Le Défi biblique de l’été : la lettre de Jacques, par Raymond

Une lettre très concrète, dont l’enseignement à pratiquer la Parole plus qu’à simplement la connaître nous challenge quotidiennement. Il nous rappelle l’importance de la fidélité, dans le sens où si je le dis, je le fais…(Source image : public domain pictures)

Raymond, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’épître de Jacques, une lettre très concrète.

 

Quel est ce livre ?

Il s’agit d’une lettre de Jacques, probablement le frère de Jésus, initialement adressée aux frères Juifs de la diaspora. C’est une lettre d’exhortations pratiques présentée dans un style rappelant les Proverbes de Salomon. Ainsi, Jacques parvient à captiver l’attention du lecteur judéo-chrétien fraichement converti à Christ, en le baignant dans la loi parfaite, la religion pure.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

J’affectionne particulièrement ce livre et aime y plonger les regards régulièrement car je le trouve très concret. Son enseignement à pratiquer la Parole plus qu’à simplement la connaître me challenge quotidiennement. Il me rappelle l’importance de la fidélité, dans le sens où si je le dis, je le fais… J’y vois une illustration au v2.18 « par mes oeuvres, je te montrerai ma foi. »

Cet épître m’éclaire aussi sur certains principes spirituels en détaillant les mécanismes qui s’y rattachent. Ainsi la tentation y est décrite, son origine, son développement, et son terme (la mort), aux v1.13-15.

Mais l’auteur ne se limite pas à leur description puisqu’il nous donne à longueur de versets des clés pratiques : « résistez au diable, et il fuira loin de vous » (v4.7) ou « humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » (v4.10). Ces paroles constituent par nature un combat que nous devons mener courageusement contre notre chair. Ainsi, après avoir tout supporté, nous recevrons la couronne de vie, promise par le Seigneur à ceux qui l’aiment (v1.12).

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture?

L’une des choses qui m’a interpellé lors de mes premières lectures, c’est que croire ne suffit pas. Le verset 2.19 en est un bel avertissement puisque « les démons croient aussi en un seul Dieu, et ils tremblent. » Effectivement, l’épître aux Romains indique que le salut est à celui qui croit dans son coeur ET qui confesse de sa bouche (Romains 10.9). En cela, c’est le premier acte ou la première oeuvre que l’on puisse faire par la foi. Toutes les autres étant ensuite des fruits de la foi, qui est vivace en nous et disponible pour créer l’action.

L’énorme pouvoir de la langue (v3.1-12), que nul homme ne peut dompter, m’a également impressionné. La manière dont elle est longuement décriée, jusqu’à être attachée à l’enfer… Quel défi de ne pas « broncher en paroles » et de dompter cette bête !

Le verset de ce livre qui m’inspire

Jacques 5.16 : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grand efficacité. »