (re)partir….pour mieux retrouver ?

Un nouveau « verset-harpon », cette semaine, lu dans l’épître de Paul à Philémon*, que je vous livre tel quel :

Philém.v15-16 : « peut-être Onésime n’a-t-il été séparé de toi pour un temps qu’afin de t’être rendu pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais comme bien mieux qu’un esclave : un frère bien-aimé »(TOB).
Je ne sais pas encore ce que le Seigneur veut que je fasse avec, mais les applications possibles sont multiples. Avez-vous trouvé les vôtres ?
Une chose est certaine : rien, ni personne, ne nous appartient vraiment. Nous sommes toutefois responsables de ce que l’on nous a confié, et donc toujours redevables.

 

Note :

*Pour ceux qui n’auraient jamais lu ce très court texte du Nouveau Testament (a-t-on déjà prêché sur Philémon ?), voici, en deux mots, de quoi il retourne, pour bien comprendre le verset : écrite par Paul durant sa première captivité, en même temps que les épîtres aux Colossiens et aux Ephésiens, cette lettre est adressée à Philémon. Philémon est « un collaborateur bien aimé »(v1), connu pour son amour et sa foi(v5), qui abrite une église locale dans sa propre maison (v2). Paul lui expose une demande toute personnelle « pour Onésime », (dont le nom signifie « utile » !) : celui-ci, esclave de Philémon, s’est enfui de chez son maître, après l’avoir, semble-t-il, volé. Il devient « l’enfant de Paul », converti par lui en prison (v10). Paul le renvoie à son maître, en espérant que celui-ci lui fera bon accueil(v12). Voir notamment l’introduction à ce livre, dans la Bible TOB(la « bleue »), très intéressante à ce sujet.